Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une famille sous emprise — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une famille sous emprise
Chapitre 1
Ce que le lecteur s'apprête à lire est l'histoire d'une famille qui se laisse lentement pervertir par un homme ambitieux. Le récit commence tout en douceur dans les premiers chapitres pour se finir dans la dépravation la plus totale. Francis, le père, Isabelle, la mère, Théo, le fils et Éloïse, la fille seront soumis à de nombreuses épreuves. Leur famille risque bien d'être changée à jamais.
Francis était convoqué dans le bureau d'Édouard, son patron, un jeune entrepreneur de 34 ans à la tête d'un hedge fund de Wall Street.
— Tu as encore merdé, dit-il avec mépris. Tu nous as fait perdre deux millions de dollars avec ta transaction foireuse.
— Je ne sais pas ce qui s'est passé, se défendit Francis, ce doit être un bug informatique. Je n'ai pas souvenir d'avoir vendu ce lot d'actions.
— Un bug ? Impossible, l'informaticien m'a montré les registres, c'est bien toi qui as validé l'ordre de vente. Maintenant, il s'agirait d'être un homme et d'assumer tes responsabilités.
— Je ne sais pas ce qui s'est passé, se défendit Francis, ce doit être un bug informatique. Je n'ai pas souvenir d'avoir vendu ce lot d'actions.
— Un bug ? Impossible, l'informaticien m'a montré les registres, c'est bien toi qui as validé l'ordre de vente. Maintenant, il s'agirait d'être un homme et d'assumer tes responsabilités.
Francis n'avait pas vendu les actions, il soupçonnait un collègue jaloux d'avoir trafiqué les chiffres pour le faire plonger. Mais son patron n'aimait pas les gens qui lui résistaient, il ne pardonnait que ceux qui avouaient leur faute. Francis n'avait rien fait, mais il avait besoin de ce poste, de ces 200 000 euros annuels qui finançaient le train de vie de sa famille et les futures études de ses enfants.
— Je m'excuse pour cette bourde, dit-il à contrecœur. Ça ne se reproduira plus.
— Eh bien, voilà, répondit Édouard sur un ton plus apaisé, on avance. Il n'empêche que tu mets la société en mauvaise posture, deux millions, c'est une somme.
— Je suis vraiment désolé, répéta Francis.
— Je vais être clément, j'ai encore besoin de toi, mais c'est la dernière fois.
— Merci de ta confiance.
— En revanche, j'exige une contrepartie. Je ne peux pas oublier les deux millions.
— Une contrepartie ? Je peux faire des heures sup ou...
— Non, je pensais à autre chose. Je commence à m'ennuyer avec mes amis américains. Les femmes sont trop faciles et les hommes trop stupides. J'ai besoin de changer d'air, de renouveler mes relations, de revoir des Français.
— Ah bon ? s'étonna Francis.
— Ce soir, je t'invite au restaurant, avec ta femme.
— Eh bien, voilà, répondit Édouard sur un ton plus apaisé, on avance. Il n'empêche que tu mets la société en mauvaise posture, deux millions, c'est une somme.
— Je suis vraiment désolé, répéta Francis.
— Je vais être clément, j'ai encore besoin de toi, mais c'est la dernière fois.
— Merci de ta confiance.
— En revanche, j'exige une contrepartie. Je ne peux pas oublier les deux millions.
— Une contrepartie ? Je peux faire des heures sup ou...
— Non, je pensais à autre chose. Je commence à m'ennuyer avec mes amis américains. Les femmes sont trop faciles et les hommes trop stupides. J'ai besoin de changer d'air, de renouveler mes relations, de revoir des Français.
— Ah bon ? s'étonna Francis.
— Ce soir, je t'invite au restaurant, avec ta femme.
La proposition, qui ressemblait davantage à un ordre, le déconcerta. Il n'avait pas l'habitude de côtoyer son patron en dehors des heures de bureau. Cela étant, si ça pouvait lui permettre de passer l'éponge sur cette affaire des deux millions, pourquoi pas ?
— Bien sûr, Édouard, ce sera avec plaisir.
Le soir venu, Francis expliqua la situation à Isabelle, sa femme.
— Mais, c'est un peu soudain, cette invitation, dit-elle. Moi j'ai déjà préparé à manger, et...
