Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Après l'apocalypse — Chapitre 5 · Confrontation
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Après l'apocalypse
Chapitre 5 · Confrontation
Résumé :
Une nuit, Max, 19 ans, sa sœur jumelle Ju et sa grande sœur Solène, 23 ans, se réveillent après un cauchemar, et le monde n'est plus... normal. Il n'y a plus personne nulle part, ils ne se souviennent de rien, les boutiques sont saccagées, et la lune est de couleur violet-vert-orange.
Ils explorent la ville en vain, et Max devient le chef de leur petit groupe, mais un incident sépare Max et ses sœurs.
En poursuivant son chien, il tue un tigre à coups de fusil et sauve une fille nommée Samira. Elle s'apprête à le “remercier” en nature, mais un mec débarque...
Une nuit, Max, 19 ans, sa sœur jumelle Ju et sa grande sœur Solène, 23 ans, se réveillent après un cauchemar, et le monde n'est plus... normal. Il n'y a plus personne nulle part, ils ne se souviennent de rien, les boutiques sont saccagées, et la lune est de couleur violet-vert-orange.
Ils explorent la ville en vain, et Max devient le chef de leur petit groupe, mais un incident sépare Max et ses sœurs.
En poursuivant son chien, il tue un tigre à coups de fusil et sauve une fille nommée Samira. Elle s'apprête à le “remercier” en nature, mais un mec débarque...
“TU FAIS QUOI AVEC MA MEUF, CONNARD ???”
Et il me braque avec MON fusil.
Et là, vous devez comprendre trois trucs :
Et là, vous devez comprendre trois trucs :
1/ Quand un mec se fait piquer sa nana par un autre mec, il risque de lui casser la gueule... Et visiblement, celui-là cherche la bagarre !
2/ Rien qu'à la façon dont ce naze tient son fusil, je sais qu'il ne sait pas tirer
3/ Le fusil n'est PAS chargé, parce que toutes ses munitions sont sur moi, que j'ai tiré deux fois et pas rechargé. Je suis un maniaque sur la sécurité des armes à feu, et je fais trop de vérifications pour les avoir toutes loupées
4/ Je ne suis pas du tout calme ou rationnel : je me suis réveillé dans un monde où presque tout le monde a disparu, j'ai failli me chier dessus face à ce putain de tigre, je l'ai buté, alors j'ai plus de place pour la peur ou la diplomatie de la carpette mouillée !! Surtout que j'allais avoir la première pipe de ma vie !
— Je lui ai sauvé la vie, pourquoi ? Et toi, tu étais où, si c'est vraiment “TA” meuf ?
— J'étais parti chercher un moyen de la sauver espèce de connard !
— Mais bien sûr... Pour te repointer bien après que le tigre soit mort, en gueulant : “c'est ma copine !!” Sans moi, elle ne serait plus ni ta copine, ni vivante ! Tu n'en as rien à foutre d'elle en vrai !
— COMMENT T'OSES DIRE QUE JE N'EN AI RIEN À FOUTRE DE MA MEUF ??
— Bah elle vient de se faire quasiment bouffer par un tigre, et tu ne lui as même pas demandé comment elle allait !
— FERME TA GUEULE ESPÈCE D'ENCULÉ !!!
— Le seul truc important pour toi c'est qu'elle t'a remplacé par un mec mieux que toi, alors c'est toi qui la fermes !
— D'où qu'tu me dis qu't'es mieux que moi espèce de bâtard ?
— J'étais parti chercher un moyen de la sauver espèce de connard !
— Mais bien sûr... Pour te repointer bien après que le tigre soit mort, en gueulant : “c'est ma copine !!” Sans moi, elle ne serait plus ni ta copine, ni vivante ! Tu n'en as rien à foutre d'elle en vrai !
— COMMENT T'OSES DIRE QUE JE N'EN AI RIEN À FOUTRE DE MA MEUF ??
— Bah elle vient de se faire quasiment bouffer par un tigre, et tu ne lui as même pas demandé comment elle allait !
— FERME TA GUEULE ESPÈCE D'ENCULÉ !!!
— Le seul truc important pour toi c'est qu'elle t'a remplacé par un mec mieux que toi, alors c'est toi qui la fermes !
— D'où qu'tu me dis qu't'es mieux que moi espèce de bâtard ?
