Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le soir ou j'ai été dépucelé — Chapitre 8 · la virée en boîte de nuit
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le soir ou j'ai été dépucelé
Chapitre 8 · la virée en boîte de nuit
Une longue file d'attente s'étirait devant l'entrée de la discothèque, la sélection promettait d'être sévère, tandis que je prenais place à la fin de la queue, Clara et Célia remontèrent la file par le côté sous les huées et les insultes, non contentes de se faire remarquer, elles répondirent avec un culot insolent avec quelques doigts d'honneurs peu élégants, j'avais beau savoir qu'elles étaient alcoolisées, j'étais profondément gêné. Arrivées aux pieds du videur ou plutôt devrais-je dire d'une montagne de muscles au visage aussi expressif qu'une porte de prison, Clara et Célia furent stoppées net, aussi charmantes étaient-elles, elles n'auraient aucun passe-droit. Du moins c'est ce que je croyais, à ma grande surprise, le colosse ouvrit ses bras et les enlaça chaleureusement en les soulevant à tour de rôle avec ses énormes mains cramponnées à leurs fesses, des embrassades plus qu'intimes qui ne m'étonnèrent qu'à moitié.
Après quelques minutes de discussion ponctuée d'éclats de rire, Clara se tourna vers moi et me fis signe de venir, j'obtempérai et remonta la file à mon tour en m'abstenant de fanfaronner, recevant comme les filles, une volée de quolibets. Le colosse me fit passer de l'autre côté du cordon de sécurité qui matérialisait l'entrée et me serra ou plutôt me broya la main, il se présenta avec un accent très prononcé sous le nom de Vladimir, je lui retournai la politesse sous le regard hilare des filles, amusées de me voir si intimidé. Enfin à l'intérieur, je suivis les filles qui se frayèrent un chemin en fendant une foule compacte pour rejoindre une table qui nous était réservée.
Tête droite et sourire figé, fesses qui ondulent exagérément de gauche à droite, pas de doute, l'arrivée théâtrale des filles n'avait d'autre but que d'attirer l'attention, d'ailleurs je constatai rapidement qu'une nuée de paires de yeux, essentiellement masculins, s'abattirent avec gourmandise et sans grande discrétion dans leurs décolletés ou sur leurs culs. Véritables bombes incendiaires, Clara et Célia ne boudaient pas leurs plaisirs d'attiser la libido de potentiels prétendants avides de sexe. Quelques mains indélicates s'oublièrent inélégamment sur leurs fesses, ne valant à leurs auteurs comme réprimandes, que de simples froncements de sourcils. Mais ce défilé de mode aux allures exhibitionnistes ne leur attira pas que des amis, la concurrence féminine, toute aussi jeune, belle et sexy, montrait déjà les griffes, la lutte promettait d'être féroce. J'avais l'impression d'être jeté dans la fosse d'une sorte de Hunger Game de la séduction version perverse.
Même si je m'efforçai de rester discret en suivant Clara et Célia, je n'échappai pas aux regards de travers et messes basses, je suscitai beaucoup de curiosité avec cette désagréable impression d'être perçu comme le petit caniche docile. À peine installé dans le confortable canapé en demi-cercle qui entourait une table basse, un incessant ballet de connaissances défila pour taper la bise aux filles, bien trop occupées à échanger sur les potins de la fac, elles ne prirent même pas la peine de me présenter, je me sentais un peu exclu et commençai presque à regretter d'avoir accepté de les accompagner pour jouer le laquais de service. La rare fois où Clara m'adressa la parole, ce fut pour m'ordonner sur un ton faussement mielleux d'aller chercher une bouteille de vodka au bar, qui plus est à mes frais.
J'étais terriblement frustré, l'idée de m'éclipser me traversa l'esprit, mais j'étais prisonnier de mes pulsions et à l'espoir de pouvoir les baiser, après tout j'étais la bonne poire qui allait les ramener, aussi, je m'exécutai sans vraiment discuter. Tandis que je passais commande au bar, je voyais les filles hilares, discutaient avec leurs amis tout en regardant dans ma direction, je ne rêvais pas, elles se foutaient de ma gueule, peu courageux, je fis lâchement celui qui ne voyait rien. Alors que j'attrapai la bouteille que le barman me tendit pour la modique somme de 75 euros (la vache !), une voix familière m'appela par mon prénom.
— Hey, Nicolas, qu'est ce que tu fais là, je t'ai jamais vu ici ?
Je me retournai un peu surpris, c'était Fatima, plus rayonnante que jamais
— Fatima, qu'elle bonne surprise, je crois que je suis tombé dans un traquenard répondais je avec humour.
