Inspiré du réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Magali, la jolie tarnaise — Chapitre 53 · Le port du string
Auteur
Magali, la jolie tarnaise
Chapitre 53 · Le port du string
La journée avance. Les heures passent sans que je les compte vraiment. Serge revient une fois, en fin d’après-midi, pour parler de la réunion. Il ne s’attarde pas. Il pose deux questions, hoche la tête, et repart. La porte se referme derrière lui. Le bureau redevient silencieux. Je reste seul.
Je ne me lève pas tout de suite. Je traîne. Je relis un mail déjà envoyé. Je regarde par la fenêtre. Dehors, la lumière baisse. À l’intérieur, rien n’a changé, et pourtant tout est différent. Chaque fois que je bouge sur la chaise, la ficelle se rappelle. Elle est toujours là, fine, constante, pressée contre l’anus par le jean. La dentelle aussi. Elle frotte doucement, prise entre la peau et la toile. Et maintenant, avec le silence, avec l’absence de Serge, quelque chose d’autre monte. Une euphorie légère. Pas bruyante. Pas explosive. Juste là. Le fait de porter ça. Ce petit morceau de dentelle féminine. Sous le jean. Toute la journée. Et de l’assumer. Presque.
Je commence à sentir comment ça s’est mis en place. Chaque contact envoie un signal. La peau le capte, les nerfs le remontent. Et dans le cerveau, ce signal ne reste pas isolé. Il rencontre la trace d’hier soir. L’intensité. Le lâcher-prise. Le plaisir qui avait traversé toutes les fibres. Ces moments ont laissé une empreinte forte. Maintenant, la ficelle, la dentelle, deviennent des déclencheurs. Ils réactivent un peu de cette chimie. Une petite libération. Assez pour que l’excitation reste diffuse. Assez pour que, dans le silence du bureau, une forme d’euphorie s’installe. Le cerveau a associé. Il a lié le port de ce string au souvenir du plaisir immense, à la sensation d’avoir été traversé, à l’acceptation. Et maintenant, seul, sans personne pour me regarder, il répond plus librement. La récompense arrive plus clairement. Une chaleur douce dans le ventre. Une légèreté dans la poitrine. Le fait de savoir que je le porte. Que je continue de le porter. Que personne ne le sait, et que ça me suffit.
Je me lève enfin. Je range deux dossiers. Le mouvement fait glisser la ficelle d’un rien. Le signal repart. Et l’euphorie aussi. Elle n’est pas sexuelle au point de me troubler. Elle est plus vaste. Plus calme. Comme si porter cette culotte féminine, toute la journée, avait commencé à modifier quelque chose. Pas seulement le corps. Les circuits. La façon dont le plaisir se prépare, se maintient, se rappelle. Je ferme l’ordinateur. Je reste encore un moment debout dans le bureau vide. La ficelle est là. La dentelle est là. Et moi, je sens cette euphorie discrète m’accompagner. Nouvelle. Étrange. Et déjà presque familière.
Il fait presque nuit. La lumière du bureau a baissé. Je suis encore là, debout près de la fenêtre, quand le téléphone vibre sur le bureau. Je le prends. C’est un SMS de Magali.
« Coucou ma p’tite salope, j’ai été faire quelques courses à Castres, je serai chez toi d’ici une bonne demi-heure, j’espère que tu as fait ce que je te demandais. »
Rien d’autre. Pas de suite. Pas d’explication.
Je relis. « Coucou ma p’tite salope. » Le mot ne me choque même pas. Il glisse. Il ne pique pas. Ce qui reste, ce qui s’accroche, c’est le « ma ». Ma. Comme si elle me revendiquait. Comme si j’étais à elle. Pas seulement pour la nuit. Pas seulement dans le jeu. À elle.
Le bonheur m’étreint d’un coup. Doux. Large. Il part de la poitrine et s’étale. Je suis encore dans le bureau, le jean fermé sur la dentelle, la ficelle toujours là contre moi, et ce simple mot me prouve que je suis aussi à elle. Que ce que j’ai accepté ce matin, ce que j’ai porté toute la journée, ce que j’ai senti se conditionner en moi, elle le sait. Elle le prend. Elle le nomme. « Ma ».
Je reste immobile, le téléphone dans la main. Dehors, la nuit tombe vraiment. Dans une demi-heure, elle sera là. Et moi, je suis déjà à elle. Le string sous le jean. Le « ma » dans le message. L’euphorie discrète de la journée qui se transforme en quelque chose de plus plein. De plus calme. De plus certain. Je range le téléphone. Je ne réponds pas tout de suite. Je n’en ai pas besoin. Le bonheur est là. Il m’étreint. Et il me suffit.
Je ne me lève pas tout de suite. Je traîne. Je relis un mail déjà envoyé. Je regarde par la fenêtre. Dehors, la lumière baisse. À l’intérieur, rien n’a changé, et pourtant tout est différent. Chaque fois que je bouge sur la chaise, la ficelle se rappelle. Elle est toujours là, fine, constante, pressée contre l’anus par le jean. La dentelle aussi. Elle frotte doucement, prise entre la peau et la toile. Et maintenant, avec le silence, avec l’absence de Serge, quelque chose d’autre monte. Une euphorie légère. Pas bruyante. Pas explosive. Juste là. Le fait de porter ça. Ce petit morceau de dentelle féminine. Sous le jean. Toute la journée. Et de l’assumer. Presque.
