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Couverture de Vacances au camping, par Alian Morgenstern 1
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Inspiré du réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Vacances au camping — Chapitre 6

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90

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Alian Morgenstern 1
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Vacances au camping

Chapitre 6

L’apéro dinatoire proposé par Manon avait véritablement été titanesque.
En une heure à peine, elle avait préparé – avec l’aide enthousiaste de Mathéo qui l’avait, d’après ce qu’avait dit ma collègue, plus ralenti qu’autre chose à cause de sa libido – différentes sortes de charcuteries et de fromages, des toasts au beurre salé et à la truite, des nachos avec du guacamole, des gressins avec du houmous et du tzatziki, des tomates olive et plusieurs sortes de légumes crus, des olives, différents autres toasts chauds ou froids. En bref, un repas pour un régiment alors que nous étions quatre.
Après notre douche presque commune, nous avions tous besoin de reprendre des forces et particulièrement Léa.
La pauvre jeune femme, comme je l’avais prévu, avait les jambes coupées. J’avais dû la soutenir par la taille pour qu’elle puisse rejoindre le logement que je partageais avec Manon.
Fort heureusement, celui-ci n’était pas loin des douches communes et nous n’avions croisé sur notre route qu’un des animateurs du camping qui sortait du local piscine et qui avait donc tout entendu et tout compris. Il n’avait donc pas posé de questions sur la démarche de Léa et nous avait dépassés en levant un pouce complice à mon attention que la jeune femme n’avait, fort heureusement, pas vu.
La soirée s’était admirablement bien passée et j’avais appris à mieux connaître Mathéo. Effectivement, c’était un jeune de cité qui cherchait à s’en sortir. Il avait décroché une petite bourse d’études pour aller en BUT Génie chimique à l’IUT Paul Sabatier à Toulouse, IUT que j’avais moi-même fréquenté un peu plus d’une décennie plus tôt. J’espérais juste que son caractère emporté ne lui jouerait pas de tours.
Nous avions écourté la soirée, Léa n’ayant pas l’énergie nécessaire pour un jeu long – et ayant également un peu mal à son joli popotin.
Mathéo avait proposé de la raccompagner chez elle pour ne pas éveiller les soupçons de sa famille s’ils n’étaient pas couchés. Il valait mieux un ami de son frère qui la ramène, car, à sa démarche, on aurait pu croire qu'elle avait bu.
Je m’étais d’ailleurs fait vertement tancer par Manon ce soir-là pour avoir, selon son expression, « détruit le petit cul de cette pauvre Léa ». J’avais répliqué, avec un léger sourire, qu’elle était seulement jalouse parce que Mathéo ne lui avait pas encore fait la même chose. Ça m’avait valu un torchon mouillé et un oreiller dans la figure avant que nous nous disions bonsoir.
J’avais trouvé son baiser de bonne nuit extrêmement proche de ma bouche, mais je n’avais fait aucun commentaire et je m’étais endormi aussitôt allongé dans mon lit, un peu plus fatigué que ce que j’avais estimé.
Pris par les vacances, nous n’avions pas revu nos jeunes amants pendant plusieurs jours. Nous échangions quelques messages et je savais que Léa s’était bien remise de mon pilonnage de son anus. Elle m’avait même annoncé être prête à recommencer mais avec moins d’intensité de ce côté.
Manon, de son côté, avait fait part à Mathéo de son souhait de se faire titiller la rondelle et le jeune homme avait été proche de débarquer un soir en pleine nuit pour ça. Ma collègue avait dû lui dire qu’elle était trop fatiguée ce soir-là, bien qu’elle soit chaude comme la braise, parce qu’elle ne voulait pas que je sois dérangé par ses couinements.
Un midi, alors que nous rentrions du marché à vélo, Manon reçut un message de Mathéo qui lui proposait de passer la soirée avec lui. Ses parents souhaitaient aller manger au snack du camping et voir le cinéma en plein air du camping, mais lui ne voulait pas.
—Ça te dérange ? me demanda-t-elle.
—Pas du tout, répondis-je. Je vais demander à Léa si elle veut faire quelque chose.
