Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Elodie, Force et courage entre la France et le Texas — Chapitre 6
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Elodie, Force et courage entre la France et le Texas
Chapitre 6
Je venais de faire la connaissance de ma mère biologique. C'était une femme bien, elle l'est toujours d'ailleurs. Elle n'avait pas eu une vie facile. Durant notre entrevue, elle m'avait dit qu'elle avait été mariée une fois mais que ce qu'elle avait vécue et le traumatisme que ça avait engendré chez elle avait été la raison de son divorce. C'était aussi pour ça qu'elle n'avait pas eu d'autres enfants.
Une fois de retour à l'hôtel, j'avais besoin d'une douche. Ça m'a fait un bien fou. J'en suis sorti en peignoir, Wilford m'attendait assis sur le lit. Je l'ai rejoint. Je l'ai remercié pour tout ça et il était content de me voir apaisée Maintenant je savais d'où je venais. On était très prêts l'un de l'autre, il a commencé à m'embrasser et … Bah on a commencé à se caresser. Il avait envie de moi et moi je voulais le remercier alors autant lui offrir ce qu'il voulait. Il a alors glissé sa main dans le peignoir, dont il avait dénoué la ceinture, pour mieux me caresser les seins. On s'embrassait fougueusement et ça se sentait, on en avait envie tous les deux. J'avais déjà une grande amitié pour lui mais plus ça allait plus je sentais que je pouvais basculer. Que je tombe amoureuse de lui, je sais qu'il n'attendait que ça mais … Il était vraiment trop gros. On se débrouillait au lit mais pour moi c'était une des composantes du boulot uniquement
On s'est tous les deux allongé sur le lit. On commençait à se caresser. Nos mains passaient partout et personnellement je n'étais pas contre un peu de sexe. Il a terminé de se déshabiller, il a soulevé son ventre pour que j'accède plus facilement à sa queue pour le sucer. Pour qu'on en profite tous les deux, je me suis mise sur lui pour qu'il me lèche avec sa langue experte. On était tous les deux à se donner du plaisir quand quelqu'un a frappé à la porte de la chambre. On a fait semblant de ne pas entendre mais ça insistait. Je ne me suis décidé à y aller que quand on a entendu la personne qui frappait nous dire « Ouvrez c'est la police ». On avait rien fait de mal donc on ne risquait rien alors on les a laissé entrer … après s'être rhabillé un minimum.
Ils se sont présentés comme inspecteur de l'IGPN. En gros c'était la police des polices. Ils nous ont demandé ce qu'on était venu faire chez ma mère. J'étais méfiante et étant innocente de quoi que ce soit, je n'avais aucune crainte. A force de tractation, ils ont fini par dire qu'ils étaient là en lien avec une affaire de corruption dans la gendarmerie. Avec Wil, on s'est regardé et il m'a simplement dit « Him », évoquant bien sur mon père biologique. Il était évident qu'ils étaient sur une enquête en lien avec mon père vu ce qu'on avait appris.
S'ils savaient qu'on était allé chez ma mère, c'est qu'ils la surveillaient. Peut-être pour la protéger ? Ou de peur de voir débarquer mon père pour lui faire du mal ? Visiblement, ils avaient une piste qui menait à elle mais ils n'ont pas voulu en dire plus. Il était facile d'en déduire qu'Olga n'avait pas voulu leur répondre. C'est là, pour aiguiser leur curiosité, que je leur aie dit « laissez moi deviner … Robert Morel ? ». Le fait que je leur sorte ce nom les avait sciés sur place. Ils voulaient savoir ce qu'on savait et s'était réciproque. Ils ne voulaient pas lâcher le morceau. C'est là que l'un d'eux, qui me regardait bizarrement depuis le début, s'est exclamé d'un « Oh bordel ». Ils se sont isolés et ont visiblement consulté des photos sur leurs téléphones. De leur dialogue je n'ai pu entendre que des bribes comme « … vu la ressemblance ? » ou encore « … qu'elle est peut être … ». C'est là que j'ai compris que j'allais être en position de force.
