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Couverture de Sarah Boileau – affaires privées, par LuLu la Berlu
Couverture de Sarah Boileau – affaires privées, par LuLu la Berlu
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Sarah Boileau – affaires privées — Chapitre 5 · Indices et menaces

12 minutes
334
Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

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LuLu la Berlu
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Ce chapitre a l'architecture d'un bon thriller politique : trois scènes distinctes, trois rythmes différents, et une même ligne de tension qui les traverse. La confrontation entre Clarisse et un interlocuteur redoutable est écrite avec une économie de mots remarquable — chaque réplique compte. La scène entre Lucas et une figure trouble joue sur un registre plus ambigu, où le désir et le calcul se mêlent sans qu'on sache lequel l'emporte.

Sarah Boileau – affaires privées

Chapitre 5 · Indices et menaces

Sarah n'arrivait pas à dormir. Elle était allongée sur le grand lit, dans le noir, les yeux ouverts. L'appartement était silencieux. Dehors, la rue aussi. Plus de berline visible ce soir. Ou peut-être qu'ils avaient changé de méthode.
Elle ferma les yeux et, malgré elle, les souvenirs revinrent. Les premières années avec Marc. L'appartement encore quasi vide, les cartons empilés dans le couloir, les soirs où ils mangeaient des pâtes sur le canapé en se battant pour la dernière portion. Il lui prenait la main pour un rien. Quand elle riait, il la regardait comme si le reste du monde n'existait plus. Les dimanches matin où il restait contre elle sous la couette, une main posée sur son ventre, l'autre dans ses cheveux, à parler de tout et de rien. La tendresse qu'il avait eue le jour où elle avait appris la mort de sa mère. Il n'avait rien dit de grand. Il l'avait juste prise dans ses bras et gardée contre lui toute la nuit. Sarah se souvenait de l'odeur de sa peau, de la chaleur de son torse, de la façon dont il murmurait son prénom quand il croyait qu'elle dormait.
Puis les derniers mois. Elle se força à les repasser un par un. Les retours de plus en plus tardifs. Les conversations coupées net quand elle entrait dans la pièce. Le téléphone qu'il retournait systématiquement face contre la table. Et ce soir-là, deux semaines avant sa mort, où il avait passé une heure, enfermé dans le bureau, la voix basse, presque inaudible.
Elle se redressa, alluma la lampe de chevet et alla jusqu'au bureau. Dans le tiroir du bas, derrière les vieux dossiers, elle retrouva un carnet que Marc utilisait parfois pour ses notes personnelles. Elle l'avait déjà feuilleté après sa mort. Rien d'évident. Mais ce soir, elle cherchait autrement. Elle passa les pages une à une, sous la lumière. À la page du douze mars, une annotation griffonnée à la hâte :
« Resto – 21 h – R.V. + C.H. – dossiers transfert ».
En dessous, un numéro de dossier barré. Sarah le nota. Puis elle tourna encore. Plus loin, coincée entre deux pages, une feuille pliée en quatre, elle était là, mais n'avait jamais attiré son attention. Elle l'ouvrit. C'était une copie de virement, tamponnée, datée de trois semaines avant la mort de Marc. Le bénéficiaire était une société-écran déjà apparue dans le carnet de Thierry. Et en bas, de la main de Marc, une seule phrase écrite au stylo noir :
« Ils savent que j'ai trouvé. Je dois parler à quelqu'un. »
Sarah resta immobile. Puis elle retourna la feuille. Au verso, d'une écriture plus nerveuse, presque tremblante :
« Chevillard. C'est lui qui ordonne. Si je disparais, c'est lui. »