Je commence à sentir comment ça s’est mis en place. Chaque contact envoie un signal. La peau le capte, les nerfs le remontent. Et dans le cerveau, ce signal ne reste pas isolé. Il rencontre la trace d’hier soir. L’intensité. Le lâcher-prise. Le plaisir qui avait traversé toutes les fibres. Ces moments ont laissé une empreinte forte. Maintenant, la ficelle, la dentelle, deviennent des déclencheurs. Ils réactivent un peu de cette chimie. Une petite libération. Assez pour que l’excitation reste diffuse. Assez pour que, dans le silence du bureau, une forme d’euphorie s’installe. Le cerveau a associé. Il a lié le port de ce string au souvenir du plaisir immense, à la sensation d’avoir été traversé, à l’acceptation. Et maintenant, seul, sans personne pour me regarder, il répond plus librement. La récompense arrive plus clairement. Une chaleur douce dans le ventre. Une légèreté dans la poitrine. Le fait de savoir que je le porte. Que je continue de le porter. Que personne ne le sait, et que ça me suffit.
Je me lève enfin. Je range deux dossiers. Le mouvement fait glisser la ficelle d’un rien. Le signal repart. Et l’euphorie aussi. Elle n’est pas sexuelle au point de me troubler. Elle est plus vaste. Plus calme. Comme si porter cette culotte féminine, toute la journée, avait commencé à modifier quelque chose. Pas seulement le corps. Les circuits. La façon dont le plaisir se prépare, se maintient, se rappelle. Je ferme l’ordinateur. Je reste encore un moment debout dans le bureau vide. La ficelle est là. La dentelle est là. Et moi, je sens cette euphorie discrète m’accompagner. Nouvelle. Étrange. Et déjà presque familière.
Il fait presque nuit. La lumière du bureau a baissé. Je suis encore là, debout près de la fenêtre, quand le téléphone vibre sur le bureau. Je le prends. C’est un SMS de Magali.
« Coucou ma p’tite salope, j’ai été faire quelques courses à Castres, je serai chez toi d’ici une bonne demi-heure, j’espère que tu as fait ce que je te demandais. »
Rien d’autre. Pas de suite. Pas d’explication.
Je relis. « Coucou ma p’tite salope. » Le mot ne me choque même pas. Il glisse. Il ne pique pas. Ce qui reste, ce qui s’accroche, c’est le « ma ». Ma. Comme si elle me revendiquait. Comme si j’étais à elle. Pas seulement pour la nuit. Pas seulement dans le jeu. À elle.
Le bonheur m’étreint d’un coup. Doux. Large. Il part de la poitrine et s’étale. Je suis encore dans le bureau, le jean fermé sur la dentelle, la ficelle toujours là contre moi, et ce simple mot me prouve que je suis aussi à elle. Que ce que j’ai accepté ce matin, ce que j’ai porté toute la journée, ce que j’ai senti se conditionner en moi, elle le sait. Elle le prend. Elle le nomme. « Ma ».
Je reste immobile, le téléphone dans la main. Dehors, la nuit tombe vraiment. Dans une demi-heure, elle sera là. Et moi, je suis déjà à elle. Le string sous le jean. Le « ma » dans le message. L’euphorie discrète de la journée qui se transforme en quelque chose de plus plein. De plus calme. De plus certain. Je range le téléphone. Je ne réponds pas tout de suite. Je n’en ai pas besoin. Le bonheur est là. Il m’étreint. Et il me suffit.
Elle arrive enfin. Un petit coup sur la porte. Ses pas dans le couloir. J’ouvre. Elle a un sac de voyage à la main et un sac en papier kraft. Elle pose tout par terre d’un geste, et me saute au cou. Joyeuse. Vraiment joyeuse. Ses bras autour de moi, son corps contre le mien. Elle m’embrasse à pleine bouche. Je lui rends son baiser. Heureux. Heureux que la peur de la perdre ait disparu. Heureux qu’elle soit là, ce soir, dans l’entrée, contre moi.
Elle ne s’écarte pas tout de suite. Sa main descend. Elle la plaque sur mon pubis, les doigts entre mes jambes, par-dessus le jean. Comme le ferait un mec qui désire sa nana. Le contact est direct. Appuyé. Je sens la dentelle en dessous, la ficelle, tout ce que j’ai porté toute la journée. Et elle le sent aussi.
— Alors, ma p’tite salope, tu l’as porté toute la journée.
Sa voix est basse, amusée. Je perds un peu mes moyens. Les mots ne viennent pas tout de suite. Elle le voit. Elle le ressent. Sa main ne bouge pas. Elle reste là, entre mes jambes, à presser légèrement.
— Je sens que ton clito a l’air d’aimer être en contact avec de la dentelle.