Avec Wil on arrivait à se comprendre d'un regard. J'avais déjà mené pour lui des négociations commerciales et là, on avait des informations dont ils pouvaient avoir besoin. J'allais pouvoir mener la danse. Ils sont alors revenus et on a joué au jeu du « Donnant donnant ». Ils m'ont dit qu'ils étaient sur une enquête impliquant le colonel de gendarmerie Robert Morel. Il aurait été impliqué dans divers trafics, ou en tout cas de nombreuses pistes pointaient vers lui. Lors de l'une de leurs investigations un nom était apparu : celui de ma mère. C'est là que je leur ai dit « Vous voulez savoir comment elle est partie de la gendarmerie au moment de son interpellation et quels sont ses liens avec le suspect ? ». Là ils m'ont alors dit « Vous avez toute notre attention mademoiselle ». Wil, qui connaissait mes compétences en terme de négociation, me fit alors un signe de poing pouce levé qui signifiait « C'est bon tu les a » tout en gardant un œil sur son téléphone.
Je venais de leur prouver que j'en savais pas mal. C'était à eux de parler s'ils en voulaient plus. Là ils m'ont dit qu'effectivement Robert Morel était impliqué dans divers trafics mais que personne n'avait pu avoir la moindre preuve. Ils semblaient s'en sortir à chaque fois et nettoyait ses traces derrière lui. Lors de leurs investigations, son nom était ressorti dans une histoire de trafic de jeunes filles. Elles étaient ramassées dans les pays de l'est, amenées dans les pays de l'ouest de l'Europe pour qu'elles soient exploitées dans des bars dans lesquels elles offraient leurs charmes aux clients moyennant finance. C'est lors de l'interrogatoire de l'une de ses filles qui avait été retrouvée qu'ils avaient entendu parler d'Olga Karinova, ma mère. D'après les divers récits, ils savaient que ma mère avait « passé du temps » avec L'adjudant Morel à l'époque dans un camion. Ils avaient essayé de l'interroger mais si elle ne voulait pas parler, ils ne pouvaient pas la forcer.
C'est pour ça qu'ils ont voulu savoir pourquoi j'étais allé la voir car, pour leur enquête, il leur fallait la preuve que mon père ait trempée dans quelques choses. Ils ont précisé qu'il ne leur fallait plus grand chose afin de légitimer le fait d'aller plus loin. Je leur ai dit qu'elle était ma mère et qu'elle m'avait mise à l'adoption à ma naissance. J'étais tout simplement à la recherche de mes origines mais ils semblaient avoir deviné qu'il y avait plus. La réaction de l'un des flics tout à l'heure et le fait que je connaisse le nom de Robert Morel prouvait que j'en savais un morceau sur leur affaire. J'ai compris qu'ils avaient deviné en me demandant ma date de naissance. Ils devaient avoir la date ou au moins une approximation de la date des événements racontés par ma mère, soit neuf mois avant ma naissance. Et ça s'est vérifié. Ils m'ont dit que j'étais leur preuve, la preuve qu'il s'était passé quelque chose entre eux. J'étais la preuve que, contrairement à ce que mon père avait toujours nié, il était impliqué dans tout ça et qu'il avait profité d'elle, et surement d'autres d'ailleurs.
Ils avaient besoin de moi et j'y ai vu une opportunité : le rencontrer au moins une fois en face à face, sans forcement lui dire qui j'étais. Ayant pu juger de mes capacités en terme de négociation, ils ont voulu profiter de cette occasion pour que je tente de lui faire dire des aveux. Il était évident que s'ils le faisaient eux-mêmes, il continuerait à nier. Avec Wil on s'est regardé et on en a discuté. On était pas venu pour ça et, disons le carrément, Wil n'était pas du tout pour. Je l'ai alors convaincu que, s'il me laissait régler cette histoire, je lui en serais éternellement reconnaissante. Quand je lui ai dit ça, sur le moment, je n'ai pas mesuré les conséquences que ça pouvait avoir. Ce n'était pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Je pouvais compter sur Wil pour me le rappeler en temps voulu. Il a alors accepté à condition qu'on fasse vite car nous avions des impératifs professionnels.
