Inspiré du réel
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Clicker traînée par ma meilleure amie — Chapitre 4
Autrice
Clicker traînée par ma meilleure amie
Chapitre 4
Dans le premier chapitre, je vous disais que Marion et moi étions dans la même entreprise.
Et dans cette entreprise, il y a une cantine.
Vous me voyez venir, avec mes gros sabots ?
J'ai pour habitude de manger seule. Car je préfère manger seule, avec mon casque sur les oreilles, un film ou une série sur mon téléphone. Ou bien une vidéo.
Mon temps de midi était vers 12h20, et j'ai une heure devant moi. Et le service de Marion avait sa pause vers 12h50.
Ça se passe toujours de cette manière :
Une fois mon plateau repas posé, mon verre d'eau avalé, et la série lancée, j'attaque mon assiette. Et j'ai un doux parfum qui vient chatouiller mes narines. Alors, je regarde autour de moi.
Et il y a Marion...
Oh cette Dame. Elle me manque...
J'enlève mon casque au cas où elle se déciderait de me parler. Rien du tout. Juste le claquement de ses talons et de son jean qui frotte au niveau des cuisses.
Ses talons qui claquent et son cul qui danse en rythme, c'est pour me tuer, c'est pas possible autrement...
Et des escarpins noirs vernis à plateforme, un talon aiguille, un détail vert sur celui-ci... Elle sait que je suis fragile. J'aime qu'elle le sache.
J'ai l'impression qu'elle prend du poids. Je sais pas si c'est dû à la musculation ou du fait qu'elle adore manger. En tout cas, même après deux ou trois ans, je fantasme toujours sur elle. Je suis convaincue qu'elle le sait. Pourquoi elle passerait à côté de moi tous les jours, alors ?
Ce que je sais, c'est que j'ai parlé d'elle à pas quelques personnes, en ligne. J'ai jamais dit son nom, mais un mec m'avait dit « ah je crois la connaître. Elle a un tatouage au bas du dos ? ». Ah putain... Soit je dis oui et il lui en parle, soit je dis non et il lui en parle, pour voir si c'est bien de Ma Dame que je parle. Foutu pour foutu, je lui dis que je sais pas si elle en a un.
Je la regarde encore avancer vers sa table. Et j'ai envie d'elle, complètement. Pas juste l'envie ordinaire. L'autre envie, la profonde, celle qui fait un peu honte et qu'on nourrit en secret depuis trop longtemps. Je veux être à elle. Être sa propriété. Je veux qu'elle me fasse mal, qu'elle m'humilie, qu'elle me dresse comme une vilaine chienne. Qu'elle me baise comme un sextoy. Et ses pieds, putain, ses pieds dans leurs talons qui claquent, je veux les sentir, les lécher, m'y soumettre. Un jour je lui dirai peut-être. Ou peut-être pas. Pour l'instant je la regarde juste poser son plateau, et je remets mon casque.
Putain, je suis à la cantine, et je suis pas en tenue pour pouvoir dire de bander à la vue de tous !
Mini-jupe en toile de coton, sale traitresse... À croire que je devrais porter une cage de chasteté.
Après le repas, tout ça me tourne en boucle, et je peux plus tenir...
— Par pitié, viens, juste me dire comment tu vas...
Mais si elle veut pas être ma Maîtresse, et juste me parler une fois par semaine, ça serait tout aussi bien.
La deuxième partie de la journée est longue. Très longue. Je dois encore aller faire les courses au centre-ville, m'acheter une robe de soirée et aller chez ma coiffeuse. J'ai bientôt une sortie de prévue avec ma (nouvelle) meilleure amie, Kim. Le genre de fille que tout le monde adore : petite, drôle, rieuse. Le genre de meuf à lâcher la pire des conneries au pire moment, et à te faire regretter d'avoir un verre plein à la main. On a prévu de se mettre en bombe pour draguer.
