Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ce que tu as fait au plus petit ... — Chapitre 4 · Le canal de l'espoir
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Ce que tu as fait au plus petit ...
Chapitre 4 · Le canal de l'espoir
Ce matin au boulot, je prends un café avec Jean.
— Alors cette soirée ?
— Ça va, merci.
— Et avec Julie ?
— Bien …
— Ça va, merci.
— Et avec Julie ?
— Bien …
Je réponds, sans me rendre compte, ce que Jean souhaite entendre.
— Super, je suis content pour toi.
Il me tape sur l'épaule alors que nous regagnons notre poste de travail. La journée passe, j'ai beaucoup parlé avec Julie, elle m'a raconté ses dernières vacances d'été en famille sur la côte Atlantique. En fin de journée, elle m'a proposé de nous revoir dimanche, ce que j'ai accepté, qu'ai-je d'autre à faire.
Ce soir, je retrouve le prêtre. Je l'attends à l'entrée du chemin avant même qu'il n'arrive au canal. Je marche avec lui. Il distribue un peu de nourriture, quant à moi, désormais, je parle même avec certaines filles. Nous arrivons au lampadaire, je ralentis le pas, mon cœur se met à accélérer dans ma poitrine. Quand le prêtre monte parler à la jeune femme noire, je reste en retrait. Je n'ose pas m'approcher, j'ai peur qu'elle m'ait reconnu hier soir quand j'étais avec Julie et que j'ai baissé la tête en passant devant elle. Le prêtre revient et nous retournons sur nos pas.
— Tu m'as paru gêné quand j'ai été voir Aminata.
— Oui, je ne savais pas quoi dire …
— Pourtant avec toutes les autres tu as été très bien, une parole, un geste. Juste leur montrer qu'elles sont des personnes comme tout le monde, c'est ce dont elles ont besoin. Je suis très heureux que tu puisses venir de temps en temps avec moi.
— Merci, mais je ne sais pas …
— Je ne te demande rien, je te dis juste que tu es le bienvenu quand tu veux venir.
— Oui, je ne savais pas quoi dire …
— Pourtant avec toutes les autres tu as été très bien, une parole, un geste. Juste leur montrer qu'elles sont des personnes comme tout le monde, c'est ce dont elles ont besoin. Je suis très heureux que tu puisses venir de temps en temps avec moi.
— Merci, mais je ne sais pas …
— Je ne te demande rien, je te dis juste que tu es le bienvenu quand tu veux venir.
Nous continuons de parler. Je lui parle de mon travail, il me parle des filles. Je lui parle de mes peurs, il me parle de son espérance.
Je rentre dans mon appartement. Je ne comprends pas pourquoi mais je me sens plus léger. Je vois la vaisselle qui s'accumule dans l'évier, les objets du vaisselier n'ont pas bougé de toute la semaine. Je ne peux pas laisser ça ainsi, je fais la vaisselle avant d'aller me coucher. Dans mon lit, je repense à ce nom, “Aminata”, son nom … Il résonne étrangement en moi.
Dimanche après-midi, je retrouve Julie sur la place du cinéma. Alors que je n'ai revêtu qu'un jean et un t-shirt, elle s'est faite belle, une jupe à mi-cuisse, un top bigarré. Elle me fait la bise puis on choisit un film, ou plus exactement elle choisit le film qui l'intéresse, moi je ne fais que la suivre. Nous nous installons sur un côté de la salle, sur une rangée où nous sommes seuls. Le film commence. Julie pose sa tête sur mon épaule. Elle prend ma main et la pose sur sa cuisse nue. Mécaniquement je caresse l'intérieur de sa cuisse. Elle m'embrasse dans le cou. Je sens sa main glisser sur mon entrejambe. Je la laisse faire. Elle me caresse. Ma main remonte sur le haut de sa cuisse. Elle se contracte, referme ses cuisses contre ma main pour la stopper.
— Pas tout de suite.
Je ne bouge pas. Sa tête reste sur mon épaule. Je sens sa respiration dans mon cou. Le film terminé nous passons un petit moment dans un bar.
— Tu m'invites chez toi ?
— C'est un peu le bazar, tu sais.
— Ça ne fait rien, j'ai envie de découvrir où tu vis.
— C'est un peu le bazar, tu sais.
— Ça ne fait rien, j'ai envie de découvrir où tu vis.
Nous montons donc à l'appartement. Je fais un peu de place par terre pour accéder au canapé.
— Des affaires à Elise, je n'arrive pas à m'en séparer.
Elle me regarde avec une mine presque accusatrice. Comme si évoquer le nom de ma compagne était une erreur. Nous discutons. Elle me parle de ses parents, de ses études, de comment elle est arrivée ici pour le travail. Je l'écoute beaucoup, quand elle me pose des questions sur ma famille je réponds sans m'étendre, sans relancer la conversation. Nous sommes côte à côte sur ce canapé. Sa main sur la mienne. Elle approche son visage. J'ouvre les lèvres, elle m'embrasse. Je sens la chaleur de sa cuisse, je la caresse. Elle se serre contre moi. Son visage descend entre mes jambes, sort mon sexe de mon jean. Elle le prend en bouche et commence à le sucer. Je soupire. Elle se redresse, le regarde bien dressé avec un sourire entendu. Elle me pousse sur le canapé et s'installe sur moi pour me chevaucher. Je sens la chaleur de son intimité autour de mon sexe. Ses hanches bougent tandis que ses mains caressent mon torse. Elle ferme les yeux, se pince les lèvres. Son corps frémit. Elle pousse de petits gémissements. Ses hanches accélèrent. Ses cris se font plus sonores. Soudain j'éjacule en elle, son cri envahit la pièce. Elle s'effondre sur moi et me fait un baiser sur la bouche. Ses mains se saisissent des miennes.
— Je ne te plais pas ? Pourquoi tu restes passif quand on fait l'amour ?
— Euh si, tu es très jolie …
— Euh si, tu es très jolie …
Elle ne rajoute rien et reste un moment allongée sur moi avant de se rhabiller et de me souhaiter une bonne soirée.
La semaine redémarre, métro, boulot, dodo. Jean et Julie sont devenus mes points de repère. Nous prenons nos pauses et nos repas ensemble. Jean est persuadé que nous formons désormais un couple. Il en joue en nous appelant “les amoureux”. Lors de mon entretien annuel, je n'ai réussi à exprimer de demandes ni d'évolutions ni de formations.
Vendredi soir, je me rends au canal, avant l'heure où passe le prêtre. Je veux revoir Aminata, mais je veux la revoir, seul. Je porte avec moi un ballotin de chocolats. Au passage, certaines filles me reconnaissent et me saluent, je leur réponds par un bonjour. J'arrive au lampadaire. A mon grand soulagement, elle est présente, là, seule. Je m'approche avec une certaine appréhension, se souvient-elle de moi ?
— Bonsoir Aminata, tu t'appelles bien Aminata ?
A son nom, elle lève le regard vers moi. Un moment de silence puis un sourire éclaire son visage.
— Oui, tu veux parler ? Comme l'autre jour.
— Si tu as du temps.
— Chez moi.
— Je te suis.
— Si tu as du temps.
— Chez moi.
— Je te suis.
A suivre …
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Commentaires ()
Si je me rappelle bien du planning de diffusion, on fait une pause avec un texte plus leger avant de reprendre pour finir ce livre.