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✦ Etrenu Le féal et les ardents XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

Le féal et les ardents — Chapitre 11 · épilogue

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Etrenu
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Le féal et les ardents

Chapitre 11 · épilogue

Il n'est pas encore 9 heures quand je sors de ma voiture pour approcher la jolie petite maison au jardin soigné de Ludo. J'ai un sac de croissants dans main. J'ai pris le temps de les acheter en route et de prévenir mon boss que je ne travaillerai pas aujourd'hui.
Autant je suis nerveux en sortant de la voiture, autant, à ma grande surprise, j'appuie sur la sonnette d'un geste ferme.
Une minute. 
Je me décompose.
C'est long une minute !
La porte s'ouvre. Ludo est là, devant moi. Il pousse un petit cri de surprise. Puis il se reprend. 
Dans un mouvement de ses lèvres je lis « enfin » qu'il ne prononce pas. Lit-il sur les miennes le « désolé d'avoir tant tardé » qui m'obsède ?
Je dois me racler trois fois de suite la gorge nouée par une immense appréhension avant de réussir à dire, le visage sans doute rouge écarlate :
– Je suis en déplacement dans ta ville. Je me suis dit que ce serait sympa d'avaler un café-croissant tous les deux avant d'aller bosser.
Je lis dans sa mimique dubitative qu'il n'en croit pas un mot. Lui aussi s'y prend à plusieurs fois avant de pouvoir dire :
– Entre.
Il se décale. Il me laisse passer. Il referme la porte derrière nous.
Je jette un œil sur son antre. Elle est soignée, avec une décoration prouvant son amour des belles choses. Masculines d'abord, de ce que j'entrevois comme tableaux aux murs.
– Jonas… dit-il, ému, ses yeux lançant des flammes.
– Je… je pensais à toi…
– Tout le temps ! me coupe-t-il. Pas un jour, pas une heure, depuis que nous nous sommes quittés, où je ne pense à toi… 
– Je… Moi aussi… Je ne voulais pas… T'encombrer… Deux mois…
– Deux mois ! Sans admirer ton corps, sans sentir ton odeur, sans entendre ta voix… Sans ta présence… Donne-moi ce sac.
Il m'arrache presque les croissants des mains, se retourne, va les poser sur une table. Sans un mot il attrape son téléphone, tape un message. J'en devine le contenu. Comme moi il libère sa journée. Pour nous deux.
Quand il repose son téléphone et revient vers moi, je sens que son corps est en feu. Pas seulement son regard rayonnant. Pas seulement l'évidente érection moulée dans son pantalon. Tout son être est en ébullition. 
Exactement comme le mien.
Ludo m'enlace. Il m'embrasse. Un baiser doux, subtil, respectueux, qui contraste avec nos deux entrejambes dures qui s'entrechoquent. 
Mes yeux se ferment. Je hume son odeur. Son parfum viril m'enveloppe. Sa langue honore la mienne. Je vais défaillir !
Il recule son visage. Il susurre :
– Tu m'as tant manqué !
Il sourit. Il ajoute :
– Ton odeur… 
Je roucoule. Je le contredis :
– Non. Ton odeur !
Il rit. Ses mains parcourent mes flancs. Il rougit légèrement.
– Te voir nu ! Tu veux bien ? dit-il.
– Si je te vois nu aussi, je n'espère rien d'autre !
– Laisse-moi te déshabiller ! J'en ai tellement rêvé !
Ai-je d'autre choix que de me laisser faire ?
Je découvre sa douceur, sa tendresse. Il m'effeuille avec une horripilante lenteur, une somptueuse lenteur. Chaque parcelle découverte de ma peau est effleurée, caressée, embrassée, léchée. Mes vêtements tombent au sol. Je me laisse faire. J'ai tellement hâte d'être nu devant lui !
Mon corps commence à danser lascivement. Je lui présente mon cou, mes aisselles, mes fesses, mon sexe. Il gémit doucement en les reluquant, en les caressant, en les léchant. Il glousse de joie en voyant apparaitre mon phallus en feu raide comme jamais qui coule déjà en continu. Il déguste ma sève. Il la partage en bouche.
Quel absolu bonheur d'être enfin nu face à lui ! Nu, et prêt à tout lui donner !
 
Je me rebelle néanmoins quand il commence à me prendre dans ses bras pour, évidemment, m'emmener dans son lit. Je me dégage. Je lui dis :
– Non ! Je veux te voir nu. Enfin ! Je veux te déshabiller !
