Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Infiltrée : Le Floyd — Chapitre 6
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Infiltrée : Le Floyd
Chapitre 6
Je les conduis jusqu'au parking de là où j'habite avec mon mari. J'ai la tête en vrac, mais j'ai vraiment besoin de me concentrer. C'est un moment important, crucial pour ma couverture. Malgré tout, mes pensées sont confuses ; je me demande ce qu'ils vont me faire, comment ils vont me prendre.
Allez, Anna, ne fais pas la conne.
— Je vous fais passer par les caves. Je n'ai pas encore payé le loyer et j'ai pas envie de tomber nez à nez avec le propriétaire.
Ils ne réagissent pas, tant mieux. Je n'ai pas assez travaillé cette partie pour réussir à être parfaitement convaincante. Le but principal est surtout d'éviter de croiser un résident que je connais. Oui, c'est une partie risquée du plan.
Là, je leur fais prendre les escaliers pour aller jusqu'au dernier étage où se trouve un studio qui fait partie du scénario mis en place dans l'enquête : donner l'impression que j'habite dans un petit appartement pour conforter ce côté étudiante fauchée. Le fait que ce soit dans le même immeuble où j'habite était au cas où je sois suivie un moment donné alors que je retournais chez mon vrai chez moi.
Ils n'arrêtent pas de me toucher de partout, comme si j'avais besoin de ça. Je suis en train d'imaginer comment ils vont me défoncer ; j'ai tellement envie d'avoir encore leur queue en moi.
J'arrive à la porte d'entrée de là où je suis sensée loger, pas de voisin autour, heureusement. Je ne porte plus un legging mais un trou avec des bouts de tissu autour. Mon haut est totalement distendu, il ne cache plus rien ; mes seins sont à l'air avec mes tétons qui pointent tellement.
Je glisse la clé dans la serrure… ouf, du premier coup, je ne me suis pas trompée, c'est la bonne. L'un des deux me plaque contre la porte ; je ne cherche même pas à savoir lequel. Il me glisse des doigts dans la chatte.
— Oh, putain, c'est bon.
Il se retire rapidement pour se mettre à l'entrée de mon anus. Il pousse un peu, j'écarte les jambes.
— On va bien t'enculer, salope.
M'enculer ? Oui, je crois que j'en ai envie. Je n'ai pas beaucoup de pratique dans le domaine, mais vu comme ils savent jouer avec mon corps, je suis certaine que je vais adorer.
On entre enfin, on me projette sur le lit défait. Lui aussi est dans le scénario pour faire croire que le lieu est vivant. Je me retourne et les fixe dans les yeux, les jambes totalement écartées, défaisant en même temps les bouts de tissu encore sur mon corps. Et sans plus le moindre contrôle sur moi, ni la moindre pudeur :
— Baisez-moi tout de suite !
— Baisez-moi tout de suite !
Ils rient. Je me touche le temps qu'ils se déshabillent et viennent me rejoindre. Je deviens folle, avide de leur sexe, de ces queues. Je les bouffes, ils me baisent. Je me fais sodomiser… difficile au début, douloureux même. Mais, une fois bien en moi, ce n'est plus que du délice.
J'ai l'impression de jouir en continue prise en sandwich ainsi. Je suis insatiable, j'en veux encore et toujours plus, malgré la déferlante d'orgasmes qu'ils m'offrent.
Puis, bien plus tard, à nouveau couverte de sperme, je tente de me lever, les jambes flageolantes, totalement exténuée. Je reprends petit à petit conscience ; je quitte cette bulle de luxure totalement hermétique au reste du monde dans laquelle je m'étais enfermée.
— Je crois avoir besoin d'une bonne douche, les mecs.
— Salope, m'appelle Kev, demain je t'y amènerai. Je te sens prête pour un premier tour.
— Salope, m'appelle Kev, demain je t'y amènerai. Je te sens prête pour un premier tour.
M'amener où ? Oh oui, le Floyd, mon enquête, c'est vrai… Mon enquête, putain. J'entre dans la salle de bain, je fais couler l'eau dans le vide. Merde de merde… le studio est truffé de mouchards partout ; j'avais totalement zappé. Qui regarde ? Le capitaine ? L'inspecteur ou encore l'ingénieur ? S'il vous plait, j'espère que vous avez coupé les vidéos et le son.