Le mot me traverse. Clito. Elle le dit simplement. Et moi, sous sa main, sous le jean, avec la dentelle toujours là, je sens que quelque chose répond. Pas violemment. Pas avec la force d’hier soir. Mais clairement. Une chaleur qui monte. Une sensibilité qui se réveille. Je reste contre elle, dans l’entrée, son sac par terre, sa bouche encore proche de la mienne, et je ne cherche pas à me dégager. Je la laisse sentir. Je la laisse dire. Et je sens, très nettement, que le bonheur de tout à l’heure, celui du « ma », est toujours là. Plus présent encore, maintenant qu’elle est contre moi. Maintenant que sa main est là. Maintenant qu’elle sait.
Elle ne s’écarte pas tout de suite. Sa main descend. Elle la plaque sur mon pubis, les doigts entre mes jambes, par-dessus le jean. Comme le ferait un mec qui désire sa nana. Le contact est direct. Appuyé. Je sens la dentelle en dessous, la ficelle, tout ce que j’ai porté toute la journée. Et elle le sent aussi.
— Alors, ma p’tite salope, tu l’as porté toute la journée.
Sa voix est basse, amusée. Je perds un peu mes moyens. Les mots ne viennent pas tout de suite. Elle le voit. Elle le ressent. Sa main ne bouge pas. Elle reste là, entre mes jambes, à presser légèrement.
— Je sens que ton clito a l’air d’aimer être en contact avec de la dentelle.
Le mot me traverse. Clito. Elle le dit simplement. Et moi, sous sa main, sous le jean, avec la dentelle toujours là, je sens que quelque chose répond. Pas violemment. Pas avec la force d’hier soir. Mais clairement. Une chaleur qui monte. Une sensibilité qui se réveille. Je reste contre elle, dans l’entrée, son sac par terre, sa bouche encore proche de la mienne, et je ne cherche pas à me dégager. Je la laisse sentir. Je la laisse dire. Et je sens, très nettement, que le bonheur de tout à l’heure, celui du « ma », est toujours là. Plus présent encore, maintenant qu’elle est contre moi. Maintenant que sa main est là. Maintenant qu’elle sait.
Elle me prend par la main. Elle m’entraîne dans la salle de bain. La lumière est allumée. Elle referme la porte derrière nous.
— Déshabille-toi.
Je ne réfléchis pas. J’exécute. Le jean tombe. Le tee-shirt. La chemise. Je me retrouve nu, avec pour seul vêtement le string. Il cache mon sexe, à peine. La dentelle est encore humide par endroits. Je le sens contre moi.
Comme je l’ai fait avec elle, autrefois, elle me prend par la main et me fait tourner devant elle. Lentement. Elle me regarde. De face. De profil. De dos. La ficelle est visible. Elle suit la raie. Elle ne dit rien pendant un moment. Puis :
— Tu es toute jolie comme ça.
Sa voix est douce. Presque tendre. Elle s’approche.
— Tu l’as mise ce matin ?
Je hoche la tête. Elle glisse un doigt sous le devant du string. Elle le décolle. Mon sexe apparaît. Il a continué à couler. Stimulé par la dentelle, par les sensations de la journée, par les pensées. Une trace claire, humide, sur la peau et sur le tissu. Elle regarde. Elle ne se moque pas.
— Tu mouilles, ma petite cochonne. Ça te fait de l’effet, on dirait.
Elle me positionne devant la glace. Je me vois. Nu. Le string baissé sur les cuisses. Le sexe à découvert, encore un peu luisant. Elle se tient derrière moi. Ses yeux dans le miroir rencontrent les miens.
— Tu te trouves comment ?
Je cherche les mots. Ils sortent bas.
— Ça me fait bizarre.
Elle sourit légèrement dans le reflet.
— Bizarre, sûrement. Mais je constate que ça t’a excité.
Elle me regarde de haut en bas, dans la glace. Son regard passe sur mes épaules, mon torse, mon ventre, plus bas. Elle pose une main sur ma hanche.
— Je te trouve toute mimi. Mais tes poils te rendent grotesque.
Sa main reste là. Douce. Décidée.
— On va arranger ça.
Je reste devant le miroir. Le string sur les cuisses. Son regard sur moi. Et je sens que je ne vais pas dire non. Que je vais la laisser faire. Comme j’ai laissé faire tout le reste.
— Déshabille-toi.
Je ne réfléchis pas. J’exécute. Le jean tombe. Le tee-shirt. La chemise. Je me retrouve nu, avec pour seul vêtement le string. Il cache mon sexe, à peine. La dentelle est encore humide par endroits. Je le sens contre moi.
Comme je l’ai fait avec elle, autrefois, elle me prend par la main et me fait tourner devant elle. Lentement. Elle me regarde. De face. De profil. De dos. La ficelle est visible. Elle suit la raie. Elle ne dit rien pendant un moment. Puis :
— Tu es toute jolie comme ça.
Sa voix est douce. Presque tendre. Elle s’approche.
— Tu l’as mise ce matin ?
Je hoche la tête. Elle glisse un doigt sous le devant du string. Elle le décolle. Mon sexe apparaît. Il a continué à couler. Stimulé par la dentelle, par les sensations de la journée, par les pensées. Une trace claire, humide, sur la peau et sur le tissu. Elle regarde. Elle ne se moque pas.
