Inspiré du réel
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La découverte avec Charles — Chapitre 2 · La confirmation
Auteur
La découverte avec Charles
Chapitre 2 · La confirmation
Le lendemain, après les cours, nous sommes retournés chez lui.
Je n’avais presque rien dit pendant la journée. Juste un regard échangé dans un couloir, un message discret envoyé entre deux amphis. Il m’a attendu devant le bâtiment, adossé au mur, les mains dans les poches. On a marché en silence jusqu’à son immeuble. L’air était plus frais que la veille. Mon cœur battait trop fort. Chaque pas résonnait dans ma poitrine.
À peine la porte refermée, il m’a plaqué contre le mur de l’entrée. Sa bouche a trouvé la mienne, plus exigeante que la première fois. Ses lèvres étaient chaudes, sa langue insistante. Une de ses mains a glissé sous mon t-shirt, remonté le long de mon dos, les ongles griffant légèrement la peau. L’autre a descendu pour empoigner fermement mes fesses, les écartant un peu à travers le jean. Je me suis laissé faire. Complètement. Mon sexe durcissait déjà contre sa cuisse.
Nous avons à peine atteint le lit.
Les vêtements sont partis vite, arrachés, jetés. Sa bouche a parcouru mon torse, s’est attardée sur un téton, l’a mordu doucement avant de descendre le long de mon ventre. Quand il a refermé ses lèvres sur mon sexe déjà dur, j’ai laissé échapper un gémissement rauque. Il m’a sucé longtemps, profondément. Sa langue tournait autour du gland, appuyait sous le frein, puis il s’enfonçait jusqu’à me prendre presque entièrement. Je sentais le fond de sa gorge, la pression chaude et humide, le bruit mouillé de sa salive. Par moments, il relevait les yeux et me regardait. Ce regard m’arrachait un frisson supplémentaire. Mes doigts s’étaient enfoncés dans ses cheveux. Mes hanches bougeaient toutes seules, poussant un peu plus loin dans sa bouche.
Puis il m’a retourné.
Il m’a écarté les fesses, a passé sa langue sur mon anus, longuement, avant de me pénétrer d’un seul mouvement. Plus fort que la veille. Dès les premières poussées, j’ai compris que mon corps répondait autrement. Plus ouvert. Plus avide. La sensation de le sentir s’enfoncer en moi était devenue addictive. Chaque va-et-vient m’envoyait une vague de chaleur dans le bas-ventre. Je me cambrais pour le prendre plus profond, les mains crispées dans les draps, les hanches qui se tendaient vers lui. Le bruit de ses hanches contre mes fesses résonnait dans la chambre. Sa respiration était chaude contre mon dos.
Nous avons changé de position plusieurs fois.
Il m’a allongé sur le côté, une de mes jambes relevée contre son torse. Dans cette position, il entrait encore plus profond. Je sentais chaque centimètre de lui, chaque veine, chaque pulsation. Sa main a glissé autour de mon sexe et a commencé à me masturber en même temps qu’il me baisait. Les deux sensations se mêlaient, s’amplifiaient.
Ensuite, il m’a mis à genoux face au mur. Son corps s’est collé contre mon dos, une main sur ma gorge, l’autre autour de mon sexe. Il me prenait par derrière en me tenant fermement, le rythme plus brutal, plus possessif. Je sentais son souffle chaud dans mon oreille, ses dents qui frôlaient mon épaule. Ma joue était pressée contre le mur froid. Mon corps entier vibrait.
Plus tard, il m’a retourné sur le dos.
Les jambes écartées, relevées contre sa poitrine. Le regard planté dans le sien pendant qu’il me pénétrait lentement, presque tendrement, avant de reprendre un rythme plus profond, plus appuyé. Dans cette position, je le voyais entièrement. La tension de ses abdominaux, la façon dont ses hanches roulaient, la concentration dans son regard. J’avais les mains sur ses bras, les doigts crispés. Chaque poussée me faisait gémir plus fort.
À un moment, il a ralenti.
Je l’ai senti gonfler encore plus à l’intérieur. Sa respiration s’est cassée. Ses doigts se sont enfoncés dans mes cuisses.
— Je vais jouir…, a-t-il murmuré, la voix rauque.
Je n’ai pas bougé.
Je l’ai regardé droit dans les yeux.
— Fais-le.
Il a joui en moi.
Chaud. Profond. Par à-coups violents.
J’ai senti chaque spasme, chaque jet qui se répandait à l’intérieur, brûlant, abondant. La sensation m’a traversé tout le corps. Mon anus s’est contracté autour de lui par réflexe, et un gémissement long, presque animal, m’est sorti de la gorge. Mes jambes tremblaient contre son torse.
Il est resté un moment en moi, le front posé contre le mien, le souffle court. Puis il s’est retiré lentement.
Le sperme a coulé un peu le long de ma cuisse, chaud et épais.
Il s’est allongé à l’envers et a repris mon sexe dans sa bouche.
Je n’ai pas tenu longtemps. L’intensité de ce qu’il venait de faire, la chaleur encore présente en moi, sa langue qui travaillait avec une précision quasi dévouée… j’ai joui dans sa bouche en le regardant. Les jets étaient violents. Il a tout avalé, lentement, sans détourner les yeux, en continuant à me sucer doucement jusqu’à ce que les dernières secousses s’apaisent.
Nous sommes restés étendus, le souffle court, les corps collés, la sueur refroidissant sur nos peaux.
La soirée n’était pas finie.
Plus tard, dans le canapé, il m’a fait m’asseoir à califourchon sur lui, face à face. J’ai guidé son sexe contre mon anus encore sensible et je me suis enfoncé lentement. La sensation de le sentir me remplir à nouveau, dans cette position où je contrôlais un peu le rythme, m’a arraché un soupir tremblant. Ses mains tenaient mes hanches. Les miennes étaient posées sur ses épaules. Nous nous regardions. Chaque fois que je m’abaissais, il remontait légèrement les hanches pour me rencontrer. Le mouvement était plus lent, plus intime, presque langoureux.
Ensuite, de retour sur le lit, il m’a pris une troisième fois. Sur le côté, mon dos contre son torse, une de ses jambes passée par-dessus la mienne. Il me pénétrait lentement, très profondément, en me caressant le visage, le cou, le torse. Ses lèvres erraient sur mon épaule. Je gardais les yeux fermés, le corps entièrement abandonné sous le sien. Je ne bougeais presque plus. Je recevais.
À un moment, entre deux baisers, j’ai réalisé quelque chose de simple et de vertigineux :
J’aimais être pris.
Vraiment.
Non pas comme une expérience, non pas comme une curiosité. Mais comme une évidence.
Mon corps ne cherchait pas à dominer. Il cherchait à recevoir. À s’ouvrir. À être rempli, guidé, utilisé. Le rôle entièrement passif me venait naturellement, presque avec soulagement. Je n’avais pas besoin de décider. Juste de sentir. De me laisser traverser.
Quand nous nous sommes enfin endormis, bien après minuit, mon corps était lourd, marqué, encore sensible. L’odeur de sexe imprégnait les draps. Son bras était passé autour de ma taille.
Et pour la première fois, la honte n’avait pas sa place.
Il n’y avait plus que le désir.
Clair.
Assumé.
Et profondément passif.
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