Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Après l'apocalypse — Chapitre 12 · un conseil raté (point de vue Harmonie)
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Après l'apocalypse
Chapitre 12 · un conseil raté (point de vue Harmonie)
Résumé des épisodes précédents :
Une nuit, Max, ses sœurs se réveillent dans un monde qui n'est plus... normal. Il n'y a plus personne nulle part, ils ne se souviennent de rien, les boutiques sont saccagées. Après quelques mésaventures, les survivants rejoignent l'hôtel de ville.
Max vient d'expliquer sa théorie, expliquant la situation par un phénomène inconnu faisant disparaitre presque toute l'humanité et volatilisant les cadavres. Ça a jeté un froid, et tout le monde a peur d'y croire...
C'est Harmonie qui raconte ce chapitre.
Max vient d'expliquer sa théorie, expliquant la situation par un phénomène inconnu faisant disparaitre presque toute l'humanité et volatilisant les cadavres. Ça a jeté un froid, et tout le monde a peur d'y croire...
C'est Harmonie qui raconte ce chapitre.
J'ai menti. Moi je sais ce qu'il s'est passé… Moi, je me souviens, ma mémoire n'a pas été effacée… Je suis la seule ici.
Si peu, il en reste si peu… Est-ce que j'ai eu raison ? Est-ce que j'ai eu tort ? Combien en ai-je tué ? Combien de ceux que j'ai tué auraient pu être sauvés ? Et combien en ai-je sauvé ? Comment ça s'appelle d'ailleurs le fait d'anéantir l'espèce humaine ? Un génocide ? Un humanicide ? Et si c'est le cas… moi et les autres, avons-nous anéanti l'espèce humaine, sauvé le monde, ou les deux à la fois ? Je suis la seule survivante, enfin… je supposais, jusqu'à entendre Max… Mais il a raison, en vrai on ne sait pas ce qui se passe à ne serait-ce qu'à 50 ou 100 kms…
Si peu, il en reste si peu… Est-ce que j'ai eu raison ? Est-ce que j'ai eu tort ? Combien en ai-je tué ? Combien de ceux que j'ai tué auraient pu être sauvés ? Et combien en ai-je sauvé ? Comment ça s'appelle d'ailleurs le fait d'anéantir l'espèce humaine ? Un génocide ? Un humanicide ? Et si c'est le cas… moi et les autres, avons-nous anéanti l'espèce humaine, sauvé le monde, ou les deux à la fois ? Je suis la seule survivante, enfin… je supposais, jusqu'à entendre Max… Mais il a raison, en vrai on ne sait pas ce qui se passe à ne serait-ce qu'à 50 ou 100 kms…
Nous sommes si peu… treize seulement, deux hommes et onze femmes… Je dois les sauver, peu importe ce que je devrais faire pour cela ! Je n'ai pas le droit d'être faible, d'avoir des états d'âme, des scrupules ou des sentiments. Je dois faire que nous survivions. Point. Pour… payer mes erreurs.
Ils sont si… faibles… pathétiques, perdus… Et les vérités de Max n'ont rien arrangé ! Surprenant d'ailleurs qu'il tombe aussi juste... Maintenant, Max me fait peur : il comprend trop de choses, trop vite… S'il découvre la vérité, et il a déjà bien avancé dans cette direction, il fera quoi ? Et MOI je ferais quoi ?
Au fond, je le sais… Et je sais qu'un jour je lui dirais tout… Et que s'il prend une décision à mon sujet, je l'accepterais, quelle qu'elle soit… Mais pas maintenant, c'est trop tôt… JE DOIS D'ABORD LEUR DONNER DE SURVIVRE, et à n'importe quel prix !!! Je dois leur redonner l'envie de se battre. De vivre. Et les protéger.
Ils sont si… faibles… pathétiques, perdus… Et les vérités de Max n'ont rien arrangé ! Surprenant d'ailleurs qu'il tombe aussi juste... Maintenant, Max me fait peur : il comprend trop de choses, trop vite… S'il découvre la vérité, et il a déjà bien avancé dans cette direction, il fera quoi ? Et MOI je ferais quoi ?
