Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un consultant dévoué — Chapitre 4 · Le bouquet final
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un consultant dévoué
Chapitre 4 · Le bouquet final
Il ne s'était ensuite rien passé pendant environ trois semaines. J'avais d'abord été en déplacement, puis elle avait été en congés. J'avais hâte de nos retrouvailles et je commençais à les imaginer, ce qui avait le don de m'émoustiller.
Pourtant, à son retour, je la trouvai assez distante et froide. Évidemment, dans les bureaux, nous faisions comme si de rien n'était. Mais il y avait jusqu'ici entre nous une complicité, des regards, des frôlements lorsque personne n'était en vue. Je lui demandai à la machine à café comment s'étaient passées ses vacances et elle resta assez évasive. Juliette n'avait finalement passé qu'une semaine dans le Sud avec ses filles, et était restée en région parisienne la deuxième. Sur le moment, je ne surinterprétai pas son attitude. J'avais en tête notre dernier moment partagé chez elle et je souhaitais lui rendre la pareille. Dans la semaine, je lui écrivis un SMS, le téléphone nous permettant d'échanger en toute discrétion loin des collègues : « Salut ! Tu vas bien ? Je n'arrête pas de penser à toi. La dernière fois tu t'es bien occupée de moi et j'aimerais te retourner la faveur. Est-ce que tu aurais une soirée à m'accorder dans la semaine ? »
Je savais qu'elle assumait seule la garde de ses filles, à part pour certaines vacances où son ex s'en occupait. Mais j'avais l'espoir qu'elle puisse les faire garder, par des proches ou une baby-sitter. Je reçus une réponse plus rapidement qu'escompté. Malheureusement, pas celle que j'attendais : « Salut ! Cette semaine ça ne va pas être possible. Je te tiens au courant pour la semaine prochaine. »
La perspective de se voir dans une semaine me laissait un goût aigre-doux : si proche, mais si loin en même temps. Je pris mon mal en patience et me jetai à corps perdu dans le travail. En parallèle, je réfléchissais au programme que je pourrais lui proposer. Deux options se dégageaient dans mon esprit : l'inviter chez moi et lui préparer un repas, comme elle avait eu la gentillesse de le faire, ou l'inviter au restaurant et proposer ensuite d'aller chez moi. Même si le restaurant avait l'avantage de rajouter de l'apparat à notre rendez-vous, j'optai finalement pour le dîner maison, pour que la situation soit plus intime. J'espérais secrètement qu'elle serait agréablement surprise.
Finalement, après une semaine d'attente interminable ponctuée tout de même de quelques regards complices, Juliette m'écrivit enfin : « Coucou ! Si tu es toujours partant, on peut se retrouver chez moi jeudi soir. »
— Salut ! Bien sûr que je suis toujours partant, j'attends ça patiemment depuis une semaine ! Comme tu m'as accueilli la dernière fois, je t'invite à manger chez moi. C'est moi qui passe aux fourneaux cette fois-ci !
— Mmm... D'accord. Tu me donneras ton adresse. On se retrouvera directement chez toi.
— Mmm... D'accord. Tu me donneras ton adresse. On se retrouvera directement chez toi.
Le soir même, je me lançai dans la préparation du repas. J'avais opté pour un apéritif au champagne, avec des biscuits sablés au comté maison, suivi par des ravioles avec une pointe d'huile de truffe et pour terminer une tarte au citron. Une fois les courses faites, je préparai le premier soir les sablés qui se conservent le mieux, le deuxième la pâte de la tarte cuite à blanc et enfin la veille de notre rendez-vous l'appareil au citron. Sans meringue, car je n'aime pas trop ça.
Le jour J, je partis un peu plus tôt que d'habitude du travail, avec la trouille que quelqu'un me fasse une remarque ou me pose une question. C'est toujours comme ça quand je ne suis pas à l'aise, j'ai l'impression que ce que j'ai à cacher est écrit en grand sur mon front et que tout le monde a deviné de quoi il s'agit. En réalité, personne ne leva les yeux de son écran quand je saluai mes collègues sur le chemin de l'ascenseur. Une fois chez moi, je dressai la table, préparai une casserole prête à bouillir, et je l'attendis. Dans un mélange d'impatience, d'excitation et de trac. Juliette sonna à ma porte presque une heure après mon départ. J'ouvris la porte après avoir inspiré un grand coup.
