Réel
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Yassine, mon voisin de Cité U — Chapitre 13 · Ça reste entre nous (partie 1)
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Yassine, mon voisin de Cité U
Chapitre 13 · Ça reste entre nous (partie 1)
Matteo et Yassine m'envahirent de messages dans la soirée. L'un et l'autre étaient si enthousiastes que ça transparaissait dans leurs textos. « C'était ouf ! On a trop kiffé ! T'es la plus grosse salope que j'ai pu connaître... » s'exclamait notamment Matteo, la tête remplie de souvenirs dans son train du retour. « Si tu veux, je te ferai signe la prochaine fois que je reviens à Montpellier. Et toi n'hésite pas si tu passes par Marseille... »
De son côté, Yassine n'en revenait toujours pas que j'avais pu accepter ça. Il était également très fier d'avoir pu régaler autant son pote d'enfance en passant pour un grand seigneur. « T'as aimé notre mélange de jus ? » me demanda-t-il. Ma réponse sans détour le ravit totalement. Il me taquina sur le fait qu'au final, les rumeurs m'entourant au foot allaient devenir justifiées maintenant que je suçais les bites qui se présentaient à moi. Mais à part lui, personne n'était au courant de mon nouveau péché mignon, et Matteo me prenait pour Clara... Du moins, c'est ce que je pensais.
Le lendemain, après ma traditionnelle pipe du lundi soir, Yassine m'informa que Matteo l'avait questionné à mon sujet. Il m'avait entendu gémir et avait trouvé que le ton de ma voix semblait un peu grave pour une jeune fille de 18 ans. « Tu crois qu'il se doute de quelque chose ? » lui avais-je demandé. Il ne m'avait pas contredit. Alors que j'allais quitter son appartement pour rentrer me coucher, je reçus un SMS de Matteo qui disait « Yass m'a dit que tu ne t'appelais pas vraiment Clara... je m'en doutais un peu en fait, mais on peut se parler franchement et arrêter les mythos ? ».
Etonné, je me tournai vers Yassine et lui lut le message. Yassine avait l'air penaud. Il m'avoua qu'il avait cédé et dévoilé une partie de la réalité. J'appris ainsi que, depuis qu'il avait envoyé la photo de moi avec du sperme plein la bouche, Matteo avait eu des doutes. Rapidement, je me fis la remarque que ça ne l'avait pas empêché de venir et même d'en redemander le lendemain. Mon cher voisin ajouta qu'il n'était pas rentré dans les détails, mais avait confié que je n'étais pas totalement celle que je prétendais être. « Il avait tellement envie de se faire sucer à fond qu'il ne s'est pas offusqué. J'ai toujours pensé qu'il était peut-être bi, c'est peut-être ça ? » ponctua-t-il.
Je répondis à Matteo qu'il avait vu juste, que je n'étais pas Clara, mais que j'avais adoré jouer ce rôle. Il me fit savoir qu'il s'en doutait, mais voulait savoir si j'étais une fille ou bien si j'étais un mec attiré par les hommes. Je lui répondis que j'aimais toujours les femmes, mais que depuis quelques mois j'avais découvert combien j'aimais sucer et avaler, en faisant attention, et que notre arrangement avec Yassine tombait à pic. Sa réponse me surprit :« Au moins c'est clair. Alors puisqu'on se parle franchement, je crois que je suis bi moi aussi. Je n'en ai jamais parlé à Yass, mais j'ai déjà eu une ou deux aventures avec des mecs qui m'ont branlé. Mais rien d'aussi fou que ce qu'on a vécu ce week-end ! »
Un immense soulagement s'emparât de moi. Au final, nous avions tous les deux menti, mais personne n'était contrarié par ces omissions. Matteo et moi échangeâmes de nombreux messages, il me demanda depuis quand je fantasmais sur la fellation et le sperme, comment ça s'était finalement passé avec Yassine (dont il ne pensait pas qu'il était bi, mais profitait juste de la situation du fait de sa situation personnelle). Il m'assura que ces confessions resteraient entre nous et qu'il ne dirait rien à Yassine pour ne pas le mettre mal à l'aise. Et renouvela son invitation à lui rendre visite à Marseille.