Pendant la discussion, je guette le moment de lui sauter dessus, et je lui arrache le fusil par surprise.
J'avais dit que j'avais fait pas mal de sport ? Bah j'avais fait un peu d'arts martiaux dedans. Juste un peu... Pas assez pour battre un mec pareil, surtout avec un pantalon à moitié défait !
J'esquive son premier coup, lui mets quelques coups de poing et de pied qui ne lui font rien, je mange un coup qui m'étourdit, un deuxième qui manque de me mettre à terre, je m'affole... Il se bat bien mieux que moi... Je m'en prends plein la gueule, tombe à terre en me protégeant comme je peux...
J'ai mal... J'ai mal...
J'avais dit que j'avais fait pas mal de sport ? Bah j'avais fait un peu d'arts martiaux dedans. Juste un peu... Pas assez pour battre un mec pareil, surtout avec un pantalon à moitié défait !
J'esquive son premier coup, lui mets quelques coups de poing et de pied qui ne lui font rien, je mange un coup qui m'étourdit, un deuxième qui manque de me mettre à terre, je m'affole... Il se bat bien mieux que moi... Je m'en prends plein la gueule, tombe à terre en me protégeant comme je peux...
J'ai mal... J'ai mal...
— Ouah, tu es encore plus fort que ce que je croyais !
C'est Samira qui intervient... Il s'arrête... j'ai mal, mal...
— Tu l'as éclaté super vite cette tarlouze, t'es hyper-fort ! Tu permets que je te récompense ?
Un bruit humide. Un baiser ? Elle l'embrasse ? C'est suivi de bruits de baguette, de caleçon qui descend et de bruits que j'ai déjà entendus dans les pornos. Mais quelle salope ! C'est MOI qui lui ai sauvé la vie, moi devrais me faire suc...
Aïe... J'ai mal...
Aïe... J'ai mal...
— Viens, j'ai envie que tu me prennes !
— Attends, je termine cet enfoiré !
— Attends, je termine cet enfoiré !
Bruits de fusil... Je vais mourir ?
— Mais non, c'est pas la peine ! Et puis tu vas pas attendre pour m'enculer non ?
— Tu le défends ? T'es amoureuse de lui ?
— Quoi ? Non, mais tu l'as regardé ?
— Tu le défends ? T'es amoureuse de lui ?
— Quoi ? Non, mais tu l'as regardé ?
*Espèce de sale p... !!!* Elle continue :
— C'est juste qu'il m'a sauvé la vie, c'est tout...
— Tu me prends pour un con ?
— Je lui ai proposé de le sucer, et alors ? J'ai besoin d'être consolée après une peur pareille... Et ta "consolation" est bien plus grosse que la sienne si tu vois ce que je veux dire...
— Tu me prends pour un con ?
— Je lui ai proposé de le sucer, et alors ? J'ai besoin d'être consolée après une peur pareille... Et ta "consolation" est bien plus grosse que la sienne si tu vois ce que je veux dire...
*ESPÈCE DE PUTAIN DE GROSSE SALOPE !!!*
—...
— Et puis tu sais mieux t'y prendre... Il me fait pitié aussi... tout petit, tout gros, tout timide... C'est pour ça que je lui ai proposé, il risquait de plus jamais en avoir l'occasion...
—... Genre tu as vraiment fait ça juste parce qu'il t'a fait pitié ?
— Bien sûr ! Tu penses vraiment que sa petite bite de puceau coincé me fait envie ? Alors que toi, ton bon gros gourdin qui m'éclate le cul c'est... Hmmm...
— Je croyais que tu voulais pas par là...
— J'ai le droit de changer d'avis non ? Et puis je suis déjà à poil, donc on gagne du temps !
— Et puis tu sais mieux t'y prendre... Il me fait pitié aussi... tout petit, tout gros, tout timide... C'est pour ça que je lui ai proposé, il risquait de plus jamais en avoir l'occasion...
—... Genre tu as vraiment fait ça juste parce qu'il t'a fait pitié ?
— Bien sûr ! Tu penses vraiment que sa petite bite de puceau coincé me fait envie ? Alors que toi, ton bon gros gourdin qui m'éclate le cul c'est... Hmmm...
— Je croyais que tu voulais pas par là...
— J'ai le droit de changer d'avis non ? Et puis je suis déjà à poil, donc on gagne du temps !