— Tu mouilles, ma petite cochonne. Ça te fait de l’effet, on dirait.
Elle me positionne devant la glace. Je me vois. Nu. Le string baissé sur les cuisses. Le sexe à découvert, encore un peu luisant. Elle se tient derrière moi. Ses yeux dans le miroir rencontrent les miens.
— Tu te trouves comment ?
Je cherche les mots. Ils sortent bas.
— Ça me fait bizarre.
Elle sourit légèrement dans le reflet.
— Bizarre, sûrement. Mais je constate que ça t’a excité.
Elle me regarde de haut en bas, dans la glace. Son regard passe sur mes épaules, mon torse, mon ventre, plus bas. Elle pose une main sur ma hanche.
— Je te trouve toute mimi. Mais tes poils te rendent grotesque.
Sa main reste là. Douce. Décidée.
— On va arranger ça.
Je reste devant le miroir. Le string sur les cuisses. Son regard sur moi. Et je sens que je ne vais pas dire non. Que je vais la laisser faire. Comme j’ai laissé faire tout le reste.
Elle me regarde, encore dans la salle de bain, le string trempé sur les cuisses.
— Ta reconstruction commence maintenant.
Elle ne sourit pas. Elle le dit simplement. Puis elle me fait signe d’entrer dans la baignoire. J’obéis. L’émail est froid sous mes pieds. Elle se penche vers le sac en papier kraft posé par terre, fouille dedans, et en sort ce qu’il faut : un rasoir jetable rose, un flacon de mousse à raser, un tube de crème épilatoire. Elle pose le tout sur le rebord. Puis elle me rejoint. Elle entre dans la baignoire, habillée encore, et fait couler l’eau chaude. Le jet me tombe sur les épaules, sur le torse, descend le long du ventre. Elle règle la température. Chaude. Juste ce qu’il faut.
Elle commence par le torse. La mousse d’abord, blanche, épaisse. Elle l’étale sur la poitrine, autour des tétons, le long du sternum, jusqu’au ventre. Ses mains sont méthodiques. Puis le rasoir rose. Elle rase par longues bandes. Les poils partent. L’eau les emporte. La peau apparaît, lisse, un peu rosée. Elle ne laisse rien. Pas un poil sur les pectoraux. Pas autour des aréoles. Elle rince souvent. Le torse devient nu. Différent. Plus rien ne le marque comme avant.
Elle passe aux bras. Elle me fait les lever. La mousse sur les aisselles, sur les avant-bras, le long des biceps. Le rasoir suit. Les poils drus des aisselles disparaissent en quelques passages. Ceux des bras aussi, plus fins. Elle insiste. Elle vérifie du bout des doigts. Tout doit partir. Les bras deviennent lisses. Étranges sous l’eau. Je les regarde. Ils ne disent plus la même chose.
Elle s’occupe des jambes. Elle me fait m’asseoir, écarter. La crème épilatoire cette fois, plus épaisse, sur les cuisses, les mollets, jusqu’aux chevilles. Elle attend. Puis elle rase, ou elle essuie, selon les zones. Les poils tombent par plaques. L’intérieur des cuisses. L’arrière. Les genoux. Elle ne néglige rien. L’eau coule, emporte tout. Les jambes se découvrent, longues, nues. Plus aucune marque. Plus rien qui rappelle la virilité d’avant.
Elle revient au pubis. La mousse à nouveau. Généreuse. Elle l’étale partout : sur le bas-ventre, autour de la verge, sur les bourses, plus bas. Le rasoir rose glisse. Précis. Elle me fait écarter davantage. Elle rase sous, entre, derrière. Chaque poil part. La peau devient lisse, exposée, sensible sous l’eau chaude. Elle rince. Elle repasse. Il ne reste rien. Plus de toison. Plus de traces. Juste la peau nue, nouvelle.
Puis elle me fait me retourner. À genoux, ou penché. Elle s’occupe des fesses. La crème d’abord, dans la raie, sur les globes. Elle étale soigneusement. Puis le rasoir. Elle rase tout. Les fesses deviennent lisses. La raie aussi. Elle insiste là où c’est plus difficile. L’eau coule entre. Elle vérifie avec les doigts. Plus un poil. Plus rien qui puisse rappeler ce qui faisait de moi un homme viril. Tout a disparu. Dans l’eau. Sous la lame rose. Sous ses mains.
Elle coupe l’eau. Elle reste derrière moi un moment. Ses mains passent sur mon dos, sur mes fesses, sur mes cuisses. Pour vérifier. Pour sentir. La peau est partout lisse. Nue. Elle se penche, sa bouche près de mon oreille.
— Voilà. Plus rien. Ta reconstruction a commencé.
Je reste dans la baignoire, l’eau qui s’écoule, le corps entièrement épilé. Je passe une main sur mon torse. Sur mon ventre. Plus bas. C’est doux. Étrange. Définitif. Et je sais qu’elle a raison. Quelque chose vient de commencer. Pour de bon.
— Ta reconstruction commence maintenant.
