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✦ LINDA.EV La deuxième vie de Linda XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

La deuxième vie de Linda — Chapitre 1

29 minutes
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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteurs

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La deuxième vie de Linda

Chapitre 1

Septembre 2003, je venais d'être nommée directrice commerciale des marchés publics des collectivités territoriales. Je travaillais pour une marque d'équipements sportifs (chaussures, vêtements, ballons, matériel, etc.) depuis mon alternance en BTS. J'y avais fait mon trou avec efficacité depuis plus de vingt ans déjà. Jeune commerciale spécialisée dans l'athlétisme, mon sport d'origine en demi-fond, je ne me voyais pas vendre autre chose.
Au début, ma connaissance de l'athlétisme avait été un atout naturel. Par la suite, je m'étais attachée à découvrir les sports dans lesquels je vendais. Je pouvais alors en parler avec conviction et sincérité. J'avais grimpé les échelons, j'été passée formatrice, responsable départemental puis régional et me retrouvais enfin à la direction nationale.
Dans ma jeunesse le sport avait été le vecteur principal de mon épanouissement et de ma confiance en moi. Mais il avait toujours fallu que je pratique une activité permettant à mon esprit de s'évader, à ma sensibilité de s'exprimer. Je dessinais et je peignais depuis mon enfance, je prenais quelques cours de temps en temps et je réalisais quelques croquis ou peintures pendant mes vacances. Je n'étais pas une vraie artiste, je n'en avais ni la technique, ni la même passion.
J'avais deux grands garçons de dix-huit et quinze ans, Sylvain et Jules, issus de mon mariage avec Éric. Je l'avais rencontré à vingt-trois ans quand j'avais voulu transférer mon compte dans ma nouvelle agence bancaire après une mutation. Ça avait été un coup de foudre immédiat et total. Le soir nous dînions ensemble et prenions le petit-déjeuner chez lui le lendemain matin. A la fin de la semaine, j'avais emménagé avec lui. Depuis, nous étions un couple heureux et épanoui tant professionnellement que personnellement. La passion du début s'était émoussée mais lorsque nous faisions l'amour, je voyais toujours dix mille étoiles.
Donc en ce mois de rentrée, je devais étrenner mon nouveau statut lors du séminaire annuel de présentation de la stratégie commerciale pour l'année à venir. Mon groupe rameutait tous les commerciaux de France, de Suisse francophone et de Wallonie pour cette grande messe. Nous avions réservé un grand centre de séminaire en Bourgogne, château rénové et reconverti pour cette activité.
Cela faisait trois jours que nous étions là. Nous avions, comme d'habitude, travaillé, fait des activités de team-building. Comme les autres grands pontes, j'étais intégrée à une équipe, composée de commerciaux de différents secteurs et régions. L'ambiance y était détendue et agréable. Les jeunes employés étaient parfois un peu trop enjoués mais c'était compréhensible. J'avais moi-même déliré un peu plus au début de ma carrière. Celle-ci progressant, il avait fallu de plus en plus trouver un subtil équilibre pour s'amuser tout en gardant le respect de mes collaborateurs.
Ce n'était pas chose aisée à faire, surtout avec mon nouveau poste. D'autant que je suis née début septembre et que durant la dernière soirée, plus festive et dansante, on venait facilement trinquer avec moi pour me souhaiter un bon anniversaire. Certains le faisaient par pure gentillesse, d'autre par carriérisme. J'avais passé une partie du séminaire en chemisier, jean et basket ; plus une veste de tailleur quand la climatisation était trop poussée. Pour cette dernière soirée, en revanche, j'avais opté pour une robe simple, élégante et légèrement sexy. Certaines employées étaient allées bien plus loin que moi dans le sexy en sortant décolleté plongeant, jupe ultra courte ou talons vertigineux.
* * *
La fête bat encore son plein, ou presque. Après m'être amusée raisonnablement, je remonte dans ma chambre. La fête doit durer encore une heure mais je n'en peux plus. Et ce n'est plus l'heure pour la direction de trainer en bas. De retour dans ma chambre, je sens une grande fatigue me prendre ainsi qu'un léger étourdissement.
— Une douche me dégrisera, me dis-je à voix haute.