Elle lui fait le même numéro que moi avant... Mais qu'est-ce que je peux être con d'avoir cru qu'une fille aussi canon pouvait vraiment s'intéresser à moi !
— J'aime pas que tu couches avec un autre mec ! T'es à moi !
— Donc tu es à moi aussi, c'est ça ?
— Non, c'est pas pareil ! Moi je suis un mec donc c'est normal d'avoir tout le temps envie de baiser !
— Eh bah alors, qu'est-ce que tu attends ? J'ai besoin que tu me consoles moi... Mais pas ici s'il te plaît ! Y a le tigre...
— Attends...
— Donc tu es à moi aussi, c'est ça ?
— Non, c'est pas pareil ! Moi je suis un mec donc c'est normal d'avoir tout le temps envie de baiser !
— Eh bah alors, qu'est-ce que tu attends ? J'ai besoin que tu me consoles moi... Mais pas ici s'il te plaît ! Y a le tigre...
— Attends...
Et il s'empare de mon fusil. Pas de mes cartouches, ni dans mes poches ni dans mon sac.
* BORDEL DE PUTAIN D'ENFOIRE DE SALOPARD !!! Ça ne te suffit pas de m'avoir à moitié tué juste pour cette meuf ???*
* BORDEL DE PUTAIN D'ENFOIRE DE SALOPARD !!! Ça ne te suffit pas de m'avoir à moitié tué juste pour cette meuf ???*
— Eh tu fais quoi ?? Il va faire comment sans son fusil ?
— Et nous sans fusil on fait comment si une saloperie nous retombe dessus ?
—... T'es pas armé ?
— J'ai son fusil. Ramène-toi !
— SALOPE !! C'EST À CAUSE DE TOI TOUT ÇA ! VA TE FAIRE ENCULER !
— C'est bien ce que je compte faire, mais pas par toi, bouffon !!
—...
— Et nous sans fusil on fait comment si une saloperie nous retombe dessus ?
—... T'es pas armé ?
— J'ai son fusil. Ramène-toi !
— SALOPE !! C'EST À CAUSE DE TOI TOUT ÇA ! VA TE FAIRE ENCULER !
— C'est bien ce que je compte faire, mais pas par toi, bouffon !!
—...
Je n'ai rien à répondre à ça... Et j'ai mal ! Je reste au sol, gémissant au moindre mouvement... J'ai mal... Mais surtout j'ai la rage. Rage contre l'autre connard ; rage contre cette pétasse qui m'a promis monts et merveilles pour me laisser tomber, et n'en a visiblement pas grand-chose à foutre de ce qui va m'arriver... Mais surtout rage contre moi de m'être laissé manipuler si facilement...
Elle augmente encore quand je réalise qu'en théorie je devrais remercier cette pute de m'avoir sauvé !
Elle augmente encore quand je réalise qu'en théorie je devrais remercier cette pute de m'avoir sauvé !
— BANDE DE FOUTUS CONNARDS ! ESPECES DE... DEBILES ! VOUS PENSEZ VRAIMENT QU'IL SUFFIT DE CASSER DES GUEULES OU D'AVOIR UN FUSIL POUR S'EN SORTIR ?? VOUS NE SAVEZ MÊME PAS POURQUOI J'AI MIS UN MASQUE, BANDE DE CONS !!!
— Très bonne question ça mon chéri... pourquoi tu as mis un masque ?
— Très bonne question ça mon chéri... pourquoi tu as mis un masque ?
Je tourne la tête vers la personne qui vient de m'appeler mon chéri. Treillis de l'armée, rangers, fusil d'assaut réglementaire, impression de force, beauté du visage, allure sportive, gracieuse malgré tout l'attirail militaire, l'air plus jeune que son âge...
— M... Maman ? C'est toi ?
— Eh oui !
— Mais que... qu'est-ce que... comment ? Qu'est-ce qui se passe ?
— Chut... Tout va bien... tout va bien, je suis là... Tu peux te lever ?
— Je... Aïe ! Oui, je crois...
— Viens. Il faut déjà vérifier que tu n'as rien de grave...
— Oh, je... ça tourne...
— Allez, déshabille-toi !
— Non, ce n'est pas la peine...
