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Inspiré du réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Là où le désir s’était endormi — Chapitre 1 · Le dimanche où tout a commencé

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Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

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Jay1985
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On se laisse embarquer dès la première phrase, avec ce « Mariée depuis dix ans à Thomas » qui résume tout en un souffle. Les répliques sèches de Damien ont un vrai charme, et le silence entre eux, dans la rue mouillée, en dit autant que les mots. Une lecture qui prend son temps et donne envie de savoir où ça mène.

Là où le désir s’était endormi

Chapitre 1 · Le dimanche où tout a commencé

Camille avait trente-huit ans. Mariée depuis dix ans à Thomas, quarante ans, commercial dans une boîte de fournitures industrielles. Un mec solide, fiable, gentil à sa façon — le genre qui paie les factures à l'heure et qui oublie les anniversaires. Le sexe, c'était le dimanche soir : cinq minutes, mécanique, sans un mot, avant qu'il se retourne et ronfle. Elle n'avait jamais dit que ça ne suffisait pas. Un soir d'anniversaire, elle avait proposé d'essayer autre chose. Il avait ri, gentiment, et avait dit :
— On n'est pas des ados.
Depuis, plus rien. Juste le silence poli de deux gens qui s'aiment sans plus se désirer.
Ce dimanche-là, c'était le repas de famille chez les parents de Thomas, dans la maison de banlieue où tout le monde se retrouvait depuis toujours. Le frère aîné, Luc, quarante-cinq ans, y était avec sa femme et ses deux gamins — le sérieux de la famille, celui qui gérait les comptes et les héritages. Et il y avait Damien. Vingt-sept ans. Le cadet. Celui qui n'avait jamais eu de relation sérieuse, qui enchaînait les conquêtes, les belles filles rencontrées en soirée, et dont on parlait à voix basse quand il n'était pas là. Il était arrivé en retard, comme d'habitude, en jean et pull noir, les manches remontées sur des avant-bras tatoués de motifs noirs qui montaient sous le tissu.
Camille était assise en face de Thomas. Il ne la regardait pas vraiment. Il parlait avec Luc, riait aux blagues de son père, et de temps en temps posait une main sur son verre sans même vérifier si le sien à elle était encore plein. Elle répondait aux questions de sa belle-sœur avec cette voix polie qu'elle avait perfectionnée en dix ans. Sourire aux bons moments. Rire aux bonnes blagues. Être là sans être vraiment là.
Damien, lui, était près de la fenêtre, un peu en retrait. Et de temps en temps, quand elle relevait les yeux, il la regardait. Pas comme les autres. Pas comme on regarde une cousine ou une connaissance. Comme on regarde quelque chose qu'on veut.
La dispute n'avait pas éclaté d'un coup. Elle était montée doucement, comme une eau qui déborde. Thomas avait fait une remarque sur sa robe — qu'elle n'avait pas fait d'effort pour la famille. Puis une autre, sur le silence qu'elle gardait depuis le début du repas. Camille avait répondu trop sèchement. Il avait répondu plus fort. Les conversations autour de la table s'étaient tues une seconde, puis avaient repris, trop vite. Elle s'était levée. Elle avait dit qu'elle avait besoin d'air. Personne ne l'avait retenue. Pas même Thomas, qui avait levé les yeux une seconde, puis les avait baissés vers son assiette — gêné, peut-être, ou simplement fatigué.
Dehors, l'air était froid et humide. Le pavé brillait sous les lampadaires. Elle marcha vite, sans but précis, juste pour ne plus entendre les voix derrière elle. Ses talons claquaient. Son souffle formait de petits nuages. Elle sentait encore la chaleur du vin sur ses joues, et plus bas, une tension sourde qu'elle n'arrivait pas à nommer.
Des pas la rattrapèrent.
— T'inquiète. Je te raccompagne.
Damien. Sa voix était basse, presque calme. Elle ne se retourna pas tout de suite. Il marcha à côté d'elle, pas trop près, les mains dans les poches. Son odeur arriva avant le reste : cuir, tabac froid, quelque chose de boisé qui n'appartenait pas à Thomas. Sa veste frôla son bras une fois. Le contact était léger, mais Camille le sentit jusqu'au bas du ventre.
Ils marchèrent un moment sans parler. Le silence n'était pas gênant. Avec Thomas, le silence était toujours plein de choses non dites. Là, il était simplement là.
— C'était nul, ce qu'il t'a dit, finit par lâcher Damien.
— Ouais.
— T'as pas mérité ça.
Elle eut un petit rire sec.
— T'en sais rien.
— Si. J'ai vu ta tête.
Ils tournèrent au coin de la rue. Les ombres des arbres s'étiraient sur le bitume mouillé. Camille sentait le poids de ses seins sous le tissu de sa robe, la fraîcheur de l'air sur ses cuisses nues, et cette chaleur basse, régulière, qui battait entre ses jambes depuis qu'il avait posé une main sur son verre plus tôt sans la regarder. Elle avait honte de le remarquer. Elle avait encore plus honte de ne pas vouloir que ça s'arrête.