— Bienvenue ! Tu n'as pas eu de mal à trouver ?
— Non, l'adresse était très claire !
— Entre, installe-toi. Je te propose un apéritif pour commencer ?
— Non je suis désolée, je n'ai pas trop de temps devant moi. Je ne reste pas pour manger. À part toi bien sûr.
— Non, l'adresse était très claire !
— Entre, installe-toi. Je te propose un apéritif pour commencer ?
— Non je suis désolée, je n'ai pas trop de temps devant moi. Je ne reste pas pour manger. À part toi bien sûr.
Je n'eus même pas le temps d'être déçu, car à peine sa phrase finie, elle se plaqua contre moi et m'embrassa à pleine bouche. J'avais tellement attendu ce moment que je me laissai aller complètement et le trac disparut d'un seul coup. Mes doigts glissèrent sur ses hanches. Juliette portait une jupe bleu marine qui tombait amplement jusqu'à ses mollets, avec un haut blanc manches longues, sans décolleté, ce qui était assez inhabituel. Le tissu de la jupe était très fluide et c'était très agréable de la caresser. Je remontai ma main gauche jusqu'à sa poitrine et je commençai à enrouler ma main autour de son sein. Dans le même temps, elle attrapa mon entrejambe et commença à me masser à travers le jean. Pas pour longtemps car Juliette était visiblement pressée. Elle passa ma chemise par-dessus ma tête et entreprit de déboutonner mon pantalon. Une fois nu, je commençai aussi à l'effeuiller. D'abord le haut, puis la jupe, qui laissèrent la place à un body noir semi-transparent, qui mettait incroyablement en valeur ses formes. Quand je relevai la tête et que je croisai son regard, je vis un sourire satisfait sur ses lèvres. Elle ne se lassait pas de me laisser bouche bée.
Nous nous coulâmes dans ma chambre attenante et basculâmes sur le lit. C'était la première fois que je déshabillais une femme avec un body et je ne savais pas bien comment m'y prendre. Alors je baissai ses bretelles et sortis ses seins, pour les caresser à pleines mains et les embrasser. Juliette glissa mon boxer et commença à me masturber. Elle n'avait pas grand-chose à faire pour que je sois bien dur. En passant ma main au niveau de son sexe, je sentis les agrafes et compris enfin comment le body s'ouvrait. Je fus obligé de m'y prendre à deux mains pour arriver à mes fins. Une fois fait, je me rendis compte que je n'étais pas le seul excité, Juliette glissait sous mes doigts et son clitoris était déjà dressé. Après m'avoir plaqué contre le matelas, elle m'enjamba et se retrouva tête-bêche. Je réalisai que c'était la première fois que nous étions tous les deux allongés dans un lit. Un soixante-neuf s'entama donc et c'était délicieux. Nous gémissions de concert, sous la langue de l'autre. Puis Juliette se redressa, j'avais le nez qui frottait son anus, ce qui ne semblait pas la gêner. Moi non plus.
— Est-ce que tu as un préservatif à portée de main ? J'ai compris que c'est important pour toi.
La pique me froissa un peu, mais je me contentai de lui pointer l'oreiller derrière lequel elle attrapa une capote qu'elle enfila d'une main de maître. Elle bascula ensuite sur le dos, jambes écartées :
— Qu'est-ce que tu attends. Je croyais que tu en avais envie ?