Elle ne sourit pas. Elle le dit simplement. Puis elle me fait signe d’entrer dans la baignoire. J’obéis. L’émail est froid sous mes pieds. Elle se penche vers le sac en papier kraft posé par terre, fouille dedans, et en sort ce qu’il faut : un rasoir jetable rose, un flacon de mousse à raser, un tube de crème épilatoire. Elle pose le tout sur le rebord. Puis elle me rejoint. Elle entre dans la baignoire, habillée encore, et fait couler l’eau chaude. Le jet me tombe sur les épaules, sur le torse, descend le long du ventre. Elle règle la température. Chaude. Juste ce qu’il faut.
Elle commence par le torse. La mousse d’abord, blanche, épaisse. Elle l’étale sur la poitrine, autour des tétons, le long du sternum, jusqu’au ventre. Ses mains sont méthodiques. Puis le rasoir rose. Elle rase par longues bandes. Les poils partent. L’eau les emporte. La peau apparaît, lisse, un peu rosée. Elle ne laisse rien. Pas un poil sur les pectoraux. Pas autour des aréoles. Elle rince souvent. Le torse devient nu. Différent. Plus rien ne le marque comme avant.
Elle passe aux bras. Elle me fait les lever. La mousse sur les aisselles, sur les avant-bras, le long des biceps. Le rasoir suit. Les poils drus des aisselles disparaissent en quelques passages. Ceux des bras aussi, plus fins. Elle insiste. Elle vérifie du bout des doigts. Tout doit partir. Les bras deviennent lisses. Étranges sous l’eau. Je les regarde. Ils ne disent plus la même chose.
Elle s’occupe des jambes. Elle me fait m’asseoir, écarter. La crème épilatoire cette fois, plus épaisse, sur les cuisses, les mollets, jusqu’aux chevilles. Elle attend. Puis elle rase, ou elle essuie, selon les zones. Les poils tombent par plaques. L’intérieur des cuisses. L’arrière. Les genoux. Elle ne néglige rien. L’eau coule, emporte tout. Les jambes se découvrent, longues, nues. Plus aucune marque. Plus rien qui rappelle la virilité d’avant.
Elle revient au pubis. La mousse à nouveau. Généreuse. Elle l’étale partout : sur le bas-ventre, autour de la verge, sur les bourses, plus bas. Le rasoir rose glisse. Précis. Elle me fait écarter davantage. Elle rase sous, entre, derrière. Chaque poil part. La peau devient lisse, exposée, sensible sous l’eau chaude. Elle rince. Elle repasse. Il ne reste rien. Plus de toison. Plus de traces. Juste la peau nue, nouvelle.
Puis elle me fait me retourner. À genoux, ou penché. Elle s’occupe des fesses. La crème d’abord, dans la raie, sur les globes. Elle étale soigneusement. Puis le rasoir. Elle rase tout. Les fesses deviennent lisses. La raie aussi. Elle insiste là où c’est plus difficile. L’eau coule entre. Elle vérifie avec les doigts. Plus un poil. Plus rien qui puisse rappeler ce qui faisait de moi un homme viril. Tout a disparu. Dans l’eau. Sous la lame rose. Sous ses mains.
Elle coupe l’eau. Elle reste derrière moi un moment. Ses mains passent sur mon dos, sur mes fesses, sur mes cuisses. Pour vérifier. Pour sentir. La peau est partout lisse. Nue. Elle se penche, sa bouche près de mon oreille.
— Voilà. Plus rien. Ta reconstruction a commencé.
Je reste dans la baignoire, l’eau qui s’écoule, le corps entièrement épilé. Je passe une main sur mon torse. Sur mon ventre. Plus bas. C’est doux. Étrange. Définitif. Et je sais qu’elle a raison. Quelque chose vient de commencer. Pour de bon.
Elle me tend la main. Je la prends. Elle m’aide à sortir de la baignoire. Mes pieds trouvent le tapis. L’eau goutte encore le long de mes jambes. Dès que je suis debout, l’air de la salle de bain me touche. Partout. Sur le torse, sur les bras, sur le ventre, sur les cuisses, entre les fesses. Il n’y a plus rien pour le retenir. Plus de poils. La peau est nue, lisse, encore chaude de l’eau. Chaque courant d’air, même léger, glisse directement dessus. C’est frais. Presque vif. Une sensation nouvelle, totale. Comme si mon corps était devenu plus fin, plus exposé. Je frissonne une fois, pas de froid vraiment, mais de cette nouveauté qui me traverse de la nuque jusqu’aux chevilles.
Elle me regarde. Elle ne se moque pas. Sa voix est calme, basse.
— Tu es belle comme ça. Vraiment. La peau est douce, nette. Ça te va. Je suis contente du résultat. Ça commence bien.
Les mots s’installent. Ils ne blessent pas. Ils posent quelque chose. Ils disent que ce que je suis devenu, là, nu et lisse devant elle, lui plaît. Qu’elle est satisfaite. Et que cette satisfaction concerne aussi ce qu’elle est en train de faire de moi. Une féminisation qui ne s’annonce pas par l’insulte, mais par le constat. Par le regard. Par la main qu’elle pose sur ma hanche.