Au fond, je le sais… Et je sais qu'un jour je lui dirais tout… Et que s'il prend une décision à mon sujet, je l'accepterais, quelle qu'elle soit… Mais pas maintenant, c'est trop tôt… JE DOIS D'ABORD LEUR DONNER DE SURVIVRE, et à n'importe quel prix !!! Je dois leur redonner l'envie de se battre. De vivre. Et les protéger.
Des pensées de ce type m'agitent tout le repas, dans une tempête sans fin… mais mon visage reste de marbre, rien ne sort. Cela fait longtemps que je sais dissimuler mes sentiments…
Après le repas, nous sommes allés dans une salle de réunion de la mairie.
Après le repas, nous sommes allés dans une salle de réunion de la mairie.
— Il est temps qu'on fasse le point, et surtout qu'on réfléchisse à la suite… Quelqu'un a des idées ?
— Oui, moi.
— Oui, moi.
Charlotte… ça ne me surprends pas d'elle, et je suis vraiment contente qu'elle soit là, on se complète bien… Elle a de très bonnes propositions en général, et de l'expérience en humanitaire…
— Ce que je retiens de ce qu'a dit Max, c'est d'une part qu'il y a eu une catastrophe tellement importante que nous n'en réalisons même pas l'étendue, et d'autre part qu'il est… possible que l'on ait été rassemblés ici… Et qu'ailleurs il y en a sans doute d'autres dans une situation bien pire que nous. Alors je pense qu'on devrait se considérer à la fois comme les survivants d'une catastrophe, et comme les membres d'une mission humanitaire dont le but est de secourir tous les survivants possibles … Vous en pensez quoi ?
Pas grand-chose apparemment : tout le monde approuve, mais sans rien dire… Mais j'aime cet état d'esprit ! A condition de préciser certaines choses.
— Je suis d'accord, mais avec deux grosses nuances : d'accord pour rechercher et secourir d'autres survivants, mais à condition que cela ne nous mette pas nous en danger. Ensuite, il y a de nombreuses choses qui seront différentes d'une mission humanitaire telle que tu les as connues, et j'en vois déjà deux. La première : les missions humanitaires sont faites par des personnes non impactées par la catastrophe, donc n'ayant pas de problèmes psychologiques, et préparées à affronter la situation qu'elles trouveront, et avec possibilité de relais si quelqu'un craque. On n'a rien de tout ça… Par ailleurs, dans tous les cas où il y a des problèmes de sécurité, et pour rechercher les survivants ce n'est pas le boulot des humanitaires mais de l'armée ; et croyez-moi la protection des ONG est considérée comme d'importance stratégique !!! Nous, on devra se protéger nous-mêmes, et donc rester relativement discret : rien ne nous dit qu'à quelques dizaines ou centaines de kilomètres, il n'y a pas de groupes de bandits suscités par l'effondrement de la société qui viendront nous chercher s'ils apprennent notre existence. En fait, il est très probable qu'il y en ait…
— Et moi je ne suis pas d'accord avec toi maman : déjà, après une catastrophe, les survivants sont souvent sous le choc, et incapables de réagir ; mais le fait de rester passifs face à une catastrophe amplifie largement les effets psychologiques de celle-ci. Je suis d'accord qu'il y a un risque, mais le risque de craquer psychologiquement me semble bien plus grave : ça revient à attendre passivement la mort !
— Pas d'accord non plus avec toi Maman : si on peut faire quelque chose pour en sauver d'autres on doit le faire, danger ou pas !!
— En plus, si réellement il y a du danger, plus on sera pour y faire face mieux ce sera !
— Et moi je ne suis pas d'accord avec toi maman : déjà, après une catastrophe, les survivants sont souvent sous le choc, et incapables de réagir ; mais le fait de rester passifs face à une catastrophe amplifie largement les effets psychologiques de celle-ci. Je suis d'accord qu'il y a un risque, mais le risque de craquer psychologiquement me semble bien plus grave : ça revient à attendre passivement la mort !
— Pas d'accord non plus avec toi Maman : si on peut faire quelque chose pour en sauver d'autres on doit le faire, danger ou pas !!
— En plus, si réellement il y a du danger, plus on sera pour y faire face mieux ce sera !
Mais… Mes enfants se liguent contre moi ou quoi là ??? Ils ont grandi...
