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✦ LINDA.EV La deuxième vie de Linda XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

La deuxième vie de Linda — Chapitre 12

32 minutes
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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteurs

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La deuxième vie de Linda

Chapitre 12

J'arrive enfin dans les environs de Valence. Il n'aurait dû me falloir que quatre heures pour arriver chez Éric. J'en aurais mis plus de six à cause d'un camion qui a perdu sa cargaison sur l'autoroute. Je suis restée bloquée derrière un long moment. Il est déjà 15h30 quand je vois ma destination finale approcher. Je n'ai pas prévenu Éric de ma venue, j'espère que ce sera une belle surprise pour lui. Je tâtonne un peu dans le village, situé à quelques kilomètres de Valence, tout près de l'Isère. Je finis par trouver sa maison, ancienne ou s'en donnant l'air et entourée d'un muret jaune clair, du moins sur le devant et sur la gauche.
Le portail est ouvert, je m'avance doucement faisant crisser les gravillons sous mes pneus. Il y a une grosse berline mais je ne vois pas la moto. Il y a un double garage sur la gauche, elle peut y être garée. Je me mets à côté de la berline et vais sonner à la porte. Je n'ai aucune réponse. Je me dis qu'il est peut-être dans son jardin, le terrain m'a l'air particulièrement grand.
Je fais le tour de la maison par la droite en appelant Éric. Je découvre un magnifique jardin, une belle terrasse et une piscine assez grande. Le début du jardin a une pelouse verte qui a l'air toute douce ainsi que des bosquets de fleurs et d'arbustes. Le fond du terrain est plus naturel avec des arbres et des buissons touffus. Je suis passée près d'un bois en arrivant, nous sommes dans la continuité de celui-ci. A gauche, il y a la prolongation du mur qui cache la route par laquelle je suis arrivée. A droite, c'est une épaisse haie qui sépare de la maison voisine dont on ne voit que le toit en tuile. Bref, pas de vis-à-vis à l'horizon. C'est aussi assez calme, on n'entend que vaguement la circulation au loin.
Je ne sais pas quoi faire. Je me pose un instant à l'ombre sur la terrasse sur un fauteuil en résine tressée. La piscine me fait sacrément envie après cette route longue et éprouvante. Je pourrais aller récupérer un maillot dans mes bagages pour ensuite piquer une tête. Il faudrait que je me change sur la terrasse mais je crois la vue suffisamment bloquée pour me le permettre.
— En même temps, Éric ne serait pas fâché de me voir me baigner autrement...
Cette idée de plonger nue dans la piscine et qu'il me trouve ainsi me rend toute chose. Le risque c'est que je ne sais pas quand il rentrera, ni s'il sera seul. Sa fille pourrait être là mais je ne pense pas qu'il m'aurait proposé de venir dans ce cas. Une connaissance pourrait l'accompagner et je me retrouverai dans une situation gênante. Mais c'est justement ce risque qui me décide à tenter le coup.
En un instant, je suis nue. Je profite de la chaleur de septembre, on n'a pas ça à Paris, en m'étirant au soleil puis je plonge dans la piscine. Quel bien cela fait ! Je m'ébats dans l'eau une quinzaine de minutes avant de me dire que pour accentuer la surprise j'aurais dû aller me garer ailleurs. Mais c'est un peu tard pour ça, j'entends le ronronnement caractéristique de la Rocket qui approche. Je stresse à l'idée qu'il ne soit pas seul. Pour atténuer le risque d'être nue et parfaitement visible devant un inconnu, je me colle contre le bord et pose mes avant-bras sur la margelle.
Le cœur palpitant, j'attends son arrivée. A peine le moteur de la moto coupé que je l'entends m'appeler.
— Linda ? C'est toi ?
— Surprise ! crie-je.
Je ne l'entends pas me répondre, ni ne le vois arriver. Je commence à me demander si j'ai rêvé quand la baie vitrée donnant sur la terrasse s'ouvre en grand. Éric me recherche une seconde avant de s'apercevoir que je suis dans sa piscine. Son visage s'illumine soudain d'un bonheur intense. De mon côté, j'ai le cœur qui monte dans les tours de le revoir enfin.
— Tu es là ? s'étonne Éric.
— Comme tu vois...
— Je veux dire... Bref, rien.
Éric est un peu perdu et perturbé par mon apparition. Je pouffe légèrement devant son air troublé. Ça me fait plaisir de voir que son émotion est si forte.
— Tu m'avais invité à passer...
— Oui, mais je ne t'espérais plus. Et tu ne m'as rien dit, se lamente Éric.
