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✦ Will_91 Yassine, mon voisin de Cité U XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Yassine, mon voisin de Cité U — Chapitre 4

10 minutes
34.9k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteurs

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Yassine, mon voisin de Cité U

Chapitre 4

— Attends, t'avais pas craché ? C'est mon sperme que tu viens d'avaler ?
J'avais avoué timidement, mais avec une once de fierté que je tentais de dissimuler. Cette réponse semblait autant le surprendre, l'intriguer que le combler.
— OK. Et alors, c'est comment ? me demanda-t-il.
— Euh... je ne sais pas trop comment décrire.
— Mais t'as trouvé ça bon ? Ça ne t'a pas dégoûté ? Pourquoi tu l'as gardé dans ta bouche aussi longtemps ? Je suis désolé, c'est venu trop vite, c'était tellement kiffant.
— J'ai été surpris un peu, et après je savais pas quoi faire...
— Et du coup t'as avalé quoi... répéta-t-il en riant, étonné et un peu admiratif. Il marqua une pause et reprit : T'as pas répondu, t'as trouvé ça bon mon sperme ?
— Franchement ça va... c'est... une découverte !
— C'est-à-dire ?
— Je pensais que ce serait écoeurant, vu que le mien a une odeur un peu forte... Mais le tien est assez doux en fait, un peu comme du Yop à la pêche et une grosse pincée de sel.
Il éclata de rire.
— Ah, carrément ? Du yop à la pêche et du sel... t'es cuisinier ou quoi ? ajouta-t-il en riant, un peu gêné.
— Tu me demandes comment c'était, je te réponds. C'est assez indescriptible alors c'est ce que j'ai trouvé de plus proche.
— Et t'as aimé ? reprit-il, dans un élan de fierté.
— Joker.
Il ne dit plus rien, but sa bière silencieusement. Plusieurs minutes passent. Et il finit par me lâcher d'un air taquin :
— T'as kiffé Will, avoue...
— Quoi ?
— Bah tout ça en fait... Me branler sous la douche, me sucer la bite... et même avaler mon sperme. T'as tout fait comme Clara !
— Je crois bien... répondis-je après une petite hésitation.
Ma réponse semblant mettre fin au débat, on reprit quelques parties de FIFA. Comme si de rien n'était, retrouvant la camaraderie habituelle. Yassine, particulièrement détendu – et l'on devine pourquoi -, était dans une forme olympique et alignait les victoires. Alors, pour me provoquer, il lança sans réfléchir un« méfie-toi, si tu fais que perdre, à un moment donné tu vas devoir me sucer ! » auquel je choisis de ne pas répondre.
Le lendemain matin, je sentais que ce qu'il s'était passé allait laisser des traces. Comment reprendre le cours de ma vie normale après l'expérience vécue ? Yassine allait-il m'ignorer lors des prochains entraînements ? Serait-il bizarre avec moi ou détendu comme en toute fin de soirée ? J'en saurais davantage en fin de semaine, mais il m'avait donné l'impression de prendre finalement les choses avec un certain détachement. Ce dérapage resterait-il entre nous ? Allait-il le raconter à ses potes ?J'en doutais fortement. Il était plus qu'improbable qu'ils l'apprennent et il avait autant intérêt que moi à ce que cette expérience ne s'ébruite pas. Je chassais mes pensées et choisissais d'oublier mes questionnements en entrant dans l'amphithéâtre, où je redevenais l'étudiant exemplaire que j'étais.
Pourtant, dans la soirée, je reçus un texto de Yassine, me demandant comment j'allais. Après quelques échanges anodins, il me demanda si je n'avais pas de regrets pour hier soir. Je lui répondis que non et que c'était sympa. Comme pour me rassurer, ou se rassurer par la même occasion, il ajouta que cela resterait bien sûr entre nous. Qu'il avait été ravi de pouvoir m'aider à découvrir de nouvelles saveurs. « Oh le bâtard ! » me dis-je intérieurement. Il faisait sûrement référence à ma comparaison un brin culinaire.
— Oui, merci pour cette découverte, mes papilles te remercient ! décidai-je de répondre pour le prendre à son propre jeu.
— À ton service ! Tu étais le premier à goûter ma production maison. 100% halal, j'espère que ça t'a plu.
— Merci, je me sens très privilégié oui ! répliquai-je.
— Je peux te faire une carte de fidélité si tu deviens un client régulier.
— Ah oui ? Et ce serait quoi le principe ? Au bout de dix pipes, la onzième est offerte ?
— Tu comprends vite Will, répondit-il, avant d'envoyer un second texto : mais avant d'en arriver à la dixième, faudrait déjà que le client revienne et soit satisfait.
— C'est donc moi le client ?
— Oui, en quelque sorte, mais je te fais pas payer. Je suis sympa, je rends service. J'ai l'impression que tu as été plutôt agréablement surpris par tes découvertes hier et je comprendrais que tu aies envie d'y goûter à nouveau.
— À ta « production maison » ?
— Elle est à ta disposition. C'était pas désagréable pour moi de sentir ta bouche chaude sur ma queue. Alors si je peux aider... ou si tu veux t'entraîner ?
— M'entraîner ? répondis-je.
— Pour devenir aussi bon que Clara Morgane par exemple. Déjà, un bon point, t'as l'air d'avaler sans problème.
