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Couverture de C'est votre faute !, par sylbi
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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C'est votre faute ! — Chapitre 2 · Chapitre 2 : Isabelle

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sylbi
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C'est votre faute !

Chapitre 2 · Chapitre 2 : Isabelle

Flash-back.
Je consulte ma montre. Alain, mon chef, a une heure de retard, ce qui ne lui ressemble guère. Surtout qu'il n'a pas prévenu, ce qui est encore plus exceptionnel.
D'un autre côté, en ce jour de reprise après les fêtes de fin d'année, je ne suis pas bousculé. J'ai passé plus de temps à dire bonne année qu'à bosser. Ça me gave un peu, d'ailleurs. Souhaiter du bonheur à date fixe à des gens à qui l'on ne parle que parce qu'ils sont dans la même société que vous me paraît pour le moins hypocrite. Et pour ceux que j'apprécie vraiment, c'est toute l'année que je leur adresse des vœux de bonheur.
L'heure tourne et toujours pas de chef. Enfin, peu avant midi, le directeur de l'usine arrive. Nouvel échange de vœux. J'ai de la chance : il n'y a pas de gui, je ne suis donc pas obligé de l'embrasser. Puis il entre dans le vif du sujet :
— Alain ne viendra pas cette semaine : il a un problème avec son épaule, il est hospitalisé le temps de savoir ce qui cloche. Si vous avez un souci, n'hésitez pas à m'appeler.
J'acquiesce, et le voilà reparti. Plus tard dans la journée, il me demande de passer dans son bureau :
— Alain ne reviendra pas avant plusieurs mois. C'est un ligament qui est touché ; il doit être opéré, puis il aura besoin de rééducation. Comme vous êtes le plus ancien du labo, j'ai pensé que vous pourriez prendre une partie de ses fonctions en charge jusqu'à son retour. Avec, bien entendu, une contrepartie financière.
J'entrevois aussitôt toutes les galères qui m'attendent, mais il m'est difficile de dire non. Et c'est provisoire. Je vais donc être calife à la place du calife. Super !
Fin de journée, retour au bercail. Je suis toujours aussi dubitatif quant à mon nouveau poste, mais je me dis que, si la prime finale est belle, je pourrai offrir à Isabelle de jolies vacances dont nous rêvons tous les deux. Je passe chez le fleuriste prendre un bouquet. Autant marquer le coup et prendre les choses du bon côté.
J'entre dans l'appartement et là, surprise : je vois un gros sac devant la porte.
— Isa, je suis rentré.
Je la vois arriver vers moi, portant un autre sac.
— Tu pars en vacances ?
— Non, je te quitte.
La réponse a fusé du tac au tac, et je me sens très con. Mon regard se pose sur mes fleurs et je me sens très, très con.
— Pardon ?
— J'ai envie de bouger, de m'amuser, pas de vivre comme un vieux couple. Alors je te quitte, je vais vivre avec Xavier.
J'encaisse les coups les uns après les autres.
Un vieux couple ?
Certes, cela fait cinq ans que nous sommes ensemble. Certes, depuis que nous avons emménagé dans cet appart, il y a deux ans, nous sortons moins, surtout à cause de nos finances.
Mais je n'ai pas vraiment l'impression d'avoir enchaîné Isabelle non plus. Je dirais même qu'elle est pour le moins libre et que, s'il lui arrive de rentrer tard le soir, je ne lui pose pas trop de questions sur son emploi du temps ni sur la personne qui l'a retenue.
Je regarde à nouveau le bouquet de fleurs. Mais il n'est visiblement pas décidé à m'aider.
— Et qui est Xavier ?
Mince, je n'ai rien d'autre à demander ?
— Quelqu'un que j'ai rencontré à mon atelier de poésie il y a trois mois.
— Et tu es sûre de déjà vouloir vivre avec lui ?
— Oui, je l'aime.
— Et moi, non ??
— C'était pas mal, nous deux, mais franchement, je ne me vois pas finir ma vie avec toi. Allez, j'y vais.
C'est sur ces paroles lapidaires que je la vois prendre son sac et sortir. J'en reste bouche bée, mes fleurs toujours à la main.
Je n'ai pas vu d'éclair, mais je suis bel et bien foudroyé. Avec Isabelle, nous avons eu notre lot de disputes, souvent assez agitées. Dotés tous les deux d'un solide caractère, nous n'avions pas peur des éclats de voix et des joutes verbales.