— Oui c'est souvent comme ça que ça se passe, ça me fait plaisir de te voir ici, j'allais finir par croire que t'étais un vieux garçon, t'es venu avec qui ?
— Oh deux amies que tu connais pas, mes voisines plus exactement (je les montre discrètement du doigts)
— Le petit cachotier, je vois que tu perds pas ton temps, mignonnes en plus de ça.
— Oui, elles sont très sympas, ça c'est fait un peu à l'improviste, et toi, t'es une habituée des lieux si je comprends bien ?
— Peut-être pas à ce point là, mais c'est vrai que je viens de temps en temps, c'est pas parce que j'ai passé les trente ballets que c'est plus de mon âge, bon même si j'ai l'impression parfois d'être dans une garderie (elle rie)
— C'est pas faux, et t'es pas venue toute seule quand même ?
— Non, et désolé mais y'a pas Céline, je suis avec ma bande de nénettes, on aime bien se retrouver pour faire la fiesta.
— Cool, au fait, je voulais te dire pour ce matin, je suis désolé, j'ai pas été correct, je m'excuse d'avoir était aussi insistant, j'étais pas dans mon état normal.
— D'abord on ne s'excuse pas soi-même.
— Pardon, je… elle me coupe.
— Ensuite, je confirme, c'est très mal élevé de montrer son sexe à une fille et de lui faire des avances aussi cochonnes.
— Encore une fois je m'ex… je te demande de m'excuser, je recommencerais pas promis, si je peux faire quelque chose pour me rattraper ?
— Oui c'est souvent comme ça que ça se passe, ça me fait plaisir de te voir ici, j'allais finir par croire que t'étais un vieux garçon, t'es venu avec qui ?
— Oh deux amies que tu connais pas, mes voisines plus exactement (je les montre discrètement du doigts)
— Le petit cachotier, je vois que tu perds pas ton temps, mignonnes en plus de ça.
— Oui, elles sont très sympas, ça c'est fait un peu à l'improviste, et toi, t'es une habituée des lieux si je comprends bien ?
— Peut-être pas à ce point là, mais c'est vrai que je viens de temps en temps, c'est pas parce que j'ai passé les trente ballets que c'est plus de mon âge, bon même si j'ai l'impression parfois d'être dans une garderie (elle rie)
— C'est pas faux, et t'es pas venue toute seule quand même ?
— Non, et désolé mais y'a pas Céline, je suis avec ma bande de nénettes, on aime bien se retrouver pour faire la fiesta.
— Cool, au fait, je voulais te dire pour ce matin, je suis désolé, j'ai pas été correct, je m'excuse d'avoir était aussi insistant, j'étais pas dans mon état normal.
— D'abord on ne s'excuse pas soi-même.
— Pardon, je… elle me coupe.
— Ensuite, je confirme, c'est très mal élevé de montrer son sexe à une fille et de lui faire des avances aussi cochonnes.
— Encore une fois je m'ex… je te demande de m'excuser, je recommencerais pas promis, si je peux faire quelque chose pour me rattraper ?
Elle fit mine de réfléchir longuement en se grattant le menton
— Rien, tu es pardonné, mais d'ailleurs qui te dis que je n'ai pas aimé ?
Ca réponse me laissa sans voix, j'osai à peine la regarder, sans que je ne m'y attende, elle posa affectueusement sa main sur la mienne, avant de me susurrer à l'oreille
— Si tu tiens vraiment à te faire pardonner, je crois que j'ai une petite idée, je te laisse, je vais rejoindre mes copines, on se revoit plus tard.
Ces quelques mots me décrochèrent un sourire béat, je retournai à la table, bouteille en main, le moral à nouveau gonflé à bloc. Clara me lança un regard glacial, elle n'avait rien manqué de mon échange avec Fatima, elle m'apostropha sur un ton agressif et menaçant.
— C'était qui cette pétasse, décidément t'as un faible pour les vieilles.
— Fatima, une collègue de travail.
— Encore, putain tu les as toutes baisées, y'a que des chiennes à ton taf.
— Ouais, une chienne très très chaude surenchéris je pour la provoquer.
— La chienne elle va rentrer à la niche, ce soir t'es à moi, t'as pas intérêt de lui tourner autour, répondit-elle sèchement en toisant du regard Fatima qui avait rejoint ses copines à peine deux tables plus loin.
— Fatima, une collègue de travail.
— Encore, putain tu les as toutes baisées, y'a que des chiennes à ton taf.
