Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Sophie Lefol : une dualité atypique assumée — Chapitre 10 · Chapitre 10 – le regard
Auteur
Sophie Lefol : une dualité atypique assumée
Chapitre 10 · Chapitre 10 – le regard
Sophie était allongée sur la table métallique, les cuisses largement ouvertes, la jupe relevée jusqu’à la taille. Le plus jeune, l’Arabe de dix-huit ans, s’était écarté. Il se tenait maintenant un peu sur le côté, une main encore posée distraitement sur la cheville de la comptable, le regard fixé sur ce qui se passait entre ses jambes.
À sa droite, le plus grand des deux Noirs se tenait penché au-dessus d’elle. Il l’embrassait goulûment, langue profonde, une main lourde posée sur son sein dénudé, pétrissant la chair souple.
Entre ses cuisses, le second s’était positionné. Sophie sentit le gland chaud et lisse frotter lentement contre son clitoris gonflé, glissant de haut en bas sur la chair humide. Le frottement était précis, insistant, presque provocateur.
Elle entrouvrit les yeux.
Son regard descendit le long de son propre corps et croisa celui du jeune homme qui se tenait entre ses jambes. Il la fixait, la verge à la main, le gland luisant de ses propres sucs, en train de le faire glisser encore et encore contre son sexe ouvert. Il ne poussait pas. Il attendait.
Sophie le regarda longtemps.
Puis elle ferma les yeux.
Elle releva légèrement la tête, attrapa la nuque du plus grand et l’attira à nouveau contre sa bouche. Elle suça sa langue avec une lenteur volontaire, presque gourmande, pendant que ses hanches, presque malgré elle, se soulevaient légèrement au rythme du frottement.
Le second comprit.
Il appuya un peu plus fort, faisant glisser toute la longueur de sa verge le long de sa fente, le gland venant buter contre l’entrée sans forcer. Sophie gémit dans la bouche de l’autre, un son long, rauque, qui n’avait plus rien de retenu.
Ses hanches bougèrent encore, plus nettes cette fois.
Le regard qu’elle avait posé sur lui quelques secondes plus tôt avait tout dit.
Le second ne perdit plus de temps.
D’un coup de reins sec et maladroit, il s’enfonça d’un seul trait jusqu’à la garde. Sophie ouvrit grand la bouche dans le baiser du plus grand, un gémissement surpris lui échappant. La sensation était brutale, pleine, presque trop rapide.
Il n’avait clairement pas l’habitude.
Ses hanches se mirent immédiatement à battre un rythme précipité, court, irrégulier. Des va-et-vient rapides, un peu désordonnés, comme s’il voulait tout prendre d’un coup. La table métallique grinça sous les chocs. Sophie sentait chaque mouvement mal maîtrisé, la verge qui entrait et sortait trop vite, parfois trop à l’extérieur, parfois trop profond.
Elle agrippa plus fort la nuque du grand, suçant sa langue avec plus d’intensité, pendant que ses jambes se refermaient instinctivement autour des hanches du second.
Ça ne dura pas longtemps.
À peine une minute.
Le jeune homme se raidit soudain, poussa un grognement sourd contre l’épaule de Sophie et se vida en elle par à-coups désordonnés, profondément. Ses hanches continuèrent de tressauter quelques secondes encore, puis il s’immobilisa, le souffle court, la verge encore pulsante à l’intérieur d’elle.
Un silence lourd s’installa dans le local technique.
Sophie sentait le liquide chaud la remplir. Elle n’avait pas joui. Le rythme avait été trop précipité, trop maladroit. Mais elle n’avait pas non plus tenté de l’arrêter.
Le plus grand se détacha enfin de sa bouche et regarda son ami, un sourire en coin aux lèvres.
Le plus jeune, toujours à côté, observait la scène les yeux écarquillés, sa propre érection toujours tendue dans son jean.
Sophie, allongée sur la table, les cuisses encore ouvertes, le souffle un peu court, tourna la tête vers le second qui venait de jouir en elle.
Un petit sourire fatigué, presque moqueur, passa sur ses lèvres.
— …Un peu trop vite, mon garçon.
Soudain, des voix et des pas résonnèrent dans le couloir.
Pas très loin.
Les trois jeunes se regardèrent. Le plus grand réagit le premier. Il se redressa d’un coup, tira son t-shirt, et fit signe aux deux autres. Le second se retira précipitamment de Sophie. Un filet de sperme coula aussitôt le long de sa cuisse. Il rentra sa verge encore demi-dure dans son jean, tira la fermeture éclair d’une main tremblante, et se rhabilla en vitesse.
Le plus jeune, les joues rouges, rajusta son t-shirt sans un mot.
Ils ne se parlèrent presque pas.
Le plus grand ouvrit doucement la porte, jeta un coup d’œil rapide dans le couloir, puis fit signe aux deux autres. Ils sortirent l’un après l’autre, aussi discrètement que possible, refermant la porte derrière eux sans un bruit.
Sophie resta seule.
Allongée sur la table métallique, jupe encore relevée, culotte tirée sur le côté, les seins à l’air. Elle sentait le sperme chaud couler lentement entre ses fesses. Son clitoris battait encore, non satisfait. Le va-et-vient trop court et trop maladroit ne lui avait rien donné.
Elle resta quelques secondes immobile, le regard fixé au plafond, le souffle encore un peu court.
Puis elle se redressa lentement, tira sa jupe vers le bas, rajusta sa chemise et referma deux boutons. Ses cheveux étaient en désordre. Ses joues encore rosies.
Elle se leva, posa un pied par terre, puis l’autre. Ses jambes tremblaient légèrement.
Dans le couloir, les voix s’étaient éloignées.
Sophie passa une main entre ses cuisses, sentit le mélange encore chaud, et serra les dents.
Sur sa faim.
Complètement.
Elle jeta un dernier regard à la table métallique, essuya distraitement le bord de sa bouche du dos de la main, et poussa la porte du local technique.
Le cliquetis de ses talons reprit dans le couloir vide.
La comptable irréprochable était de retour.
Mais quelque chose, en elle, n’était pas terminé.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()