La réponse à mon SMS fut rapide. Ses parents allaient aussi voir le cinéma de plein air et elle avait prétexté une soirée pour être tranquille. Mais comme c’était moi, elle acceptait de reporter sa soirée de tranquillité.
Pendant que Manon préparait notre en-cas du midi, je dénichais un petit restaurant en bord de mer assez sympa et lui donnais rendez-vous pour dix-neuf heures trente avec son vélo. Je ne savais pas si Manon aurait besoin de la voiture mais dans le doute, je la lui laissais.
Nous passâmes l’après-midi à dormir et à nager dans la piscine du camping. Nos deux amants n’étaient pas là, probablement avec leurs amis.
Le soir venu, j’enfilais un pantalon en lin, une chemise que j’avais toujours dans la voiture et me fis beau pour la jeune femme. Je me doutais bien que Manon allait se moquer de moi, mais je faillis faire de même en la voyant sortir de la salle de bain.
Elle était magnifique. Une belle robe bleue qui lui serrait la taille et mettait ses seins et ses hanches en valeur. Elle était assez courte et on voyait la quasi-totalité de ses cuisses mais elle n’était pas moulante ou provoquante. Elle s’était légèrement maquillée et elle avait travaillé sa coiffure qui était juste négligée comme il fallait. Elle était encore plus belle comme ça. En bref, mon pénis enfla dans mon boxer et mon bas-ventre fit une embardée.
—Deux étudiants à leur premier rencard, se moqua-t-elle. Mais j’avoue que tu es très mignon ce soir. Léa a de la chance.
—Je peux en dire autant de Mathéo. Tu es superbe. C’est dommage pour la robe.
—Pourquoi ? demanda-t-elle soudain inquiète. Ça ne va pas ?
—Au contraire, répondis-je en riant. Mais il va la réduire en confettis quand il va te sauter dessus.
Manon éclata de rire.
—C’est bien dans mes projets, dit-elle avec un regard particulièrement brûlant.
—Ah, c’est donc ce soir qu’il va te casser tes petites pattes arrière ? demandais-je en reprenant la fameuse réplique de La Vérité si je mens.
—Ça aussi c’est dans mes projets. Je vais bien voir jusqu’où je peux l’amener. Mais je suis sûre qu’il va s’endormir d’épuisement avant la fin de ce que je lui ai préparé.
J’éclatai également de rire. Ça alors, quelle salope était donc devenue ma collègue ?
Elle me tendit l’une des clés du mobil-home et enfourcha son propre vélo, ses fines jambes quasi complètement dévoilées.
—Ne m’attends pas ce soir.
—Tu ne vas pas rentrer ? demandais-je, intrigué.
Elle haussa les épaules.
—Qui sait ? Je n’arriverais peut-être pas à marcher jusqu’ici.
Et sur un dernier éclat de rire, elle mit les voiles.
J’enfourchais mon propre vélo et arrivais quelques instants après à l’entrée du camping. J’eus juste le temps de voir Mathéo et Manon passer le portail et tourner à gauche sur la piste cyclable. Léa et moi devions prendre à droite. Nous ne nous entendrions pas jouir ce soir.
La jeune femme me rejoignit une minute plus tard, parfaitement ponctuelle.
Et mon bas-ventre fit une nouvelle embardée mais là, je bandais franchement.
La jeune femme s’était maquillée sans outrance et avait mis un rouge à lèvres discret. Elle avait enfilé une jupe verte plissée assez courte, un débardeur blanc qui laissait voir le creux entre ses deux jolis petits seins et un petit pull court noir noué sur le devant qui lui permettait de couvrir ses bras et sa poitrine tout en laissant voir le reste du débardeur.
—Tu es…superbe, eus-je du mal à articuler.
Son sourire me fit fondre.
—Pas autant que toi, Nathan. J’ai déjà envie de toi alors que tu es devant mes yeux depuis dix secondes.
—Attendons au moins d’avoir mangé avant de faire quoi que ce soit.
Je remarquais qu’elle avait pris un petit sac d’où dépassait un morceau de serviette.
—Tu prévois un bain nocturne ? demandais-je.