— Arrête de discuter et fais ce que je te dis, ou je le fais moi-même ! Là, c'est bien... allez, tourne-toi... Bon, maintenant, marche jusqu'à la porte et reviens... mets-toi sur un pied... pas d'envie de vomir, pas d'étourdissements ? Ouf, tu n'as rien de grave... Une belle collection de plaies et de bosses, mais rien de cassé...
— J'ai soif...
— Tiens et rhabille-toi, la maison est glaciale... On va boire un peu, déjeuner et discuter. Tu dois avoir faim... Ah, on a de la chance, il y a du bois et une cheminée, je vais faire un feu, on en a besoin... j'ai eu super peur, tu sais...
— Eh oui !
— Mais que... qu'est-ce que... comment ? Qu'est-ce qui se passe ?
— Chut... Tout va bien... tout va bien, je suis là... Tu peux te lever ?
— Je... Aïe ! Oui, je crois...
— Viens. Il faut déjà vérifier que tu n'as rien de grave...
— Oh, je... ça tourne...
— Allez, déshabille-toi !
— Non, ce n'est pas la peine...
— Arrête de discuter et fais ce que je te dis, ou je le fais moi-même ! Là, c'est bien... allez, tourne-toi... Bon, maintenant, marche jusqu'à la porte et reviens... mets-toi sur un pied... pas d'envie de vomir, pas d'étourdissements ? Ouf, tu n'as rien de grave... Une belle collection de plaies et de bosses, mais rien de cassé...
— J'ai soif...
— Tiens et rhabille-toi, la maison est glaciale... On va boire un peu, déjeuner et discuter. Tu dois avoir faim... Ah, on a de la chance, il y a du bois et une cheminée, je vais faire un feu, on en a besoin... j'ai eu super peur, tu sais...
Maman prépare un feu en quelques minutes, il faut dire qu'elle a de l'entraînement : peu après son divorce avec Papa, il y a trois ans, elle s'est engagée dans l'armée et nous a laissés quasi seuls pendant plusieurs mois en disant qu'on était grand, que Solène était à la maison et majeure, et surtout qu'on n'avait pas le choix... Vous la sentez la mère aimante et présente pour ses enfants là ?
Alors c'est vrai qu'à son retour, elle nous a demandé pardon, en disant qu'elle avait fait une grosse connerie, qu'elle avait eu besoin de quitter la maison où il y avait trop de souvenirs douloureux, qu'on était dans la merde financièrement à cause d'un prêt à finir de rembourser, qu'elle n'avait jamais travaillé ou fait d'études, et qu'en plus à la maison elle sentait qu'elle devenait de plus en plus invivable... Mais que maintenant elle savait qu'elle avait fait une erreur, qu'elle aurait dû faire autrement, et qu'on lui avait horriblement manqué.
Ça a quand même creusé un fossé entre nous, surtout avec Solène qui s'est fait propulser du jour au lendemain maîtresse de maison alors qu'elle n'avait même pas fini ses études d'infirmière... Je ne crois pas qu'elle lui ait pardonné.
Sinon, c'est une femme de 39 ans à fort caractère, autoritaire et assez peu démonstrative, mais qui sait quand même être là à chaque fois qu'on a vraiment besoin d'elle... Par contre pas intérêt à discuter sinon ça barde... Ju en sait quelque chose, croyez-moi !
Enfin, elle n'a jamais envisagé d'aimer un autre homme que Papa...
Enfin, elle n'a jamais envisagé d'aimer un autre homme que Papa...
Après qu'on ait commencé à manger nos boîtes de conserve, elle attaque :
— Allez Max, raconte-moi comment tu en arrivé là !
— Non, toi d'abord ! Qu'est-ce qui t'es arrivée ? Comment tu as su où me retrouver ?
— D'accord. J'étais en manœuvre avec mon unité dans le coin, mais ce matin plus rien ni personne. Aucune trace. Personne ne répondait à la radio, aucune transmission, personne à la caserne... Je... J'ai cru devenir folle... Alors j'ai pris un véhicule et je suis rentrée à toute vitesse. Je voulais vous retrouver, j'espérais que vous alliez bien... j'ai retrouvé les filles à la librairie, elles m'ont dit que tu poursuivais Patapouf.
— Attends... les filles ? Elles vont bien ?
