Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Sexpress tendresses — Chapitre 4
Auteur
Sexpress tendresses
Chapitre 4
Je me rends compte que j'ai quasiment crié. Hurlé serait plus juste ! Il y a un blanc à l'autre bout du fil et je reprends, plus calmement cette fois :
— Allo... Bon... Bonjour Misuki.
— Bonjour Pipa. Désolée, je te dérange je crois...
— Mais non... pas... pas du tout ! Tu... tu ne me déranges pas... ab...absolument pas !
— Je t'ai fait courir j'ai l'impression...
— Bonjour Pipa. Désolée, je te dérange je crois...
— Mais non... pas... pas du tout ! Tu... tu ne me déranges pas... ab...absolument pas !
— Je t'ai fait courir j'ai l'impression...
Je suis essoufflée et tremblante, l'appel m'a cueillie aux portes de l'orgasme et je suis incapable de m'exprimer sans bafouiller :
— Oui ! Non, enfin... peu...peu importe, laisse... pas grave !
— Je peux rappeler plus tard si tu veux... Je sens bien que je ne tombe pas au bon moment !
— Je peux rappeler plus tard si tu veux... Je sens bien que je ne tombe pas au bon moment !
À la recherche de mon souffle et soudain gênée d'être nue, je retourne m'asseoir dans le canapé. Jambes croisées, je m'y sens moins impudique. Je reprends, plus calme cette fois :
— Non, Misu, aucun souci, je t'écoute ! D'ailleurs, tu tombes bien, j'avais prévu de t'appeler ce matin.
— Ah oui ? Pourquoi ?
— Un détail... On verra plus tard. Toi d'abord !
— Ben en fait... voilà : je voulais te demander...
— Ah oui ? Pourquoi ?
— Un détail... On verra plus tard. Toi d'abord !
— Ben en fait... voilà : je voulais te demander...
En fait ? Je le comprends vite, la belle n'a pas grand-chose à me demander. Elle me pose des questions relatives à notre entraînement du jour et du planning de la semaine à venir mais je sens bien que ses interrogations sont cousues de fil blanc, qu'elles n'étaient que des prétextes bidons pour m'appeler ! Misuki voulait me parler... et bien entendu, je prends cela pour un nouveau signe encourageant tant il m'apparaît qu'elle a été obligée de se creuser sérieusement les méninges pour établir cette liste de questions d'organisation et planning tenant plus ou moins la route.
Elle me paraît cependant trop nerveuse pour sortir de sa liste de questions préparées, d'en venir à une conversation plus débridée et très vite, beaucoup trop vite à mon goût, je redoute qu'elle ne raccroche assez vite. Mais la minette se souvient d'une perche que je lui ai tendue :
— Au fait, tu as dit que t'avais prévu de m'appeler. Pourquoi ?
— Je voulais juste t'inviter à venir plus tôt, pour qu'on déjeune ensemble. Tu ne peux pas refuser car tout est prêt déjà !
— Oh, c'est sympa, mais à une condition : j'apporte le dessert. J'ai préparé une tarte Bourdaloue ce matin. J'espère que tu aimes ?
— Une tarte aux poires ? J'adore très chère... Et tu peux venir quand tu veux, pas obligée d'attendre midi moins juste !
— Bon, ben dans ce cas, va falloir que je me bouge. Il serait temps que je m'habille... décemment !
— Je voulais juste t'inviter à venir plus tôt, pour qu'on déjeune ensemble. Tu ne peux pas refuser car tout est prêt déjà !
— Oh, c'est sympa, mais à une condition : j'apporte le dessert. J'ai préparé une tarte Bourdaloue ce matin. J'espère que tu aimes ?
— Une tarte aux poires ? J'adore très chère... Et tu peux venir quand tu veux, pas obligée d'attendre midi moins juste !
— Bon, ben dans ce cas, va falloir que je me bouge. Il serait temps que je m'habille... décemment !
Vite, vite, saisir la balle au bond, enchaîner !
— Décemment ? Parce que ce n'est pas le cas, là ?
