Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Nos agriculteurs sont des cochons — Chapitre 3 · La Proposition
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Nos agriculteurs sont des cochons
Chapitre 3 · La Proposition
Le réveil est délicat, étrange, perturbant et loin d'être agréable. Victoire se redresse dans son lit vide. Son mari est déjà réveillé. Travaillant en grande majorité à distance, il doit cependant quelquefois se rendre sur Paris. Il s'est donc levé tôt, laissant Victoire cogiter seule à seulement sept heures du matin.
Assise dans son lit, elle réfléchit. Les images de la veille s'enchaînent dans son esprit. Si fluides et si lointaines en même temps. De quoi la faire douter. A-t-elle vraiment vu ce qu'il s'est passé ? Elle se dit l'espace d'un instant que tout cela n'est que le fruit de son imagination. Mais le regard de Roger planté dans le sien lui revient en mémoire et lui donne des frissons dans le dos. Et son cri guttural quand il se vidait dans la bouche de cette femme mariée, il résonne dans l'esprit de Victoire.
Non, ce n'est pas une imagination.
C'est bien réel.
Elle se lève et retire sa nuisette. Toute nue, elle se rend dans sa salle de bain. Elle se débarbouille et commence à se maquiller puis à coiffer ses cheveux noirs aux épaules. Puis elle s'habille, commençant par un soutien-gorge noir sur sa poitrine et une culotte assortie. Avant d'enfiler des collants sous un tailleur noir et un pull léger gris à manches longues.
Une fois prête, elle descend dans sa cuisine et se sert un café. Elle le boit doucement, en essayant de se vider l'esprit. Mais elle ne peut s'empêcher de penser au fait qu'elle recroisera Roger et qu'elle ne sait décidément pas comment agir avec lui. Il l'a vue le voir. Quelle honte pour la jeune femme de vingt-huit ans.
Mais elle est bien obligée de se résoudre à sortir de chez elle quand l'heure d'aller travailler est arrivée. Elle marche alors plusieurs minutes dans le petit village pour rejoindre son cabinet.
Victoire croise Benoît qui la salue respectueusement. Un homme qui paraît très gentil. Elle lui répond en essayant de masquer au mieux sa gêne, cet homme qu'elle a vu hier se faire sucer par une autre femme pendant qu'il embrassait à la folie son épouse qui, elle-même, se faisait culbuter avec force par un autre homme. Sa tête bouge de droite à gauche comme pour chasser cette image terrible de son esprit.
Quand elle arrive à son cabinet, les premiers patients arrivent, elle enchaîne le boulot et les heures se passent assez vite. Pas de tracas, pas de soucis. Son esprit est concentré sur les patients, sur son travail, et tout se passe pour le mieux. Sa pause arrive et elle se restaure tranquillement avant de reprendre après une bonne heure de pause.
Et alors que tout se passait pour le mieux, le nouveau client qui rentre n'est autre que son voisin… Roger.
— Bonjour Victoire, tu vas bien ?
— Heu… oui, oui. Je vais bien, et toi, Roger ?
— Ça va bien, mais tu peux me tutoyer, on est voisins quand même.
— Oui, c'est vrai. Si tu veux… Installe-toi, je t'en prie.
— Heu… oui, oui. Je vais bien, et toi, Roger ?
— Ça va bien, mais tu peux me tutoyer, on est voisins quand même.
— Oui, c'est vrai. Si tu veux… Installe-toi, je t'en prie.
Il se met face à elle et remarque qu'elle reste sur son ordinateur. Elle n'arrive tout simplement pas à le regarder. À chaque fois que son regard se pose dans le sien, elle se rappelle ce eye contact au moment où il était en pleine activité sexuelle. Elle se rappelle de son expression d'extase, de son pénis englouti par la bouche de cette femme et à quel point il semblait aimer cela.
— Hmm, du coup, pour… pourquoi tu es venu me voir ?
— Eh bien, mes lentilles arrivent bientôt à leur fin, alors j'aimerais pouvoir en recommander.
— Très bien, on va faire les tests de vision pour voir si rien n'a changé.
— Eh bien, mes lentilles arrivent bientôt à leur fin, alors j'aimerais pouvoir en recommander.
— Très bien, on va faire les tests de vision pour voir si rien n'a changé.