Je me déshabille, jetant mes vêtements en vrac sur le lit. Je m'étire et soupire longuement. Je file vers la salle de bain en attachant des cheveux mi-longs en un chignon très approximatif ; je ne veux pas les mouiller avant de dormir. Passant devant le miroir du couloir, je croise mon reflet. Quarante-trois ans, ça va, je ne les fais pas vraiment. Je me détaille un instant, la vision un peu troublée par l'alcool.
Mes cheveux blonds ne sont pas encore envahis par les blancs. Mon visage a quelques petites rides au coin des yeux mais ma peau reste tendue sur mon cou, mes bras, mes jambes. Certes je n'ai plus, depuis longtemps, mon corps d'athlète de haut niveau mais je l'entretiens en courant plusieurs fois par semaine. Mes grossesses n'ont pas fait trop de dégâts. Mes seins de taille moyenne résistent encore vaillamment à la gravité, tout comme mon popotin. Vraie blonde, je garde un triangle parfaitement taillé sur mon pubis ; je trouve cela plus élégant.
Je me sens vaciller devant le miroir, à deux doigts de perdre l'équilibre. Finalement, me passer de l'eau sur le visage me parait indispensable. Je retire ma barrette et la balance sur le lit avec mes affaires. Je me retourne en chancelant pour ouvrir la porte de la salle de bain. J'y pénètre et je tâtonne pour allumer. J'appuis sur le bouton, les lumières qui s'allument m'aveuglent.
— Clic, clic.
Le bruit de la serrure électronique de la porte de ma chambre est un dégrisant extrêmement efficace.
— Non, non, j'ai pas fait ça ?
Si, je suis enfermée à l'extérieur de ma chambre et nue de surcroît.
Je vous vois venir cher lecteur. Mais ça m'est bien arrivé. Ce genre de chose survient plus souvent qu'on ne le croit.
J'essaye désespérément d'ouvrir ma porte mais mon badge d'accès est à l'intérieur. Que faire ? Toquer à une porte voisine ? Pas question, ce sont mes collègues de la direction, presque tous des hommes. J'ai des collaborateurs que je peux considérer comme des amis mais ils ne sont pas à cet étage et je ne suis pas certaine de leur chambre de toute façon. Je n'ai d'autre choix que de descendre à l'accueil. Il doit bien y avoir un concierge de nuit, en espérant que celui-ci fasse preuve d'un secret professionnel aussi rigoureux que les médecins.
Je raconte ça vite mais j'ai dû rester paralysée d'effroi dix ou quinze minutes avant de prendre une décision.
Je me dirige vers l'ascenseur mais j'y renonce une fois devant. S'il s'arrête à un étage ou que je tombe nez à nez au rez-de-chaussée avec un collaborateur mais carrière est fichue. Les escaliers me paraissent plus sûrs. Il est temps de filer car justement l'ascenseur est en approche...
Je n'ai que le temps de me cacher dans un renfoncement que les portes s'ouvrent. Cacher est un bien grand mot, si le ou les occupants tournent, ne serait-ce qu'un peu, leur regard vers moi, ils me verront immédiatement. Par chance, l'homme et la femme sortent et commencent à partir de l'autre côté. Lui, je le connais, c'est Jérôme, le directeur des commerciaux des comptes de clubs pros de foot. C'est un con qui m'a déjà reluqué depuis que je suis à la direction. Elle, je ne connais pas son nom mais elle est du sud, il me semble. Tous deux partent vers la chambre de Jérôme, lequel se montre de plus en plus entreprenant envers elle. Je le vois la coller contre un mur, elle essaye de se dégager poliment, comprenant enfin dans quelle situation elle se trouve.
— Allez, soit gentille, Charlotte. Tu ne le regretteras pas, dit-il en empoignant un sein de la jeune femme et en essayant de l'embrasser.
Le salopard tente d'abuser de sa position hiérarchique pour profiter d'elle. Charlotte essaye de le repousser sans être trop brusque mais il insiste, pelotant plus fermement un sein de belle taille. La jeune commerciale vire tout à coup au rouge vif et lui balance une gifle monumentale.
— Bien joué, cocotte, me dis-je.
