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Couverture de La bataille de Noël, par Azimuteur
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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La bataille de Noël — Chapitre 5

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Azimuteur
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La bataille de Noël

Chapitre 5

Poca n’aurait donc vu le loup qu’à vingt et un ans seulement ? Il est scotché, le gaillard !
— Je vois : comme ta mère ! Tradition oblige ?
— Non, circonstances, hasards. Et soit dit en passant, pas une réussite transcendantale, cette première fois. Du genre qui n’incite pas à replonger dans le truc... Mais bon !
— Mais rassure-moi, tu en as connu plusieurs avant moi ?
— Pas des quantités industrielles. Trois en tout. Premier y compris.
— Pourtant, je t’aurais crue plus volcanique que cela...
— T’inquiète, j’ai bel et bien un furieux volcan, là, entre les cuisses, explique la jeune femme qui a indécemment écarté les cuisses et doigte négligemment son estafilade rosée, toujours luisante de son désir. Disons que tu l’as sortie de sa léthargie, d’un long sommeil... dont tu es, pour les six derniers mois, totalement responsable : j’étais tellement obnubilée par toi qu’aucun homme ne pouvait m’intéresser ! Mais là, je te rassure, mon volcan n’en a pas fini d’entrer en éruption ! Mais bon, ne m’interromps plus, tais-toi, infâme suborneur : je raconte !
Serena prend une grande respiration et se lance :
— Donc... Quand elle rentrait de l’université, Sirena, ma mère donc, redevenait Papina et tirait un trait sur la « civilisation ». Elle virait toutes ses fringues pour enfiler juste sur son corps nu les tuniques traditionnelles en peaux, et elle s’attachait à la confection de tapis noués. Entre deux révisions studieuses tout de même. Donc un matin, alors qu’elle était installée sur les marches du perron de la maison et fermait les derniers nœuds d’un immense tapis, un jeune homme avait débarqué. Ce gars était un touriste solitaire, amateur de grands espaces. Grand, mince, petites lunettes, stetson vissé sur le crâne, le frenchy était en short et t-shirt car il faisait relativement chaud dans le désert. Descendant de son cheval, il s’était approché de ma mère pour demander à se désaltérer et abreuver sa monture. Lorsque leurs regards se sont croisés, un immense éclair a déchiré le ciel. Sans le moindre tonnerre. Bon, ça, c’est ce que racontait Loumasi, à mon avis, elle en rajoutait un peu... Toujours est-il que les deux jeunes se sont statufiés : le coup de foudre, il était là, entre eux deux. L’homme a pâli, Papina a rougi jusque derrière les oreilles et en a lâché son tapis. La robe de ma mère était très courte, d’autant plus courte qu’elle était troussée par sa position assise. Bref, le jeune homme avait eu vue directe sur son petit canyon ! Papina s’en est rendu compte et a rougi de plus belle. Bon, ce détail croustillant, c’est ma mère qui me l’a avoué directement. Elle s’est levée, non pour fuir, mais pour courir se jeter au cou du jeune homme. Le couple s’est embrassé furieusement comme s’ils se connaissaient depuis toujours, puis ma mère a entraîné le gars en courant. Ils ont traversé la véranda sans voir Grand-Mère et ont filé dans la maison !
— Ne me dis pas que...
— Si, justement, dans la chambre, direct ! Ils n’ont pas dû avoir du mal à se déshabiller vu leurs tenues respectives et... c’était parti ! Maintenant, à partir d’ici, je te rapporte les paroles exactes de Loumasi : « Ils ont dû se faire du bien pendant un bon moment, j’entendais les cris extasiés de ton père au sujet des seins de ta mère, de son ventre et d’autres petites bricoles situées plus bas encore ».
— Elle t’a raconté ça par le menu !
— Euh, en fait, je triche : je résume, j’expurge ! Mais toi, vil cochon lubrique, sors tes doigts de ma cambuse, sinon je ne pourrai pas finir ! Donc Loumasi a continué son récit : « Tout à coup, j’ai entendu ton père s’écrier : « Non, je ne peux pas » ! Papina l’a supplié. J’ai compris qu’il s’était rendu compte que sa partenaire était vierge. « Non, ce n’est pas possible, je ne veux pas prendre ton hymen comme un voleur ». Ta mère a pleuré, Serena, et ton père est resté silencieux un bon moment avant de déclarer : « Je ne prendrai ta virginité qu’après que nous ayons été mariés devant Dieu, devant tes dieux, devant les hommes et la loi ! ». Ta mère a encore pleuré, elle a essayé de le faire fléchir, de parlementer, jusqu’à ce que ton père, sans doute tombé à genoux, lui demande très officiellement de l’épouser ! Alors, rires, larmes, Papina lui a expliqué : « Ma grand-mère, Loumasi, est pasteur de notre Église baptiste. Elle peut nous marier, mariage tout ce qu’il y a de plus officiel. Tu ne pourras plus jamais m’échapper, quand bien même tu prendrais tes jambes à ton cou pour rentrer dans ton pays ! ». Mon père lui a alors déclaré : « Papina, tu es la femme de ma vie, je le sais, je l’ai compris à l’instant où je t’ai vue. Je ne voudrais jamais d’autre femme que toi, petite fleur du désert ». Ils se sont rhabillés, ont déboulé dans la véranda. Et je les ai donc mariés, très officiellement ! Je n’ai jamais vu si grand amour de ma vie ! » a conclu Loumasi.