— J'ai une proposition : on commence par assurer notre propre survie, mais pour plus tard pouvoir aller en sauver d'autres… Vous êtes d'accord ?
Pas de réactions…
— Si d'autres personnes ont des idées pour la suite…
Toujours pas de réactions… Bon sang, c'est des zombies là où ils n'en ont juste rien à faire de ce qu'on raconte ???
— Je veux dire, des priorités, des projets, des envies de discuter de quelque chose, quoi que ce soit ?
Enfin Mme Lebouk, la dernière arrivée prend la parole. C'est une femme d'environ 75 ans qui a été prof dans un collège :
— Oui, je voulais vous dire… Merci d'avoir déjà commencé à sauver les gens, en venant me chercher… Vous ne savez pas à quel point ça a été important pour moi que quelqu'un vienne me chercher : depuis que je suis retraitée, je ne voyais plus personne. Je n'ai jamais eu de mari, pas d'enfants, pas de famille… Mais à la fin du monde, des gens sont venus me voir, alors merci à toutes et tous…
Il y a un silence ému, je crois que je suis aussi… Mais le silence ne dure pas longtemps : ça chuchote dans tous les sens !!
Il y a un silence ému, je crois que je suis aussi… Mais le silence ne dure pas longtemps : ça chuchote dans tous les sens !!
— Dites, ce que vous avez à dire, ça nous intéresse….
Toujours personne qui prends la parole, et ça continue à chuchoter… J'en ai marre là !!
— Ok, vu que vous ne parlez pas de vous-même, je donne la parole ! Charlotte tu es clairement la plus compétente d'entre nous pour organiser les moyens de survie vu ton expérience humanitaire… Tu as des idées ?
— En fait, on a commencé à réfléchir à ce qu'il fallait pour survivre, au moins à court et moyen terme, c'est à partir de ça que j'ai fait la liste de course ; mais je pense qu'on a oublié pas mal de choses… La première idée qu'on a eue, c'est déjà que chacun ait en permanence sur lui papier et crayon pour noter les idées importantes qu'il peut avoir, avec une mise en commun régulière, par exemple au moment des repas : il y aura forcément des choses auxquelles on ne pense pas dans l'immédiat. On va vous les distribuer avant de continuer les explications, et je noterais les choses importantes sur le tableau. Vous pouvez bien sur intervenir au fur et à mesure, et j'espère que vous n'hésiterez pas à nous dire vos idées, parce qu'il y a forcément des trucs qu'on a oublié….
— En fait, on a commencé à réfléchir à ce qu'il fallait pour survivre, au moins à court et moyen terme, c'est à partir de ça que j'ai fait la liste de course ; mais je pense qu'on a oublié pas mal de choses… La première idée qu'on a eue, c'est déjà que chacun ait en permanence sur lui papier et crayon pour noter les idées importantes qu'il peut avoir, avec une mise en commun régulière, par exemple au moment des repas : il y aura forcément des choses auxquelles on ne pense pas dans l'immédiat. On va vous les distribuer avant de continuer les explications, et je noterais les choses importantes sur le tableau. Vous pouvez bien sur intervenir au fur et à mesure, et j'espère que vous n'hésiterez pas à nous dire vos idées, parce qu'il y a forcément des trucs qu'on a oublié….
Tout au long de la présentation, je reste médusée. Bon sang, cette fille a l'air d'avoir pensé à quasiment tout ! Eau potable, nourriture, se chauffer, se soigner, cuisiner, s'habiller, l'hygiène, se déplacer, se défendre, communiquer… Elle a pensé à tout ! Enfin, sauf un très gros truc…
— Alors déjà, bravo Charlotte pour tout le travail d'organisation que tu as fait en un seul jour ! Vous êtes d'accord les filles ? Euh pardon, les filles et les gars ?
Toujours personne qui me réponds ! Putin, ça me gonfle là !!
— OH !!! Vous nous écoutez quand on parle là ! On a besoin de vous, ça nous concerne tous et toutes !