J'ai alors demandé aux flics de me parler de lui et il ne m'a pas fallu plus de deux minutes pour trouver la faille à exploiter. Quand j'ai su qu'il avait été marié deux fois et était père de cinq filles, on en a parlé avec Wilford, il a supposé qu'il essayait d'avoir un garçon. C'est là qu'un plan a germé dans ma tête. Quand ça m'arrive un petit sourire un peu sadique arrive involontairement sur mon visage. Quand Wilford l'a vu, il s'est tourné vers les flics pour leur faire comprendre que j'avais un plan pour lui faire cracher le morceau. Les flics nous ont laissé leur carte, à nous de les rappeler dès qu'on était prêts. Ils n'ont pas voulu nous laisser plus d'information de peur qu'on tente de faire cavalier seul. Ils voulaient superviser tout ça.
Quand on s'est retrouvé seuls avec Wilford, il a voulu savoir si j'étais vraiment prête à le faire. Selon lui, ça risquait d'être trop éprouvant émotionnellement pour moi. Je voulais régler cette affaire. Il m'a alors assuré de son soutien malgré tout et après avoir discuté du plan que j'avais en tête il m'a demandé « [et si on reprenait où on en était ?] ». Sans répondre, j'ai retiré mon chemisier et j'ai commencé à lui caresser l'entrejambe. La suite vous la devinez : On a baisé comme on avait l'habitude de le faire.
Honnêtement j'en avais besoin. A chaque fois qu'on le faisait, j'oubliais le monde extérieur dans les bras de mon patron. Même si il était gros, il tenait chaud l'hiver quand il était sur moi. Par moment je le sentais aussi affectueux que le saint Bernard d'une de mes copines de lycée qui nous sautait dessus (sans baver partout pour le boss évidement) quand on allait réviser chez elle de temps en temps. Seul problème, avec Wil, le sexe, ça ne durait pas longtemps. Il s'essoufflait très vite. Il savait qu'il ne tenait pas longtemps alors il envoyait tout direct. Si je voulais que ça dure plus longtemps, il fallait que ce soit moi qui fasse le boulot mais, pour être honnête, je préférais quand c'est lui. On a peaufiné les détails de ce que j'avais en tête et j'ai rappelé les flics le soir même. Etant donné qu'on était un peu pressé par le temps, ils ont prévu de nous faire ça le lendemain.
Visiblement notre cible était en poste à un peu plus de 150 km de là où nous étions. Ces messieurs de la police nous ont déposés quelques dizaines de mètres avant mais après nous avoir équipés d'un micro à tout les deux pour entendre le déroulé des opérations. On est arrivé devant la gendarmerie et j'ai marqué un temps d'arrêt. J'allais rencontrer mon père. Comment ça allait se passer ? Wil m'a alors dit qu'on pouvait tout arrêter si on voulait. Je lui ai répondu « [Je n'ai jamais reculé devant les obstacles. Je ne vais pas commencer maintenant] ». On est entré et on a demandé à l'accueil si on pouvait le voir pour une affaire privée. La fliquette à l'accueil l'a prévenu et on est parti s'assoir. S'il était vrai qu'on se ressemble, j'avais prévu des lunettes. C'était les mêmes fausses lunettes utilisées lors de l'arrestation d'Edouard et qui me servent en général pour me donner un air plus sérieux, je vois parfaitement mais ça change le regard. Wil me sentait nerveuse et je l'étais.
Avec Will on parlait quand il s'est arrêté et a juré « Mother of God ». Celui que nous étions venu voir venait d'apparaitre, Wilford lui faisait face et moi, il était dans mon dos. Il m'a confirmé qu'on se ressemblait surtout au niveau des yeux. J'ai chaussé mes lunettes pour modifier mon regard et, quand j'ai entendu sa grosse voix grave dire « Messieurs-dames bonjour. Colonel Robert Morel, Vous avez demandé à me voir ? », Je me suis levé, je me suis retourné et après un temps d'arrêt, on s'est présenté. Il nous a mené jusqu'à son bureau.
C'était vrai qu'on se ressemblait. C'était comme si on avait mis mon visage, en version masculinisée, sur le corps de Monsieur propre. Lui par contre n'avait rien remarqué, en même temps il ne savait rien de nous. On avait ça pour nous. On s'est assis et on s'est présenté comme membre d'une agence de détectives privés dont la maison mère, au Texas, était spécialisée dans l'international ; moi française et lui américain. On avait été mandaté pour retrouver deux personnes et durant notre entretien je faisais la traduction à Wil.