— Heu... Oui... et non, j'ai juste enfilé un vieux t-shirt en sortant de ma douche, il fait si chaud déjà ce matin. Depuis que ma tarte est sortie du four, j'erre dans l'appart, désœuvrée, incapable de me fixer...
Le ton de sa voix vient de changer, plus décontracté, plus serein. Plus confident surtout : ouf, doit-elle penser, on a passé le cap de la conversation technique. C'est du moins ce que j'imagine, ce que j'espère... Et pour ma part, moi, je vais lui servir une vérité vaguement enjolivée et tendancieuse sur ma matinée...
— Heu... Oui... et non, j'ai juste enfilé un vieux t-shirt en sortant de ma douche, il fait si chaud déjà ce matin. Depuis que ma tarte est sortie du four, j'erre dans l'appart, désœuvrée, incapable de me fixer...
Le ton de sa voix vient de changer, plus décontracté, plus serein. Plus confident surtout : ouf, doit-elle penser, on a passé le cap de la conversation technique. C'est du moins ce que j'imagine, ce que j'espère... Et pour ma part, moi, je vais lui servir une vérité vaguement enjolivée et tendancieuse sur ma matinée...
— Tu tournicotes dans ton appart ? Moi tout pareil Misu ! J'ai d'abord été occupée par mes préparations du repas (! mensonge, j'ai tout préparé au milieu de la nuit !). Depuis, je traînaille moi aussi, en t-shirt, je navigue de-ci de-là tranquillement : je me suis installée trois minutes à mon bureau pour naviguer sur le net ; puis, je suis montée jusqu'aux combles : j'ai une belle terrasse dans le toit. Un solarium. Je me suis calée dans un fauteuil relax pour une petite bronzette. Tu sais ma belle, sentir la douce chaleur du soleil du matin sur ma peau était absolument délicieux.
— Sentir la douce chaleur du soleil du matin sur ma peau... ! Hey, tu sais profiter de la vie toi ! Mais... dis-moi, tu es du genre... bi (Misu marque un temps d'arrêt dont je mesure, amusée, la volontaire ambiguïté), monokini ou bronzage intégral ?
Bi... ? La garce ! Elle me sert l'occasion sur un plateau ! J'en profite !
— D'une manière habituelle, je suis en bikini pour me mettre au soleil, histoire de préserver certaines zones blanches si tu vois ce que je veux dire... Mais là, ce n'était pas programmé. Je n'allais pas redescendre au rez-de-chaussée juste pour chercher un maillot de bain ! Du coup, j'ai viré mon marcel et... bronzage intégral !
Petit sifflement de mon interlocutrice :
— Intégral ! Ben voyons ! Mademoiselle se dore la pilule complètement à poil sur sa terrasse ! J'adorerais être ta voisine !
— Et tu en serais pour tes frais ma pauvre : ma terrasse est enchâssée dans le toit donc fermée sur trois côtés et le côté vers le jardin est arboré, tu n'aurais strictement rien vu, perverse voyeuse. Pas même quand je me suis relevée pour redescendre, sans réenfiler ma camisole.
— Mais bien entendu, tu aurais tort de te gêner !
— Et tu en serais pour tes frais ma pauvre : ma terrasse est enchâssée dans le toit donc fermée sur trois côtés et le côté vers le jardin est arboré, tu n'aurais strictement rien vu, perverse voyeuse. Pas même quand je me suis relevée pour redescendre, sans réenfiler ma camisole.
— Mais bien entendu, tu aurais tort de te gêner !
Misu marque une respiration avant d'insister :
— Dis-moi fameuse coquine, tu te ballades souvent à poil comme ça sur ta terrasse et dans ta maison ?
— Euh... non pas vraiment, mais avec l'ahurissante canicule que nous subissons depuis dix jours.... Eh bien, voilà, ça s'est fait comme ça !
— Et là, tu es où en ce moment ? Dans ton salon as-tu dit ? ... Toujours nue ? s'enquiert la maligne.
— Euh... non pas vraiment, mais avec l'ahurissante canicule que nous subissons depuis dix jours.... Eh bien, voilà, ça s'est fait comme ça !