— Je me suis retrouvée bloquée par un accident... Tu es tout seul, au fait ?
— Hein, euh, oui...
— Et donc j'avais dans l'idée de te faire une surprise... Surprise ! crie-je en m'éloignant du bord de la piscine d'une poussée du pied.
— Mais, mais, mais..., balbutie Éric.
Flottant sur le dos, il ne doit rien rater de ma nudité totale.
— Désolée, mon chéri, cette longue route m'a épuisée. J'avais besoin de me détendre.
J'ai évité de dire ce genre de mots à Éric car je pensais mettre fin à notre relation. Maintenant que je veux qu'elle dure toute la vie, je ne vois pas pourquoi je refrénerais mais envies.
— Euh, tu as bien fait.
— Bon, tu attends quoi pour me rejoindre ? Tu m'as manqué, lui fais-je, mutine.
Mon invitation le sort de sa stupéfaction. Éric se met à se déshabiller très rapidement. Mais, dans sa précipitation, il est à deux doigts de tomber à l'eau. Ça me fait rire aux éclats. Il plonge ensuite volontairement dans sa piscine et me rejoint pour m'enlacer tendrement. Je me laisse aller, tout heureuse de ce moment partagé avec lui. Nous ne nous lâchons presque pas, nous échangeons des baisers, des caresses et des rires pendant près d'une heure.
Je suis au paradis mais la réalité météorologique finit par nous rattraper. D'un qu'un nuage passe devant le soleil, j'ai un frisson sur la peau. Éric me propose de sortir de l'eau pour nous sécher et nous réchauffer. J'acquiesce, un peu déçue de devoir arrêter cette baignade. Éric sort le premier et s'en va directement à l'intérieur. De mon côté, je passe à la douche pour me rincer du chlore. Éric revient avec des serviettes qu'il dépose sur des chaises longues. Je lui cède la place sous la douche et me sèche. Lorsqu'il finit, je lui tends sa serviette. Nous nous séchons, l'un face à l'autre. Lorsque Éric délaisse sa serviette, je remarque que son sexe est plus vaillant quand dans l'eau fraiche de la piscine.
Mon homme me fait terriblement envie. Je vois qu'il en est de même pour lui dont la verge se rigidifie de seconde en seconde. Le regard qu'il me porte me rend toute fébrile. Mes tétons pointent, mon sexe frémit, mes lèvres se gonflent légèrement. Tout mon corps est un appel envers mon partenaire. Éric le reçoit très bien, il jette sa serviette et vient vers moi. Il me prend par la taille, nous nous embrassons passionnément pendant quelques instants.
Après un moment où nos mains ont été actives sur nos sexes, Éric me guide à l'intérieur de sa maison. Je le suis, appréciant au passage l'ambiance chaleureuse de sa décoration. Je vois surtout là où il m'emmène : sa chambre. Endroit intime qui revêt pour moi, et peut-être pour lui, une symbolique forte. Je ne m'attarde pas sur l'aspect de sa chambre, je préfère m'intéresser aux caresses et aux baisers dont il me couvre. Je m'allonge sur le lit, je l'attire à moi et le pousse sur le dos. Je grimpe sur Éric, frottant mon sexe sur le sien tout en l'embrassant. Lui me pelote les fesses d'une main, l'autre s'affairant sur mes seins.
Impatiente, je prends sa verge en main et la place à l'entrée de mon vagin. Je m'empale sur lui en soupirant de plaisir et de bonheur. Éric grogne de satisfaction et me serre contre lui avec amour. Il n'y a pas de doute dans mon esprit ; je fais l'amour avec lui, je ne baise pas. Je suis avec l'homme pour qui j'ai eu un coup de foudre.
Je vais et je viens sur sa verge érigée. Je gémis et je soupire, je l'embrasse et le caresse. C'est lent, doux, délicieusement sensuel. Je veux croire qu'il ressent la même chose que moi. J'en suis certaine quand je plonge mon regard dans le sien, quand il m'embrasse et me pénètre profondément. Peu à peu, le rythme s'accélère. Éric me tient par les fesses et m'aide à aller et venir sur sa verge. Je gémis délicieusement sous les petits mouvements de bassin qu'il ajoute.
— Oui, encore. Oui, mon chéri, lui dis-je en soufflant.
Les ahanements d'Éric s'amplifient à mesure qu'il approche de l'orgasme. Je continue de lui susurrer à l'oreille tout le plaisir que je ressens. Je voudrais qu'il se laisse aller sans chercher à me donner spécialement du plaisir. C'est le petit cadeau je veux lui faire pour nos retrouvailles. Éric voudrait se retenir pour faire durer et que j'atteigne l'orgasme mais ce n'est pas ce que je cherche.