— Ju n'avait presque rien, et elles sont en sécurité ; je les ai déposés à la mairie, en me disant qu'après t'avoir retrouvé, on enverrait tous les survivants là-bas, s'il n'y en avait pas déjà...
— Et il y en avait ?
— Oui, quelques-uns, mais ils ne savaient pas trop quoi faire à une exception près, alors je suis partie à ta recherche... Mais trouver une personne dans une ville même petite comme ça, avec le bazar qu'il y a dans les rues, c'est bien plus long que ça en a l'air ! Si tu n'avais pas gueulé comme ça, je t'aurais retrouvé bien plus tard. A toi maintenant. Raconte tout depuis le moment où tu as commencé à courir après Patapouf ! Et en détail !
— Il n'y a pas grand-chose à raconter... J'ai très vite perdu patapouf, et je l'ai cherché... J'ai entendu une fille qui criait au secours, j'y suis allé... J'étais épuisé après ma course... C'est là que j'ai réalisé qu'il y avait du danger, que je ne savais pas où, que je ne pourrais pas viser juste tellement je tremblais de fatigue, et que mon fusil n'était même pas chargé... Je l'ai chargé, j'ai mis des balles dans mes poches, et... j'ai entendu un hurlement de Patapouf, des bruits de mastication, et une fille dans une cahute de jardin à la porte défoncée par le tigre... Quand j'ai regardé, j'ai vu le tigre occupé à dévorer Patapouf, la fille dans la cabane juste derrière... Je me suis dit que si je tirais, je risquais de la tuer en plus de rater le tigre, alors je suis rentré dans la maison pour trouver un bon angle de tir, j'avais vu une fenêtre... Quand j'y suis arrivé, il restait encore la moitié de patapouf, alors je me suis forcé à me calmer, j'ai répété mes gestes dans ma tête, lentement, puis j'ai tiré, et je l'ai eu...
— Bien joué ! Continue...
— Arrivé en bas, j'ai échangé quelques mots et la fille m'a... enfin bref, son copain est venu après... enfin il a dit être son copain...
— Décris-moi ce qui s'est passé avec la fille. En détail.
— Mais Maman, c'est gênant !
— J'en ai besoin pour savoir qui elle est. Alors tu remballes ta pudeur débile et tu me racontes tout, en détail ! Compris ? Exécution !
— Non, toi d'abord ! Qu'est-ce qui t'es arrivée ? Comment tu as su où me retrouver ?
— D'accord. J'étais en manœuvre avec mon unité dans le coin, mais ce matin plus rien ni personne. Aucune trace. Personne ne répondait à la radio, aucune transmission, personne à la caserne... Je... J'ai cru devenir folle... Alors j'ai pris un véhicule et je suis rentrée à toute vitesse. Je voulais vous retrouver, j'espérais que vous alliez bien... j'ai retrouvé les filles à la librairie, elles m'ont dit que tu poursuivais Patapouf.
— Attends... les filles ? Elles vont bien ?
— Ju n'avait presque rien, et elles sont en sécurité ; je les ai déposés à la mairie, en me disant qu'après t'avoir retrouvé, on enverrait tous les survivants là-bas, s'il n'y en avait pas déjà...
— Et il y en avait ?
— Oui, quelques-uns, mais ils ne savaient pas trop quoi faire à une exception près, alors je suis partie à ta recherche... Mais trouver une personne dans une ville même petite comme ça, avec le bazar qu'il y a dans les rues, c'est bien plus long que ça en a l'air ! Si tu n'avais pas gueulé comme ça, je t'aurais retrouvé bien plus tard. A toi maintenant. Raconte tout depuis le moment où tu as commencé à courir après Patapouf ! Et en détail !
— Il n'y a pas grand-chose à raconter... J'ai très vite perdu patapouf, et je l'ai cherché... J'ai entendu une fille qui criait au secours, j'y suis allé... J'étais épuisé après ma course... C'est là que j'ai réalisé qu'il y avait du danger, que je ne savais pas où, que je ne pourrais pas viser juste tellement je tremblais de fatigue, et que mon fusil n'était même pas chargé... Je l'ai chargé, j'ai mis des balles dans mes poches, et... j'ai entendu un hurlement de Patapouf, des bruits de mastication, et une fille dans une cahute de jardin à la porte défoncée par le tigre... Quand j'ai regardé, j'ai vu le tigre occupé à dévorer Patapouf, la fille dans la cabane juste derrière... Je me suis dit que si je tirais, je risquais de la tuer en plus de rater le tigre, alors je suis rentré dans la maison pour trouver un bon angle de tir, j'avais vu une fenêtre... Quand j'y suis arrivé, il restait encore la moitié de patapouf, alors je me suis forcé à me calmer, j'ai répété mes gestes dans ma tête, lentement, puis j'ai tiré, et je l'ai eu...