N'ayant pas le choix d'être professionnelle, elle n'a pas le choix de faire son travail et de le faire bien. Elle arrive, quand il s'agit de manipuler, à passer cet instant à autre chose. Son travail est fait de manière fastidieuse, envoyant son test de pression dans chaque œil, puis un test de vision sans aucune correction, puis avec sa correction actuelle ; sur les deux yeux puis cas par cas.
— Ta vision n'a pas changé, ta correction actuelle te correspond toujours. Niveau pression, on est bons aussi. Je te fais une ordonnance pour un an de lentilles. Tu as besoin de nouvelles lunettes aussi ou les tiennes sont toujours en bon état ?
— Non, ça va, pour les lunettes on est encore bons.
— Okay, je te fais ça alors.
— Non, ça va, pour les lunettes on est encore bons.
— Okay, je te fais ça alors.
Victoire se met donc sur son ordinateur et s'occupe des ordonnances, les imprime puis les tamponne.
— Et voilà pour toi.
— Merci beaucoup, Victoire.
— Merci beaucoup, Victoire.
Ils se regardent dans les yeux, petit moment de flottement. La gêne est de retour dans l'attitude de la jeune ophtalmologiste.
— Tu vas bien, Victoire ? Tu as l'air mal à l'aise de me voir.
— Heu… non, du tout, du tout. Y a aucun problème, Roger.
— Tu es sûre ? Ce n'est pas en rapport avec ce que tu as vu hier ?
— Heu… non, du tout, du tout. Y a aucun problème, Roger.
— Tu es sûre ? Ce n'est pas en rapport avec ce que tu as vu hier ?
Victoire se braque. Il en parle. Comment peut-elle réagir ?
— Heu… Non, je… C'est…
— Je sais que ça surprend. Mais il y a une explication très simple à tout ça. Avec un petit groupe du village, nous avons un certain goût pour le libertinage. Dans le respect et les limites de chacun.
— Je ne juge pas. Vous êtes libres de faire ce que vous voulez, dit-elle mal à l'aise.
— Toi et ton mari aussi.
— Nous ? Non, non. Nous ne sommes pas comme ça…
— Je sais reconnaître une femme perturbée. Je vois en toi une femme qui va se découvrir sexuellement. Je peux me tromper, mais si cela te travaille vraiment, viens manger à la maison avec ou sans ton mari, je t'expliquerai tout dans les moindres détails. Et si jamais je me trompe, ne viens pas et on ne reparlera plus jamais de ça.
— Et si nous venions, tu veux que l'on couche ensemble ? Ou tu veux juste me présenter oralement ?
— Je sais que ça surprend. Mais il y a une explication très simple à tout ça. Avec un petit groupe du village, nous avons un certain goût pour le libertinage. Dans le respect et les limites de chacun.
— Je ne juge pas. Vous êtes libres de faire ce que vous voulez, dit-elle mal à l'aise.
— Toi et ton mari aussi.
— Nous ? Non, non. Nous ne sommes pas comme ça…
— Je sais reconnaître une femme perturbée. Je vois en toi une femme qui va se découvrir sexuellement. Je peux me tromper, mais si cela te travaille vraiment, viens manger à la maison avec ou sans ton mari, je t'expliquerai tout dans les moindres détails. Et si jamais je me trompe, ne viens pas et on ne reparlera plus jamais de ça.
— Et si nous venions, tu veux que l'on couche ensemble ? Ou tu veux juste me présenter oralement ?
Roger lui fait un sourire charmeur.
— Comme je l'ai dit, respect et limites de chacun.
— Je vois…
— Mais ne me donne pas de réponse maintenant. Parle-en à ton mari, ce n'est pas une décision facile à prendre. Tu me tiens au courant dans la journée.
— Oui, faisons comme ça.
— Je vois…
— Mais ne me donne pas de réponse maintenant. Parle-en à ton mari, ce n'est pas une décision facile à prendre. Tu me tiens au courant dans la journée.
— Oui, faisons comme ça.
Victoire se retrouve à enchaîner les patients en ayant du mal à être concentrée à cent pour cent. Deux heures plus tard, alors qu'elle a un trou dans son planning, aucun patient de programmé, elle en profite pour appeler son mari et tout lui raconter.
— Tu en penses quoi ?
— Je ne sais pas, et toi ?
— Je ne sais pas…
— Je lui dis quoi alors ?