C'est là qu'on a commencé les hostilités. On lui a demandé s'il connaissait la femme sur la photo (Olga) qu'on lui avait tendue. Il a marqué un temps avant de répondre un non catégorique. Pour les besoins de mon travail avec Wil, j'avais suivi une formation de comportementaliste, du moins une initiation. J'y avais appris à détecter les signes de mensonge et là ça clignotait dans tous les sens. Il jouait avec ses pouces, se grattait le nez, pupille dilatée, … Il mentait. Son attitude semblait méfiante. Il devait savoir qu'il faisait l'objet d'une enquête.
C'est là que j'ai lâché une bombe. Je lui ai dit que nous avions été mandatés par quelqu'un qui cherchait ses parents biologiques. Adopté à la naissance, ses parents adoptifs et lui avaient émigré aux Etats Unis, … bref sortez les violons et le pipo, voilà la reine du mytho. Ce n'était que plus tard que ce client nous aurait contactés pour qu'on cherche avec le peu d'infos qu'on avait. On avait déjà trouvé sa mère (Olga), qui l'avait mis à l'adoption à sa naissance. Maintenant il ne nous restait plus qu'à retrouvé son père. On lui a alors dit que les seules informations qu'on avait étaient qu'elle aurait rencontré le père lors d'un contrôle de gendarmerie en lui précisant une période de temps.
Devant cette histoire, il semblait comme figé. Toutefois il continua à nier en nous disant que nous n'étions pas au bon endroit et qu'il n'était pas celui que nous cherchions. Il a changé d'attitude quand j'ai évoqué le genre de l'enfant.
- Ainsi ce n'était pas vous ?
- Non, je suis désolé. A-t-il répondu avec un ton défensif
- Quel dommage. Il va être déçu. Ai-je dit pour le ferrer
- Il ? Attendez, c'est un homme votre client ?
- Oui mais c'est désormais une affaire qui ne vous concerne plus. Ai-je dit en me levant
- Euh attendez … je me suis peut-être trompé. A-t'il alors répondu, nous confirmant qu'on l'avait ferré comme un poisson au bout de l'hameçon.
- Comment ça ?
- Disons que c'est un peu compliqué. Vous savez le prestige de l'uniforme, sur certaines femmes c'est séduisant et puis comme j'étais marié …
- [ Je crois que ce qu'il veut dire c'est qu'il y a des choses qu'on se dit entre homme mais pas à une femme.] a alors dit Wilford
- [ C'est-à-dire ? ] lui ai-je répondu, ne comprenant pas pourquoi il intervenait
- [si tu le permets, je vais poursuivre. Si bien sur ce monsieur parle anglais]
- I do. A alors répondu le gendarme
- [Très bien messieurs, dans ce cas je vous laisse.]
Une fois de retour à l'hôtel, j'avais besoin d'une douche. Ça m'a fait un bien fou. J'en suis sorti en peignoir, Wilford m'attendait assis sur le lit. Je l'ai rejoint. Je l'ai remercié pour tout ça et il était content de me voir apaisée Maintenant je savais d'où je venais. On était très prêts l'un de l'autre, il a commencé à m'embrasser et … Bah on a commencé à se caresser. Il avait envie de moi et moi je voulais le remercier alors autant lui offrir ce qu'il voulait. Il a alors glissé sa main dans le peignoir, dont il avait dénoué la ceinture, pour mieux me caresser les seins. On s'embrassait fougueusement et ça se sentait, on en avait envie tous les deux. J'avais déjà une grande amitié pour lui mais plus ça allait plus je sentais que je pouvais basculer. Que je tombe amoureuse de lui, je sais qu'il n'attendait que ça mais … Il était vraiment trop gros. On se débrouillait au lit mais pour moi c'était une des composantes du boulot uniquement
On s'est tous les deux allongé sur le lit. On commençait à se caresser. Nos mains passaient partout et personnellement je n'étais pas contre un peu de sexe. Il a terminé de se déshabiller, il a soulevé son ventre pour que j'accède plus facilement à sa queue pour le sucer. Pour qu'on en profite tous les deux, je me suis mise sur lui pour qu'il me lèche avec sa langue experte. On était tous les deux à se donner du plaisir quand quelqu'un a frappé à la porte de la chambre. On a fait semblant de ne pas entendre mais ça insistait. Je ne me suis décidé à y aller que quand on a entendu la personne qui frappait nous dire « Ouvrez c'est la police ». On avait rien fait de mal donc on ne risquait rien alors on les a laissé entrer … après s'être rhabillé un minimum.