Martin est tourneboulé par cette histoire, bien plus qu’il ne l’aurait souhaité d’ailleurs. Des petites idées, saugrenues, fourmillent dans son esprit. Mais Poca en rajoute une couche... qui le désarçonne encore plus !
— Tu te rends compte : il ne s’était passé qu’à peine plus d’une demi-heure depuis leur rencontre ! Et tu les verrais aujourd’hui, ils sont toujours aussi fous l’un de l’autre. Et... puis-je ajouter que tout ceci s’est passé le... 24 décembre 1998 !
Martin sursaute. Il rit. Jaune !
— Ah non, là, je ne marche pas ! Tu parlais de chaleur ! Un 24 décembre, même en Californie, il ne fait pas quarante degrés. Là non, tu pousses le bouchon un peu loin, Mauricette ! Non, là, je ne gobe pas !
— Mon cher, dans le désert rocheux, les écarts de températures sont énormes : négatives la nuit, largement au-delà des vingt-cinq degrés en décembre. Tu avoueras que c’est une température suffisante pour se balader en short et t-shirt !
— M’ouais, j’ai franchement l’impression que tu me mènes en bateau. Ta grand-mère avait le sens de l’exagération ? Moi, je pense que tu tiens d’elle !
— C’est pourtant la stricte vérité ! Tu demanderas à mes parents quand tu les rencontreras. Prochainement. Ils passeront quelques jours à Reims, à leur retour de croisière.
— Parce que tu comptes me présenter à tes parents ?
Là, Martin se trouve sidéré, totalement intimidé ! Imaginerait-elle déjà que... ?
— Ben oui ! Ça te gêne ? demande-t-elle avec une candeur désarmante.
Le policier réfléchit quelques instants. Cette ingénuité innocente et la franchise innée de sa compagne l’ahurissent !
— Tu veux officialiser notre relation, donc ? Tu ne vas pas un peu vite en besogne ?
— Je peux te présenter comme un simple ami si tu préfères... Mais bon, tes regards concupiscents sur ma petite personne ne les leurreront pas longtemps !
— Mes regards con...cul..., plaisante-t-il. Bon, soit, tu n’as pas tort... Mais dis-moi, simple curiosité, ta mère n’a donc connu qu’un seul homme dans sa vie ?
— Je n’ai pas dit ça ! Sache que, dans leur bouquet d’actions très diversifié, ils détiennent des parts dans deux clubs échangistes sur la Côte.
« Holà, elle a d’autres surprises du genre ? Clubs échangistes, des parents partouseurs ... ! »
— Bon, euh... glissons, si tu veux bien. On arrête les histoires de famille dévoyée ! Revenons à nos moutons : ma petite chérie, moi, à cet instant, j’ai bien l’intention de te montrer quel traitement je réserve à une « petite nana vachement bandante ! ».
Il va se pencher sur elle, mais la félonne le saucissonne avec les draps, bondit hors du lit et s’enfuit.
— Encore faudrait-il que tu m’attrapes !
Le temps de se dépêtrer, Martin part à la poursuite de la donzelle. Il la retrouve dans la cuisine. La garcette a enfilé un bonnet et une capeline de Père Noël. Sexy, la pèlerine : très-très courte, quasi ras la figoulette, le costume !
— Tu aimes ? demande-t-elle en minaudant et en balançant honteusement des hanches.
— M’ouais, le rouge s’accorde magnifiquement à la couleur de ta peau et à tes cheveux noirs. Mais je ne suis pas fan de la fourrure blanche...
Serena repousse son galant.
— No problem, dit-elle en détachant lascivement les scratches du col de son habit, qui du coup évase dangereusement son décolleté, frisant ses tétons.
La bande de fourrure disparaît des boutonnières du manteau et, surtout, surtout, du bas du costume. Les cinq centimètres de blanche hermine disparus ont sérieusement raccourci le vêtement dont le bas flirte désormais résolument avec les abords des grandes lèvres dodues de la belle insolente. Serena utilise le serpentin blanc comme un boa qu’elle fait glisser sur son corps ! Entre ses cuisses surtout, en projetant son bassin d’arrière en avant ! Excitante, la Mère Noël ! Irrésistible !
— Holà, tu es Marie-Noëlle, la fille du Père Noël, je suis Jean-Balthazar, le fils du Père Fouettard, mais ne t’inquiète pas, moi, je ne vais pas, comme dans la chanson, te remettre sur le palier : je vais te démonter, ma belle, t’exterminer, te ramoner la cheminée de fond en comble, et mon Père Noël rubicond va s’y engouffrer sans tambour ni trompettes, proclame Martin qui se saisit de l’insolente et l’installe au bord de la table.