Je ne savais pas quoi répondre. Malgré mes provocations et mes piques de fierté, il s'amusait de la situation et se donnait le bon rôle.« Si je peux aider » disait-il, franchement quel culot ! Pourtant, je devais bien reconnaître qu'il avait visé juste. Mes pensées s'évadaient et me renvoyaient vers les souvenirs encore frais des événements de la veille. Je ne pouvais nier que l'entrée de son sexe dans ma bouche m'avait procuré un véritable frisson. J'avais aimé qu'il s'abandonne au plaisir de profiter de ma bouche et j'avais bien senti que j'en avais pris aussi à mesure que je m'habituais à son calibre et ses mouvements. Ma langue avait aimé jouer autour de son gland, mon palais avait apprécié sentir ce chibre frottant sa paroi à chaque passage. Et, malgré sa gêne a posteriori, puis sa curiosité, je devais le reconnaître : si j'avais été pris par surprise, j'avais aimé sentir son sperme s'écouler dans ma bouche, qui s'était remplie à chaque jet.
Plus surprenant encore, cette substance que je n'avais pas identifiée d'emblée m'avait procuré un véritable plaisir, à la fois gustatif et cérébral. Je me sentais effectivement privilégié, mais cet instant s'était terminé bien trop vite et je restais curieux de renouveler l'expérience pour m'assurer que ce n'était pas sur l'effet du moment. Je repris mon téléphone :
— Parce que j'ai bien compris qu'il ne fallait pas gâcher un si précieux nectar.
— Voilà, tu comprends vite. Si t'es gentil, t'y auras encore droit.
— Parce que c'est à moi d'être gentil ? J'y gagne quoi ? Le droit de te sucer et de te laisser me remplir la bouche de ton sperme ?
— Oui, sauce algérienne, c'est un « privilège » t'as dit !
— Je crois que c'est moi qui te l'accorde le privilège, en vrai.
— On va dire qu'on se dépanne mutuellement. En vrai, j'ai kiffé me faire sucer, c'était trop bon alors on remet ça quand tu veux. Et cette fois, je ne vais pas culpabiliser de me vider dans ta bouche. Si tu veux, ajouta-t-il, comme pris d'un soupçon de doute passager.
— Tu proposes quoi concrètement ?
Et il me présente ainsi le deal auquel il semble avoir tout compte fait avoir bien réfléchi : « la prochaine fois que je mate un porno, si tu veux je te préviens et tu passes chez moi. Tu seras libre de faire ce que tu veux. »Le mec ne perdait pas le nord. Curieux, et n'ayant pas discuté de tels sujets avec mes amis masculins, je lui demandai si ça arrivait souvent, à quelle fréquence il se branlait, et il me répondit que ça dépendait, s'il sortait ou pas, mais que c'était plusieurs fois par semaine. Mais que se faire sucer c'était incomparable, que ma bouche était chaude et douce, qu'il ne pensait pas qu'il aurait kiffé à ce point puis, sous-entendant que je devais avoir des prédispositions, et que même si je n'étais pas une meuf, dans le noir il ne faisait pas la différence et qu'il ne serait pas contre que je le suce à nouveau à l'occasion plutôt que d'avoir à se branler...
— Et ta fiancée dans tout ça ?
— Je crois que c'est pas demain la veille qu'elle me sucera. Le mariage est prévu dans un an et demi. Je vais péter un câble, c'est trop long... répondit-il, avant d'enchaîner un nouveau message : au moins, j'irai pas voir ailleurs, tu lui rends service d'une certaine façon.
— T'es trop fort toi, tu retombes bien sur tes pattes. Je vais y réfléchir.
— Donc je t'écris la prochaine fois que je me branle devant Clara ?
— Si tu veux, je vais y réfléchir.
Mais c'était tout réfléchi. J'y avais réfléchi toute la journée, pendant les cours, lors de la pause déj où je ne prêtais pas attention à mon repas. Je me demandais si c'était un plaisir lié à l'inédit ou si j'avais véritablement aimé lui faire du bien avec ma bouche, me sentir utilisé de la sorte jusqu'à sa jouissance. Parce que c'est ce qu'il avait fait. Il s'était servi de moi pour se vider les couilles. Peu importe que je sois un mec ou une meuf, il avait été dominé par son besoin de se soulager. Je n'avais été qu'un orifice, un déversoir. J'aurais dû être outré, offensé d'être réduit à ce rôle, et pourtant je crois que c'est justement ce qui m'avait le plus excité et qui me donnait tant envie de lui répondre sans détour que je voulais qu'il se serve à nouveau de ma bouche pour y évacuer toute sa frustration.
Le lendemain, après les cours, je sortis mon téléphone pour lui envoyer ce message que j'avais écrit, effacé puis réécrit plusieurs fois : « Donc, si j'ai bien compris le petit arrangement que tu proposes, quand tu mates un porno, tu m'écris et si j'ai envie, je passe te sucer pendant que tu mates le film. Je te fais juter et je savoure ta crème à la pêche ? ». Je pensais le déstabiliser, mais la réponse ne se fit pas attendre : « voilà, en gros ». Auquel je répondis de façon impulsive, un peu vexé d'être pris à mon propre jeu :« et quand j'ai fini de te sucer, je dis merci et je me casse bien gentiment ? », qui reçut en retour un bref« Oui, si tu veux. Tu peux aussi rester pour une partie de FIFA, pour ça aussi tu dois encore te perfectionner ». Il avait une sacrée répartie ! Par écrit, en tout cas.
Dans l'après-midi, je reçus un MMS de Yassine avec la photo d'un DVD. Je l'ouvris et découvris la jaquette d'un film intitulé « Les avaleuses », accompagné du commentaire suivant : « un pote me l'a filé cet aprèm, je le regarde ce soir si ça te dit de passer... »
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Utilisateur supprimé
4 septembre 2023 à 13:36
Belle suite
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