Il en grogne de bonheur. Il se soumet à mon caprice. Il me laisse lui retirer son haut. Je le hume. Je me frotte dans sa pilosité. Je gémis de plaisir en caressant sa musculature.
Je tâche de faire aussi bien que lui. Aussi suavement que lui. Aussi lascivement que lui. J'y arrive, si j'en crois ses grognements, ses gémissements, ses légers sursauts de surprise quand je le touche d'une manière ou d'un autre. 
Nos corps sont électriques. Chaque contact est une décharge merveilleuse. Je me repais de ses muscles, de sa pilosité, de sa beauté, de son odeur de mâle en rut.
Contrairement à lui je ne peux pas résister à ma pulsion fellatrice. Son sexe est trop beau. Il est trop resplendissant. Il est trop savoureux, son pré-sperme coulant autant que le mien.
Il pousse un petit cri aigu quand son phallus s'enfonce dans ma bouche. Il grogne sourdement quand son gland savoureux touche ma gorge. Une gorge profonde. Du premier coup. Naturellement. Spontanément. Comme si c'était une évidence entre nous.
Cette fois c'est lui qui me repousse. Il est au bord de l'orgasme. Je le sens. Je le sais. Il rit. Il se contente d'un :
– Viens !
Il me reprend dans ses bras. Cette fois nous sommes peau contre peau. Chaleur contre chaleur. Mâle contre mâle.
Sa main soutient mon fessier, le palpe. Son bras retient mon corps. Sa bouche se comme à la mienne. Ma langue part à l'assaut de la sienne.
Nous avançons de manière erratique jusqu'à sa chambre tout en roucoulant. Si nous nous cognons contre les cloisons, il ne me lâche pas pour autant. Et me dépose sur son lit.
Aussitôt il ouvre un tiroir et en sort un flacon de lubrifiant. Mon large sourire vaut toutes les approbations du monde. Je le supplie d'une voix rauque :
– Suce-moi !
Sa fellation est une merveille ! Il me lèche partout, me suce, me pompe. Mais brièvement. Trop brièvement. Moi aussi je suis au bord de l'explosion.
Alors je le repousse et plonge entre ses cuisses. Quelles cuisses ! Je le suce avec délectation. Brièvement aussi. Nous sommes l'un comme l'autre incapables de tenir, de résister au besoin éjaculatoire.
A ma grande surprise il se couche sur le dos et soulève ses jambes pour me présenter son anus. Je lève un sourcil surpris : dans cette forêt de poils, un cercle vierge entoure son petit trou. Il sourit. Il susurre :
– Viens en moi !
Si dans un premier temps je me mets en position pour l'enculer directement, la vue du flacon de lubrifiant me fait reculer. Une idée lubrique me vient. Oui. Je vais préparer son cul de mâle comme il a vu mon petit cul de pédé l'être au cours des deux semaines de paradis.
J'embouche sa corolle. Je lui offre d'abord un long anulingus. Je me déchaine en lui. Nos grognements sauvages s'harmonisent. Jamais je n'ai bouffé un cul aussi ferme !
Et pourtant l'évidence m'apparait rapidement : sa corolle est si souple, si accueillante quand elle s'ouvre pour laisser passer ma langue… C'est bien la preuve qu'il est un passif passionné !
Mais ce n'est pas une raison pour ne pas déguster son cul ! Je me dis qu'il est à moi maintenant, que je vais passer le reste de mes jours à le lui bouffer. C'est tellement bon !
Est-ce la raison qui l'emporte ou bien le besoin de coïter ? Je finis par bondir sur son corps pour lui rouler une pelle sauvage à laquelle il répond avec enthousiasme. Après un combat buccal épique, je me dégage et saisis le flacon. Je verse du lubrifiant sur mon majeur. Je lis le désir dans ses yeux. Oui, Ludo, je vais te doigter avec une impériale indécence !
Que c'est bon de doigter son conduit tout détendu !
 Je m'en donne à cœur joie. Le coquin roucoule en continu, soulevant son bassin pour faciliter mes intromissions, le balançant lascivement pour me démontrer combien il aime se soumettre à mes coquineries ! Quel contraste entre son comportement libidineux et impudique et la puissance virile de son corps tout en muscle et en pilosité !