— Aaah, aaah, aaah, finit-il par crier en jouissant en moi.
— Mmmmh, mmmmh, ouiiii, souffle-je à mon tour.
Je ressens énormément de plaisir et de satisfaction. Cela n'a rien à voir avec un orgasme, l'intensité est néanmoins très forte, émotionnellement parlant. Je me rallonge sur Éric et me blottis contre lui.
* * *
Je n'ai pas osé avouer à Éric ce que je ressentais vraiment. Il a pourtant remarqué les chéris que je lui ai dit. J'ai esquivé en disant que c'était lui qui avait commencé. Il m'a demandé quand je repartais, j'ai failli répondre jamais. Mais j'ai fini par demander si ça le dérangeait que je reste jusqu'à lundi. J'ai pris ce jour supplémentaire pour faire mes courses, ma lessive, gérer les affaires courantes avant de reprendre. Il est fou de joie de me garder pour deux nuits. Éric et moi avons repris une douche puis il m'a proposé d'aller dîner à Valence et qu'il en profite pour me faire visiter le centre-ville. J'ai accepté avec plaisir. Si je veux vivre avec lui, autant voir l'endroit de près.
Nous passons la fin d'après-midi dans les rues piétonnes de l'hyper centre. C'est très sympathique comme endroit. J'aime beaucoup, cela me change agréablement de Paris. Éric me vante tel cinéma, tel parc ou telle rue commerçante. Je sens qu'il me fait l'article. Pour m'inciter à y vivre ? J'aimerais le croire. Je ne parviens cependant pas à me lancer et à lui avouer mon envie. Par peur d'une déception ? Probablement.
Nous terminons cette longue journée par un verre en terrasse puis par un repas en tête-à-tête dans une pizzeria charmante. Nous traînons plus que de raison à table, parlant de tout et nous dévorant du regard. Je suis si bien que je n'ai pas envie de prendre le risque de lui avouer mes sentiments. Lui ne le fait pas plus, s'il en a conscience. Il n'y a plus que nous, un autre couple et une bande d'amis dans le restaurant. La bande va être difficile à déloger.
Mais c'est le couple qui m'intéresse le plus. Ils sont arrivés après nous et je les ai vu commencer le diner un peu coincés mais rapidement une connexion s'est opérée entre eux. Je ne sais si c'est un premier rendez-vous, des retrouvailles ou juste une sortie en couple. Toujours est-il que l'ambiance entre eux est de plus en plus électrique. Ils sont mignons tous les deux, ils ont moins de trente ans, sans doute de peu. Elle est châtain clair, avec de jolies taches de rousseur. Lui est brun avec la peau mate. Ils vont bien ensemble. Éric a vu que je les regardais souvent. Je lui explique pourquoi je les trouve adorables et intéressants.
— Il n'est pas impossible qu'ils ne puissent attendre de rentrer chez eux ou chez l'un ou chez l'autre, dévoile-je.
— Tu es sûre ? s'étonne Éric.
— Oui. Tu sais, à force de vouloir voir ce qui ne devrait être vu, j'ai appris à repérer ce genre de situation.
— Tu crois qu'ils pourraient le faire dans leur voiture ? Ou même ailleurs ?
— Je parierais pour la voiture. Mais probablement pas là où elle est garée. Un parking non éclairé, un chemin en campagne serait plus propice. Mais il m'est arrivé de surprendre des couples se déchaîner dès qu'ils étaient en voiture.
— Et tu fais quoi dans ce cas ? me demande Éric.
— Généralement, je m'assure de ne pas être vue d'eux, ne de personne. Lorsque c'est le cas, il m'arrive de me laisser aller à remonter ma jupe, ouvrir mon chemisier pour me toucher, dis-je aussi discrètement que possible.
Je raconte alors quelques-unes de mes aventures de voyeuse. Je suis une nouvelle fois émerveillée de constater qu'Éric s'intéresse plus à ce que j'ai vécu et ressenti qu'à ce que j'ai vu. Savoir ce qu'il s'est passé dans ces voitures le fait sourire, lui fait briller les yeux ou rougir. Mais cela passe au second plan par rapport à moi. Tout à coup, je me rends compte que le couple est en train de payer son addition.
— Ils s'en vont...
— Tu penses toujours avoir raison ? me demande Éric.
— Plus que jamais. Regarde.
Éric se tourne et constate comme moi qu'ils sont en train d'échanger un torride baiser.
— J'aimerais bien savoir si tu dis vrai. Et vivre ce que tu as vécu, me propose Éric.