Jérôme est décontenancé par sa réaction. Elle, elle préfère s'enfuir vers l'escalier à l'autre bout du couloir. J'entends mon collègue maugréer en se tenant la joue. Si jamais, il lui fait des misères je la prendrai dans mon équipe. Et lui, dès que je peux, je le dégomme. Pour l'heure, je le vois entrer dans sa chambre. J'attends un moment, jusqu'à ce que la lumière du couloir s'éteigne. Je m'avance vers l'escalier à pas feutrés, je crains que le raffut entre eux n'éveille d'autres directeurs. Mais il n'en est rien et je peux me réfugier dans l'escalier. La lumière est allumée mais je n'entends rien, ni personne. L'air est frais par ici, cela fait pointer mes tétons. Ce n'est pas le moment !
Je commence à descendre les quatre étages qui m'amèneront au rez-de-chaussée. Malheureusement pour moi, alors que j'ai dépassé le troisième étage, j'entends des voix monter. Ce sont deux hommes qui discutent en grimpant les étages. Heureusement, la lumière s'éteint dans l'escalier avant qu'ils ne me voient.
— Merde, on ne voit plus rien, peste l'un d'eux.
— Attend, il y doit un avoir un bouton sur le palier, répond l'autre.
Je comprends qu'ils sont juste dans la volée de marches sous moi. Ils atteignent le palier entre le deuxième et le troisième. Moi, je remonte en silence vers le troisième. Je m'apprête à sortir à cet étage mais il y a de la lumière qui filtre par le bas de la porte. Si j'ouvre, je serai bien visible et ils ne me rateront pas.
— Ah, je crois que je l'ai trouvé, dit le premier.
Alors que je m'apprête à me jeter à terre pour me planquer, j'entends l'autre répondre :
— Moi aussi, j'ai trouvé un truc à allumer.
Sa voix est tout à coup bien différente, plus chaude et sensuelle. Je ne vois que deux silhouettes dans la pénombre des lumières de sortie de secours. Pourtant, il est évident que le second homme vient de plaquer l'autre contre le mur.
— On ne devait pas aller dans ta chambre ? répond le premier.
Celui-ci n'a pas l'air fâché que l'autre prenne les devants. Je les vois même s'embrasser passionnément. Je distingue et je devine plus que je ne vois.
— J'ai trop envie de toi, susurre le second.
— Envie comment ? le défie clairement le premier.
— Comme ça...
S'en suivent des gémissements du premier homme. Aux mouvements que je perçois, je pense qu'il se fait masser l'entrejambe tout en se faisant embrasser dans le cou. Leur voix me dit quelque chose, je les connais mais je n'arrive pas à mettre un visage dessus. Ils ne sont pas de la direction, ils sont trop jeunes. Mais parmi ceux du troisième je ne vois pas qui ça peut être. Et ils n'ont aucune particularité physique, taille ou poids, aucun accent qui pourrait m'aider.
J'entends tout à coup des cliquetis de ceinture et le chuintement d'une, ou deux, braguettes qu'on descend. Ces messieurs semblent vouloir aller plus loin. Je devrais en profiter pour m'éclipser mais la lumière est toujours allumée au troisième. Et je dois dire que je suis troublée par ce baiser entre deux hommes. Le second se détache de son amant, je le vois alors s'agenouiller devant lui. Je distingue le sexe du premier homme, sans vraiment pouvoir deviner sa taille. D'autant que le second le fait rapidement passer entre ses lèvres. La cage d'escalier se remplit des soupirs du premier homme. Ils sont ponctués de temps à autre par des bruits de succion du second. Mes tétons avaient durci à cause de la fraicheur de l'endroit. Ça se réchauffe drôlement vite.
Avant cela, je n'avais jamais compris l'attirance des hommes pour les scènes lesbiennes. Après cela, j'ai mis les gays dans mon répertoire à fantasme, surtout si mon mari était dans le lot.
Pour l'heure, je suis extrêmement troublée. Je ne vois pas assez bien, je dois imaginer ce qu'il fait. Cependant, il est assez évident qu'il aurait une ou deux choses à m'apprendre. Je sens ma respiration s'accélérer en même temps que celui qui se fait sucer. Je vis en partie sa fellation malgré la distance et l'obscurité. Je sens mes seins se tendre, mon ventre vibrer. Je profite d'un soupir plus appuyé pour en pousser un moi aussi.