— Désolé, mais ce boulot je l'ai fait en commun avec Max, alors il faudrait nous féliciter tous les deux…
— Pas d'accord : tu avais déjà fait l'essentiel au moment où on a commencé à en discuter, et j'ai juste donné deux trois idées en plus…
— Bon, écoutez, on s'en fout ! J'ai une remarque à faire : Il manque quand même une colonne « en cas d'urgence » : il est possible que des évènements imprévus circulent, alors il vaudrait mieux savoir comme on se débrouillera dans ce genre de cas…
— Désolé, mais ce boulot je l'ai fait en commun avec Max, alors il faudrait nous féliciter tous les deux…
— Pas d'accord : tu avais déjà fait l'essentiel au moment où on a commencé à en discuter, et j'ai juste donné deux trois idées en plus…
— Bon, écoutez, on s'en fout ! J'ai une remarque à faire : Il manque quand même une colonne « en cas d'urgence » : il est possible que des évènements imprévus circulent, alors il vaudrait mieux savoir comme on se débrouillera dans ce genre de cas…
Inès lève la main. Elle doit vouloir se rattraper celle-là…
— Logiquement, il manque aussi une colonne à long terme, même si je ne vois pas bien la différence avec le moyen terme en pratique…
— Elle me semble évidente : à plus ou moins long terme, on devra tout produire nous-même… A moyen terme on peut en effet se servir de ce qui existe déjà, mais à long terme ça va tôt ou tard s'épuiser…
— Mais… tout produire nous-mêmes… comment on va faire ?
— On n'a pas le choix : il va falloir qu'on apprenne, ou qu'on s'en passe… Mais ça c'est uniquement dans l'hypothèse où on ne retrouve presque personne ! Je trouve que c'est trop tôt pour déjà penser à ça !
— En fait, on a beaucoup d'autres sujets à discuter ce soir… Je propose qu'on pose seulement les problèmes, et qu'on se donne la nuit pour y réfléchir, sauf si on a déjà des solutions…
— Elle me semble évidente : à plus ou moins long terme, on devra tout produire nous-même… A moyen terme on peut en effet se servir de ce qui existe déjà, mais à long terme ça va tôt ou tard s'épuiser…
— Mais… tout produire nous-mêmes… comment on va faire ?
— On n'a pas le choix : il va falloir qu'on apprenne, ou qu'on s'en passe… Mais ça c'est uniquement dans l'hypothèse où on ne retrouve presque personne ! Je trouve que c'est trop tôt pour déjà penser à ça !
— En fait, on a beaucoup d'autres sujets à discuter ce soir… Je propose qu'on pose seulement les problèmes, et qu'on se donne la nuit pour y réfléchir, sauf si on a déjà des solutions…
Parce que même pour ça, c'est mal barré… Non seulement quand je les interroge, c'est toujours du euh je sais pas, mais en plus non contente de ne rien écouter les filles jouent carrément à qui excitera le plus Samir : poses suggestives, battements de cils, mise en valeur de décolletés plongeants… Encore quelques minutes et ça risque de virer à la partouze ! Surtout qu'évidemment il n'en perd pas une miette, et que le cerveau de Max s'est AUSSI fait la malle !!!
— DITES LES FILLES, CA VA, ON VOUS GENE PAS DANS VOTRE STREAP TEASE LA ? Donc pour résumer : on doit se débrouiller par nous même pour trouver l'eau, faire pousser notre nourriture, nous chauffer, nous vêtir, nous déplacer, fabriquer ou réparer nos outils, se soigner et se protéger. Vous avez des idées ou vous vous en foutez ?
— Mais ? Comment on va faire tout ça ? Sérieusement, il y a des trucs qu'on ne saura pas faire !!
— Bonne remarque, c'est un deuxième sujet : la liste des choses que l'on va devoir apprendre et comment si personne ne sait les faire… Je crée une deuxième page pour ça.
— On devrait différencier les compétences basiques que tout le monde doit avoir, et celles pour lesquelles il suffit que certains dans le groupe maitrisent…
— oui, et il faudra aussi mettre ceux qui les maitrisent, ou doivent apprendre à les maitriser : comme ça, on saura quel est le rôle de tout le monde…
— Et pour les choses qu'aucun d'entre nous ne saura faire, je peux essayer au moins de chercher des documents explicatifs, des guides…
— Mais ? Comment on va faire tout ça ? Sérieusement, il y a des trucs qu'on ne saura pas faire !!