— Ouais, une chienne très très chaude surenchéris je pour la provoquer.
— La chienne elle va rentrer à la niche, ce soir t'es à moi, t'as pas intérêt de lui tourner autour, répondit-elle sèchement en toisant du regard Fatima qui avait rejoint ses copines à peine deux tables plus loin.
Intérieurement je savourai ma petite revanche, j'étais aussi un peu rassuré, si Clara était jalouse c'est qu'elle avait toujours des vues sur moi, je n'avais qu'à attendre le bon moment. Malgré ces menaces, je ne pu m'empêcher d'échanger de discrets regards avec Fatima, ses grands yeux noirs ronds et pétillants et son large sourire plein de joie me mettaient des papillons dans le ventre. Elle avait beau avoir une bonne dizaine d'années de plus que la moyenne d'âge des autres filles, elle n'en restait pas moins magnifique, la singularité de son look tout en sobriété et élégance la rendait presque unique, sa robe aux reflets dorés était légèrement moulante et avait un discret décolleté qui suggérait plus qu'il ne montrait, son visage maquillé avec parcimonie, renvoyait sa beauté naturelle des plus rafraîchissante.
La première partie de soirée fut ennuyeuse à mourir, peu intéressé par les histoires de cœurs de la fac, je tuai le temps à siroter de la vodka tout en scrutant de la tête aux pieds toutes les filles qui passaient sous mon nez, j'avais l'impression d'assister au concours de celle qui aurait la jupe la plus courte ou le décolleté le plus vertigineux, de temps à autre je ne pouvais m'empêcher de lancer un sourire à Fatima en repensant aux mots qu'elle m'avait glissés à l'oreille, j'étais en train de m'exciter tout seul, l'envie de baiser commençait à sérieusement me démanger. La soirée allait soudainement s'animer, lorsque le Dj balança un morceau de rap, celui-là même sur lequel Clara et Célia s'étaient ambiancées dans ma voiture ! Instantanément excitées comme deux puces, elles bondirent du canapé et m'attrapèrent par les mains pour me traîner sur la piste de danse.
Les filles balancèrent leurs hanches de gauche à droite avec beaucoup de lascivité attirant aussitôt une meute de jeunes hommes qui formèrent rapidement autour d'elles un cercle très resserré, les distances physiques étaient réduites à leur portion congrue. Les échanges de regards suggestifs se multiplièrent, les visages et les corps se rapprochèrent jusqu'à ce frôler, j'avais l'impression de voir deux bouts de viande se trémousser devant un parterre de bêtes surexcitées et assoiffées de sexe. J'étais à nouveau mis à l'écart, loin d'être affecté, je surveillai ça d'un œil amusé, en me contentant de petits pas chassés façon “je danse le Mia”. L'ambiance devint torride, comme si Clara voulait me provoquer, elle se mua en bombe incendiaire, n'hésitant pas à venir frotter ses fesses de manière très sensuelle contre les pantalons des garçons les mieux gaulés tout en me défiant du regard.
Les plus chauds d'entre eux, n'hésitèrent pas à l'attraper par la taille à tour de rôle pour frotter leurs sexes tendu contre ses fesses, sulfureuse à souhait, Clara semblait se complaire avec délectation de ce rôle d'objet sexuel. Un jeune homme, particulièrement téméraire et vraisemblablement très alcoolisé, se frotta contre son cul avec insistance tout en plongeant son visage dans son cou, il glissa ses mains sous ses bras et attrapa ses seins sans ménagement. Clara se laissa peloter avec une étrange passivité en continuant de m'inonder de regards charnels. Toujours dans la surenchère, elle glissa une main dans les cheveux du jeune homme et orienta sa bouche vers la sienne pour une pelle baveuse à souhait pendant que son autre main plongea dans son dos pour venir caresser ce sexe qui enfonçait sa robe entre ses fesses.
Elle avait beau se comporter comme la dernière des salopes, j'étais fasciné et restais planté à l'observer, complètement béat, secoué de palpitations incontrôlables, je n'avais qu'une seule obsession : la baiser. Jusqu'ici plus discrète et bien moins délurée que Clara, Célia siffla la fin de la partie, elle me fit les gros yeux, comme pour me reprocher mon inaction et écarta avec autorité le jeune homme alcoolisé devenu un peu trop collant à son goût. Comme si elle voulait marquer son territoire, elle se colla à Clara et glissa une jambe entre les siennes pour un collé serré enfiévré, elle attrapa son visage à deux mains et l'embrassa goulûment sous les sifflets et applaudissements approbateurs d'une foule masculine toujours plus excitée et déchaînée par cette exhibition lesbienne improvisée. Vexé d'avoir été sèchement éconduit, le jeune homme alcoolisé revint à la charge, il enlaça les filles entre ses bras et tenta de leur arracher un baiser.
