La fin.
Note de l'auteur :
Pas d'IA, pas de relecture... juste des mots qui sortent comme ça
Mon téléphone vibre, il me signale un message. Je le regarde, c'est elle. Je souris immédiatement. Elle me demande si elle peut venir jeudi au lieu de vendredi. Bien entendu que j'accepte !! Je vais juste avoir quelques courses à faire, un brin de ménage et surtout resserrer les pieds du lit qui grincent à chaque fois qu'on est ensemble.
Elle arrive vers quinze heures. Son sourire est radieux, je pose ma main sur son visage, car c'est comme ça que je peux bien la voir. Oui, je sais, c'est un concept. Cela fait quelques semaines qu'on ne s'est pas vus, donc pas de bonjour, pas de préliminaires ! On a du mal à prendre la direction de la chambre. Je suis rassuré, le lit ne grince pas, c'est une bonne chose !!
Je sens sa peau sous mes doigts, ses frissons, les changements de respiration, je sens les contractions de son visage, de ses muscles, les nuances des sons qui sortent de sa bouche. J'enregistre tout ce que j'arrive à ressentir. On pourrait dire qu'on est "sage" mais non. On en est très loin !! Elle me chevauche, on roule sur le lit. Je suis en elle, entre ses cuisses. Comme à notre habitude, on communique beaucoup même là. "Plus vite ? Plus fort ?" Je l'embrasse en lui tenant les mains au-dessus de la tête. Cela nous excite tous les deux. On change de position comme on récite un poème. Je l'entends jouir, que j'aime l'entendre prendre du plaisir quand je suis en elle... mais... quelque part, au fond de moi, je sais déjà la suite.
Oui... on sait ce qui va suivre. On tente une diversion avec un café, une série à la télé. Plus trop le choix, on doit parler. Un problème qui n'a qu'une solution : se séparer, sans casser une assiette, sans claquer une porte... juste se séparer après avoir fait l'amour, avec passion. Je la vois reprendre ses vêtements du tiroir que je lui avais donné... mon cœur se fissure. Elle reprend sa brosse à dents... je détourne le regard pour ne pas garder ce désagréable souvenir. Puis je la raccompagne à sa voiture. Ne pas verser de larmes. Ha purée mais pourquoi on ne s'est pas disputés, pourquoi on ne s'est pas insultés ? Elle part... Je croise une femme en bas de chez moi, je simule un "bonjour" amical, mais je veux juste me mettre sous la couette, sentir son odeur sur le coussin.
Le lendemain, je prends le bus, comme un zombie. Quelqu'un me reconnaît, il me parle... il me demande comment elle va... je le maudis. Quand je sors du bus, je vais prendre un café au MacDo, une autre personne vient me dire bonjour et... me demande comment elle va. Je le maudis lui aussi.
Au moment de partir, je lui ai promis d'en parler à un très bon ami. Allez, courage. J'envoie un message « Coucou copain !!! Comment vas-tu ? ». Sa réponse arrive immédiatement « Pas très bien, j'ai repris mes médocs... ». Bon, je ne vais pas lui parler aujourd'hui... J'erre chez moi comme une âme en peine.
Je saisis mon téléphone. « Non, si tu fais ça, c'est pathétique ». Je le repose. Quelques minutes passent, je le reprends... « Bonjour, comment puis-je t'aider aujourd'hui ? Veux-tu qu'on parle de tes loisirs ? De jeux de société ? Du Paris Saint-Germain ? » Non, c'est pathétique, je refuse de parler à une IA !
Je dors, beaucoup. Et je me réveille à chaque fois quand je me tourne dans le lit pour passer mon bras autour d'elle, mais j'enlace le vide. Alors je me réveille, je ronchonne, je suis de mauvaise humeur.
Je dois m'occuper l'esprit ! Le sport devrait fonctionner. Je me réinscris à la salle de sport, ça va aller. Une heure de tapis, et je pense à elle. Je rajoute une heure de vélo, je pense encore à elle. Une demi-heure de rameur... « allez mon épaule, je compte sur toi pour céder, je me focaliser sur toi !! » Raté. Quand je ferme les yeux, je la revois, à me souffler sur les miettes du pain au chocolat et en mettre partout dans la boulangerie. Alors j'enchaîne les séances jusqu'à ce que des gouttes de sueur tombent au sol. Mais rien ne change...
J'appelle une amie. Je vais lui parler. On décide d'aller au Starbucks. Elle prend la même boisson... un pur hasard. On discute, je lui raconte, elle essaie de me remonter le moral, elle utilise des expressions, ses expressions... ça fait mal mais je ne peux pas lui en vouloir.
Alors je rentre chez moi. En bas de chez moi, je vois un chien courir vers moi. C'est son chien !! Je la cherche, mais le chien appartient à une autre personne. Je maudis cette personne. Je monte l'escalier de mon bâtiment, je la revois me dire de ne pas allumer la lumière après avoir bu des bières, alors que j'appuie sur le bouton de la lumière. Je souris, une larme glisse sur mon visage. J'entre chez moi, je cuisine puis je lave mon assiette. Je prends un torchon... Ma main trouve le torchon qu'elle a oublié chez moi. Non, je ne vais pas le salir, j'en cherche un autre...
Avant de me coucher, je vais dans la salle de bain. Je me brosse les dents, je regarde le coin du miroir : une photo d'elle et moi. Je devrais la retirer... je le ferai demain, sauf que ça fait six semaines que je me dis cela et je n'ai pas la force de le faire.
Je prends mon téléphone en me glissant sous la couette. Sa voix, je veux écouter sa voix, juste une dernière fois... Voir une photo avec son sourire... une ultime fois. Puis promis, je supprime tout. Je ferme les yeux, on fait l'amour, on découvre des positions. J'aime poser mes mains sur ses hanches, la laisser prendre le contrôle puis la bloquer contre moi, et lui donner des coups de reins jusqu'à la faire jouir. Ma main se glisse dans mon boxer. Dans mon esprit, on change de position, cela devient presque bestial : je la maintiens, je la contrôle mais je reste à son écoute, à l'écoute de son corps. Surtout ne pas lui faire mal. La tension monte jusqu'à l'entendre jouir, je jouis en même temps. J'ouvre les yeux, je soupire, je peste ! Pourquoi je ne perds pas mon téléphone dans le bus ? Pourquoi personne ne me le vole ? Cela serait tellement plus simple...
J'ai rencontré, à mes yeux, la femme parfaite, et je l'ai laissée partir pour son bien, pour mon bien, pour notre bien.
Je n'arrive pas à retenir mes larmes...
Je m'insulte, je me maudis.
Commentaires ()
écouter,
Entendu...
J'apprécie la confiance que vous nous faites, vos deux témoignages sont magistraux.
Merci, tout simplement.🙏
Je ne commente pas plus, qui suis-je pour commenter cette histoire qui ne m'appartient pas.
Bonne route, tout simplement 🕊️🥲💓
Je ne te remercie pas de me forcer, quelque part, à te dire "merci pour ce moment".
Alors... merci, tu écris avec tes tripes, ce texte est moche de beauté.
est une garce qui a joué avec nous deux.