Sa position, le fait que son body soit maintenant roulé autour de ses hanches et ses dernières paroles donnaient un aspect impudique à la scène. Mon sang ne fit qu'un tour. Je m'approchai, présentai mon sexe à l'entrée du sien et rentrai, facilement, d'un seul coup. Alors que je commençais des va-et-vient, je m'approchai pour l'embrasser mais Juliette plongea dans mon cou et me mordilla. Je pris mon pied. Ces semaines d'attente prenaient fin de la meilleure des manières. Mon amante haletait de plus en plus fort. En contournant sa cuisse, je commençai à caresser avec ma main droite son clitoris. Il n'en fallait pas plus et Juliette se crispa et me serra dans ses bras en gémissant. Une fois la vague passée, elle me repoussa doucement et se positionna à quatre pattes, sa croupe tendue vers moi. Pas besoin de parler, je me positionnai contre ses fesses et m'introduisis. C'était sans conteste ma position préférée. Je faisais de longs allers-retours et coulissais voluptueusement en elle.
Comme la dernière fois, j'avais sa rondelle sous les yeux. Je résistai cette fois à l'envie de la toucher, voulant ménager mon excitation. À ma stupéfaction, c'était Juliette qui posa son majeur sur son anus et commença à se masser. J'étais hypnotisé par le spectacle, au point qu'involontairement je ralentis le rythme. Ce n'était pas du goût de ma partenaire qui compensa en s'empalant plus rapidement. Le massage de Juliette se transforma et elle commença à introduire un doigt, puis un deuxième. Au bout d'un moment, elle s'arrêta et tourna sa tête :
— Je crois que ça te faisait envie. Si c'est toujours le cas, tu peux te faire plaisir. Mais doucement s'il te plaît !
Je ne savais même pas quoi répondre. Je me retirai de son sexe et me présentai devant ses fesses. C'était la première fois pour moi, ma seule expérience en la matière se résumait à des vidéos pornographiques ce qui ne m'aidait pas beaucoup. Juliette sentit le petit flottement et attrapa ma verge, qu'elle guida doucement dans sa rosette. Je la laissai faire et contrôler la pénétration. Je ne voyais plus son visage mais j'imaginais qu'elle grimaçait car l'introduction prenait du temps. Petit à petit, j'étais dans son cul, jusqu'à la garde. Un fantasme venait de se réaliser. Je commençai à bouger doucement. Juliette grogna un peu mais ne m'arrêta pas. J'accélérai le rythme en allant aussi loin que je pouvais. Mon excitation était à son comble et elle eut raison de moi. Je jouis à grand jet dans le cul de Juliette, dans un orgasme grandiose.
Quand je repris mon calme, je caressai son dos et l'embrassai dans le cou.
— Merci, c'était incroyable.
— Ce n'était pas désagréable pour moi non plus.
— Ce n'était pas désagréable pour moi non plus.
Elle avait un sourire mutin qui illuminait son visage.
Soudain, la magie du moment s'estompa. Juliette s'avança et mon sexe sortit de ses fesses. Elle se redressa, remit son body et commença à se rhabiller.
— Je dois me sauver.
— Tu ne veux pas que nous mangions ensemble ? J'ai préparé un repas si tu veux.
— C'est gentil, mais je ne peux pas.
— Tu ne veux pas que nous mangions ensemble ? J'ai préparé un repas si tu veux.
— C'est gentil, mais je ne peux pas.
J'eus à peine le temps de jeter le préservatif qu'elle était déjà prête à partir. Elle m'embrassa furtivement sur la joue et passa la porte, me laissant nu et désemparé dans mon appartement, avec un repas pour deux sur les bras.
Plus tard dans la soirée, je reçus un message de sa part. Elle m'expliquait que cette soirée était son cadeau d'adieu, que nous ne pouvions plus nous voir. Sans réponse de sa part à mes questions, je compris plus tard par d'autres collègues que Juliette s'était remise en couple avec le père de ses enfants. Au boulot, elle cherchait désormais à m'éviter le plus possible et plus rien ne laissait transparaître du désir. C'était comme si nos moments partagés n'avaient été qu'un rêve.
À peine un mois plus tard, ma mission étant terminée, je fis mes adieux au service et je commençai une mission pour un autre client. Je n'ai plus jamais eu de nouvelles de Juliette, qui restera néanmoins gravée dans ma mémoire.
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