— Écoute, c'est mon boss. Il est un peu bizarre, je crois que l'argent lui est monté à la tête, mais il n'est pas méchant. Et tu sais que ce genre d'homme n'aime pas être contrarié, ça pourrait avoir de mauvaises répercussions pour moi.
— Écoute, c'est mon boss. Il est un peu bizarre, je crois que l'argent lui est monté à la tête, mais il n'est pas méchant. Et tu sais que ce genre d'homme n'aime pas être contrarié, ça pourrait avoir de mauvaises répercussions pour moi.
Isabelle étant une femme au foyer, seul son mari ramenait de l'argent à la maison. Il n'était pas question de risquer son emploi, mieux valait donc agréer aux demandes de son patron excentrique.
— OK, concéda-t-elle. Bon, eh bien, je vais me changer alors.
Isabelle s'était laissée aller depuis la naissance des enfants. Elle sortait peu et avait perdu l'habitude de s'apprêter : sa garde-robe ressemblait déjà à celle d'une grand-mère.
Francis l'aida à enfiler une robe de soirée dont il avait oublié l'existence. Malheureusement, Isabelle avait pris de l'embonpoint depuis l'époque fleurie où elle portait ce genre de tenue. Elle dut se rabattre sur une jupe et un chemisier qui la mettait peu en valeur. Elle tenta de se rattraper sur le maquillage et la coiffure en arrangeant ses beaux cheveux blonds dans un chignon élaboré et en dessinant le contour de ses yeux au crayon.
Tandis que le couple se préparait, on sonna à la porte. Édouard était arrivé avec un quart d'heure d'avance et c'est Éloïse, la fille de Francis, qui lui ouvrit. Elle était pour ainsi dire tout le contraire de sa mère. Fière de sa silhouette fine et bien entretenue, elle postait régulièrement des photos et des vidéos d'elle sur les réseaux sociaux à destination de ses nombreux followers. Si ses parents l'avaient longtemps dissuadée de s'exposer sur internet, ils ne pouvaient désormais plus rien faire, puisqu'Éloïse avait fêté ses 18 ans en début d'année.
Ce soir, elle rentrait de son entraînement quotidien à la salle de sport et portait encore un legging moulant ainsi qu'une brassière qui écrasait sa poitrine menue. Au cours de sa scolarité, on l'avait longtemps traitée de planche à pain, ce qui l'avait amenée à complexer sur la taille de ses seins. Aujourd'hui encore, elle enviait toutes ses copines qui portaient de plus gros bonnets. Sachant qu'elle ne pouvait rien y faire, elle avait décidé de tout miser sur le reste : le fessier. Sous une taille fine et des abdominaux élégamment sculptés, elle consacrait la plupart de ses séances à muscler ses « jambes » comme elle disait. Son postérieur était bombé, délicieusement rond, tout en muscles, et frémissait à chacun de ses pas. Il était simplement « parfait », comme l'écrivaient parfois ses fans sous ses vidéos TikTok.
— Bonsoir, annonça Édouard.
— Heu bonsoir, vous êtes qui ? répondit Éloïse avec méfiance.
— Édouard, le patron de ton père. Je l'emmène au restaurant ce soir, lui et ta mère.
— Ah. OK, fit-elle avant de prévenir son père.
— Heu bonsoir, vous êtes qui ? répondit Éloïse avec méfiance.
— Édouard, le patron de ton père. Je l'emmène au restaurant ce soir, lui et ta mère.
— Ah. OK, fit-elle avant de prévenir son père.
Puis son regard se détourna d'Édouard pour se porter sur la magnifique Maserati quattroporte orange qui était garée devant la maison familiale.
— Wow ! C'est la vôtre ? demanda-t-elle avec un regain d'intérêt.
— C'est la mienne, déclara le jeune entrepreneur en souriant.
— C'est la mienne, déclara le jeune entrepreneur en souriant.
La tiktokeuse ne lui demanda pas la permission pour aller inspecter le bolide de plus près, se penchant au-dessus de la carrosserie pour admirer ses finitions. Édouard, quant à lui, ne put s'empêcher d'admirer le fessier ainsi offert à sa vue. Le faisait-elle exprès ? Elle s'accroupit un instant pour regarder les jantes brillantes et, lorsqu'elle se releva, le tissu du legging se retrouva prisonnier de sa raie, accentuant encore les formes avantageuses de son arrière-train. Cette fille a un potentiel énorme, songea-t-il, elle est mûre, il ne reste plus qu'à la cueillir.