— Bonne remarque, c'est un deuxième sujet : la liste des choses que l'on va devoir apprendre et comment si personne ne sait les faire… Je crée une deuxième page pour ça.
— On devrait différencier les compétences basiques que tout le monde doit avoir, et celles pour lesquelles il suffit que certains dans le groupe maitrisent…
— oui, et il faudra aussi mettre ceux qui les maitrisent, ou doivent apprendre à les maitriser : comme ça, on saura quel est le rôle de tout le monde…
— Et pour les choses qu'aucun d'entre nous ne saura faire, je peux essayer au moins de chercher des documents explicatifs, des guides…
Ok, même si on est que 4 (et que les autres continuent leur petit jeu de séduction…) on avance quand même un peu… Samir intervient soudain :
— la première chose à chercher, c'est une base de repli avec un mur d'enceinte, on n'est pas à l'abri d'attaques de bêtes sauvages ici ! J'ai pas envie de me faire bouffer par un autre animal échappé de zoo !!!
— Pas d'accord : la première chose à vérifier, c'est le taux de radioactivité… Marion, tu fais des études d'ingénieur non, on regarde ça comment ?
— Hein euh quoi comment ?
— Je répète : comment on va vérifier le niveau de radioactivité ?
— Mais euh pourquoi vous voulez faire ça ?
— Pas d'accord : la première chose à vérifier, c'est le taux de radioactivité… Marion, tu fais des études d'ingénieur non, on regarde ça comment ?
— Hein euh quoi comment ?
— Je répète : comment on va vérifier le niveau de radioactivité ?
— Mais euh pourquoi vous voulez faire ça ?
Ok, j'en ai marre. C'est Solène qui avait posé la question sur la radioactivité, mais cette fille y a rien à en tirer !!
— PUTIN RENDORS TOI !!! Là c'est clair t'en a rien à foutre de savoir si la situation actuelle est due ou pas à une guerre nucléaire !!! La réponse c'est : compteur Geiger.
— Bah alors pourquoi vous me posez la question si vous savez ? Ca sert à rien !
— Bah alors pourquoi vous me posez la question si vous savez ? Ca sert à rien !
Je dois me retenir pour ne pas étrangler cette cruche !! Elle se rend compte au moins que si on ne s'organise pas rapidement on risque de ne pas survivre plus d'une semaine ? Elle s'est rendu compte qu'il y avait eu une catastrophe, ou même pas ??
— Un autre sujet me parait important : les modalités de fonctionnement du groupe… Et là on ne va pas juste pouvoir faire comme on fait là, avec quelques-uns qui en parlent pendant que les autres s'en foutent… Samir, comme tu as l'air d'intéresser tout le monde, tu as quelque chose à dire ?
— Oui madame !! Il faut assurer la survie de l'espèce et repeupler la planète, donc il faut parler reproduction !!
— Euh, tu veux dire quoi ?
— Bah y a que deux males pour 10 femelles non ? Si on veut toutes vous engrosser pour repeupler la planète, on va devoir se les répartir en deux, sans compter que y en a déjà 3 rien que pour moi !
— QUOI ???
— Oui madame !! Il faut assurer la survie de l'espèce et repeupler la planète, donc il faut parler reproduction !!
— Euh, tu veux dire quoi ?
— Bah y a que deux males pour 10 femelles non ? Si on veut toutes vous engrosser pour repeupler la planète, on va devoir se les répartir en deux, sans compter que y en a déjà 3 rien que pour moi !
— QUOI ???
C'est Ju qui manifeste.
— Bah, c'est pas votre frère qui va vous foutre enceintes, pas vrai ? Donc y a que moi, mais vous avez de la chance, j'en ai une super grosse !!
Le pire, c'est qu'il n'a pas complètement tort… J'espère qu'on trouvera mieux que ce mec quand même… Mais Solène décide de mettre son grain de sable dans sa mécanique.
— Dis-moi beau gosse… avec un engin et des performances pareilles, tu as dû avoir du succès non ?
— Ouais, tu imagines même pas le nombre de salopes et de fausses timides que j'ai déboitées !
— Ouais, tu imagines même pas le nombre de salopes et de fausses timides que j'ai déboitées !