Je m'assois sur le sol, plaquant ma tête contre le mur en me disant que si le moindre gars de l'équipe fait fuiter une seule image de ce qui vient de se passer, s'en est fini de ma carrière… et mon mariage ? Mon mari ?
Je ne veux pas y penser. Je dois… ils sont en train de parler ? Oui, Adam et Kev discutent. Je change de place pour mieux entendre, là, via le petit trou qu'il y a en bas de la cloison. Qu'est-ce qu'ils se disent ?
La voix d'Adam :
— Vraiment, en si peu de temps, tu as du talent.
— Merci. J'ai juste fait mon job.
— Continue à le faire aussi bien, le nouveau. Encore quelques jours et elle bossera pour nous. Je parlerai de toi au boss tout à l'heure.
— Il est là ?
— Ouais, pour une affaire spéciale. Finis avec elle et je ferai les présentations officielles. Attends deux secondes… c'est bon, c'est envoyé. Ça risque de lui faire un choc à ce type.
— Vraiment, en si peu de temps, tu as du talent.
— Merci. J'ai juste fait mon job.
— Continue à le faire aussi bien, le nouveau. Encore quelques jours et elle bossera pour nous. Je parlerai de toi au boss tout à l'heure.
— Il est là ?
— Ouais, pour une affaire spéciale. Finis avec elle et je ferai les présentations officielles. Attends deux secondes… c'est bon, c'est envoyé. Ça risque de lui faire un choc à ce type.
C'est quoi cette histoire ? C'est… putain, je me suis fait avoir comme une bleue. Alors que je cherchais la porte d'entrée du Floyd, j'étais déjà leur cible. Je n'ai rien vu venir. Ils bossent ensemble, c'est tellement évident en y repensant… Adam suspect principal… Kev inconnu au bataillon, n'ayant aucune identité.
Il faut que je prévienne le capitaine, mais pour le moment, je suis coincée. Non, je suis conne, les micros, il doit tout entendre. Mais moi dans tout ça, il faut que je continue à jouer la pauvre étudiante ? Oui… demain je verrai les lieux et l'enquête avancera.
Je continue à écouter. Kev demande :
— Tu crois vraiment qu'elle va bosser pour nous ?
— Tout le monde est corruptible. Regarde, en à peine 24h, elle te suçait déjà en oubliant son mari. C'est pas un flic, c'est juste une pute. Elle nous servira de taupe. Elle n'aura pas le choix de toute façon.
— Tu crois vraiment qu'elle va bosser pour nous ?
— Tout le monde est corruptible. Regarde, en à peine 24h, elle te suçait déjà en oubliant son mari. C'est pas un flic, c'est juste une pute. Elle nous servira de taupe. Elle n'aura pas le choix de toute façon.
Quoi ? Ma couverture est totalement grillée. Il doit bien y avoir une caméra dans cette putain de salle de bain. Je fais signe pour intervention immédiate ; l'équipe devrait débarquer dans les 5 minutes, comme c'est prévu.
Mais… Comment ils savent ? Une taupe… il y en a déjà une en place. Mais qui ? Toute cette mise en scène était tenue totalement secrète… Le capitaine ? Non, je ne peux pas le croire, pas lui. L'inspecteur ? L'ingénieur ?
On frappe à la porte, la voix d'Adam :
— Bon, tu te magnes ? J'ai à nouveau les couilles pleines.
— Oui… j'arrive, j'ai presque fini.
— Bon, tu te magnes ? J'ai à nouveau les couilles pleines.
— Oui… j'arrive, j'ai presque fini.
Je saute sous l'eau. Putain, elle est froide ; ils n'ont pas activé le chauffe-eau ces andouilles. Je me débarbouille rapidement. Je dois gagner du temps pour l'intervention. Je m'essuie. Il frappe à nouveau :
— C'est bon maintenant, sors de là qu'on joue encore.
— Je me sèche.
— A trois, j'entre.
— C'est bon maintenant, sors de là qu'on joue encore.
— Je me sèche.