— Et là, tu es où en ce moment ? Dans ton salon as-tu dit ? ... Toujours nue ? s'enquiert la maligne.
Je commence à avoir la gorge sèche. Me dévoiler unilatéralement est un peu affolant, je ne détesterais pas que la belle s'ouvre un peu à son tour. Je biaise, je sors la carte humour :
— Non mais, t'es de la police ? Tu es bien curieuse ! Je te demande où tu es toi ? Ce que tu fais, dans quelle tenue tu es ? Mais bon, puisque tu veux tout savoir, à cet instant, je suis dans mon salon, sur le canapé, tranquille et... nue !
— Tranquille... et nue ! Tu te la coules douce, je vois !
— Euh... non, tu ne vois toujours pas, justement ! Heureusement ! Car oui, j'ose répondre au téléphone en étant complètement nue. Moi, la fille supra hyper raisonnable ! Enfin, heureusement, ce n'est pas un appel Visio !
— Tranquille... et nue ! Tu te la coules douce, je vois !
— Euh... non, tu ne vois toujours pas, justement ! Heureusement ! Car oui, j'ose répondre au téléphone en étant complètement nue. Moi, la fille supra hyper raisonnable ! Enfin, heureusement, ce n'est pas un appel Visio !
Du tac au tac, la friponne enchaîne :
— Tu me rappelleras, ma chérie, d'appeler mon opérateur pour augmenter mon forfait et bénéficier de l'option Visio ! Parce que là, j'enrage de ne pas l'avoir, cette option ! Quoique, ... je suis bête, il nous suffirait de passer en Visio WhatsApp
— Non mais écoutez-la la voyeuse ! Parce que tu t'imagines qu'alors...
— Je me disais aussi ! Courageuse mais pas téméraire ! La grande Pipa, sérieuse et digne, rai-son-nable, revient au galop ! M'enfin, Pipa, entre copines, on ne se cache rien ! Parce que tu t'imagines peut-être que moi, je traîne en jogging ou en tailleur, coiffée-maquillée-tip-top ? Je te l'ai dit, j'avais juste enfilé un t-shirt ce matin, rien qu'un t-shirt. Et pour tout te dire, ce t-shirt, je l'ai enlevé juste avant de t'appeler. Pour être à l'aise. J'avais trop chaud et je me doutais que ça n'allait pas s'arranger. Donc, résultat des courses, je suis toute-toute nue moi aussi : un partout, la balle au centre !
— Tu me rappelleras, ma chérie, d'appeler mon opérateur pour augmenter mon forfait et bénéficier de l'option Visio ! Parce que là, j'enrage de ne pas l'avoir, cette option ! Quoique, ... je suis bête, il nous suffirait de passer en Visio WhatsApp
— Non mais écoutez-la la voyeuse ! Parce que tu t'imagines qu'alors...
— Je me disais aussi ! Courageuse mais pas téméraire ! La grande Pipa, sérieuse et digne, rai-son-nable, revient au galop ! M'enfin, Pipa, entre copines, on ne se cache rien ! Parce que tu t'imagines peut-être que moi, je traîne en jogging ou en tailleur, coiffée-maquillée-tip-top ? Je te l'ai dit, j'avais juste enfilé un t-shirt ce matin, rien qu'un t-shirt. Et pour tout te dire, ce t-shirt, je l'ai enlevé juste avant de t'appeler. Pour être à l'aise. J'avais trop chaud et je me doutais que ça n'allait pas s'arranger. Donc, résultat des courses, je suis toute-toute nue moi aussi : un partout, la balle au centre !
Misu marque un temps d'arrêt avant de reprendre :
— Mais dis-moi, maintenant que j'y pense, si tu étais tranquille sur ton canapé, qu'est-ce que tu fabriquais donc au moment où je t'ai appelée pour être aussi formidablement essoufflée au point de bafouiller lamentablement ? Tu... n'activais pas dix doigts... sur ton corps de déesse par hasard ?