Avec ces envies viscérales pour Marion, je vais aux toilettes, je baisse ma jupe, ma culotte, et je vois mon petit appendice tout mouillé. J'ai chaud, le cœur qui bat à mille à l'heure, j'ai ma bite en feu, je dois me soulager. Et je dois faire vite. Heureusement, ça sent bon la fleur, dans la cabine. Dehors, le bruit de la cantine qui se vide. Et dans ma tête, encore le claquement de ses talons.
Je prends mon téléphone, la compilation de photos coquines reçues affichée, et je me branle. Enfin ! On dirait que ça fait dix siècles que je me suis pas touchée...
Je me frotte le gland avec ma salive, et je fais des va-et-vient rapides. Faut l'efficacité, faut que ça sorte vite. Je respire fort, j'ai les cheveux qui se décoiffent, et je serre les genoux...
— Hann putain... Baise-moi... Défonce-moi... Je veux me faire att...
Une porte s'ouvre...
Oh putain... Oh merde. Il y avait quelqu'un ?
J'ai dit ça à voix haute, en plus. En espérant que c'est pas mon patron. J'aurais honte, je te jure. Depuis, je fais plus un bruit... La porte des cabines s'ouvre... Champ libre !
Je me tire la nouille, je m'imagine ce qu'elle me ferait avec ses talons aiguille. Marion qui appuie, lentement sur mon sexe fragile, qui me regarde de haut en souriant. Juste ça. Juste ce sourire-là, et ses pieds sur moi.
J'y vais plus fort. Je sens une goutte ruisseler sur mon front. Je caresse ma cuisse, et j'hésite à me mettre un doigt dans le cul.
Et un plan à trois avec elle et Léonie ? Et un plan à quatre avec Marion, Léonie, Joana et moi ? Avec de la bouffe partout, être toutes plaquées, leurs culs immenses pour moi toute seule.
La sentence se lève :
— Oh put... Haaaannnnn ! Mmmmh.... Enfin mon sperme dehors....
J'ai chaud, j'ai le tournis, la crampe au bras. Et du sperme sur la porte et la main. Je le lèche ? Noon, je vais avoir une sale haleine, après. Mais ça me tente, vraiment.
Je sors des toilettes, je me lave les mains, et une femme inconnue au bataillon sort des toilettes.
Staring contest : elle me regarde, je la regarde, je baisse les yeux, honteuse.
Mais j'aime ça, sur le moment.
— T'es cheloue meuf...
— Parce que t'as jamais eu besoin de te détendre un bon coup après t'être chauffée avec ton mec ?
— Bah si. Mais je suis discrète. Pas toi.
— Allez... Lave-toi les mains et oublions ça, d'accord ?
— Parce que t'as jamais eu besoin de te détendre un bon coup après t'être chauffée avec ton mec ?
— Bah si. Mais je suis discrète. Pas toi.
— Allez... Lave-toi les mains et oublions ça, d'accord ?
Saoulée du moment, je sors sans me sécher les mains. Mais j'ai plus de sperme dessus, c'est déjà ça.
Il est 13h50. Je consulte mon téléphone. Une notification m'indique que la réunion a été avancée.
Putain, faut vraiment que je sois cette salope, hein... À me frotter la queue dès que j'en ai besoin.
Arrivée sur les lieux, personne n'était là. Je téléphone au patron pour lui demander ce qu'il se passe, et il dit que c'était pour une autre équipe de la boîte.
— D'ailleurs, comment ça se fait que vous soyez là, Mademoiselle Heels ?
— Ben, je fais mes horaires, comme prévu ?
— Et vos congés ?
— Quels congés ?
— Ceux que vous avez posés il y a un mois ? Pour un événement important ?
— Haaah, ça ? Opf beuh... Bah je... Hah, c'est cocasse, j'avais oublié ! Cruche que je suis, tête en l'air hahaha.
— Ben, je fais mes horaires, comme prévu ?
— Et vos congés ?
— Quels congés ?