Nous étions désormais courant avril, à l'approche des vacances, et Yassine me proposa que pour une fois je le suce tout de suite après l'entraînement, car il avait une soirée prévue avec les gars. Il proposa que l'on fasse ça dans les chiottes désaffectées du stade, qui se trouvaient derrière le local où nous rangions les ballons et les chasubles. Je compris que l'expérience des toilettes du lavomatic l'avait marqué. Pas de chiottes des femmes pour cette fois, on se rendit dans celui des mecs. Nous n'avions pas beaucoup de temps, alors je me mis rapidement au boulot en visant avant tout l'efficacité. Quelle ne fut pas notre surprise lorsque l'on entendit quelqu'un entrer. Je reconnus cette voix qui semblait parler au téléphone. « Yes, tu peux ramener des bières, moi j'ai du shit, on va se mettre bien... Ouais c'est ça frère. Rendez-vous à 21h chez moi. Propose aux autres de l'équipe si tu veux, ça va c'est grand chez moi ». Je reconnus immédiatement la voix de Mehdi.
Je m'interrompis, gardant la queue de Yassine dans la bouche. Nous tentâmes de ne faire aucun bruit, mais Yassine glissait sur le sol mouillé des chiottes et, en se rattrapant contre la porte, ne put s'empêcher de faire du bruit.
La voix de Mehdi s'interrompit. Il venait de raccrocher. Il s'approcha de la cabine où nous étions réfugiés et toqua : « Y a quelqu'un ? ». Yassine me fit signe de me taire et répondit « Oui c'est moi frère, on se voit toujours chez toi tout à l'heure ? ». Mehdi acquiesça puis demanda « mec, tu parlais à qui ? J'ai cru entendre une voix en rentrant. Tu fous quoi ? ». Yassine chuchota dans mon oreille « tu bouges pas, je vais sortir discrètement ». Mehdi l'attendait devant la porte.
— T'es chelou Yass aujourd'hui. Tu foutais quoi ?
— Bon OK, j'avoue, je me branlais...
— Ahahah excellent... Sérieux ? Tu pouvais pas attendre ?
— Tu sais bien que je suis grave en chien avec ma meuf...
— Ouais poto, je sais. C'est moche. Attends, t'as oublié ton sac...
— Bon OK, j'avoue, je me branlais...
— Ahahah excellent... Sérieux ? Tu pouvais pas attendre ?
— Tu sais bien que je suis grave en chien avec ma meuf...
— Ouais poto, je sais. C'est moche. Attends, t'as oublié ton sac...
Tout se déroula très vite. Mehdi s'était penché pour ramasser le sac de sport de Yassine et en poussant la porte que Yassine avait maladroitement refermée, il me découvrit assis sur la cuvette. Une fois la surprise passée, Mehdi éclata de rire. « Bah alors Will, t'as encore perdu un pari ? Ça t'a donné des idées ce qu'il s'est passé sous la douche en début d'année ?». Je ne savais que répondre. Nous étions pris la main dans le sac. Au sens propre comme au figuré.
— Les gars vous foutiez quoi en vrai ?
— Mehdi, c'est pas ce que tu crois... tenta de répondre Yassine.
— Ce que je crois c'est que Will a tellement kiffé ta queue qu'il a eu envie de la mettre dans sa bouche... l'interrompit-il, en se marrant.
— N'importe quoi ! répondis-je le plus véhément possible.
— Arrête Will, on a tous vu comment t'as bandé quand tu étais à genoux devant Yass. On se doutait que tu aimais la bite, ça n'a fait que renforcer notre hypothèse.
— S'il te plaît, ne raconte rien de ce que tu as vu ce soir... le suppliai-je.