— D'accord, dépêchons-nous.
Nous nous levons et allons payer, chacun notre part. Je passe la première puis je sors pour regarder par où s'en va le couple. Nous avons de la chance car ils marchent lentement, s'embrassant langoureusement à chaque instant. Éric me rejoint rapidement, il m'embrasse fougueusement puis nous emboitons le pas au couple, à bonne distance. Mais c'est délicat de les pister, les rues sont plus étroites et sinueuses que celles dont j'ai l'habitude. Résultat, nous les perdons de vue. Habitent-ils par là et sont-ils entrés dans un petit immeuble ?
— Dommage... Ça arrive souvent ?
— Oui. C'est frustrant, non ? fais-je remarquer à Éric.
— Assez... Bon, et si on rentrait ?
J'approuve sa suggestion d'un hochement de tête et d'un long baiser. Nous reprenons notre route vers sa voiture mais je le sens dubitatif ou songeur.
— Qu'y a-t-il ?
— Je me disais que nous aurions fait un beau spectacle, nous aussi...
— Oh, tu penses que je me laisserais aller à faire des choses avec toi dans ta voiture ?
Ma réponse est teintée de coquinerie même si je ne me vois pas le faire. Je me sentirais bien trop exposée à mon goût et sans contrôle de ce que je dévoilerai. Néanmoins, cette possibilité éveille en moi des envies grivoises. Les mains de mon amant se font d'ailleurs plus caressantes. Mes seins et mes fesses sont pelotés avec sensualité. Je fonds sous ses doigts, je regrette soudain d'avoir mis une culotte et un soutien-gorge. Je m'empresse de lui rendre la pareille, je masse son entrejambe qui durcit à vue d'œil. Mais des pas et des voix nous incitent à reprendre la direction de la voiture.
Nous ne cessons pas tout à fait nos ébats et nos câlins mais nous ne nous arrêtons pas. Alors que nous débouchons sur un petit parking, nous sommes repris par un puissant désir. Nous nous galochons et nous embrassons fiévreusement. Il y a un coin sur la gauche avec des garages et des murs aveugles. Les lampadaires ne l'éclairent pas vraiment. C'est le genre d'endroit qui me convient ; j'y attire Éric qui se laisse guider avec plaisir.
Mon amant me plaque contre le mur, il se montre très entreprenant, passant sa main sous ma robe. Il la remonte le long de mes cuisses, jusqu'à mon entrejambe. Il commence des va-et-vient sur ma culotte qui me font rapidement gémir. Mon sexe se mouille lui aussi très vite sous ses doigts. N'y tenant plus, j'ouvre sa braguette pour y plonger la main. Je malaxe son sexe par-dessus son boxer, le faisant couiner de plaisir. Maladroitement, Éric ouvre le haut de ma robe, un bouton n'y survit pas. Il peut alors venir me pétrir les seins.
Nos ébats sont bien partis quand nous nous figeons à l'approche de pas. Débouchant de la rue par laquelle nous sommes arrivés, nous voyons le couple que nous suivions marcher main dans la main. Je regarde Éric pour savoir s'il a compris comment ils peuvent être derrière nous. Il n'en sait trop rien non plus. Se sont-ils trompés de chemin ? Se sont-ils arrêtés sous un porche pour quelques baisers enflammés ? Voire un peu plus ? Si c'est ça, nous avons raté notre occasion.
Nous faisant tous petits dans l'ombre, nous les laissons passer à quelques mètres de nous. Ils semblent complètement ignorant de notre présence. Ils s'avancent vers une voiture contre laquelle l'homme se fait plaquer par sa partenaire. Ils s'embrassent et se caressent pendant qu'il cherche à prendre ses clés pour ouvrir.
Les clignotants jettent brièvement leur lumière orangée sur le parking, nous éclairant et nous paralysant. Figés dans une position compromettante, nous voyons le couple s'engouffrer dans la voiture. La lumière du plafonnier nous les montre se jetant l'un sur l'autre avec passion. De là où nous sommes, nous parvenons à distinguer une partie de l'action. La jeune femme a les seins de sortis, ils sont petits et me rappellent un peu ceux d'Ambre. L'homme en titille les mamelons ou les tète quand la femme délaisse sa bouche pour reprendre son souffle.
D'après les mouvements de leurs épaules, je pense qu'ils se masturbent mutuellement. C'est très excitant et avec ma main sur le paquet de mon chéri, je me sens toute drôle. Mes doigts se réactivent sur son sexe, le faisant à nouveau gémir. Ses doigts reprennent aussi vie sur ma culotte pour me faire soupirer à mon tour. Il est peut-être plus excité que moi car il me baisse ma culotte pour aller fouiller mon sexe humide. N'y tenant plus, je sors sa verge de son boxer pour la masturber plus facilement.