— Bien joué ! Continue...
— Arrivé en bas, j'ai échangé quelques mots et la fille m'a... enfin bref, son copain est venu après... enfin il a dit être son copain...
— Décris-moi ce qui s'est passé avec la fille. En détail.
— Mais Maman, c'est gênant !
— J'en ai besoin pour savoir qui elle est. Alors tu remballes ta pudeur débile et tu me racontes tout, en détail ! Compris ? Exécution !
Quand Maman prend ce ton-là, ce n'est même pas la peine de discuter ! Et puis, c'est rassurant dans des circonstances pareilles d'être avec quelqu'un qui donne l'impression de savoir ce qu'il fait... Je commençais à comprendre pourquoi mes sœurs m'avaient suivi : c'était bien plus simple.
— D'accord. Après avoir tué le tigre, je suis descendu pour voir comment elle allait... Et c'est en y allant que j'ai vraiment réalisé que Patapouf était mort. Quand j'ai vu son cadavre. J'ai rien pu dire, je suis resté là comme un con... La fille a dit qu'elle s'appelait Samira, et qu'elle voulait me consoler de la mort de mon chien et me remercier...
— Je vois... Elle a fait quoi ?
— Je vois... Elle a fait quoi ?
Je deviens rouge comme une tomate.
— Elle a commencé à m'embrasser, et à me toucher...
— Te toucher le sexe donc, c'est bien ça ? En baissant directement ton pantalon ou pas ?
— Maman, je... ça me gêne que tu demandes ça ! Surtout comme ça !
— Au cas où tu n'aurais pas remarqué, les circonstances sont UN TOUT PETIT PEU exceptionnelles. Alors je vais être claire : à la prochaine protestation de ce genre, je te fous une tarte ! Compris ?
— Compris... Elle a essayé de me déshabiller, mais je paniquais, je bloquais ses mains... Elle a fini par laisser tomber, juste m'embrasser...
— Vraiment juste ça ?
— Te toucher le sexe donc, c'est bien ça ? En baissant directement ton pantalon ou pas ?
— Maman, je... ça me gêne que tu demandes ça ! Surtout comme ça !
— Au cas où tu n'aurais pas remarqué, les circonstances sont UN TOUT PETIT PEU exceptionnelles. Alors je vais être claire : à la prochaine protestation de ce genre, je te fous une tarte ! Compris ?
— Compris... Elle a essayé de me déshabiller, mais je paniquais, je bloquais ses mains... Elle a fini par laisser tomber, juste m'embrasser...
— Vraiment juste ça ?
Je suis rouge écrevisse. Mais pas le choix, je connais ma mère : la baffe, ce n'est pas pour rigoler ! En plus, je la sens tendue, stressée, à bout de patience... Vaut mieux vraiment pas en rajouter.
— Non, elle me disait qu'elle allait bientôt arranger le fait que je sois puceau, que je n'avais pas à avoir peur, qu'elle avait des capotes et prenait la pilule... Je lui ai répondu que ce n'était pas ça, que dans le passé une fille m'avait humilié, et que j'avais peur qu'elle se moque de moi...
— Attends ? Je ne suis pas au courant de cette histoire !!
— Même Ju n'est pas au courant, j'en ai trop honte... Mais les moqueries au lycée c'était à cause de ça...
— Continue !
— A la fin, je pense que... on savait tous les deux qu'on allait faire tout ce qu'elle voulait, et on est parti vers la maison... Son copain est arrivé au moment où elle allait commencer à me sucer. Il m'a braqué avec mon fusil, mais je savais qu'il était déchargé alors après quelques insultes, on s'est battu. Un vrai monstre ce mec... 1m90, 95 kilos, rien que du muscle... Il sait pas tirer, mais il sait se battre. Il m'a étalé par terre, Samira l'a interrompu en le complimentant et en l'embrassant, elle lui a proposé de baiser et la sucer juste là ; il a piqué mon fusil avant de partir, mais sans les cartouches...