Je prie comme une idiote que la lumière s'allume et que je puisse voir en détail ce qui se passe. Le premier homme soupire et gémit tout à coup beaucoup plus fort. Je comprends qu'il va jouir, le second aussi ce qui ne le fait pas ralentir, bien au contraire. Je frémis au rythme des ahanements du sucé, me surprenant à prendre en main mon sein droit pour le pétrir. Je n'ai pas le temps de faire une autre folie que l'homme jouit dans la bouche de son amant. Il a plongé sa main dans ses cheveux et le caresse tout en soupirant d'extase. L'autre finit de le sucer lentement, je comprends qu'il a dû tout avaler. En même temps qu'aurait-il pi faire d'autre ?
Le suceur se relève, attiré par son amant qui lui offre un nouveau baiser plein de passion. Il veut le plaquer à son tour contre le mur mais l'autre ne se laisse pas faire et retourne son amant à nouveau. Ils bataillent ainsi deux ou trois fois quand soudain la lumière s'allume. Je plonge au sol et me fait toute petite. Eux doivent se figer de peur aussi car ils deviennent silencieux. Un petit rire du premier homme me fait comprendre qu'ils ont appuyé sur le bouton par mégarde. Cela les soulage et j'entends un "à mon tour", me laissant deviner la suite des événements.
Je regarderais bien, maintenant que la lumière est allumée mais j'ai peur d'être découverte. Je rampe au sol vers la porte puis je m'accroupis et jette un coup d'œil en contrebas. Ils ont en effet changé de position mais sont trop à gauche pour que je les distingue aisément. Ce qui veut dire qu'ils ne me voient pas non plus.
Je me lève, ouvre la porte et m'enfuis du palier pour me retrouver dans le couloir du troisième étage. A peine suis-je là que je me plaque contre la porte. Deux voix sont justes à droite dans un petit espace détente. Ils fument tout en parlant avec la fenêtre ouverte à côté. Cette fois je reconnais ces voix. Si avec Yann, je pourrais me risquer à dévoiler mon embarras. Pour Hervé, cela me paraît plus délicat. Il était sur les rangs pour le poste que je viens d'avoir. Je ne le connais pas assez pour savoir s'il m'en veut.
L'odeur de cigarette est importante, ils sont là depuis un moment et doivent rallumer la lumière très régulièrement. C'est peut-être ma chance. Il y a un autre escalier à l'autre bout du couloir. Je dois traverser ce long couloir pour le prendre, l'extinction de la lumière m'avertira que je dois me cacher avant que l'un d'eux ne se lève pour rallumer. Je dois avancer dès maintenant pour m'éloigner au plus vite. Mes pieds nus ne font pas de bruit sur la moquette, je n'ose pourtant trottiner au risque que mes pas se fassent quand même entendre.
J'ai parcouru un bon tiers du couloir quand la lumière s'éteint. Il n'y a qu'un guéridon avec une grosse lampe dessus qui m'offre un minimum de dissimulation. Je me mets derrière et attends le retour de la lumière avec angoisse. Mon cœur palpite à toute vitesse, je tremble mais bizarrement je suis excitée par ce risque. Sans doute la vision des deux gays m'a troublé plus que je ne le pensais. Mes seins sont toujours tendus et je sens poindre le début d'une certaine humidité dans mon sexe. Je glisse subrepticement mes doigts dans ma toison et constate les dégâts.
La lumière revient alors que j'ai la main entre les cuisses. Quelle honte ce serait d'être surprise ainsi ! Mais, Hervé qui a allumé est accaparé par sa discussion avec Yann et ne jette pas un regard au couloir. Lorsqu'il disparaît dans le coin détente, je souffle de soulagement puis repars. Je presse le pas car j'entends l'ascenseur et je ne sais pas s'il ne va pas s'arrêter à cet étage. Il y a aussi le risque que les deux gays aient fini et débarquent. Les fumeurs pourraient aussi avoir fini leur cigarette et rentrer dormir.
Je trottine puis cours presque jusqu'à la porte. Je l'ouvre et passe sur le palier plongé dans l'obscurité. Je tremble comme une feuille tout en souriant de mon exploit. Je suis excitée par le danger, aux aguets de peur d'être découverte. Bizarrement, je reste émoustillée par le souvenir des deux gays. Je me décide à descendre les trois étages dans la pénombre en me tenant à la rambarde. Si j'allume, j'aurais plus de mal à savoir que quelqu'un vient.