— Ceux que vous avez posés il y a un mois ? Pour un événement important ?
— Haaah, ça ? Opf beuh... Bah je... Hah, c'est cocasse, j'avais oublié ! Cruche que je suis, tête en l'air hahaha.
Je souffle fort.
— Bon, ça arrive. Ça montre votre implication dans votre entreprise. Rentrez chez vous, si vous voulez. À demain.
Je raccroche et je reste deux secondes immobile. L'implication dans mon entreprise. Ouais. C'est ça.
Il me dit « je veux rentrer » ? Frustrée comme je suis, et le temps dégagé devant moi, bien sûr que je veux !
Donc je file à toute allure vers ma voiture, direction centre-ville m'acheter la robe, noire, de préférence. Une sobre. Je veux pas faire de l'ombre à la meilleure amie, mais sexy quand même. Puis je pars faire les courses alimentaires.
Et il y avait ce concombre... Ma main autour, mon pouce touche pas mon majeur. Je le regarde, je le mets dans mon caddie en lui prévoyant son avenir. Et près des caisses, des capotes.
— Ah non, je peux pas... Et s'il casse ?
Je repose le concombre dans son lit, avec ses autres amis. Mes doigts lâchent le plastique froid et je sens le vide dans ma paume. Encore.
Je passe en caisse, je range ça dans le coffre de ma voiture et j'ouvre Maps...
« Sexshop. »
Un à vingt-cinq kilomètres. C'est vite fait...
Une fois arrivée au sexshop, je contemple les diverses choses qu'ils proposent... De la fine lingerie, des DVD porno, des vibros, des masturbateurs, des lubrifiants, paddles, fouets, cagoules, cravaches, des godes. Tout ce que j'aime, quoi.
Je vais vers ce rayon pour chercher un qui sera capable de me satisfaire. J'en vois un : rose transparent, éjaculateur, des couilles qui bougent, et son format de vingt-deux centimètres de long et cinq de large. Le bonheur.
Je vais en caisse, et je demande au vendeur s'il y a quelque chose de compatible avec ce joli jouet. Il me dit que pour l'insertion, un lube hybride fait le taff, et que la sensation de remplissage sera comblée par un lubrifiant effet sperme.
Une fois chez moi, je range les courses et déballe mon nouvel ami. Il est beau, il est lourd et bien volumineux...
Je regarde l'heure, et j'ai pas le temps de jouer avec. Fait chier... J'ai dû passer deux heures là-bas en rêvant de ce que je pourrais acheter. Je dois me faire les jambes, les cheveux et voir après un maquillage qui irait avec tout ça.
Une fois préparée, j'appelle Kim pour lui montrer :
— Oh t'es chaude ! Ça te va bien ! Montre derrière ? Un dos nu ? Pas froid aux yeux, coquine.
— J'ai aussi envie qu'on me regarde, tu sais ?
— J'ai aussi envie qu'on me regarde, tu sais ?
On se rejoint et la soirée passe. On danse, on boit, on approche les mecs et les meufs. Rien de bien. Ni la musique, ni les boissons, ni les gens. Kim hausse les épaules avec son sourire de fille qui a vu pire, et ça me fait du bien quand même.
— T'inquiète, on va trouver.
Elle dit toujours ça. Alors oui, elle, elle trouve. Pas moi.
Je la ramène chez elle et rentre chez moi.
Une fois dans mon appart, je vois mon gode sur le lit.
« Demain. J'ai pas la force. »
Je me déshabille, et file au lit.
La nuit passée, je me lève.
Premier mot de la journée ?
« Flemme ».
Jean simple, pull à capuche, un chignon. Ça ira.
Et aujourd'hui, une journée comme une autre : travail, pause café, travail et cantine.
Une fois mon plateau repas posé, mon verre d'eau avalé, et la série lancée, j'attaque mon assiette. Et j'ai un doux parfum qui vient chatouiller mes narines. Alors, je lève les yeux.
Marion.
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