La lumière de la voiture s'éteint, nous privant de notre spectacle. J'en suis terriblement frustrée. Je tends le cou comme si ça allait me permettre de voir dans l'habitacle. Mais c'est trop sombre et nous sommes trop loin.
— Tu veux te rapprocher ? me demande Éric.
Je ne sais s'il cherche à savoir si j'en ai envie ou s'il me le propose implicitement. En tout cas, oui, je veux voir ça. Je hoche la tête en silence puis je m'avance en longeant un haut mur en passant dans les ombres des arbres projetées par les lampadaires. Éric me suit de près, bien plus stressé que moi. En même temps, je me rends compte qu'il a le sexe à l'air alors que je n'ai que ma culotte aux genoux.
Cachés dans l'obscurité, nous pouvons à nouveau distinguer ce qu'il se passe dans la voiture. La femme est en train de sucer son partenaire, à genou sur son siège passager. L'homme a réussi à glisser une main sous elle pour atteindre son sexe parfaitement lisse, a priori car on ne voit pas son pubis, et complètement trempé. Il y fait aller et venir ses doigts, faisant onduler le postérieur de la jeune femme. L'homme a la tête en arrière et la bouche grande ouverte, comblé par la caresse buccale de la jeune femme.
De notre côté, ce deuxième acte nous relance dans nous ébats. Nos mains vont et viennent sur nos sexes. Nos bouches échangent de langoureux baisers. Nos yeux ne se lâchent que pour voir l'avancement du couple. Ma culotte est à terre, ma robe est retroussée à ma taille. J'ai fait tomber le pantalon et le boxer d'Éric. Dès qu'ils feront l'amour, nous en feront autant.
Mais des flashs bleus mettent fin prématurément aux effusions du couple, et aux nôtres. Une voiture de police vient à leur hauteur, ce qui leur laisse juste le temps de se rendre présentables. Personne ne semble nous avoir repérés, nous en profitons donc pour nous rhabiller. Les flics attendent que l'autre voiture parte avant de s'en aller aussi. Leurs phares nous éclairent un instant mais nous marchons comme des passants normaux.
Les flics nous regardent d'un air que je trouve suspicieux mais ils continuent leur chemin. Quant au couple, il a filé sans demander son reste. Sans doute finira-t-il ces ébats plus normalement. A moins que l'envie ne soit complètement partie. La mienne est toujours bien là, elle est même exacerbée par le danger. Pour Éric, je ne sais ce qu'il ressent. Il marche assez vite, me tenant fermement par la main.
— Mon chéri, doucement. On ne craint plus rien.
— Je sais mais je préfère me dépêcher sinon je ne tiendrai pas jusqu'à chez nous...
Éric s'arrête brusquement devant l'énormité de son lapsus. Je me cogne contre lui, tellement la surprise est grande pour moi aussi.
— Euh... Chez moi, je voulais dire, tente-t-il de rectifier.
Je décide de saisir la balle au bond pour lui dévoiler mes sentiments.
— J'aimerais pouvoir dire chez nous. J'aimerais pouvoir vivre en permanence à tes côtés. Je sais que j'ai eu un immense et puissant coup de foudre pour toi. Je le sais car je l'avais vécu avec mon mari. Je ne me trompe pas, tu sais.
Je suis blanche, tremblante, apeurée mais pleine d'espoir. Éric semble encaisser difficilement la nouvelle. Est-ce pour lui une heureuse surprise ou bien une mauvaise blague ?
— Je me demandais si ce que je sentais était aussi un coup de foudre. J'ai envie de dire chez nous pour cette maison, pour ton appartement à Paris, si tu m'y invites, pour l'appartement du Lavandou, pour tous les endroits où nous serons ensemble, me confie-t-il, la voix vibrante.
C'est une belle déclaration qu'il vient de me faire. Je l'aime, il m'aime, j'en suis remplie de joie. Je l'embrasse comme une folle. Mais nous sommes en pleine rue et une frayeur me suffit pour aujourd'hui. Je l'entraîne alors vers sa voiture, quasiment en courant malgré mes talons.
Je ne vois rien du trajet retour, je suis tout à coup surprise par le bruit du gravier sous les pneus. Éric me semble un peu perdu aussi, je me demande comment nous avons pu rentrer sans avoir d'accident. Éric et moi sortons de la voiture, il va à sa porte pour l'ouvrir. L'ambiance est retombée et j'en suis désappointée. Après nos déclarations, nous devrions fêter cela dignement. De plus, l'excitation induite par le voyeurisme sur le couple ne m'a pas totalement quitté. Éric ouvre la porte mais je décide de m'éloigner de lui.