Puis elle me donne une petite claque sur les fesses. Sèche. Pas forte. Je sursaute. La peau nue réagit tout de suite. Le contact est plus net, plus vif que d’habitude. Elle sourit un peu.
— Eh bien, la belle… je vais calmer le feu du rasoir.
Elle se baisse. Elle saisit un flacon posé près du sac. Je le reconnais aussitôt. L’huile de Sonia. Celle d’hier soir. Celle qui décuple les sens. Celle avec laquelle j’ai tout accepté. Celle qui m’a fait recevoir jusqu’au bout. Aujourd’hui encore, elle est là. Elle va continuer.
Je reste debout, nu, la peau partout lisse et sensible à l’air, la marque légère de sa claque encore chaude sur la fesse. Et je sais que l’huile va revenir. Qu’elle va glisser sur cette peau nouvelle. Et que moi, je vais encore accepter. Comme hier. Comme maintenant.
Elle prend le flacon. Le même que la veille. Le bouchon tourne sans bruit. Une odeur chaude, un peu sucrée, monte aussitôt. Elle verse l’huile dans sa paume, la laisse chauffer entre ses doigts, puis pose les deux mains sur mon torse.
Le contact est large, lent. L’huile s’étale d’abord sur les pectoraux, autour des tétons, en cercles qui montent vers les épaules puis redescendent. Elle n’insiste pas sur les pointes. Elle les contourne presque, comme si elle voulait seulement préparer la peau. Ses paumes glissent, pressent, étirent. La surface devient brillante, lisse, un peu plus sensible à chaque passage. Elle reprend de l’huile et revient. Cette fois elle s’attarde plus bas, sous la poitrine, là où le muscle rejoint le sternum, et sur les côtés, sous les aisselles, en longs mouvements qui épousent la courbe. La peau absorbe. Elle chauffe. Je sens le film d’huile qui reste, qui ne sèche pas tout de suite.
Ses mains descendent. Elles passent sur les flancs, sur les côtes, puis s’arrêtent à la taille. Là, elle change de geste. Elle ne masse plus vraiment. Elle étale, elle couvre. De l’huile sur tout le tour, du nombril jusqu’aux hanches, en bandes horizontales. Ses doigts s’enfoncent un peu dans la chair, remontent, redescendent, comme si elle dessinait une ceinture invisible. Elle insiste sur les côtés, là où la peau est plus fine, et juste au-dessus des os des hanches. Le geste est attentif, presque précis. L’huile glisse, s’accroche, rend la zone plus douce, plus glissante. Je ne comprends pas encore pourquoi elle s’arrête là, pourquoi elle revient deux fois, pourquoi elle vérifie du bout des doigts que tout est bien couvert.
Elle se baisse un peu. Ses mains passent sur le bas-ventre, autour de la verge, sans la toucher vraiment. Elles contournent, s’éloignent, reviennent. L’huile arrive sur le pubis, sur le haut des cuisses, à l’intérieur, là où la peau est encore rose du rasage. Elle étale soigneusement, en petits cercles, puis plus bas, sur l’avant des cuisses. Ses paumes descendent, montent, redescendent. Elle couvre toute la face avant, jusqu’aux genoux. Puis elle me fait tourner.
De dos, elle recommence. L’huile sur les fesses, généreuse. Ses mains s’ouvrent, glissent sur les globes, s’écartent, se rejoignent. Elle insiste sur le haut des fesses, là où la peau est plus ferme, et sur les côtés, près des hanches. Elle ne va pas dans la raie. Elle reste en surface. Puis elle descend. Les cuisses à nouveau, mais par derrière cette fois. Longs mouvements, de haut en bas, qui suivent la ligne des muscles. Elle s’arrête aux genoux, reprend de l’huile, remonte. Elle couvre les mollets ensuite, avec la même attention, jusqu’aux chevilles. Chaque zone reçoit plusieurs passages. L’huile ne dégouline pas. Elle reste, elle imprègne.
Quand elle se redresse, ses mains sont encore brillantes. Elle les pose une dernière fois sur mon torse, sous la poitrine, et les laisse glisser lentement vers les côtés. Puis elle s’écarte. Je reste là, debout, la peau partout couverte d’un film chaud et glissant. Sur la poitrine, autour. Sur la taille. Sur le bas-ventre. Sur les cuisses. Partout où ses mains sont passées, la sensation reste. Douce. Un peu collante. En attente.
Elle essuie ses doigts sur une serviette, sans me regarder tout de suite. Sa voix est basse, presque distraite.
— Voilà. Ça va mieux. La peau est prête.
Je ne sais pas encore pourquoi. Je sens seulement que l’huile est là, précisément là où elle a choisi de la mettre. Et que le reste du corps, celui qu’elle n’a pas touché, attend.
Elle me regarde. Elle ne se moque pas. Sa voix est calme, basse.
— Tu es belle comme ça. Vraiment. La peau est douce, nette. Ça te va. Je suis contente du résultat. Ça commence bien.
Les mots s’installent. Ils ne blessent pas. Ils posent quelque chose. Ils disent que ce que je suis devenu, là, nu et lisse devant elle, lui plaît. Qu’elle est satisfaite. Et que cette satisfaction concerne aussi ce qu’elle est en train de faire de moi. Une féminisation qui ne s’annonce pas par l’insulte, mais par le constat. Par le regard. Par la main qu’elle pose sur ma hanche.