Le nom était souligné deux fois. Sarah sentit le sol se dérober sous elle. Pour la première fois depuis des mois, elle tenait une accusation directe, écrite de la main de Marc, quelques jours avant sa mort. Il avait nommé Chevillard. Et on l'avait réduit au silence.
Lucas, lui, n'avait pas dormi non plus. Depuis deux jours, il tournait autour de l'immeuble de la porte de Versailles. Les allées et venues se répétaient. Vers vingt-trois heures, une voiture discrète en sortit. Il se lança à sa suite à moto, distance prudente, phares éteints autant que possible.
La voiture longea le quai, puis monta vers le septième. Elle s'immobilisa devant un immeuble bourgeois, à deux rues de l'Assemblée. Une femme en descendit. La quarantaine avancée environ, manteau sombre ouvert sur une robe noire très près du corps, décolleté profond, talons hauts. La robe épousait ses hanches et s'arrêtait juste au-dessus du genou. Un homme en costume sombre, large d'épaules, descendit derrière elle et resta à deux pas. Sa garde rapprochée. Lucas reconnut le visage de la femme. Il l'avait vu dans les journaux, à la télé. Hélène Marchand, députée.
Elle entra dans l'immeuble, le garde du corps sur ses talons. Lucas nota l'adresse, resta en observation une vingtaine de minutes, puis repartit. Pourquoi une députée venait-elle ici, à cette heure, dans un bâtiment lié à la société-écran du carnet de Thierry ?
Il envoya un message crypté à Sarah :
« Marchand. 7e. Même réseau. On en parle demain. »
Clarisse arriva à l'heure dite dans le petit salon privé d'un hôtel discret près de Saint-Germain. Vasseur était déjà là. Costume sombre, alliance au doigt, le visage fermé. Il ne se leva pas quand elle entra.
— Mademoiselle Berthier. Asseyez-vous. Je vous en prie.
Elle s'exécuta. Il ne proposa rien. Pas de café, pas de politesse inutile.
— Apparemment vous êtes une jeune femme curieuse qui aime fouiner, dit-il calmement. Trop, peut-être. C'est de famille il me semble et vous tenez ça sûrement de votre tante.
Clarisse sentit le sang battre un peu plus fort dans ses tempes, mais elle ne montra rien.
— Ma tante ?
— Sarah Boileau. Veuve depuis peu. D'après ce que je sais, elle est très active ces derniers temps. Elle photographie des plaques. Elle suit des voitures. Elle fouille. Et elle a une nièce qui pose des questions dans les couloirs de l'Assemblée. Vous voyez le tableau ?
Clarisse soutint son regard sans ciller.
— Je ne vois toujours pas de quoi vous parlez.
Vasseur pencha légèrement la tête. Sa voix resta basse, presque douce.
— Bien sûr. Mais si jamais vous finissez par voir l'évidence, dites à votre tante que certaines portes, une fois ouvertes, ne se referment plus. Et que ceux qui les ouvrent… finissent parfois de l'autre côté. Sans faire de bruit, sans qu'on ne les entende.
Il se pencha un peu en avant.
— Qu'est-ce que vous savez, exactement ? Qu'est-ce qu'elle a trouvé ? Des noms ? Des comptes ? Des documents ? Je veux savoir jusqu'où vous êtes allés.
Clarisse ne détourna pas les yeux. Elle croisa les mains sur la table, le dos parfaitement droit.
— Vous me menacez pour obtenir des informations que vous n'avez pas. C'est intéressant. Ça veut dire que vous êtes dans le flou. Et que quelqu'un, quelque part, ça vous rend nerveux.
Un silence. Vasseur le laissa durer volontairement.
— L'intimidation est un grand mot, mademoiselle. Disons que… je vous donne un conseil amical. Les gens qui s'approchent trop près de certains dossiers se brûlent. Parfois seuls. Parfois avec ceux qu'ils aiment. Votre tante. Votre mère. Vous.
Clarisse pencha légèrement la tête, un demi-sourire froid aux lèvres.
— Si vous aviez vraiment de quoi nous atteindre, vous ne seriez pas en train de me sonder dans un salon d'hôtel. Vous auriez déjà agi. Alors soit vous bluffez, soit vous avez peur de ce qu'on pourrait encore trouver. Dans les deux cas, vous ne m'impressionnez pas, monsieur Vasseur. Et si vous cachez des choses répréhensibles, je finirai par les trouver.