— Le problème, dit Damien, c'est pas toi. Il a arrêté de te regarder comme une femme. Il te regarde comme une pièce du décor.
Elle s'arrêta. Le cœur lui cognait dans les tempes.
— Comment tu sais ?
— Parce que moi, je regarde les femmes. Vraiment. Et toi, ce soir, t'étais la seule à exister dans cette pièce.
Ce n'était pas dit pour draguer. C'était dit comme un constat. Et c'était exactement pour ça que ça la traversa. Pas de douceur. Pas de romance. Juste cette sensation brutale d'être vue.
— Damien…
— Je sais. T'es ma belle-sœur. Presque.
Un léger sourire.
— Mais je dis ce que je vois.
Ils reprirent leur marche. La distance entre eux diminua. Pas beaucoup. Juste assez pour que le bout de son doigt frôle le sien, une fois, puis reste là. Immobile. Camille retint sa respiration. Le doigt de Damien ne bougea pas. Il attendait.
— Tu veux que je te dise un truc ? murmura-t-il.
— Vas-y.
— Y a des femmes qui passent des années à se demander si c'est leur faute. La réponse, c'est jamais oui.
Elle ferma les yeux une seconde. Quand elle les rouvrit, la rue lui parut plus nette, plus froide, plus réelle.
— Et si c'était ma faute ?
— Alors on la corrige.
Pas de promesse. Pas d'insistance. Juste cette phrase posée là, tranquille, comme s'il savait déjà qu'elle l'entendrait.
Devant chez elle, sous la lumière du porche, elle le regarda vraiment. Damien n'avait pas la gueule d'un gamin. Il avait les épaules larges, la mâchoire un peu serrée, les yeux sombres d'un mec qui avait déjà vu pas mal de choses et qui ne cherchait plus à impressionner. Vingt-sept ans. Le petit frère de Thomas. Celui qui enchaînait les filles et dont on ne parlait jamais trop longtemps à table.
— T'es rentrée, dit-il. C'est l'essentiel.
Elle posa la main sur la poignée. Le métal était glacé sous ses doigts. La lumière du porche lui chauffait à peine la joue ; elle sentait le froid de la pluie dans ses cheveux, la gorge sèche d'un coup.
— Damien. T'as dit qu'on la corrige.
— J'ai dit qu'on pouvait. Toi, t'as le dernier mot. Toujours.
— Et si je dis oui ?
Il recula d'un pas. Pas pour partir. Pour lui laisser de la place.
— Alors on commence doucement. Pas ce soir. Pas comme ça, sous la pluie, devant ta porte. T'as pas besoin que ce soit un film. T'as besoin que ce soit réel.
Elle ne répondit pas tout de suite. Quelque chose en elle avait voulu qu'il insiste, qu'il efface la décision à sa place — et quelque chose d'autre était soulagé qu'il n'en fasse rien. Elle ne savait pas encore lequel des deux lui faisait le plus peur.
Il sortit un stylo, attrapa un ticket froissé dans sa poche, y écrivit son numéro et le lui tendit. Leurs doigts se touchèrent. Cette fois, ni l'un ni l'autre ne retira la main tout de suite.
— Appelle-moi quand t'auras décidé. Pas pour me dire oui. Pour me dire ce que tu ressens. Le reste, on verra.
— Bonne nuit, Camille.
Il partit sans se retourner. Elle le regarda s'éloigner sous la pluie fine. Ses épaules, sa démarche, le silence qu'il laissait derrière lui. En vingt minutes, elle avait ressenti plus de choses qu'en dix ans de mariage. La clé trembla dans la serrure.
L'appartement était vide. Thomas était resté. Elle enleva ses chaussures, posa le ticket sur le comptoir, et monta se coucher sans vraiment se déshabiller. Dans le noir, elle repensa à tout. À sa voix. À ce doigt qui avait attendu. À la façon dont il l'avait regardée. Pendant toutes ces années, elle avait eu l'impression d'être transparente. Thomas la voyait comme on voit un meuble : on sait qu'il est là, on s'y cogne parfois, on ne le regarde plus. Damien, lui, l'avait vue. Vraiment. Et pour la première fois depuis longtemps, elle se sentait exister.
Elle imagina son corps sous le pull. Les épaules, les bras, les tatouages. Un corps jeune, solide, dessiné. Elle avait honte de l'imaginer. Et pourtant elle n'arrivait pas à s'arrêter — l'image revenait, insistante, plus précise à chaque fois. Le sommeil la prit avant qu'elle ait décidé quoi que ce soit.
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Chapitre 2 · Le message qui a tout déclenché
Au lendemain d'une soirée qui l'a laissée sans réponse, Camille reste seule avec un ticket froissé et un numéro gravé dans la tête. Son compagnon Thomas ne la regarde plus vraiment, et les mots troublants d'un homme dont elle n'a pas oublié la voix résonnent encore en elle. Son désir, longtemps endormi, semble se réveiller. Quelque chose en elle a changé — mais quoi, et à quel prix ?
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Phil18
2 novembre 2026 à 21:59
Voilà une histoire rondement bien écrite qui commence bien

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