Connaissant Solène, il va ramasser ses dents ! Faut toujours se méfier quand elle a ce sourire et ce ton là, et vu que visiblement elle lui en veut, ça va être violent…
— Mais sérieux… ta bite est si grosse que ça ou tu te vantes ?
— Eh, je me vante pas ! Pourquoi tu crois ça ?
— Te vexes pas, mais ça m'étonnerait que tu aies eu un calibre suffisant pour figurer dans un film porno par exemple…
— Eh bah tu as tort, du porno j'en ai fait, et plein ! Je suis une putin de machine à baise de compétition meuf !
— Vu que c'est ceux qui en disent le plus qui en font le moins, et ceux qui la ramènent le plus qui ont les plus petites…
— Ma bite est tellement grosse qu'y a pas de capotes à ma taille !!
— Mytho…
— Non, je te jure, tu veux voir ?
— Vu la quantité de MST que tu as dû te ramasser en baisant sans capotes hors de question ! Ça doit être dégeu !
— Eh, je me vante pas ! Pourquoi tu crois ça ?
— Te vexes pas, mais ça m'étonnerait que tu aies eu un calibre suffisant pour figurer dans un film porno par exemple…
— Eh bah tu as tort, du porno j'en ai fait, et plein ! Je suis une putin de machine à baise de compétition meuf !
— Vu que c'est ceux qui en disent le plus qui en font le moins, et ceux qui la ramènent le plus qui ont les plus petites…
— Ma bite est tellement grosse qu'y a pas de capotes à ma taille !!
— Mytho…
— Non, je te jure, tu veux voir ?
— Vu la quantité de MST que tu as dû te ramasser en baisant sans capotes hors de question ! Ça doit être dégeu !
On explose toutes de rire. Ah putin, ça fait du bien… Sans compter que ce n'est pas fini !
— Et sinon les filles, n'oubliez pas qu'il n'y a plus personne pour soigner les MST hein… Si ça vous dit vraiment de mourir du SIDA, couchez avec ce mec…
— Eh mais tu vas la fermer espèce de salope !
— Eh mais tu vas la fermer espèce de salope !
RESTER CALME. Lui mettre un pain dans la gueule pour avoir insulté ma fille n'arrangera rien, je dois calmer le jeu.
— DU CALME ! On n'en sait rien, mais la question est pertinente. Et pour tout le monde. Alors on arrête de se chamailler !
— Mais…
— VOS GUEULES !!!
— Mais…
— VOS GUEULES !!!
Là, ils se calment ! Je vois Charlotte marquer « éviter les IST » dans la case à court terme de la colonne reproduction. Mais il est temps de s'arrêter : on n'avance pas, et je vais exploser si ça continue.
— Ecoutez… On a sans doute tous vécu la pire journée de notre vie : le reste de l'humanité semble avoir disparu, on n'a aucune explication, personne ne sait quoi ou comment faire, on est tous crevé, à cran, sans compter que certains ont failli se faire dévorer… Mais au moins, on n'est pas seuls : on est tous ensemble ! Je propose qu'on aille se coucher, et que demain on essaie de décider comment on veut fonctionner en tant que groupe, et ce que l'on veut faire. Vous êtes d'accord ?
Toujours aucune réaction, mais au moins on m'écoute…
— Dites, j'ai quand même besoin de savoir ce que vous en pensez… Levez la main ceux et celles qui sont d'accord… OK… Et maintenant ceux qui ne sont pas d'accord… Ok, je vois, vu l'enthousiasme général, on en reparle demain…
Rien à en tirer !
— On dort où ?
— Il vaut mieux ne pas se séparer, donc je dirais… Dans l'hôtel en face, on pourra dormir dans des lits comme ça…
— Il vaut mieux ne pas se séparer, donc je dirais… Dans l'hôtel en face, on pourra dormir dans des lits comme ça…
— Et pour l'heure de lever ?
— Je vous réveillerais. Il faut quelqu'un pour monter la garde, et je suis la seule à savoir le faire, mais la nuit prochaine ce sera pas moi !
De toute façon, avec la pilule d'amphétamines que j'ai prise plus tôt, je sais que je dormirais pas, alors autant que je monte la garde !
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