Puis elle me donne une petite claque sur les fesses. Sèche. Pas forte. Je sursaute. La peau nue réagit tout de suite. Le contact est plus net, plus vif que d’habitude. Elle sourit un peu.
— Eh bien, la belle… je vais calmer le feu du rasoir.
Elle se baisse. Elle saisit un flacon posé près du sac. Je le reconnais aussitôt. L’huile de Sonia. Celle d’hier soir. Celle qui décuple les sens. Celle avec laquelle j’ai tout accepté. Celle qui m’a fait recevoir jusqu’au bout. Aujourd’hui encore, elle est là. Elle va continuer.
Je reste debout, nu, la peau partout lisse et sensible à l’air, la marque légère de sa claque encore chaude sur la fesse. Et je sais que l’huile va revenir. Qu’elle va glisser sur cette peau nouvelle. Et que moi, je vais encore accepter. Comme hier. Comme maintenant.
Elle prend le flacon. Le même que la veille. Le bouchon tourne sans bruit. Une odeur chaude, un peu sucrée, monte aussitôt. Elle verse l’huile dans sa paume, la laisse chauffer entre ses doigts, puis pose les deux mains sur mon torse.
Le contact est large, lent. L’huile s’étale d’abord sur les pectoraux, autour des tétons, en cercles qui montent vers les épaules puis redescendent. Elle n’insiste pas sur les pointes. Elle les contourne presque, comme si elle voulait seulement préparer la peau. Ses paumes glissent, pressent, étirent. La surface devient brillante, lisse, un peu plus sensible à chaque passage. Elle reprend de l’huile et revient. Cette fois elle s’attarde plus bas, sous la poitrine, là où le muscle rejoint le sternum, et sur les côtés, sous les aisselles, en longs mouvements qui épousent la courbe. La peau absorbe. Elle chauffe. Je sens le film d’huile qui reste, qui ne sèche pas tout de suite.
Ses mains descendent. Elles passent sur les flancs, sur les côtes, puis s’arrêtent à la taille. Là, elle change de geste. Elle ne masse plus vraiment. Elle étale, elle couvre. De l’huile sur tout le tour, du nombril jusqu’aux hanches, en bandes horizontales. Ses doigts s’enfoncent un peu dans la chair, remontent, redescendent, comme si elle dessinait une ceinture invisible. Elle insiste sur les côtés, là où la peau est plus fine, et juste au-dessus des os des hanches. Le geste est attentif, presque précis. L’huile glisse, s’accroche, rend la zone plus douce, plus glissante. Je ne comprends pas encore pourquoi elle s’arrête là, pourquoi elle revient deux fois, pourquoi elle vérifie du bout des doigts que tout est bien couvert.
Elle se baisse un peu. Ses mains passent sur le bas-ventre, autour de la verge, sans la toucher vraiment. Elles contournent, s’éloignent, reviennent. L’huile arrive sur le pubis, sur le haut des cuisses, à l’intérieur, là où la peau est encore rose du rasage. Elle étale soigneusement, en petits cercles, puis plus bas, sur l’avant des cuisses. Ses paumes descendent, montent, redescendent. Elle couvre toute la face avant, jusqu’aux genoux. Puis elle me fait tourner.
De dos, elle recommence. L’huile sur les fesses, généreuse. Ses mains s’ouvrent, glissent sur les globes, s’écartent, se rejoignent. Elle insiste sur le haut des fesses, là où la peau est plus ferme, et sur les côtés, près des hanches. Elle ne va pas dans la raie. Elle reste en surface. Puis elle descend. Les cuisses à nouveau, mais par derrière cette fois. Longs mouvements, de haut en bas, qui suivent la ligne des muscles. Elle s’arrête aux genoux, reprend de l’huile, remonte. Elle couvre les mollets ensuite, avec la même attention, jusqu’aux chevilles. Chaque zone reçoit plusieurs passages. L’huile ne dégouline pas. Elle reste, elle imprègne.
Quand elle se redresse, ses mains sont encore brillantes. Elle les pose une dernière fois sur mon torse, sous la poitrine, et les laisse glisser lentement vers les côtés. Puis elle s’écarte. Je reste là, debout, la peau partout couverte d’un film chaud et glissant. Sur la poitrine, autour. Sur la taille. Sur le bas-ventre. Sur les cuisses. Partout où ses mains sont passées, la sensation reste. Douce. Un peu collante. En attente.
Elle essuie ses doigts sur une serviette, sans me regarder tout de suite. Sa voix est basse, presque distraite.
— Voilà. Ça va mieux. La peau est prête.
Je ne sais pas encore pourquoi. Je sens seulement que l’huile est là, précisément là où elle a choisi de la mettre. Et que le reste du corps, celui qu’elle n’a pas touché, attend.
Elle ne me laisse pas le temps de me retourner vraiment vers la glace. Je n’ai qu’un éclat, une fraction de seconde : mon torse nu, mes bras lisses, le bas du ventre et les cuisses sans un poil. La vision glisse, déjà floue. Sa main se referme sur la mienne.