— Le fusil, il était où quand tu étais avec la fille ?
— Attends, je... j'ai dû le laisser tomber quand Samira m'a embrassé.
— Attends ? Je ne suis pas au courant de cette histoire !!
— Même Ju n'est pas au courant, j'en ai trop honte... Mais les moqueries au lycée c'était à cause de ça...
— Continue !
— A la fin, je pense que... on savait tous les deux qu'on allait faire tout ce qu'elle voulait, et on est parti vers la maison... Son copain est arrivé au moment où elle allait commencer à me sucer. Il m'a braqué avec mon fusil, mais je savais qu'il était déchargé alors après quelques insultes, on s'est battu. Un vrai monstre ce mec... 1m90, 95 kilos, rien que du muscle... Il sait pas tirer, mais il sait se battre. Il m'a étalé par terre, Samira l'a interrompu en le complimentant et en l'embrassant, elle lui a proposé de baiser et la sucer juste là ; il a piqué mon fusil avant de partir, mais sans les cartouches...
— Le fusil, il était où quand tu étais avec la fille ?
— Attends, je... j'ai dû le laisser tomber quand Samira m'a embrassé.
J'ai à peine fini ma phrase que je me mange une baffe.
— ESPECE DE FOUTU CRETIN !!! NON SEULEMENT TU LAISSES TOMBER TON FUSIL, MAIS EN PLUS TU LE SURVEILLES MÊME PLUS JUSTE PARCE QU'UNE PUTE QUE TU NE CONNAIS PAS T'EMBRASSE !!!
— Mais...
— Tu sais quoi ? Je suis sûre que les deux étaient de mèche, que le seul but de cette pute c'était que le mec te pique ton arme ! C'est pour ça qu'elle a été aussi douce et compréhensive avant, et qu'elle t'a abandonné après !!
— ...
— Et tu as de la chance d'être encore vivant ! Les types de ce genre n'aiment pas laisser des témoins derrière eux, tu as juste survécu à cause des scrupules de dernière minute de l'autre pétasse !
— Je n'avais pas réalisé... Je n'y avais pas pensé...
— Tu as surtout cessé de penser dès que cette pouffiasse a commencé à faire semblant de s'intéresser à toi !!
— C'est vrai, mais... je ne pense pas que c'était un plan pour me voler le fusil, que ça s'est fait comme ça...
— Ah bon, pourquoi ? C'est juste ta bite qui parle, ou il y a une vraie raison ? Et ça change quoi à ta connerie ?
— Ça change que... que ce n'est pas le même genre de personnes... Et c'est pour plusieurs raisons. Déjà, le gars n'a pas pensé à ramasser une seule cartouche : il n'a pas fouillé mes poches ni mon sac. Et ça veut aussi dire qu'il a un fusil qui ne peut pas tirer, il n'a pas de balles.
— Et bien sûr on peut miser notre vie sur le fait que ni avant ni après votre rencontre il n'a pu trouver de balles d'un calibre aussi courant que celles d'un fusil de chasse ?
— ...
— oui, il est temps que tu recommences à réfléchir !
— Il y a d'autres raisons... Déjà, si c'était un piège, pourquoi prendre le risque de se battre ? Il n'aurait pas été plus simple de laisser Samira commencer à coucher avec moi, de me surprendre et de m'abandonner à poil ?
— Pas faux...
— Et surtout... Il avait l'air à la fois furieux et effrayé, frustré... Je pense qu'il s'est juste défoulé sur moi après la peur qu'il a eue, il a tapé sur le premier à portée de colère pour se sentir mieux... Et Samira, je pense qu'elle voulait me protéger.
— Mais bien sûr ! Au fait, tu as gueulé quoi ? J'ai pas compris.
— Je l'ai traitée de salope et lui ai dit d'aller se faire enculer. Elle a répondu que c'est ce qu'elle comptait faire, mais pas par moi...
— Mais...
— Tu sais quoi ? Je suis sûre que les deux étaient de mèche, que le seul but de cette pute c'était que le mec te pique ton arme ! C'est pour ça qu'elle a été aussi douce et compréhensive avant, et qu'elle t'a abandonné après !!
— ...