Ils se sont présentés comme inspecteur de l'IGPN. En gros c'était la police des polices. Ils nous ont demandé ce qu'on était venu faire chez ma mère. J'étais méfiante et étant innocente de quoi que ce soit, je n'avais aucune crainte. A force de tractation, ils ont fini par dire qu'ils étaient là en lien avec une affaire de corruption dans la gendarmerie. Avec Wil, on s'est regardé et il m'a simplement dit « Him », évoquant bien sur mon père biologique. Il était évident qu'ils étaient sur une enquête en lien avec mon père vu ce qu'on avait appris.
S'ils savaient qu'on était allé chez ma mère, c'est qu'ils la surveillaient. Peut-être pour la protéger ? Ou de peur de voir débarquer mon père pour lui faire du mal ? Visiblement, ils avaient une piste qui menait à elle mais ils n'ont pas voulu en dire plus. Il était facile d'en déduire qu'Olga n'avait pas voulu leur répondre. C'est là, pour aiguiser leur curiosité, que je leur aie dit « laissez moi deviner … Robert Morel ? ». Le fait que je leur sorte ce nom les avait sciés sur place. Ils voulaient savoir ce qu'on savait et s'était réciproque. Ils ne voulaient pas lâcher le morceau. C'est là que l'un d'eux, qui me regardait bizarrement depuis le début, s'est exclamé d'un « Oh bordel ». Ils se sont isolés et ont visiblement consulté des photos sur leurs téléphones. De leur dialogue je n'ai pu entendre que des bribes comme « … vu la ressemblance ? » ou encore « … qu'elle est peut être … ». C'est là que j'ai compris que j'allais être en position de force.
Avec Wil on arrivait à se comprendre d'un regard. J'avais déjà mené pour lui des négociations commerciales et là, on avait des informations dont ils pouvaient avoir besoin. J'allais pouvoir mener la danse. Ils sont alors revenus et on a joué au jeu du « Donnant donnant ». Ils m'ont dit qu'ils étaient sur une enquête impliquant le colonel de gendarmerie Robert Morel. Il aurait été impliqué dans divers trafics, ou en tout cas de nombreuses pistes pointaient vers lui. Lors de l'une de leurs investigations un nom était apparu : celui de ma mère. C'est là que je leur ai dit « Vous voulez savoir comment elle est partie de la gendarmerie au moment de son interpellation et quels sont ses liens avec le suspect ? ». Là ils m'ont alors dit « Vous avez toute notre attention mademoiselle ». Wil, qui connaissait mes compétences en terme de négociation, me fit alors un signe de poing pouce levé qui signifiait « C'est bon tu les a » tout en gardant un œil sur son téléphone.
Je venais de leur prouver que j'en savais pas mal. C'était à eux de parler s'ils en voulaient plus. Là ils m'ont dit qu'effectivement Robert Morel était impliqué dans divers trafics mais que personne n'avait pu avoir la moindre preuve. Ils semblaient s'en sortir à chaque fois et nettoyait ses traces derrière lui. Lors de leurs investigations, son nom était ressorti dans une histoire de trafic de jeunes filles. Elles étaient ramassées dans les pays de l'est, amenées dans les pays de l'ouest de l'Europe pour qu'elles soient exploitées dans des bars dans lesquels elles offraient leurs charmes aux clients moyennant finance. C'est lors de l'interrogatoire de l'une de ses filles qui avait été retrouvée qu'ils avaient entendu parler d'Olga Karinova, ma mère. D'après les divers récits, ils savaient que ma mère avait « passé du temps » avec L'adjudant Morel à l'époque dans un camion. Ils avaient essayé de l'interroger mais si elle ne voulait pas parler, ils ne pouvaient pas la forcer.
