Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Sexpress tendresses — Chapitre 6
Auteur
Sexpress tendresses
Chapitre 6
Pour l’heure, des lippes désormais gloutonnes ont capturé mon téton érigé, expulsant les doigts fureteurs du promontoire. Tour à tour, la langue tournicote sur le menhir dressé, la bouche gobe mon petit nichon tout entier, le suce, l’aspire, avec douceur, avec force, avec fougue alors que les doigts, désœuvrés mais ne voulant pas demeurer inactifs, s’emparent de l’autre jumeau, le maltraitent joyeusement. C’est tempête sur mes monts blancs. Mais j’aime cette débauche de léchouilles et caresses, je suis si heureuse d’offrir mes brugnons à la bouche et aux paluches expertes de mon insatiable exploratrice.
Monstre qu’elle est, Misu tout à coup se calme, temporise, s’attarde encore et toujours sur mes seins, y musarde à nouveau tranquillement. Sa langue dépose sur ma peau hérissée des traînées mouillées qui sont autant de sentes incendiaires attisant encore et toujours le feu grégeois qui napalmise ma chatte. Comme elle se redresse pour se hisser à ma bouche et me voler mon souffle, les tétons incroyablement dressés de ses seins quasi plats viennent caramboler les miens. Je n’ai plus de mots pour décrire les sensations provoquées par ses touchettes de nos sensibles extrémités. J’ai l’impression d’être une boule de nerfs qui pourrait exploser à chaque instant.
— Tu me fais mourir Misu, donne-moi tes seins que je croque leurs noisettes !
— Patience ma chérie, patience !
— Patience ma chérie, patience !
Je la maudis ma mi-niponne qui me refuse l’accès à ces tétons prodigieux ! J’ai tellement envie d’eux ! Envie de les capturer, de les lécher, de me les approprier. Je t’en supplie Misu chérie, ne me fais pas languir davantage !
Bonne fille, mon amante a compris l’exaspération presque douloureuse de mon corps et pour me détourner de mes attentes, ses mains prennent la route vers d’autres découvertes. Enfin ! Je crains cependant que le chemin ne soit encore long jusqu’au terminus. La garce promène ses phalanges légères sur mon corps, s’ingéniant à cartographier patiemment mon ventre plat, agaçant mon nombril, courant sur mes flancs, dessinant la courbe de mes hanches alors que sa bouche, féroce gourmande, m’asphyxie divinement, vole mon souffle et m’oxygène du sien.
La traîtresse finit tout de même par riper vers le bas et, par la même, abandonne mes nichons où mes propres mains ne peuvent faire autrement que reproduire au plus vite les caresses qui les ont tendus au ciel. Je malaxe presque durement mes pauvres mandarines, je branle vicieusement mes tétins sensibilisés, les incendie voluptueusement. Mon Dieu, quel spectacle dois-je offrir à cet instant, dos arqué, tête enfoncée dans le matelas, hanches tendues vers les doigts qui enfin s’aventurent dans ma combe submergée de miellat. Je suis chenille ondulante sous les baisers mouillés d’une irrésistible sirène qui ne tardera plus, j’espère, à franchir l’ultime frontière.
Misu entreprend d’abaisser l’élastique de mon slip. Découvrant la lisière de mon ticket de métro châtain, elle exulte :
— Hé ben voilà : elle est brune en fait la pseudo-rousse ! Je m’disais aussi ! Ton teint mat, ton corps magnifiquement bronzé ! Tu es bien plus méditerranéenne que rousse à peau blanche et tavelée de taches de rousseur ! Ton slip tout mouillé cachait donc la preuve irréfutable que tu es une vraie brune !
L’affaire s’emballe tout à coup : crochant l’élastique sur mes hanches, Misu abaisse brusquement ma culotte effectivement trempée ; je l’aide, de bonne grâce et grande hâte, en soulevant mon bassin. Mon slip glisse sous mes fesses, sur mes cuisses, mes mollets et je bats des jambes pour m’en débarrasser. Il vole au pied du lit.
La coquine jubile. Mais est-ce vraiment la découverte de mon mini buisson châtain qui l’enthousiasme à ce point ou plutôt l’accessibilité désormais pleine et entière à ma fente qui lui est toute offerte ?
Redressée, à califourchon sur ma cuisse droite, je sens l’humidité de sa moule embrasée fortement ventousée à ma cuisse. La coquine promène deux doigts, index et majeur écartés sur les berges dodues de mon abricot emperlé de mouille. J’ai toujours adoré ces caresses sur mes grandes lèvres renflées, une zone que mes amants ont pour la plupart toujours négligée, trop pressés qu’ils étaient de plonger dans ma ravine ennoyée. Misu, femme, connaît-elle les pétillements délicieux que provoquent ces caresses, et le V de sa victoire de ses deux doigts écartés monte et descend sur les contreforts largement détrempés de mon sexe brûlant.
Moi, je lorgne ces doigts qui effleurent doucement mes grandes lèvres à peine entrebâillées sans avoir du tout l’urgence de les écarter plus qu’elles ne sont déjà. Dans le même temps, je découvre aussi la feuillée de brindilles noires et fines qui couvrent son mont de Vénus. Joli tableau, toute en finesse et délicatesse.