Lorsque Francis descendit avec Isabelle, Édouard prenait leur fille en photo sur un siège passager de la Maserati. Les yeux pétillants, elle imaginait déjà tous les likes qu'elle récolterait sur Instagram.
Après les présentations, Éloïse, qui avait compris l'intérêt de côtoyer Édouard, supplia ses parents de les accompagner au restaurant.
— Mais enfin, Élo, ça ne se fait pas de demander ce genre de chose, l'en dissuada son père. C'est Édouard qui nous invite. Allez, maintenant tu rentres à la maison. Tu mangeras des pizzas surgelées avec ton frère.
— Attendez, s'interposa Édouard, en ce qui me concerne, cela ne pose absolument aucun problème. Je suis un client privilégié du Quatre saisons, je n'aurai aucun mal à obtenir une table pour quatre, ou même pour cinq si votre fils désire également nous accompagner.
— Eh bien, tu vois papa ? dit Éloïse d'un air mutin.
— Attendez, s'interposa Édouard, en ce qui me concerne, cela ne pose absolument aucun problème. Je suis un client privilégié du Quatre saisons, je n'aurai aucun mal à obtenir une table pour quatre, ou même pour cinq si votre fils désire également nous accompagner.
— Eh bien, tu vois papa ? dit Éloïse d'un air mutin.
Après avoir regardé sa femme, tout aussi embarrassé que lui, Francis haussa les épaules. Il ne voulait pas froisser Édouard en refusant sa générosité.
Depuis la fenêtre de sa chambre, Théo n'avait rien manqué de la conversation. Cependant il ne partageait pas l'enthousiasme de sa sœur jumelle pour ce curieux personnage. D'une grande timidité, le contact de nouvelles personnes l'effrayait et, lorsque sa mère vint le voir pour lui exposer la situation, il préféra rester à la maison.
Au Quatre saisons, Édouard se montra étonnamment chaleureux et amical avec Francis et sa famille. À aucun moment il ne tenta de l'humilier en évoquant cette sombre affaire de transaction foireuse. Il s'intéressa tout particulièrement à Isabelle, lui posant de nombreuses questions sur sa vie aux États-Unis.
— Je suis un peu comme vous, avoua-t-il. Moi aussi j'ai laissé une grande partie de mes amis et de ma famille en France.
— C'est difficile, parfois on se sent un peu seule, confia-t-elle.
— C'est difficile, parfois on se sent un peu seule, confia-t-elle.
Francis n'apprécia guère cette remarque : il avait toujours été là pour sa femme. Il avait accompli d'immenses sacrifices pour qu'elle ne manque de rien et que ses enfants puissent étudier dans les meilleures universités du pays.
— Enfin, c'est un peu de ma faute, je ne fais pas assez d'efforts, précisa-t-elle. Je n'ai jamais réussi à trouver un travail, alors je reste à la maison, mais... je ne devrais pas vous ennuyer avec mes problèmes existentiels...
— Non, non, vous ne m'ennuyez pas du tout, déclara sincèrement Édouard. Je suis vraiment attaché au bien-être de mes employés, ainsi que de leur famille. Et puis, entre Français, il faut se serrer les coudes, n'est-ce pas ?
— Oui, certes, dit-elle en retrouvant le sourire.
— Isabelle, je sens qu'il y a une étincelle en vous. Vous avez envie de changer, mais quelque chose vous en empêche.
— Non, non, vous ne m'ennuyez pas du tout, déclara sincèrement Édouard. Je suis vraiment attaché au bien-être de mes employés, ainsi que de leur famille. Et puis, entre Français, il faut se serrer les coudes, n'est-ce pas ?
— Oui, certes, dit-elle en retrouvant le sourire.
— Isabelle, je sens qu'il y a une étincelle en vous. Vous avez envie de changer, mais quelque chose vous en empêche.
Ces paroles la frappèrent de plein fouet. Édouard lisait en elle comme dans un livre ouvert. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas discuté de ses aspirations avec quiconque, même son mari.
— Vous êtes enfermée dans cette maison, continua-t-il. Enfermée dans votre rôle. Mais qu'est-ce qui vous empêche de sortir ? De faire autre chose ? De rencontrer de nouvelles personnes ? Voici un conseil que je donne à tous mes employés : soyez la meilleure version de vous-même. Ne passez pas à côté de votre vie, Isabelle, il vous reste encore tant de chose à faire et d'expériences à vivre.