Je descends prudemment les escaliers. Palier entre le troisième et le deuxième, palier du deuxième, tout va bien pour l'instant. Nouveau palier entre deux étages, je commence à percevoir la musique de la soirée dansante. Je pensais cette affaire terminée, ça signifie qu'il risque d'y avoir encore du monde à trainer. Tant pis, maintenant que je suis là, je dois continuer. Au premier étage, la musique devient bien présente.
Au palier entre le premier et le rez-de-chaussée, je n'entends personne. Je descends la dernière volée de marches mais arrivée en bas je trébuche sur quelque chose. Je pense me récupérer mais je tombe par terre sur les fesses. Et là, c'est la catastrophe. Je vois une forme humaine se lever. C'est un homme, il grommelle et semble tâtonner le mur.
— Il veut allumer la lumière ! Je suis fichue ! me dis-je.
Ne reste plus qu'à espérer que ce soit quelqu'un de compréhensif et qui n'utilisera pas cette histoire contre moi. La lumière s'allume et je découvre que c'est Olivier qui est devant moi. Je me rends compte que, assise au sol comme ça, j'ai les jambes écartées et que je ne cache rien de mon intimité. Étrangement, mon ex-collaborateur, il était dans mon service précédent, ne dit rien. Je le vois plisser les yeux tout en maintenant difficilement son équilibre.
— Linda, attendez je vous aide. Désolé.
— Ce n'est rien, juste mon ego, réponds-je en resserrant les jambes.
Non seulement, j'ai affiché ma vulve mais celle-ci est brillante de cyprine, je l'ai vu en refermant mes cuisses.
— Vous alliez à la réunion de 11h ? me dit Olivier.
Je comprends qu'il est très désorienté. Ça ne m'étonne pas avec tout ce que je l'ai vu boire à table. C'est peut-être ma chance.
— Merci, dis-je en prenant sa main pour me redresser. Oui, en effet. Vous aussi ?
— Euh, oui, oui. Euh, il me reste deux ou trois choses à boucler.
Il me parle ensuite d'un dossier et je me rends compte qu'il repense, revit même, un épisode compliqué pour lui. Il avait foiré sa préparation et je lui avais un peu remonté les bretelles.
— Bien, Olivier. Je pense qu'il serait bon d'aller corriger tout ça.
Je tente de lui faire croire qu'il doit retourner à son bureau. Mais ses yeux et son cerveau semblent enfin se connecter et je le vois me regarder autrement.
— Et arrêtez de me regarder comme si je ne portais pas mon tailleur ! dis-je d'un ton cassant.
— Pardon, euh...
Ses oreilles viennent de percevoir la musique de la fête. Dans les situations dangereuses, on peut se trouver des ressources insoupçonnées. J'ai un éclair de génie, j'espère. Il faut que tout ceci ressemble à un rêve pour lui. Demain, il en aura peut-être des souvenirs mais dans le brouillard de son ivresse il ne pensera pas que cela a été réel.
— Vous avez eu le contrat ! Bravo, Olivier !
— C'est vrai ? Super, je suis soulagé parce que je vous aime.
Mince, il a le béguin pour moi ? Je comprends mieux pourquoi il avait été si affecté par mes remarques et la perte du contrat.
— Vous allez avoir une superbe prime.
— Ma prime, c'est...
Je comprends qu'il me voit nue et que ça doit être un fantasme pour lui.
— Oui, c'est moi, toute nue. Tu en rêvais, Olivier, mon chéri, fais-je sensuellement.
— Oh oui, oui.
— Dansons pour fêter cela.
Je me déhanche un peu pour le faire danser aussi. Je ne sais pas trop si c'est une bonne idée mais c'est la seule que j'ai. Olivier gigote plus qu'il ne danse. Il passe surtout son temps à me mater comme un fou. Je lui plais physiquement, ce qui satisfait mon ego. C'est tout à fait surprenant, je devrais avoir honte : je me trémousse nue devant un employé !
Je me dis que dès que la lumière s'éteint, je vais me cacher sous l'escalier ou filer par la porte. S'il rallume et que j'ai disparu, cela renforcera l'impression qu'il a rêvé. Je me demande combien de temps dure la lumière. Tout à ma réflexion, je ne me rends pas compte qu'Olivier trifouille sa braguette. Ce n'est que lorsqu'il sort son sexe que je m'en aperçois. Mon premier réflexe est de le gifler. Mais si je le fais ça le réveillera.