Cette rupture froide, clinique, me laisse KO. Puis, d'un coup, c'est le flash. Le voilà, l'éclair. Éclair de lucidité, de compréhension, de douleur. Les fleurs tombent à terre, ma gorge se serre, mes yeux me brûlent, les larmes coulent. Et je sombre.
Un reniflement me tire de mes souvenirs. Carole est effondrée sur le canapé. Soit je suis un excellent conteur, ce qui serait une nouveauté, soit les souvenirs de ma rupture lui font revivre la sienne, ce qui me paraît plus probable. Je m'approche d'elle et essuie ses larmes qui coulent. Puis je lui tends un mouchoir.
— Que s'est-il passé ? Raconte-moi.
Le tutoiement me vient spontanément. Ne sommes-nous pas frère et sœur de rupture ?
Elle sèche ses larmes, se calme et commence à parler :
— Ça faisait un moment que je le soupçonnais de me tromper : au début de l'année, j'ai remarqué quelques traces suspectes sur ses sous-vêtements, des changements imprévus dans son emploi du temps. Je le trouvais plus détendu et serein, il me relançait moins souvent lorsque je n'avais pas très envie de faire l'amour, mais sans pour autant me délaisser. Et je ne trouvais jamais la moindre odeur de parfum, pas de rouge à lèvres ou d'autres traces de maquillage. Alors je ne savais plus que penser. Mais je sais maintenant que cela correspondait au moment où vous vous êtes rencontrés.
J'acquiesce d'un simple hochement de tête et la laisse poursuivre.
— Les semaines ont passé et son emploi du temps a repris sa régularité de métronome. J'en ai conclu que je me faisais des idées. Et le mois dernier, tout a recommencé, mais cette fois, je le sentais plus distant. Malgré mes questions, il me disait que tout allait bien, juste quelques soucis au boulot, où on lui mettait un peu plus la pression.
Et hier…
Sa voix se fêle.
Je la vois qui déglutit, qui cherche à respirer profondément.
Je sais qu'elle va de nouveau s'effondrer en larmes. Je sais aussi que ça lui fera du bien, qu'elle doit évacuer toute cette angoisse. Je sais qu'elle se pose mille et une questions, qu'elle veut savoir pourquoi il l'a ainsi trahie, quelles fautes elle a pu commettre pour qu'il se tourne vers les hommes. Je ne dis rien, je m'assois à ses côtés, je la prends dans mes bras, je pose sa tête contre moi et je la laisse pleurer.
Et de nouveaux, les souvenirs affluent.
Cela fait déjà un mois que je suis redevenu célibataire. Pas mal de changements sont intervenus dans ma vie, pas seulement pour le meilleur.
Depuis une semaine, j'ai un nouvel appart.
Seul, je n'avais ni la volonté ni les moyens de conserver celui où Isa et moi avions vécu. J'avais l'impression de vivre dans un musée, et dans chaque pièce je revivais nos instants communs. Difficile d'oublier dans de telles conditions.
Mon chef avait appris mon infortune et su que j'étais à la recherche d'un logement. Il m'avait signalé que notre société possédait de nombreux appartements et que je pouvais ainsi bénéficier d'un logement plus grand et moins cher. Un vrai miracle !
J'avais revu Isa la semaine suivant son départ. Elle était revenue pour finir de prendre ses affaires, effaçant ainsi toute trace de notre vie commune. Les seuls souvenirs qui me restaient tenaient dans des boîtes à chaussures : il s'agissait de toutes les photos que j'avais prises d'elle. Elle était mon modèle préféré et je ne manquais pas une occasion de la prendre en photo. Au moment de déménager, j'avais beaucoup hésité avant de conserver tous ces clichés. Finalement, j'avais pris la décision de les mettre au fond du plus inaccessible de mes placards.
Cette dernière entrevue avait d'ailleurs dégénéré de façon assez notable.
Non, non, pas de dispute : un dernier coup, presque sauvage.
À l'origine, nous ne devions pas nous croiser. Je ne tenais pas spécialement à me disputer avec elle, elle n'avait pas besoin de moi pour prendre ses affaires. Mais bon, comme d'habitude, elle était à la bourre et elle était encore là quand j'étais rentré du boulot.