— Viens, ma chérie. On sera plus à l’aise dans la chambre.
Sa voix est douce, presque ordinaire. Je la suis. Mes pieds nus sur le carrelage, puis sur le parquet. Je suis nu. Elle est encore habillée, robe noire qui tombe juste au-dessus des genoux, bas noirs visibles quand elle marche. Le contraste est net. Elle récupère le sac en papier au passage, sans s’arrêter. Je sens l’huile se réveiller sur la peau. Là où ses mains sont passées — sous la poitrine, autour de la taille, sur le bas-ventre, sur les cuisses — une chaleur douce monte, lente, comme si le film d’huile gardait la température de ses paumes. Ce n’est pas brûlant. C’est présent. Ça circule un peu à chaque pas. Mon sexe, qui n’a pas été touché, se redresse légèrement. Pas complètement. Juste assez pour que je le sente bouger contre la peau nue, sensible à cette chaleur diffuse.
La chambre est éclairée bas. La lumière du couloir s’éteint derrière nous. Elle me place au milieu, debout, face au lit. Je reste là. L’air n’est pas froid. Au contraire. Les zones huilées semblent plus chaudes que le reste. La sensation glisse un peu quand je bouge les bras, quand je déplace le poids d’un pied sur l’autre. Elle pose le sac sur le lit. Le papier froisse. Elle l’ouvre, fouille à l’intérieur avec des gestes précis.
Elle sort d’abord le soutien-gorge. Dentelle noire, fine, avec de petits motifs rouges brodés près des bretelles. Elle le pose à plat sur le couvre-lit, le lisse d’une main. Puis la culotte. Même dentelle, même touches de rouge sur les côtés. Elle la dépose à côté, bien à plat. Le porte-jarretelles suit : bandes de dentelle noire, attaches métalliques qui brillent un peu. Elle le dispose en dessous, les attaches tournées vers le bas. Enfin les bas. Noirs, opaques jusqu’aux cuisses, avec une bande de dentelle plus claire en haut. Elle les aligne, parallèles, sans les froisser.
Tout est là maintenant. Aligné sur le lit. Noir et rouge. Dentelle. Elle recule d’un pas, les regarde un instant, puis tourne la tête vers moi. Ses yeux passent sur mon corps, sur les zones encore brillantes d’huile. Elle ne dit rien. Elle laisse le silence s’installer. Je reste debout, nu, au milieu de la chambre. La chaleur douce continue de monter sous la poitrine, autour de la taille, sur les cuisses. Et devant moi, sur le lit, la lingerie attend.
— Viens, ma chérie. On sera plus à l’aise dans la chambre.
Sa voix est douce, presque ordinaire. Je la suis. Mes pieds nus sur le carrelage, puis sur le parquet. Je suis nu. Elle est encore habillée, robe noire qui tombe juste au-dessus des genoux, bas noirs visibles quand elle marche. Le contraste est net. Elle récupère le sac en papier au passage, sans s’arrêter. Je sens l’huile se réveiller sur la peau. Là où ses mains sont passées — sous la poitrine, autour de la taille, sur le bas-ventre, sur les cuisses — une chaleur douce monte, lente, comme si le film d’huile gardait la température de ses paumes. Ce n’est pas brûlant. C’est présent. Ça circule un peu à chaque pas. Mon sexe, qui n’a pas été touché, se redresse légèrement. Pas complètement. Juste assez pour que je le sente bouger contre la peau nue, sensible à cette chaleur diffuse.
La chambre est éclairée bas. La lumière du couloir s’éteint derrière nous. Elle me place au milieu, debout, face au lit. Je reste là. L’air n’est pas froid. Au contraire. Les zones huilées semblent plus chaudes que le reste. La sensation glisse un peu quand je bouge les bras, quand je déplace le poids d’un pied sur l’autre. Elle pose le sac sur le lit. Le papier froisse. Elle l’ouvre, fouille à l’intérieur avec des gestes précis.
Elle sort d’abord le soutien-gorge. Dentelle noire, fine, avec de petits motifs rouges brodés près des bretelles. Elle le pose à plat sur le couvre-lit, le lisse d’une main. Puis la culotte. Même dentelle, même touches de rouge sur les côtés. Elle la dépose à côté, bien à plat. Le porte-jarretelles suit : bandes de dentelle noire, attaches métalliques qui brillent un peu. Elle le dispose en dessous, les attaches tournées vers le bas. Enfin les bas. Noirs, opaques jusqu’aux cuisses, avec une bande de dentelle plus claire en haut. Elle les aligne, parallèles, sans les froisser.
Tout est là maintenant. Aligné sur le lit. Noir et rouge. Dentelle. Elle recule d’un pas, les regarde un instant, puis tourne la tête vers moi. Ses yeux passent sur mon corps, sur les zones encore brillantes d’huile. Elle ne dit rien. Elle laisse le silence s’installer. Je reste debout, nu, au milieu de la chambre. La chaleur douce continue de monter sous la poitrine, autour de la taille, sur les cuisses. Et devant moi, sur le lit, la lingerie attend.
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