Olivier se met à se masturber sous mes yeux ! Je ne peux pas juste m'enfuir comme ça. Je ne sais pas quoi faire. Je n'arrive pas à réfléchir. Je continue donc à danser. Mais je sens qu'il a envie de venir avec moi. Il n'est pas question qu'il me touche ou que je le touche. Déjà ça romprait son rêve éveillé. Et je suis fidèle à mon mari.
— Oh, oui, mon chéri, c'est bien comme ça, dis-je langoureusement.
— Je veux te baiser...
— Oh, oui, vas-y, je te sens bien là.
J'espère qu'aller dans son sens seulement par les mots sera suffisant. Mais il s'approche encore, tendant la main qui ne le masturbe pas. Les mots ne vont pas être suffisants. Je passe mes mains sur mes seins, mon ventre, mes fesses et mes cuisses en soupirant outrageusement. Cette fois, Olivier se stoppe et me regarde avec un sourire niais et ivre. Je continue et je trouve cela assez troublant. Je me déhanche nue face à un homme que je connais seulement professionnellement. Celui-ci a des étoiles plein les yeux et un sexe bien dur en main. J'ai évité de regarder son machin mais mes propres caresses et la frustration de ne pas avoir vu celui des gays me font baisser les yeux.
C'est un membre de taille moyenne, sans aucune particularité. Il me trouble cependant très fort. Cela fait vingt ans que je n'ai pas vu une verge en action autre que celle de mon mari. C'est terriblement troublant, émoustillant même. Je me prends à jouer plus sensuellement avec mes atouts. Cela me plait d'être admirée ainsi, fantasmée et désirée. Je glisse une main sur mon ventre, elle descend, descend, descend... Mes doigts plongent dans ma toison blonde, mon index glisse le long de ma vulve. Je frémis, je soupire, je ferme les yeux, m'imaginant avec mon mari Éric.
Soudain, Olivier grogne et gémit. Je rouvre les yeux pour découvrir qu'il va indubitablement jouir. Je fixe son gland avec un mélange d'appréhension et d'excitation. Tout à coup un premier jet de sperme jaillit et atterrit sur ma cuisse. Je sursaute en criant légèrement. Les autres jets tombent au sol alors qu'Olivier finit par perdre l'équilibre et se retrouve le cul par terre.
— Oh, ma chérie. C'était bon...
— Oui, oui, maintenant nous allons dormir.
— On fera quoi demain ?
— Demain, c'est notre mariage, lui dis-je tout bas à l'oreille.
— Oh, c'est vrai.
La lumière s'éteint enfin, au bon moment. Je continue à le faire rêver de vie de famille et d'enfants, j'ai un peu honte de moi, pendant quelques instants. Puis Olivier s'endort pour de bon en ronflant doucement. Je souffle enfin. Je croise les doigts pour que mon stratagème fonctionne et qu'il ne garde de tout ceci que le souvenir d'un rêve érotique. Il pourrait aussi ne se rappeler de rien, ce qui serait idéal.
Je me relève, étrangement fébrile de cette situation. Je ne m'attarde pas sinon il pourrait se réveiller ou quelqu'un arriver. J'ouvre doucement la porte et passe la tête. Personne en vue, je me faufile discrètement, laissant Olivier le sexe poisseux et à l'air, mais je me refuse à le toucher. Je mets un instant à comprendre que je ne suis pas du bon côté pour rejoindre le hall d'accueil.
— Olive ! Olive ? Mais il est où ce con ? peste un homme.
— Il doit cuver, lui répond une femme.
Leurs voix viennent dans ma direction. Ceux-là aussi, je les connais, Farouk et Diane, dans le même service qu'Olivier. Je ne peux retourner dans l'escalier, au risque de réveiller Olivier ou de devoir remonter les étages s'ils prennent l'escalier. Je file donc vers les salles de réunion à gauche. Je passe les portes coupe-feu, les refermant derrière moi en les retenant pour qu'elles ne fassent pas de bruit.
— Tu le vois ? demande Farouk.