— Pourquoi ? T'as peur de quoi en vrai ? Tout le monde pense déjà que t'aimes la queue, y a même eu des paris sur combien t'en avais déjà sucé dans ta vie ! Viens voir, regarde ce mur, là, y a même écrit « Will suce au 06... » ! Tu vois ? Ce n'est un secret pour personne...
— Mehdi, c'est pas ce que tu crois... tenta de répondre Yassine.
— Ce que je crois c'est que Will a tellement kiffé ta queue qu'il a eu envie de la mettre dans sa bouche... l'interrompit-il, en se marrant.
— N'importe quoi ! répondis-je le plus véhément possible.
— Arrête Will, on a tous vu comment t'as bandé quand tu étais à genoux devant Yass. On se doutait que tu aimais la bite, ça n'a fait que renforcer notre hypothèse.
— S'il te plaît, ne raconte rien de ce que tu as vu ce soir... le suppliai-je.
— Pourquoi ? T'as peur de quoi en vrai ? Tout le monde pense déjà que t'aimes la queue, y a même eu des paris sur combien t'en avais déjà sucé dans ta vie ! Viens voir, regarde ce mur, là, y a même écrit « Will suce au 06... » ! Tu vois ? Ce n'est un secret pour personne...
Il se marrait. J'étais mortifié. Qui avait bien pu écrire ça sur le mur des chiottes ? Forcément quelqu'un qui avait mon numéro, et ils n'étaient pas très nombreux dans le groupe. Combien de mecs de l'équipe avaient cette opinion de moi ? Devais-je y voir de l'hostilité de leur part ou simplement l'effet « groupe de mecs » qui se marrent ensemble ? J'étais à la fois contrarié et un peu curieux d'en savoir plus. J'avais besoin de savoir ce que tout ça sous-entendait, ce que cachaient ces plaisanteries régulières à mon égard.
Yassine, à son tour, fit appel à sa discrétion.
— T'inquiète Yass, je sais que t'as besoin de te vidanger un peu, ta meuf est sans pitié avec toi. Ah ces Algériennes, elles abusent à nous torturer comme ça...
— Cool, merci Mehdi. Mais tu dis rien pour Will non plus hein ?
— T'inquiète j'te dis, avec les gars on est déjà persuadés qu'il a déjà sucé des dizaines de bites. Là, au moins, on sait qu'il a du goût sur le choix du produit. One, two, three, Viva Algérie ! chanta-t-il en se marrant de plus belle. Les petits Français comme toi, ça joue les garçons respectables, mais face à une teub de rebeu, ça s'accroupit facilement... essaya-t-il de me taquiner. Allez, vous prenez pas la tête, venez boire un coup chez moi, on oublie cette histoire et on va se mettre bien à la casa.
— Cool, merci Mehdi. Mais tu dis rien pour Will non plus hein ?
— T'inquiète j'te dis, avec les gars on est déjà persuadés qu'il a déjà sucé des dizaines de bites. Là, au moins, on sait qu'il a du goût sur le choix du produit. One, two, three, Viva Algérie ! chanta-t-il en se marrant de plus belle. Les petits Français comme toi, ça joue les garçons respectables, mais face à une teub de rebeu, ça s'accroupit facilement... essaya-t-il de me taquiner. Allez, vous prenez pas la tête, venez boire un coup chez moi, on oublie cette histoire et on va se mettre bien à la casa.
Je me sentis obligé d'accepter l'invitation pour ne pas le froisser. Mehdi l'avait finalement joué plutôt cool pour l'instant. Il n'avait pas jugé son pote, pas plus qu'il ne paraissait surpris que je me sois occupé de lui faire du bien. J'avais en revanche vu juste, le gage perdu des douches avait entraîné de sacrées rumeurs à mon égard. Disait-il vrai quand il affirmait que tout le monde m'imaginait sucer des queues à tour de bras ou exagérait-il, comme cela lui arrivait si souvent ?
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Commentaires ()
On approche de la fin de la partie "histoire vraie".
J'ai essayé d'imaginer une suite qui ne s'est pas produite mais que j'ai souvent fantasmée.