—Oui, j’ai mis mon maillot en dessous, ne t’en déplaise. Mais je remarque que tu as prévu aussi.
Effectivement, j’avais pris mon maillot et ma serviette dans mon sac à dos.
Nous partîmes vers le village et après une vingtaine de minutes de vélo, nous arrivâmes en bord de mer, devant un joli petit restaurant, nommé fort à propos « Les Amoureux de l’Océan ».
Comme à un premier rendez-vous, nous prîmes soin de ne pas prendre un plat qui indisposerait l’autre quand nous nous embrasserions. La jeune femme prit donc un bar grillé tandis que je dégustais une dorade à l’espagnole. Je ne savais pas si Léa prendrait du vin mais elle confirma en tendant son verre.
—Je suis plutôt moelleux, mais le blanc sec me convient très bien aussi.
Notre dessert glacé nous rafraîchit provisoirement mais la jeune femme émit rapidement l’envie d’un bain nocturne. La nuit commençait à tomber et la plage qu’elle avait repérée était en retrait des restaurants. Nous ne serions donc pas dérangés.
Et de fait, quand nous arrivâmes sur la plage, à un petit kilomètre du restaurant, celle-ci était déserte. Deux ensembles de rochers permettaient de ne pas subir le courant de la Côte Sauvage et nous pourrions profiter de la marée descendante pour éloigner le plus possible nos serviettes de la route.
Nous dépliâmes nos serviettes et nous assîmes pour regarder le coucher de soleil. Le sable était encore chaud de la journée et l’astre du jour enflammait encore un peu l’horizon. Derrière nous, les ombres s’étiraient et, sitôt que le soleil disparut dans un dernier éclair fugace, les derniers promeneurs se hâtèrent de rentrer chez eux, histoire de reprendre l’apéro ou leur dîner.
Nous étions donc enfin seuls.
Dès que nous n’entendîmes plus que le bruit du ressac, Léa se leva et commença à se déshabiller. Elle ne garda plus qu’un fin bikini vert pomme très échancré qui laissait apparaître une bonne partie de ses fesses et un haut minimaliste qui masquait joliment ses seins tout en laissant imaginer ce que j’allais trouver dessous.
Aussi, restais-je nu, prétextant que mon érection ne me permettait pas d’enfiler mon maillot sans avoir mal à l’entrejambe. Autant dire que la jeune femme me rejoignit dans ma nudité et, ayant fait sauter l’ensemble vert, me prit la main et m’entraîna à sa suite dans l’océan, ne voulant pas être surprise nue.
Tel Ulysse, je me surpris à vouloir entendre le chant de cette magnifique sirène.
Nous entrâmes dans l’eau et Léa enlaça ma nuque pour m’embrasser copieusement. Je réagis à ses baisers en forçant sa bouche avec ma langue pour lui rouler un patin d’anthologie. Mais ce qui devait être un échauffement tourna bientôt au marathon buccal et ce n’est qu’après de longues minutes que nous nous séparâmes enfin.
J’avais le souffle court et la jeune femme avait les joues rougies par l’excitation.
Je jetais un coup d’œil vers la plage et au-delà pour confirmer qu’il n’y avait personne. Les lumières de la promenade n’éclairaient pas la plage et la lune était absente, nous laissant voir la Voie Lactée. Nos serviettes étaient, comme nous, dans l’obscurité. Je m’approchais donc de nouveau de la jeune femme pour l’embrasser, sans aucune crainte d’être surpris.
Cette fois-ci, mes mains ne restèrent pas inactives et je caressais son corps tandis que je l’embrassais sur la bouche, les yeux, puis descendais sur le cou, les épaules, mordillais ses tétons qui pointaient durement. La jeune femme commença un concert ininterrompu de gémissements.
Ma main droite glissa plus bas et effleura son intimité. Léa avait depuis longtemps passé le cap de se crisper lors de mes intrusions. Au contraire, elle écarta les cuisses par réflexe et j’insérais un puis rapidement deux doigts dans son vagin parfaitement lubrifié.
La jeune femme poussa un soupir et se colla complètement à moi, posant sa tête sur mon épaule, la courbe de ses seins plaquée sur mes pectoraux.