Il relève les jambes de sa proie, se les cale aux épaules et embroche derechef le défilé incandescent ! Serena bronche à peine à cette intrusion massive et brutale. Allongée sur la table, elle a déjà ouvert son habit et se pétrit les loches avec ardeur.
— Fort ! Déballe mon petit cadeau, délabre-moi, dévaste-moi ! Démantèle fort ! Plus fort !
Martin y met tout son cœur : elle veut se faire massacrer, il ne va pas finasser. Elle a aussitôt écarté ses jambes tendues en demi-éolienne, lui la tarabuste avec entrain alors qu’elle se torture les nibards. Il crie, il pousse, il ahane comme un forcené. Elle geint, elle souffle, gémit avant très vite de crier, de hurler son bonheur, son ravissement d’être traitée avec autant de fougue, de folie, de démence. Nul besoin de traîneau ni de rennes pour l’emporter au pays des cadeaux enrubannés et des lutins malins : elle vole, Serena, elle vole, se stratosphérise allègrement, dépasse la lune et les étoiles, laisse dans son sillage le traîneau du bonhomme en habit rouge. Elle prend son pied, la gamine, son corps se convulse, tangue et rue dans son plein bonheur. Elle jouit avec un enthousiasme communicatif !
Comme elle est bien partie, Martin en profite : il oublie la gangue surchauffée, se branle quelques instants, se paluche vigoureusement et tartine le ventre, les seins, le cou et le visage de l’heureuse démente avec profusion de sa crème de jour. Crème de... jour de Noël, bien sûr !
— Infâme salopard, tu m’as souillée de fond en comble avec ton jus gluant, finit par dire Serena lorsqu’elle redescend des cieux illuminés.
Elle râle, mais c’est pour faire genre, car elle étale consciencieusement le sperme sur ses nichons, lèche soigneusement ses doigts englués avec une gourmandise non feinte.
Martin se repaît du bonheur de sa mie, apprécie sa gouaille, sa fausse colère. Il fond, le policier taiseux, il chavire ! Il réalise son bonheur !
— Serena, ma Poca chérie, peux-tu m’expliquer pourquoi plus je te baise et plus j’ai envie de recommencer ? Je t’ai et je te désire chaque fois davantage ! Poca, ma sublime chérie, je n’aimerai jamais une autre femme que toi ! Jamais !
Saisie par cette flamme déclarée, la jeune femme est étourdie. Après une telle déclaration, c’est le moment ou jamais : Serena ne peut laisser passer cet instant sans le saisir !
— Ah oui ? Et tu crois que tu me désireras encore autant dans six mois, dans un an, dans...
Ouf ! Martin se prend la question en plein dans le plexus solaire. Non, réflexion faite, plutôt en plein cœur ! Abasourdi ! KO debout !
Le plus étonnant, c’est qu’il n’en est pas surpris. Ni effrayé ! Non, sans doute enchanté, même ! Il faut savoir saisir la balle au bond, se dit-il : pas sûr que la belle s’attende à la réponse qu’il va formuler. Mais elle lui semble couler de source. Tellement évidente ! Déjà !
Il prend un peu de recul, attrape les deux mains de la belle Amérindienne, la remet debout sur le carrelage face à lui : elle est si belle avec ses longs cheveux noirs croulant jusqu’à ses reins, ses yeux balayés par les précieux volets de ses cils, ses seins rondelets et orgueilleux, son ventre nerveux, son trésor délicat et ses jambes, interminables fuseaux graciles. Des jambes de ballerine, de danseuse étoile, étoile scintillante. Il est comblé, bien au-delà de ses rêves les plus fous.
Martin s’abaisse et pose un genou au sol.
— Serena, j’ai un bail pour cet appart. Mais je serai le plus heureux des hommes si tu acceptais d’en conclure un autre, avec moi, avec nos deux signatures au bas du parchemin !
Poupée désarticulée ! Serena espérait une réponse plus ou moins évasive, des serments brûlants plus ou moins crédibles, du genre de promesses qui n’engagent que celle qui les reçoit ! Mais là ! Là !
— Serena, veux-tu bien me marier ?
Il en a remis une couche ! Il insiste ! Le marier ? Maintenant ? Déjà ? Trop abasourdie, elle ne pense pas une seconde à l’embarras de sa fortune, car elle lit en Martin comme dans un livre ouvert : il ne veut rien d’elle, rien d’autre qu’elle, tout entière !
— Oui, dit-elle timidement d’abord. Oui, répète-t-elle enivrée. Oui, OUI MON AMOUR !
Martin la bâillonne de sa bouche, ses mains repartent à la conquête du corps sublime. Ils vont sans nul doute se jeter dans un nouveau tourbillon merveilleux.
— Martin, tu sais, j’adore quand tu m’appelles Poca !
Encore stupéfaite, Serena réalise qu’elle a obtenu tellement plus que ce qu’elle n’osait espérer réellement : le conte de Noël idéal !
.... Quand elle va annoncer ça à sa mère !
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aime28
2 novembre 2026 à 13:46
Quelle magnifique fin 
Un téléfilm de Noël
Vraiment trop beau deux personnes qui s’aiment et s’avouent leurs amours 
Merci à l’auteur 
Vraiment très beau et existant à la fois

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