— A trois, j'entre.
Il doit être là, caché… oui, comme prévu derrière les chiottes. La porte s'ouvre ; je pointe le six coups récupéré en sa direction en hurlant :
— Police, les mains sur la tête.
— Police, les mains sur la tête.
Il recule en souriant ; il est encore nu et bande. Je sors de la salle de bain, plus déterminée que jamais.
— Allez, tous les deux, les mains sur la tête et à plat ventre sur le sol.
Kev ne bouge pas ; il s'est habillé entre temps. Putain, qu'est-ce que les autres foutes ? Je n'ai rien pour les attacher. Ça me fait chier qu'ils débarquent alors que je suis à poil, mais je ne suis plus à ça prêt maintenant. J'arme la gâchette.
Les deux me regardent en rigolant. Qu'est-ce qu'il y a de drôle ? Ils croient que je n'oserai pas appuyer sur la détente ? Kev s'approche sans la moindre peur.
— Ne bouge plus, je vais tirer.
— Je sais.
— Je sais.
Je n'ai plus le choix, il est à un demi bras de moi. Désolé, c'est ma vie ou la tienne maintenant. Je tire à bout portant.
Clic… clic… clic clic.
Merde, il n'y a pas de munition dans le barillet ; je n'avais pas fait attention dans la précipitation. Il m'attrape l'arme, je suis désarçonnée. Il la jette à l'autre bout de la pièce. La taupe ?... Le pistolet devait être chargé, c'était prévu comme ça. Les renforts, c'est maintenant ou jamais.
Adam sort de son sac un semi-automatique :
— Celui-là est bien chargé par contre.
— Vous ne pourrez pas vous en sortir.
— C'est ce que tu crois. Je sais que tu attends tes petites copines. Mais, ils ne vont pas venir. Là, ils sont en train de regarder leurs écrans en voyant un studio totalement vide, sans aucun son. J'espère que tu n'es pas déçue. Tu aurais peut-être préféré qu'ils te matent nous bouffer nos queues comme s'ils étaient devant un bon porno ?
— … Enfoirés… comment…
— Ta gueule et à genoux.
— Celui-là est bien chargé par contre.
— Vous ne pourrez pas vous en sortir.
— C'est ce que tu crois. Je sais que tu attends tes petites copines. Mais, ils ne vont pas venir. Là, ils sont en train de regarder leurs écrans en voyant un studio totalement vide, sans aucun son. J'espère que tu n'es pas déçue. Tu aurais peut-être préféré qu'ils te matent nous bouffer nos queues comme s'ils étaient devant un bon porno ?
— … Enfoirés… comment…
— Ta gueule et à genoux.
Je m'exécute, tremblante, sanglotante, mettant mes mains sur la tête. C'est une chose de se faire entrainer à toute situation, mais lorsque cela arrive réellement, lorsqu'on se fait mettre en joue pour de vrai par un flingue chargé qui pointe à un mètre de son visage, ce n'est pas la même sensation. J'ai peur… je n'ai jamais eu aussi peur.
Kev intervient :
— Attends, tu ne crois pas qu'elle pourrait encore nous servir ?
— C'est ce qu'elle va faire. Son chef va découvrir son corps et peut-être qu'il comprendra enfin qu'il faut nous laisser tranquille. Allez pétasse, ferme les yeux, ça sera plus facile pour toi.
— Attends, tu ne crois pas qu'elle pourrait encore nous servir ?
— C'est ce qu'elle va faire. Son chef va découvrir son corps et peut-être qu'il comprendra enfin qu'il faut nous laisser tranquille. Allez pétasse, ferme les yeux, ça sera plus facile pour toi.
Je baisse les paupières ; je l'entends actionner la culasse… je ne veux pas mourir. Mes larmes m'inondent le corps. J'aurais dû écouter le capitaine. Je veux être dans les bras de mon mari ; je veux sentir son corps, son odeur. Je vais disparaitre sans même pouvoir lui dire une dernière fois à quel point je l'aime.
Un bruit sourd juste à côté de moi, un autre plus léger. Quelque chose vient de tomber. Je relève les yeux ; je ne comprends pas ce qu'il se passe. Adam est allongé sur le sol, se tenant la gorge. Son sang coule d'entre ses doigts. Il agonise à mes pieds.