Francis écarquillait les yeux, il avait du mal à prendre la mesure des événements. Son patron était en train de coacher sa femme, mais dans quel but ?
— Je ne sais pas quoi dire, répondit-elle, gênée. Il y a peut-être du vrai dans ce que vous dites.
Isabelle n'osait pas le dire à voix haute, mais elle voulait tout changer dans sa vie. Elle voulait sortir de ce corps grassouillet, de ce rôle de mère au foyer qui n'avait guère plus d'intérêt maintenant que les enfants étaient grands. Elle voulait revivre sa jeunesse, se frotter de nouveau à l'inattendu et sortir de la routine.
— Ce n'est pas de volonté que vous manquez, diagnostiqua Édouard. Je sens que vous êtes une femme forte. Non, ce qu'il vous faut c'est un objectif à atteindre, un but clairement identifiable auquel vous tenir.
— Un objectif ? s'étonna-t-elle.
— Oui, c'est la seule chose qui vous sortira de votre torpeur.
— Torpeur ? répéta Francis. C'est peut-être un peu exagéré, non, chérie ?
— Oui, peut-être, je ne sais pas. Mais j'aime bien l'idée de me fixer un objectif, j'ai besoin de sortir du train-train quotidien, d'avoir un nouvel horizon.
— Tu veux reprendre un travail ? devina Francis.
— Eh bien, peut-être...
— Un travail peut-être un bon objectif, renchérit Édouard. Mais je crois que vous devez y aller pas à pas. Avant d'avoir un projet professionnel, il faut se sentir bien dans sa vie et bien dans son corps. Vous sentez-vous suffisamment prête, Isabelle ?
— Un objectif ? s'étonna-t-elle.
— Oui, c'est la seule chose qui vous sortira de votre torpeur.
— Torpeur ? répéta Francis. C'est peut-être un peu exagéré, non, chérie ?
— Oui, peut-être, je ne sais pas. Mais j'aime bien l'idée de me fixer un objectif, j'ai besoin de sortir du train-train quotidien, d'avoir un nouvel horizon.
— Tu veux reprendre un travail ? devina Francis.
— Eh bien, peut-être...
— Un travail peut-être un bon objectif, renchérit Édouard. Mais je crois que vous devez y aller pas à pas. Avant d'avoir un projet professionnel, il faut se sentir bien dans sa vie et bien dans son corps. Vous sentez-vous suffisamment prête, Isabelle ?
Celle-ci hésita avant de parler. Édouard, une fois de plus, avait visé juste. Son corps était comme un boulet qui l'empêchait d'avoir confiance en elle et d'entreprendre le moindre projet.
— Non, je ne suis pas encore prête pour un travail. D'abord, j'aimerais changer, reprendre le sport, manger plus sainement et perdre quelques kilos. Je crois que ça me ferait du bien.
Éloïse, qui jusqu'ici ne prêtait guère attention à la conversation, préférant prendre les plats en photo pour Instagram, se sentit soudainement concernée :
— C'est super de t'entendre dire ça, maman ! D'ailleurs, tu pourrais venir t'entraîner à la salle avec moi, je serais ta coach !
— Ah ben, pourquoi pas ? répondit sa mère en riant.
— Bonne idée, Éloïse, ajouta Édouard. Il ne fait aucun doute qu'Isabelle sera en de très bonnes mains avec toi.
— Ah ben, pourquoi pas ? répondit sa mère en riant.
— Bonne idée, Éloïse, ajouta Édouard. Il ne fait aucun doute qu'Isabelle sera en de très bonnes mains avec toi.
Pour ponctuer ces paroles, le jeune entrepreneur posa discrètement une main sur la cuisse d'Éloïse, assise à ses côtés. Celle-ci aurait été en droit de le gifler, mais elle n'en fit rien. Le patron de son père était définitivement un étrange personnage, plein d'audace et de mystères. Et puis il était surtout plein d'argent, c'est pourquoi elle se laissa prendre au jeu, comme si cette main sur sa cuisse n'était rien d'autre qu'un geste amical.
Édouard la retira peu de temps après : il avait obtenu ce qu'il était venu chercher, il avait planté la graine.
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Commentaires ()
je commence cette histoire et rien que le premier chapitre je suis charmé