J'étais rentré sans m'attendre à sa présence. En arrivant dans la chambre, je la découvris à quatre pattes, en train d'attraper des trucs sous le lit. Ses sextoys, pour être précis.
J'avais une vue imprenable sur son fessier, très bien moulé dans un petit short ; je pouvais même voir le relief de sa lingerie.
J'avais toujours adoré le cul d'Isabelle. C'est avec lui que j'avais découvert les plaisirs de la sodomie, et la voir ainsi cambrée et offerte me fit aussitôt bander.
J'avais dû faire du bruit, car elle se retourna, sans se relever.
— Ah, tu es là.
Son regard se porta sur mon entrejambe.
— On dirait que je te fais encore de l'effet.
Je restais muet. Que dire ? Difficile de nier l'évidence.
Elle se rapprocha de moi, toujours sur les genoux, et, sans autre forme de procès, commença à me caresser.
— Une dernière fois pour se dire adieu ?
Elle n'attendit pas ma réponse, déboutonnant mon pantalon et baissant mon boxer dans la foulée.
Avant même que je ne me décide à dire oui ou non, je sentis sa bouche m'engloutir.
Je déconnectai mon cerveau et laissai mes hormones diriger la suite.
Isa était douée pour les pipes, et le ballet de ses lèvres et de sa langue sur ma queue ne tarda pas à me faire soupirer de plaisir.
Mais pas question pour moi de rendre les armes aussi vite. Je m'arrachai à son emprise, la soulevai sous les bras et la mis sur le lit.
Son short et son tanga rejoignirent mes vêtements sur le sol, et c'était maintenant à moi de lui montrer que je savais me servir de ma bouche et de ma langue.
Isa ne tarda pas à soupirer, puis à gémir quand mes doigts se joignirent à la fête. Son plaisir coula et je m'en régalai.
Ma langue descendit encore un peu et trouva son petit anneau. Les gémissements s'intensifièrent. Je pris mon temps pour ouvrir la corolle d'Isa. Lorsque je la sentis prête, je la rejoignis sur le lit. Je tâtonnai un peu et mon gland se posa sur son anus. Je poussai lentement et je fus en elle.
J'entamai des va-et-vient, d'abord lentement. Isa cria de plaisir.
Alors je me lâchai et je la pilonnai. C'était la première fois que je me laissais aller ainsi en la sodomisant. Isa m'encourageait par ses cris et je sentais ses ongles se planter dans mon dos.
Le plaisir monta très vite et je ne me retins pas longtemps, jouissant en elle.
Ce ne fut pas mon sperme qui fusa, mais la colère, le désarroi et l'incompréhension que j'avais accumulés depuis notre rupture.
Isa jouit aussi, et je pense que tout l'immeuble fut au courant.
Finalement, nous nous désunîmes, restant côte à côte sur le lit pour reprendre notre souffle.
— Waouh, c'était intense, je ne suis pas près d'oublier cette dernière fois.
Je ne dis rien : que pouvais-je ajouter ? Je n'avais pas vraiment envie de penser à la suite, ni envie de ressasser.
Isabelle se leva, se rhabilla et rassembla les dernières choses qu'elle voulait garder.
Elle me jeta un dernier regard, un demi-sourire presque désolé aux lèvres.
— Oublie-moi vite et ne me déteste pas trop.
Je ne savais pas trop quoi penser de ces derniers mots ni comment les appliquer, mais je dois reconnaître que c'est seulement à partir de la nuit suivante que je retrouvai un sommeil presque normal.
Une fois dans mes nouveaux murs, je décidai de reprendre une vie digne de ce nom.
Finies les soirées passées à me morfondre, les week-ends canapé. Je ressortais, souvent pour faire de la photo. Et je passais aussi pas mal de temps sur le net, histoire de trouver des partenaires pour mes nuits.
Et c'est en surfant sur un site de rencontres gay que je fis la connaissance de Pierre.
La voix de Carole me tire de mes pensées. Une voix où la colère ressurgit, mêlée d'incompréhension.
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Commentaires ()

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Palavy
14 octobre 2026 à 19:22
Comme le premier chapitre, la suite est très bien. joliment écrit et narré. 
Photo de profil de sylbi
sylbi
14 octobre 2026 à 19:14
Vos avis et commentaires sont précieux alors n'hésitez pas

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