Joyeuse partenaire, Misu, légèrement décollée de ma cuisse, reproduit sur sa propre chatte parfaitement glabre les promenades légères qu’elle dessine sur la mienne. Trop excitant comme vision ! Je deviens folle, j’aimerais engluer mes doigts dans la moiteur de sa boutique ventousée à ma cuisse mais dans ma position, mon bras n’est pas assez long. « Go.Go.Gadget au bras » ! Zut, ça ne marche pas ! Mais, cher Inspecteur, ton sempiternel « Ça va être la joie ouh ouh » ne va pas tarder à devenir vrai, lui !
Je suis si proche de la rupture : c’est sûr, au moindre frôlement sur mon bouton, je pars direct au ciel.
Misu se garde bien de réveiller mon clito, elle n’a pas besoin d’en passer par là : quand je la vois plonger deux doigts, profond, entre ses cuisses, je composte mon billet pour le voyage intersidéral !
D’autant que, dans le même temps, deux canailles viennent aussi d’investir mon vestibule, s’enfoncent résolument en moi, fouillent et farfouillent vigoureusement mon tunnel incandescent. Je sens les parois de mon vagin qui convulsent sur ses impertinents explorateurs. Mes abysses ne m’appartiennent plus, ma matrice est léguée à ses doigts, pleinement offerte.
C’est moi-même qui alors brutalise mon bouton hyper sensibilisé, détonateur imparable. Catapultée dans un cyclone, je fuse vers les cieux, charroyée en tous sens dans le wagon lumineux d’un transe-salope-sexpress démentiel ! Je m’atomise dans l’éther scintillant du septième ciel, tremblant, pleurant, riant. Criant, criant sans retenue aucune, à plein poumons !
Heu-reuse ! Tellement heureuse !
Dans les parcelles de conscience qui me restent, je comprends que je vis là un des plus stupéfiants orgasmes de ma vie, sublimé sans doute par le piment de l’interdit. Je profite, totalement enivrée, du fabuleux charivari de l’orgasme, des millions de bulles piquantes qui pschittent sous ma peau, des milliards de sensations indicibles qui extasient mon corps...
Au cœur même du séisme, je suis fière, glorieusement, orgueilleusement fière d’être bi désormais ! Eh oui m’sieurs-dames, ne vous en déplaise, me voilà bisexuelle ! Sans complexe, sans regret ni le plus petit remord ! Sans la moindre honte ! Bien au contraire, prête à hisser bien haut le drapeau arc-en-ciel !
Oh bien sûr, je ne sais évidemment pas ce qui s’en suivra de cette folie mais mes coprocesseurs s’affolent, ça mouline dur dans mon cerveau et déjà, je rêve de pouvoir accueillir à mon tour une colocataire dans ma maison. Genre... métisse eurasienne, grande, aux cheveux d’ébène, une belle aux yeux noirs.
Et p’tits nichons bien entendu !
Je suis encore dans le marasme exquis quand, rouvrant les yeux, je découvre ma complice statufiée, hallucinée, bouche en O majuscule, deux doigts toujours plantés dans son berlingot. En apnée totale ! Parfaitement immobile. Seule sa tête bascule d’un côté ou l’autre de façon erratique.
Tout à coup, la statue reprend vie, Misu avale une longue goulée d’air. Aussitôt, une vague scélérate la submerge. Elle tremble, vacille et crie à son tour ! Elle jouit, somptueusement, magnifiquement, transfigurée par le plaisir, éclairée par le bonheur, elle jouit. Agitée de soubresauts, elle rit comme moi quelques secondes plus tôt et je suis bouleversée de lui voir couler de grosses larmes sur les joues, gouttes de joie et bonheur qui dégringolent sur son torse ou vont finir leur course sur mon sexe et ma cuisse. C’est beau, tellement beau de contempler son plaisir volcanique, explosif, transcendant !
Je suis divinement comblée par son bonheur.
Quand le séisme se calme, ma poupée japonaise, sans force désormais, s’abat, presque brutalement sur moi. J’embrasse ses joues baignées de larmes, lui laisse encore un instant de répit avant de capturer ses lèvres, doucement. Pas un baiser fougueux, dévastateur, non, un bécot tendre, apaisant, et surtout reconnaissant. Nous savourons la plénitude qui est la nôtre, cette complicité intime qui diffuse une douce chaleur en nous.
— Pipa, je...
Je la bâillonne, je ne suis pas totalement certaine de savoir ce qu’elle avait l’intention de dire, mais si ce sont les mêmes mots que ceux qui me brûlent les lèvres, alors elle doit se taire : c’est trop tôt ! Beaucoup trop tôt ! Précipité. Insensé ! Surtout qu’à cet instant, mon désir exacerbé par mon impatience frustrée de n’avoir pu goûter à ses trésors intimes voudrait que je la jette dans des turpitudes échevelées. J’ai désespérément faim de sa peau, de ses seins croquignolets et je veux boire à sa fontaine, m’extasier de la nacre de son coquillage, explorer sa grotte aux mille sensations.
Je vais la renverser sur le dos quand ...
... quand retentissent une série de coups de sonnette impérieux.
— Merde ! Je n’attends personne !
Le temps de réaliser la situation et je souffle :
— Euh... Misu, file à l’étage, la première chambre à droite et dans la salle de bain, fais couler l’eau de la douche ! Je te tiens au courant.
J’attrape mon long peignoir rouge en éponge et file vers l’entrée. Misu a ramassé sa saharienne et son sac avant de monter. Ouf !
Coup d’œil dans le judas : MES PARENTS !
Mais NOOON ! Mes parents ! Mais qu’est-ce qu’ils font là ? Ils sont revenus du Pays Basque ?
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