Je lis dans ses yeux qu'il s'offre entièrement à mes caprices. Si je veux qu'il soit une bête de sexe à me défoncer la rondelle, il le sera. Si je veux de la tendresse et de la sensualité, il se transformera en délectable et doucereux partenaire. Et si je veux le soumettre à mes pulsions coïtales mâles, il sera le soumis docile et complaisant. Tout comme moi, en fait !
Deux de mes doigts jouent simultanément en lui. Il grogne de bonheur, tout en montrant qu'il veut que j'aille plus loin. Alors je me décide.
Alors que je veux prendre position pour l'enculer, il me soulève et me fait m'assoir face à lui sur son torse. Aussitôt sa bouche avale mon sexe et le déguste avidement. Il me montre qu'il adore ma saveur mâle. J'adore la sienne. Tout est logique.
Il saisit le flacon de lubrifiant et en enduit délicatement ma bite toute propre. Un sourire. Nous nous comprenons. Allez, le moment magique est arrivé.
Je me remets en position. Ses lourdes jambes se posent sur mes épaules. Mon sexe pointe vers sa rondelle. Et dans un harmonieux mouvement commun, mon phallus pénètre le cul qui s'avance. D'un coup infaillible, je me retrouve entièrement en lui.
– Enfin ! Tu es en moi ! grogne-t-il.
Je suis incapable de répondre quoi que ce soit. Je suis en admiration devant son visage extatique, son torse velu qui m'aimante, la puissance de ses épaules, son cul délicieusement étroit.
Ses mains se posent sur mon fessier. Nos lèvres s'accouplent, laissant nos langues nous déguster avidement.
Il pelote merveilleusement mes fesses. Il gémit :
– Ton petit cul ! Enfin ton petit cul ! Ta bite en moi ! Vas-y mon vaillant ! Joue avec mon cul ! Il est à toi !
Tant de mots me traversent l'esprit que je ne sais lesquels prononcer. Je me contente de grogner mon bonheur. Je le ramone d'instinct, sans réfléchir à notre ébat. Tout est si harmonieux entre nous ! Nos corps sont si impatients l'un de l'autre !
Je sais qu'aucune endurance coïtale n'est possible. Peu m'importe de passer pour un éjaculateur précoce. D'abord il sait bien que c'est faux, pour m'avoir si souvent vu m'accoupler. Ensuite c'est notre état du moment : l'empressement de nos corps, l'impétuosité de nos âmes !
Le vicieux ne se contente plus de pétrir mon petit cul. Il caresse ma raie. C'est divin ! Il joue avec ma rondelle. Il enfonce une phalange. Je crie ! Je jouis ! Je déverse toute ma fièvre de désir en lui, dans un long râle, dans une multitude de répliques, aspergeant ses entrailles de ma puissance éjaculatoire, l'ensemençant d'un flot continu.
Ma tête repose sur le velours de son torse. Je reprends mon souffle. Ludo me caresse doucement les fesses, le dos, les épaules, le visage. Il murmure des mots tendres :
– Mon Jonas… Mon tout beau… Merci… Que c'est bon… Ton sperme en moi… Ta queue en moi… Ta chaleur contre ma peau…
– Ton odeur d'homme… Ton corps… Ton cul… Ta bouche…
Je reviens sur terre avec un long et doux baiser. Ses caresses sont un régal. Ma raideur en lui ne faiblit pas. Mon sexe reste bien enfoncé dans son fourreau. Il est fait pour moi. Je l'adopte. Son cul m'appartient dorénavant.
Je me soulève légèrement en appui sur les bras. J'admire son torse, son visage si doux, ses yeux brillants de bonheur. Je baisse la tête. J'entrevois sa pine somptueuse coincée entre nos ventres. Sa pine !
– Ton sexe… murmure-je.
Je n'attends pas de réponse. Je me redresse. Je saisis le flacon de lubrifiant. Je me déplace pour m'assoir, tête-bêche, sur son visage. Aussitôt il pousse un cri de victoire et sa langue se déchaine sur ma rondelle. Je me mets à gémir. Il grogne bestialement, le nez dans ma raie, sa langue enroulée qui, très vite, perce mon anneau.
– Oui, mon cul est à toi ! m'écrie-je. Prends-moi comme tu veux, quand tu veux, aussi souvent que tu veux !
– Ton cul, mon tout beau ! Ce cul ! J'ai tellement eu envie de le bouffer ! J'ai tellement envie de le posséder !
– Il est à toi ! crie-je en bondissant en avant, attrapant le flacon et le lui lançant.