— Je ne sais pas. Tu en as envie ?
— Non, peut-être, pas vraiment. Je ne sais pas… Et toi ?
— Non, non… Enfin, je ne sais pas. C'est étrange comme demande.
— Oui. Mais il l'a fait tellement gentiment et respectueusement. Ils nous laissent le choix de les rejoindre ou de les ignorer.
— Se partager aux autres. Tu penses qu'on pourrait le faire ?
— Dur à dire. On n'en a jamais parlé.
— C'est bizarre comme procédé aussi. Le libertinage…
— Après, ils semblent heureux malgré tout… On ne va pas les juger.
— Oui, tu as raison…
— Il te propose de coucher ce soir ?
— Non, pas vraiment. Avec le respect et les limites de chacun, c'est comme ça qu'il l'a dit.
— En résumé, c'est toi qui décides.
— Oui.
— Tu pourrais y aller pour discuter. Au final, ça n'engage à rien.
— Oui, mais y aller sans toi ?
— Ce serait le mieux, tu serais peut-être plus libérée, non ?
— Oui, peut-être… J'y vais alors ?
— Tu le veux ?
— Pour discuter, oui. On ne s'engage à rien.
— Oui.
— Et s'il doit se passer quelque chose ?
— C'est qu'il a raison…
— Tu n'as pas de limite ?
— Si, pas de pénétration.
— Oui. Je suis d'accord…
— Mais rien n'est sûr de toute façon, tu y vas pour discuter.
— Oui. Mais tu ne préfères pas être là ?
— Non, je serais trop gêné. Ça va nous bloquer, je le sais.
— Oui, tu as raison… Je vais devoir reprendre, bébé, je vais te laisser.
— Oui, pas de soucis. Surtout, ne te tracasse pas pour ça. Tu me diras tout ce soir.
— Oui… Je t'aime, je t'aime fort, fort, fort. Plus que tout.
— Moi aussi, je t'aime, mon amour.
— Je ne sais pas, et toi ?
— Je ne sais pas…
— Je lui dis quoi alors ?
— Je ne sais pas. Tu en as envie ?
— Non, peut-être, pas vraiment. Je ne sais pas… Et toi ?
— Non, non… Enfin, je ne sais pas. C'est étrange comme demande.
— Oui. Mais il l'a fait tellement gentiment et respectueusement. Ils nous laissent le choix de les rejoindre ou de les ignorer.
— Se partager aux autres. Tu penses qu'on pourrait le faire ?
— Dur à dire. On n'en a jamais parlé.
— C'est bizarre comme procédé aussi. Le libertinage…
— Après, ils semblent heureux malgré tout… On ne va pas les juger.
— Oui, tu as raison…
— Il te propose de coucher ce soir ?
— Non, pas vraiment. Avec le respect et les limites de chacun, c'est comme ça qu'il l'a dit.
— En résumé, c'est toi qui décides.
— Oui.
— Tu pourrais y aller pour discuter. Au final, ça n'engage à rien.
— Oui, mais y aller sans toi ?
— Ce serait le mieux, tu serais peut-être plus libérée, non ?
— Oui, peut-être… J'y vais alors ?
— Tu le veux ?
— Pour discuter, oui. On ne s'engage à rien.
— Oui.
— Et s'il doit se passer quelque chose ?
— C'est qu'il a raison…
— Tu n'as pas de limite ?
— Si, pas de pénétration.
— Oui. Je suis d'accord…
— Mais rien n'est sûr de toute façon, tu y vas pour discuter.
— Oui. Mais tu ne préfères pas être là ?
— Non, je serais trop gêné. Ça va nous bloquer, je le sais.
— Oui, tu as raison… Je vais devoir reprendre, bébé, je vais te laisser.
— Oui, pas de soucis. Surtout, ne te tracasse pas pour ça. Tu me diras tout ce soir.
— Oui… Je t'aime, je t'aime fort, fort, fort. Plus que tout.
— Moi aussi, je t'aime, mon amour.
Juste avant d'accueillir son prochain rendez-vous, elle envoie un message à Roger.
— Bonjour Roger. Mon mari est en déplacement aujourd'hui. Mais on a décidé que je viendrais seule.
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Commentaires ()
Vivement la suite
Arrivera-t-elle à franchir ses désirs enfouis. C'est une agréable suite, merci pour le partage Quinto93.