— Linda ?
— Je suis là...
— Où ?
— Quelque part, susurre-je avant de filer par le côté de la maison.
— Chérie ? Tu fais quoi ?
— Par ici, mon amour...
— Linda ?
La voix d'Éric d'abord inquiète devient plus joueuse. Je dépose mes sandales au coin de la terrasse et avance dans le jardin. Je me cache derrière un rosier pour voir s'il veut vraiment entrer dans le jeu. Je ne suis pas certaine de ce que je veux faire mais j'ai besoin de savoir s'il est d'humeur.
— Où est-ce que tu es, mon amour ?
La voix d'Éric est amusée, joyeuse, un brin grivoise. C'est bien mais que faire maintenant ? Depuis la terrasse, il ouvre la baie vitrée et allume le salon. Il m'a admiré dénudée la première fois, j'ai envie de recommencer. Je retire ma robe et l'accroche au buisson.
— Par ici... Je suis là, l'appelle-je.
Éric avance silencieusement vers ma cachette, je réitère mon appel tout en reculant vers la partie boisée du terrain.
— Mais ? Qu'est-ce que tu fais ? se demande mon homme en ramassant ma robe.
Je le vois regarder autour de lui, me cherchant du regard. Je sors de derrière le pin où j'étais pour lui laisser le loisir de voir ma silhouette en sous-vêtements dans la nuit étoilée. Je me recache vite puis, courbée vers le sol, je repars vers un autre endroit. Éric se précipite là où je suis apparue mais ne m'y trouve pas.
— Petite coquine. Tu veux jouer à ça ? Tu vas voir !
Éric est définitivement entré dans le jeu que je viens de lancer. Il part à ma poursuite mais ne sait pas où aller. Je m'amuse de l'appeler puis de m'enfuir et de le voir tourner en bourrique. Je me dévoile parfois à ses yeux, de loin, avant de disparaître. Je finis par lui laisser mon soutien-gorge accroché à une branche afin qu'il ne perde par sa motivation.
— Ahah, je vois, je vois. Tu m'appâtes, mais c'est moi le chasseur, dit Éric d'un ton mielleux et sensuel.
J'en suis tout excitée. Mes tétons pointent fièrement et mon sexe redevient humide. Je continue mon manège pendant quelques minutes. Deux fois je ne suis pas loin de me faire attraper. Il est temps de retourner vers la maison. Je repars vers la terrasse, au bout de de dix mètres j'aperçois un pantalon dans l'herbe.
— Dis donc, tu t'es déshabillé ?
— Pour être prêt quand je t'attraperai ! me répond Éric, narquois.
Pas le temps de s'attarder, je le sens s'approcher. Je trottine jusque sur la terrasse. Là, je retire ma culotte et la lève bien haut pour qu'il me voit faire. Je vois alors une ombre courir sur l'herbe dans ma direction. Alors qu'il n'est plus qu'à dix mètres je remarque son sexe en érection qui s'agite en tous sens dans sa course. Effrayée et amusée, je sursaute en abandonnant ma culotte. Je me précipite à l'intérieur, juste à temps avant qu'Éric ne m'attrape.
Nous nous retrouvons de part et d'autre de sa table, nus comme des vers et excités comme des puces. Il essaye à nouveau de m'attraper mais je fuis habilement. Cependant, je ne montre pas trop d'ardeur dans ma fuite afin de me laisser prendre entre ses bras. Éric m'attire immédiatement sur le canapé pour me couvrir de baisers et de caresses. Je suis loin d'en être avare de mon côté. Nos mains vont et viennent fébrilement, elles descendent vers le sexe de l'autre pour le masturber. Sous mes doigts, la verge de mon homme est dure, longue, épaisse à souhait. Sous les siens, ma vulve est humide et déjà entrouverte, prête à l'accueillir.
Je me place au-dessus de son sexe que je maintiens à la verticale. Me tenant par les hanches, Éric m'aide à m'empaler sur lui. Son sexe remplit le mien pleinement. Je gémis en prenant mes seins en main pour les presser. Je me dresse sur les genoux et me replante sur le sexe de mon amant. Je pousse un feulement extatique. Éric grogne légèrement, il passe ses mains sous mes fesses pout m'aider à monter et descendre sur sa verge. Mes fesses claquent sur ses cuisses, je halète frénétiquement, il souffle sous l'effort et sa tentative de contrôler son plaisir. Je crains qu'il ne craque trop tôt alors que j'aurais besoin d'un peu de temps.