Aussitôt il enduit son sexe raide de lubrifiant. Dans une parfaite harmonie je me retrouve face à lui en abaissant mon bassin. Son gland touche ma rondelle. Je continue à m'assoir. Je m'empale sur sa redoutable bite. Nous crions pareillement notre absolu plaisir :
– Oh oui ! Mon tout beau ! Je t'encule ! Tu es si beau ! Ta bite, tes couilles, ton cul, ton corps !
– Oh oui ! Mon homme ! Mon mâle ! Enfin tu es en moi ! Je veux ta bite pour l'éternité dans mon cul ! Je veux ton corps pour l'éternité contre mon corps ! Ton odeur ! Ta force ! Ta puissance ! Ta douceur ! Aime-moi ! Aime-moi comme un fou !
Nos cris s'entremêlent. Une main branle ma bite quand l'autre caresse sporadiquement mes épaules, mon visage, mes flancs, mon ventre. 
Je monte et descend à toute vitesse contre sa bite. Il déchaine ses coups puissants dans mon cul. Nous ne sommes plus que deux bêtes sauvages en rut qui nous accouplons férocement. Et pourtant… Si nos corps sont sauvages, nos âmes resplendissent de tendresse et d'amour.
Ludo jouit brusquement tout au fond de moi en hurlant. Je sens son flot puissant s'épancher dans mes entrailles. Je suis à lui ! Il m'a ensemencé à son tour. Mon corps lui appartient ! Mon cul est à lui. Ma bite est à lui. Ma bouche est à lui !
Pendant de longues minutes encore je m'empale lascivement sur son épieu qui ne débande pas plus que le mien. Les mains derrière la nuque, je balance mon corps en nage qu'il caresse du bout des doigts, la queue toujours tendue à l'équerre vers lui.
Je veux m'exhiber devant lui, sa bite profondément amarrée en moi. Ne rien lui cacher de mon corps. Ne rien lui cacher de mon plaisir. Ne rien lui cacher de mon être. C'est trop bon de voir le désir de moi dans ses yeux ! De lire sa tendresse pour moi. De lire son am…
Mes pensées s'interrompent en voyant une larme couler. Aussitôt je me penche vers lui, sans déculer, et je la récolte du bout de la langue.
Son goût salé me rappelle la saveur de son sperme. Son odeur de mâle en nage m'enveloppe. Je frémis.
– Mon homme… Ludo… Qu'est-ce qu'il y a ? Tu pleures ?
– De bonheur, oui… Tu es si beau ! Tu es si chaud quand tu t'accouples !
– C'est toi qui es beau. Tu es puissant, tu es viril ! Tes poils ! Tes muscles ! Tu es si mâle ! Je…
– Tu ?
– C'est si bon d'être avec toi. De t'avoir retrouvé. De nous être aimés… Que j'ai été con d'attendre si longtemps ! Pardonne-moi !
– Aimer… Il fallait que tu prennes le temps. Que tu fasses le tri après tous ces plaisirs gays que tu as vécu. Séparer le désir de l'envie. Séparer le désir de l'am…
De nouvelles larmes apparaissent. A nouveau je les récolte du bout de la langue. Mais cette fois je les partage en bouche avec lui. Il rit. Il s'émeut. Il pleure.
– Qu'est-ce qu'il t'arrive, mon homme ? lui demande-je encore.
– « Mon homme » ? C'est cela que tu ressens pour moi ?
– Oui, réponds-je d'une voix rauque. Pourquoi ?
– Pourquoi… Excuse-moi… Je suis perdu… C'est la première fois…
– La première fois ? Pas que tu encules ou que tu te fasses enculer !
– La première fois que je n'arrive pas à retenir les petits mots que j'ai en tête… La première fois que c'est aussi fort.
– Des petits mots ? Des doux mots ? Lesquels, mon mâle à moi ?
– Mon tout beau… J'aime tellement ton corps, ta présence, ton esprit !
– Mais encore ? Tu aimes mon corps comme j'aime ton corps. Tu aimes m'aimer, me faire l'amour, comme j'aime t'aimer, te faire l'amour. Ce n'était qu'une première fois. Il y en aura des milliers d'autres. Des millions d'autres !
– C'est vrai ? Tu m'aimes ?
– Je suis comme toi, gros bêta. Je ne sais pas ce qu'est l'amour. Je ne sais pas ce que sont les sentiments. Les sentiments amoureux. Mais je crois bien, oh oui ! je crois bien que ce que je ressens pour toi ressemble à de l'amour.