—J’adore vraiment ce que tu me fais, Nathan. Je n’ai pas connu beaucoup de mecs mais aucun qui me faisait jouir comme toi.
—L’expérience, dis-je en riant. Et le fait que j’ai toujours mis le plaisir de mes partenaires avant le mien. J’aime quand ma partenaire jouit. Je pense même que c’est ce que je préfère dans le sexe. Le plaisir de l’autre déclenche mes propres orgasmes.
—Alors fais-moi jouir, miaula-t-elle alors que mes doigts recourbés massaient son point G. Encore et encore.
Et sur un dernier geste de ma part, Léa couina son orgasme dans mon épaule.
Je lui laissais à peine le temps de se remettre, la soulevais légèrement et empalai sèchement sa chatte étroite sur mon membre pleinement déployé.
Un cri de surprise et de plaisir, suivi par deux autres, et son vagin se contractant sur mon pénis, me firent comprendre qu’elle avait eu un deuxième orgasme simplement parce que je l’avais pénétrée fortement.
—Oh…mon…dieu, hoqueta-t-elle.
—Appelle-moi simplement Nathan, répondis-je en souriant.
Pour toute réponse, elle poussa un soupir de contentement quand je commençais mes va-et-vient en elle.
Nous étions dans l’eau et collés l’un à l’autre, aucun bruit en dehors des couinements de la jeune femme ne laissait présager que nous avions un rapport sexuel. Le bruit du ressac couvrait d’ailleurs certainement ses gémissements.
Mais un coït dans l’eau n’est pas vraiment une chose agréable, aussi, nous nous retirâmes vite sur nos serviettes. La fraîcheur de l’air surprit Léa qui eut un frisson mais elle s’allongea sur le dos, la serviette chauffée par le sable, et aussitôt que je m’insérais en elle, la jeune femme ne se plaignit plus du froid.
Des mouettes tournaient autour et quelques-unes s’étaient posées de l’autre côté des rochers et piaulaient énormément.
Soudain, Léa posa une main sur mon torse et me repoussa légèrement.
—Attends Nathan, j’entends du bruit.
—Ce sont ces satanés piafs, dis-je, un peu choqué qu’elle m’ait arrêté pour ça.
Je la vis secouer la tête dans l’obscurité.
—Non, elles devraient toutes piauler en même temps. Là, on dirait qu’il n’y en a qu’une mais c’est trop fort. Je…je pense qu’il y a un autre couple qui baise de l’autre côté des rochers.
Elle me repoussa complètement et mon pénis sortit d’elle avec un léger bruit de succion.
J’aidais la jeune femme à se relever et nous allâmes, nus, main dans la main, observer ce concert de cris.
Nous grimpâmes sur les quelques rangées de rochers, masqués par la nuit et nous jetâmes un coup d’œil de l’autre côté des rochers. Léa avait vu juste.
Un couple était en train de baiser en levrette, l’homme derrière envoyant de rapides et violents coups de bassin qui claquaient fortement contre les fesses de sa partenaire, la faisant piauler comme une mouette, d’où ma confusion.
L’homme accéléra la cadence et soudain, la femme fut secouée par un orgasme dévastateur qui la fit s’effondrer dans le sable, son partenaire toujours fiché en elle qui grognait son plaisir et devait se déverser dans ses entrailles.
Le petit cri de Léa me surprit. Avait-elle joui sans se toucher, uniquement excitée par la baise intense que nous avions eue sous les yeux ?
—Euh, Nathan ?
Je me tournais vers la jeune femme.
—Je crois que c’est Mathéo et Manon.
La mâchoire m’en tomba.
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Chapitre 7 · Le mobil-home
Au bord de la Côte Sauvage, la nuit tombe sur une plage presque déserte. Nathan et Léa pensaient avoir la baie pour eux, mais des bruits et des silhouettes venues des rochers viennent bousculer la soirée. Entre rires, piques et regards complices, la nuit prend une tournure inattendue. Reste à savoir ce que chacun est prêt à laisser advenir avant que l'obscurité ne referme ses bras sur la plage.
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