— Et tu as de la chance d'être encore vivant ! Les types de ce genre n'aiment pas laisser des témoins derrière eux, tu as juste survécu à cause des scrupules de dernière minute de l'autre pétasse !
— Je n'avais pas réalisé... Je n'y avais pas pensé...
— Tu as surtout cessé de penser dès que cette pouffiasse a commencé à faire semblant de s'intéresser à toi !!
— C'est vrai, mais... je ne pense pas que c'était un plan pour me voler le fusil, que ça s'est fait comme ça...
— Ah bon, pourquoi ? C'est juste ta bite qui parle, ou il y a une vraie raison ? Et ça change quoi à ta connerie ?
— Ça change que... que ce n'est pas le même genre de personnes... Et c'est pour plusieurs raisons. Déjà, le gars n'a pas pensé à ramasser une seule cartouche : il n'a pas fouillé mes poches ni mon sac. Et ça veut aussi dire qu'il a un fusil qui ne peut pas tirer, il n'a pas de balles.
— Et bien sûr on peut miser notre vie sur le fait que ni avant ni après votre rencontre il n'a pu trouver de balles d'un calibre aussi courant que celles d'un fusil de chasse ?
— ...
— oui, il est temps que tu recommences à réfléchir !
— Il y a d'autres raisons... Déjà, si c'était un piège, pourquoi prendre le risque de se battre ? Il n'aurait pas été plus simple de laisser Samira commencer à coucher avec moi, de me surprendre et de m'abandonner à poil ?
— Pas faux...
— Et surtout... Il avait l'air à la fois furieux et effrayé, frustré... Je pense qu'il s'est juste défoulé sur moi après la peur qu'il a eue, il a tapé sur le premier à portée de colère pour se sentir mieux... Et Samira, je pense qu'elle voulait me protéger.
— Mais bien sûr ! Au fait, tu as gueulé quoi ? J'ai pas compris.
— Je l'ai traitée de salope et lui ai dit d'aller se faire enculer. Elle a répondu que c'est ce qu'elle comptait faire, mais pas par moi...
Et là, ma mère commence à pouffer. Elle essaie de le cacher, mais je le vois bien... Et pour être honnête...
— Bon, c'est vrai que celle-là était assez bien trouvée... Enfin, celle-là... la sienne, pas la mienne hein...
En disant cela, je guette le visage de ma mère, et ce que j'espérais ce produit : elle explose de rire. Et moi aussi. Bon dieu, ce que ça fait du bien... Et dès que l'un de nous commence à redevenir sérieux, l'autre repart... Ça dure longtemps...
— Bon, il faut être un peu sérieux... on fait quoi ?
— Il faut les retrouver, récupérer ton fusil, bien leur faire comprendre qui est le plus fort, et ensuite essayer de les convaincre de venir avec nous... Je sais, moi aussi je leur en veux, mais... on n'est pas assez nombreux... On ne peut se passer de personne...
— J'ai une idée pour les retrouver... et rechercher efficacement d'autres survivants.
— Eh, je vois que tu as commencé à retrouver ton intelligence ! Je t'écoute !
— Il y a un dispositif que l'on voit dans un jeu vidéo... Il permet de voir la chaleur, même à travers les murs...
— Mais... Mais pourquoi je n'y ai pas pensé moi ? Viens, suis-moi !
— Mais on ne sait pas où en trouver !
— Moi si ! Allez viens !
— Il faut les retrouver, récupérer ton fusil, bien leur faire comprendre qui est le plus fort, et ensuite essayer de les convaincre de venir avec nous... Je sais, moi aussi je leur en veux, mais... on n'est pas assez nombreux... On ne peut se passer de personne...
— J'ai une idée pour les retrouver... et rechercher efficacement d'autres survivants.
— Eh, je vois que tu as commencé à retrouver ton intelligence ! Je t'écoute !
— Il y a un dispositif que l'on voit dans un jeu vidéo... Il permet de voir la chaleur, même à travers les murs...
— Mais... Mais pourquoi je n'y ai pas pensé moi ? Viens, suis-moi !
— Mais on ne sait pas où en trouver !
— Moi si ! Allez viens !
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Commentaires ()
J'ai déjà posté jusqu'au chapitre 11 depuis début juin, mais la mise en ligne est très lente, le chapitre 11 sera début août !