– Tu m'aimes donc ?
– Je t'aime, oui. Et toi ? M'aimes-tu ?
– A ce stade c'est plus que de l'amour ! C'est une véritable passion pour ce toi, pour ce que tu es ! Je t'aime, oui, je t'aime !
Un même sanglot de bonheur traverse nos corps. Nous nous embrassons follement. Nous nous regardons, les yeux trempés de béatitude. Nous nous disons, timidement d'abord, puis de plus en plus franchement, des mots doux, des mots d'amour, des mots que ni lui ni moi n'avons jamais prononcé.
Et nous nous caressons, avidement, suavement. Lui parce qu'il a soif de mon jeune corps. Moi parce que j'ai soif de son corps viril marqué par la vie.
Le temps s'écoule doucereusement, peau contre peau, moi frottant ma joue sur sa pilosité, lui régalant ses doigts de mon fessier, ensemble nous embrassant passionnément entre deux déclarations tendres.
 
C'est une bonne heure plus tard que l'animal en nous se réveille. Nos sexes bandés ont à nouveau besoin de s'activer. Nous nous suçons avidement. Nous nous sodomisons l'un l'autre alternativement dans de multiples positions, chacun exprimant clairement à l'autre ses préférences d'actif comme de passif. Nous offrons notre corps à la vélocité et à la malice de l'autre. Nous communions comme jamais. Nous ne sommes plus qu'un seul corps rayonnant de plaisir et d'impudicité.
Nos orgasmes sont tout aussi telluriques que lors de notre premier accouplement. Epuisés, nous nous endormons enlacés l'un contre l'autre, ses bras puissants recouvrant mon ventre.
Au réveil, à nouveau en érection malgré la répétition de nos ébats, nous prenons le temps de manger un morceau en nous racontant nos vies, sans aucun tabou.
Ludo me raconte comment il a vécu notre séjour chez Charles, comment il a immédiatement flashé sur moi, lui qui n'est pourtant pas adepte des petits jeunes. Et l'admiration qu'il  éprouvé face à mon rôle assumé de féal.
Je ne me gêne pas pour me frotter contre sa pilosité, pour caresser ses muscles puissants, pour palper tendrement son sexe et ses fesses.
Jusqu'au dimanche nous ne cessons de nous parler et de nous écouter avec respect et tendresse, de nous aimer avec passion, d'admirer nos corps nus qu'à aucun moment nous n'avons eu l'idée de recouvrir.
Quand vient le douloureux moment de la séparation, ma décision est prise. C'est avec cet homme que je veux vivre. Je dois m'organiser pour changer de boulot et de ville afin de m'installer chez lui. Comme si c'était une évidence il commence déjà à me faire de la place dans ses placards, à imaginer à haute voix notre vie à deux. Je m'en amuse.
– D'accord pour déménager avec toi et mettre mes affaires ici. A une condition.
– Accordé !
– Que nous mélangions nos slips dans le même tiroir. Y compris nos sous-vêtements sexy genre strings et jockstraps car de temps en temps je veux te voir en petit coquin, pas uniquement en mâle nu !
– Mille fois accordé mon tout beau !
 
Le quitter est un déchirement. Mes larmes coulent alors que je roule. Je n'ai pas fait trois kilomètres que je suis déjà en manque. C'est si fort entre nous ! Notre passion résistera-t-elle aux affres du quotidien ?
Peu m'importe. Je veux vivre à fond chaque moment passé avec mon homme. Ma vie, dorénavant, c'est avec Ludo. Et je sais que c'est grâce à mon chemin en tant que féal que ce bonheur est arrivé.
Fin
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Photo de profil de OlivX
OlivX
15 avril 2026 à 10:07
Un Happy End émouvant, la révélation de ce que Ludo est pour Jonas, sa moitié, son âme sœur, l'amour qu'il n'osait pas rêver de trouver un jour.
On imagine aisément comment ces 2 mois ont dû être longs pour Ludo qui est rapidement tombé amoureux de Jonas au manoir, 2 mois à espérer revoir Jonas sans vouloir le relancer de peur que ses sentiments ne soient pas réciproques.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de 3ours1pomme
3ours1pomme
14 avril 2026 à 22:38
Merci pour cette histoire.
Au plaisir de te lire sur une autre ;o)
Soyez respectueux
Répondre

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