Celle-là, je ne l'avais pas vu venir ! Futée la garce ! Gênée, je suis incapable de répondre. Mais elle le fait pour moi, avec un accent de triomphe dans la voix :
— NON ! JE SAIS : tu étais en train de tester la télécommande que j'ai vue traîner sur ta table de salon ? Tu sais, j'ai exactement la même : faudra que tu me donnes le résultat de ton test, qu'on compare nos... ressentis !
Cette affirmation si étonnamment clairvoyante me paralyse, au point que, par réflexe, je jette un coup d'œil angoissé tout autour de moi et à travers la baie ouverte du salon, comme si je craignais de la découvrir plantée dans mon jardin, à m'observer, portable à l'oreille. Perturbée, je ne réussis pas à me défendre correctement. Je bredouille lamentablement :
— Mais... mais non... pas-pas du tout !
La mécréante éclate d'un rire triomphant :
— Ah-ah, j'ai vu juste !
Implacable, elle en rajoute :
— Raconte-moi : quel usage détourné faisais-tu de cette télécommande ? Mais je devrais peut-être parler d'usage « enfourné » !
Déstabilisée, je me trouve totalement incapable de répondre. Impitoyable, Misu poursuit. Sa voix désormais n'est qu'un souffle rauque :
— Allez, dis-moi tout ma chérie, ne me cache rien. Que faisais-tu de ce gode éro-technologique ?
La gorge nouée, je parviens à articuler quelques mots.
— Si j'ai bien compris, le même usage que tu en fais toi-même de temps à autre...
— Oh, bof, moi, une fois seulement ! Le joujou est de bonne longueur mais un peu fin pour ma... enfin... pour moi
— Oh, bof, moi, une fois seulement ! Le joujou est de bonne longueur mais un peu fin pour ma... enfin... pour moi
Elle marque une pause avant de poursuivre.
— Donc, si je comprends bien, nous avons les mêmes jeux ce matin !
Cette affirmation me fait l'effet d'une piqûre ! Je me prends à cet instant une fabuleuse décharge d'adrénaline. Misu se livre clairement !
— Euh... peut-être... je ne sais pas... Toi... aussi ?
Nouveau silence. Une fois encore, c'est elle qui le rompt, sa voix se faisant toujours plus cajolante :
— J'en ai bien l'impression. Même si je n'ai pas cette télécommande sous la main ! avoue-t-elle d'une voix rauque. Moi, je n'ai que mes doigts... et voilà qu'ils s'agitent à nouveau les fripons...
L'aveu m'électrise à nouveau ! Quel aveu ! Je reste muette, lâchant juste un soupir d'aise. J'imagine le tableau. Je n'ai qu'à regarder celui qui se reflète dans le miroir juste en face de moi : elle aussi, nichons excités, cuisses scandaleusement écartelées et doigts engloutis dans son défilé brûlant. Misu, câline, ajoute :
— Tu sais, j'ai adoré les quelques heures passées avec toi l'autre jour. Vraiment ! Tu m'as manqué depuis tu sais. TerRRRriblement !
Le cœur battant à cent mille tours, complètement enrouée, je réponds dans un souffle :
— Toi aussi, tu m'as manquée ! Tu n'imagines pas à quel point !
La réponse tarde un peu :
— Oh si, justement, je crois que j'en ai une petite idée... Tu as toujours ta télécommande ?
— Non, elle a volé lorsque tu as appelé et elle s'est explosée sur le sol. Mais bon... moi aussi, j'ai des doigts...
— Non, elle a volé lorsque tu as appelé et elle s'est explosée sur le sol. Mais bon... moi aussi, j'ai des doigts...
J'entends Misu prendre une brutale inspiration, elle laisse même échapper un petit gémissement :
— Waouh, cette conversation commence à être torride. Et pas que la conversation en fait... Mais je ne suis pas certaine que mes doigts vont y suffire...
L'invite est trop belle pour la laisser échapper ! Je lui souffle :
— J'en ai dix, là ! Sous la main si je puis dire...
— Tu me les prêterais ? Tu es sûre qu'ils ne craignent pas le chaud ?