Vasseur la regarda longuement. Pour la première fois, quelque chose passa dans son regard. Du respect. Ou de l'irritation. Puis il se leva.
— Vous avez du cran. C'est rare. Et dangereux. Bonne route, mademoiselle Berthier. Et transmettez mon conseil à votre tante. Elle ferait bien de l'écouter.
Il sortit sans un regard en arrière. Clarisse resta assise une seconde de plus, le cœur battant, mais le visage parfaitement calme. Dehors, l'air lui parut plus froid.
Le lendemain en fin d'après-midi, Lucas attendait près de l'immeuble du septième, appareil photo discret en bandoulière, quand Hélène Marchand en sortit. La même robe noire, les mêmes talons qui claquaient sur le trottoir — mais de près, ce qui frappait, c'était autre chose : une légère crispation au coin de la bouche, un éclat dans le regard trop vif pour être de l'assurance. Derrière elle, le même homme en costume, large, impassible. Elle vit Lucas immédiatement. Elle s'arrêta net, puis se dirigea droit vers lui. Le vigile resta à trois mètres, en retrait.
— Qui êtes-vous ? demanda-t-elle sans préambule, la voix sèche.
Lucas ne mentit pas complètement.
— Lucas Morel. Je travaille sur un sujet. Des financements. Des structures. Votre nom est apparu dans certains dossiers.
Hélène le dévisagea, lentement. Puis un sourire calculé étira ses lèvres charnues. Elle s'approcha d'un pas, assez près pour qu'il sente son parfum, et le fixa droit dans les yeux.
— Vous me suivez depuis hier soir. Vous avez de jolis yeux pour un homme qui passe ses nuits à filer des députés. Venez. On ne discute pas de ce genre de choses dans la rue.
Elle se tourna vers le vigile.
— Tu restes à l'entrée. Je n'ai pas besoin de toi à l'intérieur.
L'homme hocha la tête sans un mot et prit position près de la porte du café. Hélène entraîna Lucas à l'intérieur, coin de table isolé. Elle commanda un verre de vin blanc. Lucas un café. Elle croisa les jambes, la robe remontant un peu sur sa cuisse, et le regarda par-dessus son verre.
— Vous êtes photographe, n'est-ce pas ? On vous a déjà vu tourner autour de certains immeubles. Vous cherchez quoi, exactement ? Des preuves ? Des noms ? Ou juste une bonne histoire à vendre ?
Sa main glissa sur la table, frôla un instant la sienne, puis s'attarda.
— Les preuves, ça s'achète parfois. Ou ça s'échange. Vous avez l'air… déterminé. Et plutôt séduisant, pour un jeune homme qui ne dort pas beaucoup.
Lucas retira légèrement sa main. Hélène n'insista pas tout de suite. Elle but une gorgée, pencha la tête, et laissa son genou toucher le sien sous la table. Elle ne détourna pas les yeux. Sa voix baissa d'un cran, plus rauque, plus intime.
— Je pourrais vous aider. Si vous me dites ce que vous savez vraiment. Et ce que vous voulez. On pourrait en parler ailleurs. Chez moi. Ou ailleurs. Plus tranquillement. Sans micro. Sans témoin. Et sans mon garde du corps qui attend dehors.
Elle se pencha un peu plus, le décolleté s'ouvrant davantage, laissant découvrir la naissance d'une poitrine généreuse, le regard direct, presque provocant. Chaque geste était posé avec une précision de joaillier — la façon dont elle inclinait le buste, dont elle laissait un silence s'installer juste une seconde trop longtemps. C'était un métier, et elle le pratiquait sans effort apparent.
Lucas soutint son regard. Il vit le calcul. Il vit aussi autre chose : une femme habituée à obtenir ce qu'elle voulait en séduisant, et qui n'avait pas l'intention de s'arrêter maintenant.
— Pas ce soir, dit-il calmement.
Hélène resta immobile une seconde. Puis elle se rassit droit, le sourire toujours présent, mais plus froid.