Éric me prend soudain dans ses bras et me soulève du canapé en se relevant. Il se retourne et me repose sur le canapé. Va-t-il me prendre en levrette ?
— Ooh, ouiii...
Non, Éric vient coller sa bouche à mon sexe. Il me lèche délicieusement et efficacement. Sa langue et ses doigts stimulent mon clitoris, pénètrent mon vagin. Je commence à grimper vers le septième ciel alors que lui veut temporiser.
Le sexe après quarante ans, c'est moins performant physiquement mais la maîtrise acquise les années précédentes permet de prendre un plaisir important. Pour peu que le ou la partenaire ait pris le temps d'apprendre à se connaître et à connaître l'autre.
— Aaah, aaah, ouiiii...
Mes gémissements augmentent rapidement. Je sens que je vais bientôt jouir, mes doigts se crispent sur le cuir du dossier du canapé.
— Viens, viens, supplie-je Éric.
J'espère qu'il a pu baisser en pression pour avoir assez de temps pour me faire jouir. Éric délaisse mon sexe, il se redresse et prend sa verge en main. Il frotte son gland contre l'entrée de mon vagin.
— Mmmh, viens, l'appelle-je à nouveau.
— J'arrive, mon amour.
Éric me pénètre d'un bon coup de reins.
— Aaaah, rugit-il.
— Mmmmh, gémis-je en me mordant la lèvre.
Éric me prend par les hanches et commence à me culbuter vaillamment. Je geins, je feule, je soupire de plaisir. Il est aussi dans tous ses états. Même le canapé participe à nos ébats en couinant et en grinçant. Mes seins sont compressés contre le cuir, mes tétons qui s'y frottent m'envoient des décharges électriques. Mon vagin se contracte de plus en plus, je viens bientôt jouir.
— Plus vite, plus vite, répète-je en boucle à Éric.
Cependant, mon homme temporise. Car il n'a pas la capacité d'aller plus vite ? Pour me faire languir ? Parce qu'il est déjà trop proche de jouir ? Moi, j'ai besoin d'atteindre l'orgasme rapidement. Je lance mes fesses à la rencontre de son sexe pour approfondir la pénétration. Soudain, Éric enfonce ses ongles dans les chairs. Le rythme et la force de sa pénétration augmentent brusquement. Je suis secouée par ses coups de reins, je dois m'accrocher au canapé.
— Oui, oui, ouiiii, crie-je, sentant mon orgasme arriver.
— Raaaah, râle Éric en se plantant au fond de mon vagin.
Les soubresauts de son sexe finissent par me faire jouir. Je crie mon plaisir et mon amour pour Éric. Je dis son prénom mais dans ma tête, mon cœur et mon corps il n'y aucune confusion possible avec mon premier mari.
Après de longues secondes, Éric se détend et se retire, me provoquant un dernier soupir de plaisir. Nous nous rasseyons sur le canapé, épuisés mais comblés par nos ébats. S'en suit une longue séance de câlins que la fraicheur de la nuit entrant par la baie fait cesser. Éric me propose de passer à la douche pendant qu'il récupère nos affaires.
Je me lave puis enfile une nuisette avant de me glisser sous les draps. Éric est à son tour dans la salle de bains. J'en profite pour jeter un œil à mon téléphone, chose que je n'ai pas faite depuis plusieurs heures. J'ai plusieurs messages de mes fils qui me demandent si je suis bien rentrée. Pesant mes mots, j'indique que je me suis arrêtée à Valence chez une connaissance et que je serai de retour à Paris lundi.
Le dernier message est bien plus intéressant. C'est Lise qui me répond et qui m'indique qu'elle a parlé à son mari de notre arrangement possible et lui a avoué notre première soirée. Cela l'a excité et ils ont fait l'amour de façon incroyable. Je lui répondrai demain matin après avoir parlé à Éric de cet arrangement entre elle et moi.
* * *
Je passai un week-end idyllique avec Éric et rentrai à Paris avec les larmes aux yeux. Amoureux mais pas écervelés, nous convînmes de prendre du temps avant de bouleverser nos vies personnelles et professionnelles. Je n'avais qu'une hâte, le revoir le week-end suivant où il devait me rejoindre en TGV. Dès le dimanche matin, je pus confirmer à Lise que c'était bon pour moi aussi. Elle devint une amie très proche et une partenaire d'exhibition. Nous prîmes l'habitude de nous voir six à sept fois dans l'année pour des excursions en pleine nature, en shopping ou pour des soirées. Nous n'allâmes jamais plus loin que les caresses et les baisers échangés la première fois.