Cette fois-ci, Célia éprouva le plus grand mal à le repousser, je m'apprêtai à intervenir sans grand enthousiasme – je suis plutôt du genre à éviter les conflits – lorsqu'une main puissante attrapa violemment le malandrin par le col, c'était Vladimir, ange gardien des filles sans concession. Il souleva l'harceleur comme un vulgaire fétu de paille Avec une facilité déconcertante et le traîna hors de la piste de danse en transperçant la foule tel un brise glace, il lui asséna au passage quelques bonnes claques pour éteindre ses maigres tentatives de rébellion, il disparurent ensemble de la discothèque, le jeune homme allait sûrement passer un sale quart d'heure. A peine perturbées par cette épisode, les filles avaient vite fait de reprendre leur show, captivant à nouveau mon attention, je continuai de danser mollement, la main posé sur mon sexe qui n'en finissait plus de se tendre.
Bercé par une musique psychédélique et les images sensuelles des filles qui apparaissaient et disparaissaient dans les fumées et les flashs roses fluos des lasers (mais aussi les effets de l'alcool) je me mettais à fantasmer sur la fin de soirée, c'était sûr, tôt ou tard elles allaient m'entraîner avec elles dans les toilettes, arracher mon fut, se mettre à genou devant moi et se disputer ma queue à coups de pipes affamées. C'est alors que je sentis une main se poser sur mon épaule, une voix douce chuchota à mon oreille.
— Je vois que tu t'amuses bien, elles n'ont pas l'air farouches tes copines.
Je me retournai, c'était Fatima, elle éclata de rire en voyant ma mine éberluée, elle avait le regard pétillant et ce petit sourire coquin de la fille qui avait envie de se lâcher et s'éclater, j'avais compris qu'elle avait l'intention de m'embarquer dans sa folie. Elle m'attrapa pas les mains et entama un déhanché aux allures de danse orientale, avant de venir frotter sa cuisse contre la mienne, son charme ensorceleur ne mis pas longtemps avant de m'envouter. J'étais assez déstabilisé, je ne savais pas ce qu'elle attendait de moi, jusqu'ou elle m'autoriserai à aller, pour ne pas passer pour le mec amorphe et pour jauger sa réaction, je me contentai de la saisir timidement par la taille, trop à son goût, elle attrapa mes mains et les posa sur le haut de ses fesses, elle me sourit tendrement et colla son visage contre mon épaule, ses lèvres douces et sucrées sucèrent la peau de mon cou.
Mon sang ne fit qu'un tour, tandis que mon corps tout entier se mit à frissonner, pris d'une bouffée d'adrénaline, je perdis le contrôle, mes mains se crispèrent au point de se planter fermement dans la chair de ses fesses, elle concéda un petit gémissement avant de riposter, elle enroula ses bras autour de mon cou et me serra fort contre elle, je sentis sa poitrine s'écraser contre mon torse, tandis que son pubis faisait connaissance avec la raideur qui s'était emparé de mon entrejambe. Si je fus un temps gêné par cette érection peu discrète, son sourire approbateur me décomplexa rapidement, je resserrai mon étreinte et frottai langoureusement mon sexe contre sa robe, sa bouche avait dérapé, désertant le creux de mon cou pour venir lécher le haut de ma poitrine.
Nous tournions lentement sur nous même, les corps entremêlés, son parfum qui chatouillait mes narines, son battement de cœur qui résonnait contre ma poitrine ou encore sa voix douce qui me susurrait à l'oreille des mots polissons me faisaient chavirer un peu plus dans l'euphorie et l'excitation, je me délectai d'être à mon tour, scruté avec envie et jalousie par les autres hommes. Plus qu'une femme, je serrai dans mes bras le fantasme ultime de la plupart des jeunes hommes. Pourtant une ombre noire aller venir obscurcir cette soirée idyllique, noir comme le regard à la colère froide de Clara qui blottie dans les bras de Célia, me dévisageait avec insistance, elle bouillonnait intérieurement tel un volcan et était sur le point de cracher les cendres incandescentes de sa rage.
Si je craignais sa réaction, je savourais surtout de la voir si hystérique à l'idée que j'eusse pu être dans les bras d'une autre femme, je comptais bien profiter de cette corde sensible pour obtenir d'elle tout ce que je désirais.
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