— Comme vous voudrez. Mais attention, mon cher Lucas Morel. Certains dossiers dévorent ceux qui les ouvrent. Moi, j'y survis. Vous, j'en doute, jeune homme, je vous conseille d'arrêter ce petit jeu dangereux, vous ne savez pas où vous mettez les pieds.
Elle posa un billet sur la table, se leva lentement, s'arrangea pour que sa robe colle un instant à ses hanches, et sortit sans un mot de plus. Le vigile l'attendait déjà. Ils disparurent ensemble dans la nuit.
Lucas resta seul avec son café. Dehors, la nuit tombait.
Plus tard dans la soirée, les trois se retrouvèrent dans l'appartement de Sarah. Rideaux tirés, téléphones éteints, une seule lampe allumée. Sarah posa la feuille sur la table. Un silence. Elle garda les yeux baissés une seconde de trop — comme si reposer cette feuille sur une table, devant des témoins, rendait tout cela définitivement réel. Clarisse et Lucas se penchèrent.
— « Chevillard. C'est lui qui ordonne. Si je disparais, c'est lui. »
Sarah releva les yeux.
— Marc l'a écrit. De sa main. Quelques jours avant sa mort.
Clarisse resta silencieuse un long moment. Quand elle parla, sa voix était plus basse qu'à l'habitude.
— Vasseur m'a menacée à mots masqués aujourd'hui. Il ne savait pas ce qu'on avait. Il cherchait. Il a parlé de toi, de moi, de ma mère.
Le mot « mère » resta dans l'air. Sarah leva les yeux vers sa nièce. Lucas ne dit rien.
— Hélène Marchand, dit-il enfin. Elle est sortie de l'immeuble lié à la société-écran, avec un garde du corps. Elle m'a repéré, elle m'a approché, et elle a tout de suite essayé de savoir ce que je cherchais. Elle joue clairement de ses charmes. Mais derrière, elle a peur de ce qu'on pourrait découvrir.
Sarah croisa les bras.
— On a un nom. On a une accusation écrite. On a des flux d'argent. On a une députée qui tourne autour du même réseau. Et on a des gens qui nous filent et qui menacent nos familles.
Un autre silence. Clarisse posa la main à plat sur la table, tout près de la feuille.
— Il faut prouver le lien entre Chevillard et la mort de Marc. Pas seulement l'argent. Le meurtre. Et vite.
Lucas regarda les deux femmes, puis posa ses photos par-dessus la feuille.
— On avance ensemble. On croise tout. On sécurise tout.
Sarah ne bougea pas. Elle regardait l'écriture de Marc, les mots tremblés, le nom souligné deux fois.
— On ne s'arrête plus. On va jusqu'au bout.
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Chapitre 6 · Silence radio
Hélène Marchand mène une double vie. Le jour, députée sous pression. La nuit, une femme qui choisit ses désirs sans compromis. Pendant ce temps, Sarah Boileau prépare un geste risqué : porter le dossier Marc devant la police. Un choix qui pourrait tout faire basculer. Autour d'elles, les silences s'épaississent et les équilibres vacillent. La partie se resserre, et chacune va devoir choisir jusqu'où elle est prête à aller.
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Commentaires ()

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coqbrig
15 octobre 2026 à 21:53
Encore bravo pour ce nouveau chapitre et on a une nouvelle fois droit à deux chapitres aujourd'hui, on est vraiment chanceux !
Photo de profil de Rapido49
Rapido49
15 octobre 2026 à 12:35
Oui nous allons aller jusq’au bout de l’affaire. Nous aussi on veut la fin de l’histoire. OUI OUI
Photo de profil de Neo-bi
Neo-bi
15 octobre 2026 à 10:13
— On a un nom. On a une accusation écrite. On a des flux d'argent. On a une députée qui tourne autour du même réseau. Et on a des gens qui nous filent et qui menacent nos familles.

Oui il ne faut plus s’arrêter et aller jusqu’au bout de l’enquête , on veut connaître la suite 🕵‍♀️🕵‍♀️🕵‍♂️

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