Il n'y eut une qu'une exception, après une sortie au restaurant où nous avions trop bu. Nous étions en week-end à Toulouse, nous avions fini la soirée dans la même chambre et dans le même lit à faire l'amour. La gueule de bois du lendemain et les remords furent difficiles à encaisser. Avouer notre dérapage à nos hommes ne fut pas simple non plus. Ils réclamaient depuis un moment de nous voir toutes les deux en exhibition, nous cédâmes pour nous faire pardonner et un peu par envie aussi. Cette sortie fut troublante et amusante à plus d'un titre.
Ma deuxième vie prit définitivement son envol à partir de ce jour. Éric aimait me retrouver, il aimait me regarder et j'aimais me montrer à lui. Nous nous mîmes à partager plein d'autres choses. Lorsque ses envies d'aventures à deux roues devinrent plus prenantes, je lui fis la surprise d'exhiber mon permis moto. Dès mon retour à Paris, j'avais commencé à me renseigner dans des auto-écoles. Je passai mon permis en douce et m'achetai une Scrambler de la même marque que sa Rocket. Je l'ai aimé cette bécane. Elle était agile, vive et avec un look un peu retro que j'adorais. Lorsque le moteur rendit l'âme il y a quelques années, j'en fus vraiment attristée.
Entre temps, nous avons pu faire un premier voyage en Espagne en duo sur un trail allemand bien connu des motards. Nous revînmes vers Triumph avec chacun notre machine. Nous fîmes ensuite la Grèce puis le Cap Nord. Et nous pûmes enfin nous lancer vers la Patagonie. Je ne pouvais envisager de le laisser partir si longtemps sans moi.
Maroc, Pérou, Canada et Australie furent nos destinations les plus lointaines, en plus de voyages en Europe plus courts. Tous ces voyages me firent me découvrir un côté baroudeuse que j'ignorais. Ils me permirent de poursuivre mes balades nues. C'est exceptionnel de pouvoir le faire au beau milieu de la pampa, dans un fjord ou encore dans les Andes. Souvent je partais nue et seule pour revenir ensuite vers mon homme et lui raconter ce que j'avais pu voir ou comment j'avais été aperçue.
Dans les villes et villages que nous traversions, dans les hôtels que nous prenions en fin de parcours, pour reposer nos vieilles carcasses, nous pûmes également observer de nombreux ébats des locaux ou des vacanciers. Etrangement, tout le monde a plus ou moins les mêmes pratiques.
Aujourd'hui, l'aventure à moto n'est plus d'actualité. Nous avons vieilli et sommes grands-parents. Mes fils ont épousé leur copine, Camille s'est trouvé un homme charmant. Nous formons une famille recomposée qui marche plutôt bien. Nos enfants s'entendent bien, Éric et moi avons noué de très bonnes relations avec eux. Nous avons le plaisir d'accueillir nos petits-enfants dès que c'est possible dans notre maison près de Valence. Mon appartement de Paris a été vendu un an après notre rencontre, après quoi je ne louai plus qu'un studio là-bas.
Maintenant que c'est la retraite, Éric a passé les rênes de son entreprise à sa fille, nous allons partir pour plusieurs mois. Malheureusement, une chute en Roumanie a laissé des séquelles au dos d'Éric. C'est donc dans un van 4x4 aménagé que nous allons partir : l'Asie du Sud-Est nous attend.
J'ai hâte de voir le Vietnam, le Cambodge... J'ai hâte de faire l'amour avec Éric dans des endroits sauvages, de me lever le matin et de profiter du soleil en tenue d'Eve, de me promener le soir en ne portant rien sous mes vêtements, d'observer discrètement les couples qui s'aiment, aguicher mon homme pour qu'il me désire... Ce qui ne demande toujours pas un gros effort de ma part.
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Photo de profil de Monplaisir71
Monplaisir71
1 mai 2024 à 20:31
Merci de nous avoir partagé votre très belle deuxième vie. Vos aventures ont été exaltantes, excitantes et vous les avez si bien narrées que l'on a l'impression de les avoir vécues par procuration.
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Utilisateur supprimé
1 mai 2024 à 17:39
Merci pour ces premiers retours. J'espère que ce petit episode de ma vie vous aura plu.
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Dickfer
1 mai 2024 à 16:23
Belle histoire bravo
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Photo de profil de saluttoto
saluttoto
1 mai 2024 à 12:00
C'est sans doute la fin de cette histoire que j'aidévoré de bout en bout , merci
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