— Non, il me fatigue... Mais bon, il y a un côté sympa à le rechercher, glisse Diane d'un ton sibyllin.
— Ah, lequel ? demande Farouk.
— Non mais quelle andouille ! peste mon côté romantique.
Tout le monde dans le service voyait bien qu'ils se tournaient autour sans oser se lancer. J'en étais partie et ça n'avait toujours pas avancé leur affaire.
— Celui d'être avec toi, répond Diane la voix stressée.
Enfin une déclaration, je devrais filer par le couloir des salles de réunion mais ma curiosité me pousse à écouter. Depuis le temps qu'on attend ça, je ne vais pas le rater.
— D'être avec moi ? Moi aussi, j'aime bien être avec toi, répond Farouk.
Il n'ouvre toujours pas les yeux, c'est désespérant. J'ai envie de sortir et de lui mettre les points sur les I. Un silence s'installe entre eux, ça m'interpelle. Je veux savoir ce qu'il se passe alors je pousse lentement un battant. Ils sont devant la porte des escaliers, Farouk et Diane se regardent droit dans les yeux. Cette fois il a percuté. Et vu comment ils se fixent l'alchimie est clairement réciproque. Je vois alors Farouk se pencher vers Diane et l'embrasser timidement.
— Ohhh, c'est trop mignon, me dis-je.
Un petit bisou chaste et délicat, c'est d'un romantique. Le petit bisou se transforme en baiser enflammé en quelques secondes. Farouk passe ses mains dans le dos de Diane et elle à sa taille, ils se collent l'un à l'autre. La digue de leur retenue professionnelle vient de céder et c'est un torrent de passion qui déferle sous mes yeux.
Les mains de Diane descendent sur les fesses de Farouk. Lui en passe une devant pour aller masser un sein de la jeune femme. Elle soupire et fond complètement alors qu'il descend embrasser son cou. Elle lui plaque les lèvres contre sa peau en plongeant ses doigts dans ses cheveux. L'autre main de Diane délaisse les fesses de Farouk pour aller tâter sa braguette ; je le vois trembler sous ce massage. Farouk garde une main sur le sein de Diane mais l'autre main abandonne le cul sur lequel elle avait glissé pour revenir devant et passer sous la mini-jupe. Il remonte le long des cuisses pour atteindre la culotte de Diane.
Ils sont juste sous la lumière permanente de l'issue de secours. Je ne peux néanmoins voir la culotte de Diane ou les baisers de Farouk en détail. Cela m'émeut de les voir si passionnés, cela m'émoustille également beaucoup. Après les deux gays et ma danse lascive devant Olivier, je me retrouve une nouvelle fois dans une situation pour le moins érotique. Mon corps réagit, je frissonne de désir, mes seins se tendent à nouveau et cette fois mon sexe se décide à mouiller franchement.
Sous mes yeux, devenus avides de ce genre de spectacle, je vois Farouk déboutonner le chemisier de Diane pour aller plus facilement tâter ses seins. Je le vois batailler sans comprendre ce qu'il fait et puis d'un coup le soutien-gorge remonte subitement. Deux globes laiteux apparaissent soudain, il a dû dégrafer la lingerie pour les sortir de là.
— Oooh, ouiii, soupire Diane aux anges quand il se met à les téter.
Elle aime et souhaite aller plus loin car je la vois ouvrir le pantalon de Farouk. Elle farfouille un peu puis sort le sexe du jeune homme. Il est bien raide et de fort beau gabarit. Elle se met à le branler vivement, lui arrachant quelques grognements. Dans la foulée, je vois une culotte, ou un string, tomber sur les chevilles de Diane. Les va-et-vient rapides de la main de Farouk sont terriblement efficaces si j'en crois les gémissements de la jeune femme.
Cela me trouble également. Je pose une main sur mon sein et joue avec pendant un instant. Mais j'ai rapidement besoin d'un peu plus. Je triture et étire mon téton, ça me fait gémir aussi. Je me retiens d'y aller trop fort mais entre la musique et leurs propres soupirs, je suis certaine qu'ils ne m'entendent pas. Je dois garder une main sur la porte pour la laisser entrouverte ; elle serait pourtant bien plus utile ailleurs.
— Je ne vais pas me toucher, quand même !