— Tu me les prêterais ? Tu es sûre qu'ils ne craignent pas le chaud ?
La voix de Misu n'est plus qu'un souffle précipité. Moi, je suis à l'ouest. Prête à sauter le pas !
— Le chaud ? Holà non ! Mais je ne te les prêterai que dans le cadre d'un échange bi...latéral !
— Oh non, tu vas trop loin ! Monstre, me dire ça alors que je suis au bout du monde... à au moins dix minutes de chez toi ! Je sauterais bien dans ma voiture, mais vu la distance, tu aurais le temps de changer d'avis vingt fois avant que j'arrive ! Tu es un monstre ! Mais je t'adore Pipa chérie !
— Oh non, tu vas trop loin ! Monstre, me dire ça alors que je suis au bout du monde... à au moins dix minutes de chez toi ! Je sauterais bien dans ma voiture, mais vu la distance, tu aurais le temps de changer d'avis vingt fois avant que j'arrive ! Tu es un monstre ! Mais je t'adore Pipa chérie !
Mon cœur s'affole, mes sens me chavirent. Je n'ai plus le choix ! Si en fait, j'ai le choix et ce choix, je l'assume. Entièrement ! Je me jette à l'eau :
— Moi aussi je t'adore Misu ! Tu n'imagines pas à quel point ! Aussi incompréhensible, aussi inédit, aussi inattendu que ce soit pour moi...
Murmurant plutôt que parlant, Misu explique :
— Moi tout autant ma chérie, je te l'assure... mais...
Je l'entends déglutir :
— Ce matin, je suis une petite fleur fragile, effarouchée et impatiente... complètement paralysée, morte de peur et si... formidablement excitée ! J'ai l'impression d'avoir quinze ans...
Ma main gauche s'accroche au velours du canapé comme à une bouée ! J'acquiesce dans un souffle :
— Alors, Misu chérie, nous n'avons pas plus de trente ans à nous deux !
Là, le silence se prolonge, s'éternise. Je suis prodigieusement excitée : ma main droite stationne entre mes cuisses, simplement posée sur mon sexe, immobile, comme un bâillon destiné à endiguer tout débordement, comme si je craignais que ma chattoune ne s'exprime tout à coup et ne clame la puissance de mon désir. La respiration courte, j'attends, j'espère !
— Pipa ?
Je réponds par une profonde respiration seulement ; complètement nouée et angoissée, je suis incapable d'articuler un son. Ardente ! Espérant que...
— Pipa, je crois que je suis tout à fait incapable d'attendre pour te revoir... Je suis prête à sauter dans ma voiture... Tout de suite ! Tu n'as qu'un mot à dire !
Les yeux fermés, je prends une nouvelle profonde respiration qu'elle a dû forcément percevoir. Une fois mes poumons bien remplis, je bloque mon souffle un instant avant d'expulser violemment tout cet air qui m'étourdit. Brisée, délicieusement vaincue, pantelante, je clame :
— VIENS ! Viens tout de suite Misu !
Nouveau silence, respirations précipitées de part et d'autre. Tremblante, j'attends sa réponse.
— Ce ne serait pas raisonnable, tu le sais, finit-elle par murmurer.
Nouveau silence.
— Si je viens, ... tu comprends bien que ce ne SERA PAS RAISONNABLE !
Je tremble mais réponds précipitamment :
— Viens Misu chérie ! Ne tarde pas ! Et sois tout ce que tu veux, tout, SAUF raisonnable ! Surtout PAS... RAISONNABLE !
Je tremble mais réponds précipitamment :
— Viens Misu chérie ! Ne tarde pas ! Et sois tout ce que tu veux, tout, SAUF raisonnable ! Surtout PAS... RAISONNABLE !
Après une interminable seconde de silence, d'angoisse absolue, torture ultime, Misuki me répond enfin :
— Alors prépare-toi ! Ou plutôt, ne change absolument rien, reste exactement comme tu es : nue ! J'arrive !
Et elle raccroche.
Et elle raccroche.
Cette fois, les dés sont jetés !
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