Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Instant d'exhibition — Chapitre 15
Autrice
Instant d'exhibition
Chapitre 15
La déchetterie…
Voilà des semaines que ces deux grands cartons encombrent le garage. De vieilles choses devenues inutiles dont nous n'avons plus besoin. En début de semaine, j'en ai eu assez. Journée de repos bien ensoleillée, je peste en passant le long des cartons et me décide à ne pas patienter plus longtemps. Une petite dizaine de minutes pour charger tout cela dans le coffre de ma voiture — libérer l'espace, ne plus avoir ces maudits cartons dans les jambes. Un petit café, et hop. Le soleil brille déjà ; je passerais par la déchetterie avant ma balade en centre-ville. Ceci dit, au vu de la chaleur déjà bien présente, je monte dans la chambre enfiler une petite robe légère blanche. Qui sait ? Un petit instant d'exhibition dans les boutiques est toujours sympathique.
En véritable blonde, je n'avais pas imaginé ce qui m'attendait à la déchetterie.
Une dizaine de véhicules patientaient sur la rampe d'accès aux diverses bennes de tri. En attendant, je bricolais sur mon smartphone et sur l'autoradio — d'ordinaire c'est mon mari qui gère ce genre de tâches. J'avançais de quelques mètres pour m'arrêter à nouveau. J'ai été surprise lorsque l'employé communal a frappé à ma vitre. Je l'ai baissée et j'ai compris qu'il voulait contrôler mon coffre et m'indiquer dans quelle benne déposer mes cartons. Je suis donc descendue du véhicule, quelque peu surprise.
Le vent de face, ma robe s'est ouverte — me faisant réaliser que je ne l'avais pas forcément boutonnée correctement jusqu'en bas. J'ai eu beau tenter de retenir les pans de tissu, rien à faire. Deux ou trois pas, et je lâchais prise pour ouvrir le coffre. Oups — plusieurs rafales sont venues secouer le tissu, me le relevant derrière, quasiment jusque sur la tête. Gênée, je fuyais mon interlocuteur du regard en mode panique, un rapide coup d'œil sur les voitures en queue derrière moi. Quatre ou cinq véhicules devaient avoir vu la scène. J'écoutais vaguement le type sans bien comprendre, tentant en vain de stabiliser la robe sur mes fesses.
De retour à l'abri dans la voiture, les cheveux en bataille, je tremblais. Non, non — pas de peur. De trouble. D'excitation.
J'allais boutonner les deux derniers boutons quand une petite voix m'a soufflé de profiter du moment. J'ai laissé mes mains retomber sur mes genoux. J'ai regardé la rampe devant moi. Respiré lentement. Puis je suis avancée.
Heureusement, un panneau signalait les matériaux à déposer dans chacune des bennes. J'ai respiré très fort, à pleins poumons, pour chasser le reste de stress, et je suis descendue — certaine de moi, coffre ouvert — puis j'ai fait quelques allers-retours entre mon auto et la benne à plastiques, jetant mes objets sous les regards avisés de quelques braves hommes qui ne se cachaient pas pour regarder. J'étais sous le feu des projecteurs. Je sentais la robe se lever ou s'ouvrir sous les rafales de vent qui se succédaient. Et à chaque regard que je croisais — un chauffeur appuyé contre sa portière, un employé qui ralentissait le pas — je voyais les yeux descendre, s'arrêter, s'attarder sur mes cuisses, sur le bord de mon string. Ce genre de regard-là, on ne le confond avec rien.
Un pur bonheur. Trois véhicules dans mon angle de vue, et surtout leurs chauffeurs qui ne perdaient pas une miette du spectacle. Je suis passée ainsi de benne en benne sans aucune précaution. Je ne retenais en rien le tissu qui faisait des siennes face au vent, découvrant largement mes jambes. Je me penchais plus que de raison dans le coffre, certaine que la plupart de ces hommes ne manquaient rien de mon offrande. Même les employés de la déchetterie tournaient autour de moi, à l'affût du moindre geste qui leur permettrait de mater le haut de mes cuisses — et forcément ma culotte.
Je n'étais plus tout à fait moi-même, terriblement excitée par une situation qui, pour un peu, m'aurait échappé. J'étais la reine du moment. Tous ces regards n'étaient que pour moi.
J'ai enfin regagné ma voiture après avoir refermé le coffre — non sans me tendre sur mes talons, creusant les reins pour un dernier cadeau à mes voyeurs. Puis je me suis installée au volant, un large sourire aux lèvres, et j'ai quitté doucement la plate-forme.
Quelques centaines de mètres plus loin, je ne pouvais plus attendre. Le dos contre le siège, la ceinture encore en travers de la poitrine, je me suis pressée le pubis du plat de la main avant de glisser les doigts sous le tissu de mon string — chaud, humide contre ma peau. J'ai trouvé le petit bouton durci par le désir et je me suis titillée doucement, les yeux mi-clos sur la route, savourant ce qui venait de se passer.
Un moment à jamais gravé dans ma mémoire.
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Commentaires ()
Je n'irai plus désormais sais penser à toi... 😉
Encore une bien belle histoire, la petite confiserie du soir. 😘
Et bravo pour la couverture !
Merci .