Kev se baisse pour récupérer l'arme à ses côtés, tenant un couteau ensanglanté dans l'autre main. Il vient de l'égorger ? Pourquoi ? Je ne comprends rien. Je n'ose encore bouger et encore moins parler.
Il fouille le petit placard alors que Adam a le regard de plus en plus éteint, son sang s'étalant maintenant sur le carrelage. Kev m'envoie un jeans et un tee-shirt en me disant :
— Mets ça !
— Il se passe quoi ?
— Tu vas m'accompagner.
— Où ?
— Certainement au dernier endroit où tu as envie d'aller aujourd'hui.
— … T'es flic ?
— Non. Mais nous avons la même cible. Sache juste un truc : je n'aurai aucune hésitation à te butter. Alors, tu suis mes ordres et tu te tiens à carreau.
— Mets ça !
— Il se passe quoi ?
— Tu vas m'accompagner.
— Où ?
— Certainement au dernier endroit où tu as envie d'aller aujourd'hui.
— … T'es flic ?
— Non. Mais nous avons la même cible. Sache juste un truc : je n'aurai aucune hésitation à te butter. Alors, tu suis mes ordres et tu te tiens à carreau.
Il me fait comprendre qu'il ne veut plus parler. Je me lève, je m'habille. J'enfile une paire de basket présente également sur place. Nous quittons l'immeuble. Nous allons vers une moto qui traine là depuis plusieurs jours. Je l'avais repérée sans vraiment y faire attention. Leur coup était parfaitement préparé à l'avance, avant même que je n'arrive à cette fac.
Deux casques sont cadenassés dessus. Il a la clé… il m'en donne un que j'enfile et une minute plus tard, je suis derrière, toujours perdue, ne me remettant pas de cette peur horrible qui m'a submergée plus tôt.
Je ne fais pas attention à la route. Nous roulons jusqu'à ce qu'il s'arrête là, à quelque mètres… Oui, il avait raison : c'est certainement l'endroit où j'ai actuellement aucune envie d'être. Nous sommes juste devant le Floyd.
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Commentaires ()
Perso, j'ai trouvé bien moins "dur" ce chapitre que les deux précédents... Peut être une histoire de perception personnelle.
Merci pour ton commentaire très sympa, @LaVieDeLucie 🤗
Excellent !
Merci pour le "Excellent" 🤗
Merci @"Ben_Dover". J'avais hésité à faire comme dans Columbo où on connait le coupable dès le début et puis je me suis dit "nan, ça serait pas drôle".
Bon, jeudi, après le prochain chapitre, je ferai des confidences... ah ah, suspens 😁.
Ces confidences n'auront aucun impact sur le chapitre suivant.
Vu ta note en début de texte, j'ai bien cru qu'il y aurait un truc bien crade ! Tu l'as fait exprès ? Pour qu'on y croie ?
Mais quand j'ai vu Plume avancer, les mains sur les yeux, je me suis dit "Non, pas toi, Wed ! T'es une grande fille ! ".
Ce chapitre m'a fait penser à mon chapitre trash d'H2G3. C'est avec le même plaisir sadique que tu as foutu ton héroïne dans la merde (en nous faisant croire le pire), pour l'en sortir in extremis des griffes de la mort ! Vraiment bien joué, j'avoue :P.
Allez... Y a plus qu'à attendre la suite ;).
Tu es en train de me faire évoluer ? Je passe de pervers à sadique ? Vivement ma prochaine mutation 😁
Plus sérieusement, tu fais très fort dans ce chapitre ! Les rebondissement s'enchaînent sans laisser de temps mort... Et puis on va peut-être ENFIN voir le Floyd dans le prochain chapitre !
Yeah, le Floyd avec plein stripteaseuses, j'ai trop hâte 😍
En plus, c'est pour de vrai :D. Je me disais hier soir "si @"Raphaëlle" n'est pas la première à commenter demain, je lui fais un mp tout pourri juste pour l'embêter ! Na !" 😈
Rhoooooo, le vil menteur !!!!!
Il me prends pour une ingénue :D