Je me dispute d'y penser, je suis en colère contre moi de voir ma main descendre lentement entre mes jambes. Mon majeur s'extirpe de ma toison et tombe sur mon clitoris. Le coquin est très sensible, il me procure des frissons dans tout le corps. Mon doigt continue son chemin, écartant mes lèvres intimes et atteignant l'entrée de mon vagin. C'est très humide et ça ne s'arrange pas de seconde en seconde. Mon majeur se met alors à faire des allers-retours entre mon bouton et ma grotte, me faisant gémir de plus en plus.
Farouk et Diane sont déchainés, ce qui ne fait que m'exciter encore plus. Tout à coup, je les vois glisser au sol. Lui se met assis, s'adossant à la porte des escaliers. Elle remonte sa mini-jupe, dévoilant un cul bien charnu, puis enjambe son futur amant. Sans tarder, elle s'assoit sur le sexe dressé de Farouk et s'empale en râlant. Il attrape son cul des deux mains et l'aide à monter et descendre sur son mat. Elle s'appuie sur ses épaules tout en lui collant ses mamelles au visage. Farouk semble aux anges, se délectant des seins de sa partenaire.
Ils sont pressés, enfiévrés et passionnés. J'aimerais qu'ils ralentissent je ne suis pas aussi près qu'eux du septième ciel. Je ne devrais pas mais je suis prise de l'envie de jouir. Je m'appuie de l'épaule contre la porte pour la garder entrouverte et pour me pincer un téton.
— Aaah, aaah, oui, oui, gémit soudain Farouk.
— Mmmmh, mmmmmh, aaaaah, soupire longuement Diane.
Il n'a pas tenu longtemps mais elle ne lui en veut pas. Ils s'embrassent et se bécotent un instant. Moi, je continue mon affaire car je sens que ça vient. Malheureusement, ma position n'est pas stable et je commence à tomber en avant. Je me redresse vivement, faisant grincer la porte et couiner les caoutchoucs.
— Y a quelqu'un ? s'alarme Diane.
— Merde, filons. Dans ma chambre ? propose Farouk.
— Bien sûr, je n'ai pas eu ma dose.
Je les entends qui se relèvent et se rajustent. Puis la porte des escaliers s'ouvre et Diane crie de surprise en découvrant Olivier.
— Putain, il est là lui. Mais, il a baisé aussi ?
— Non, il s'est branlé, ce con... Il marmonne quoi ?
— Hein ? Chut... Il rêve de Linda et de la baiser.
— Bah, il a joint le geste à son rêve on dirait, râle Farouk.
Je les entends le relever et l'emmener vers l'ascenseur. Au moins, je me dis qu'ils jureront l'avoir vu seul dans la cage d'escalier. C'est aussi bien comme ça. Et maintenant, je fais quoi ?
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Bob50
17 décembre 2023 à 09:01
Formidable aventure
Grâce à ta belle écriture on participe à tes émotions
Super excitant en plus d’être réelle
Vivement la suite
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MAZ814967
1 décembre 2023 à 09:10
l'art est difficile , la critique est aisée....
bon texte, belle histoire et une découverte fortuite....plus pour l'instant dans le voyeurisme, même si....
uns suite bien sûr... pour ma part , j'aime bien quand le mari ne reste pas ignorant des faits, celà rajoute plein de scenario possible...
mais seul l'auteur...
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Philcopp1
1 décembre 2023 à 04:42
Magnifique mais à la place de votre collègue mes esprit situé sous la ceinture ce serait remis en action directement .! Même amoureuse de son mari etc etc quel directrice bcbg n'a pas rêver un jour ce faire tirer par les cheveux par un loubart et plaquée au mur ? ? Tes collègue non pas beaucoup de testostérone hi hi
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Daniel3
30 novembre 2023 à 22:09
Très mignon ton récit, j'ai beaucoup aimé certains passages...
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Photo de profil de hpassage
hpassage
30 novembre 2023 à 17:08
Clap clap clap !

J'avais regardé et beaucoup aimé la série "Engrenages", dans le même genre votre série s'annonce bien. Bravo et merci
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kiki2301
30 novembre 2023 à 16:35
superbe encore
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Utilisateur supprimé
30 novembre 2023 à 14:30
que va t'il arriver a Linda va t'elle se faire prendre par un ou plusieurs hommes qui sait, on verra par la suite
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