C'est pour ça qu'ils ont voulu savoir pourquoi j'étais allé la voir car, pour leur enquête, il leur fallait la preuve que mon père ait trempée dans quelques choses. Ils ont précisé qu'il ne leur fallait plus grand chose afin de légitimer le fait d'aller plus loin. Je leur ai dit qu'elle était ma mère et qu'elle m'avait mise à l'adoption à ma naissance. J'étais tout simplement à la recherche de mes origines mais ils semblaient avoir deviné qu'il y avait plus. La réaction de l'un des flics tout à l'heure et le fait que je connaisse le nom de Robert Morel prouvait que j'en savais un morceau sur leur affaire. J'ai compris qu'ils avaient deviné en me demandant ma date de naissance. Ils devaient avoir la date ou au moins une approximation de la date des événements racontés par ma mère, soit neuf mois avant ma naissance. Et ça s'est vérifié. Ils m'ont dit que j'étais leur preuve, la preuve qu'il s'était passé quelque chose entre eux. J'étais la preuve que, contrairement à ce que mon père avait toujours nié, il était impliqué dans tout ça et qu'il avait profité d'elle, et surement d'autres d'ailleurs.
Ils avaient besoin de moi et j'y ai vu une opportunité : le rencontrer au moins une fois en face à face, sans forcement lui dire qui j'étais. Ayant pu juger de mes capacités en terme de négociation, ils ont voulu profiter de cette occasion pour que je tente de lui faire dire des aveux. Il était évident que s'ils le faisaient eux-mêmes, il continuerait à nier. Avec Wil on s'est regardé et on en a discuté. On était pas venu pour ça et, disons le carrément, Wil n'était pas du tout pour. Je l'ai alors convaincu que, s'il me laissait régler cette histoire, je lui en serais éternellement reconnaissante. Quand je lui ai dit ça, sur le moment, je n'ai pas mesuré les conséquences que ça pouvait avoir. Ce n'était pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Je pouvais compter sur Wil pour me le rappeler en temps voulu. Il a alors accepté à condition qu'on fasse vite car nous avions des impératifs professionnels.
J'ai alors demandé aux flics de me parler de lui et il ne m'a pas fallu plus de deux minutes pour trouver la faille à exploiter. Quand j'ai su qu'il avait été marié deux fois et était père de cinq filles, on en a parlé avec Wilford, il a supposé qu'il essayait d'avoir un garçon. C'est là qu'un plan a germé dans ma tête. Quand ça m'arrive un petit sourire un peu sadique arrive involontairement sur mon visage. Quand Wilford l'a vu, il s'est tourné vers les flics pour leur faire comprendre que j'avais un plan pour lui faire cracher le morceau. Les flics nous ont laissé leur carte, à nous de les rappeler dès qu'on était prêts. Ils n'ont pas voulu nous laisser plus d'information de peur qu'on tente de faire cavalier seul. Ils voulaient superviser tout ça.
Quand on s'est retrouvé seuls avec Wilford, il a voulu savoir si j'étais vraiment prête à le faire. Selon lui, ça risquait d'être trop éprouvant émotionnellement pour moi. Je voulais régler cette affaire. Il m'a alors assuré de son soutien malgré tout et après avoir discuté du plan que j'avais en tête il m'a demandé « [et si on reprenait où on en était ?] ». Sans répondre, j'ai retiré mon chemisier et j'ai commencé à lui caresser l'entrejambe. La suite vous la devinez : On a baisé comme on avait l'habitude de le faire.
Honnêtement j'en avais besoin. A chaque fois qu'on le faisait, j'oubliais le monde extérieur dans les bras de mon patron. Même si il était gros, il tenait chaud l'hiver quand il était sur moi. Par moment je le sentais aussi affectueux que le saint Bernard d'une de mes copines de lycée qui nous sautait dessus (sans baver partout pour le boss évidement) quand on allait réviser chez elle de temps en temps. Seul problème, avec Wil, le sexe, ça ne durait pas longtemps. Il s'essoufflait très vite. Il savait qu'il ne tenait pas longtemps alors il envoyait tout direct. Si je voulais que ça dure plus longtemps, il fallait que ce soit moi qui fasse le boulot mais, pour être honnête, je préférais quand c'est lui. On a peaufiné les détails de ce que j'avais en tête et j'ai rappelé les flics le soir même. Etant donné qu'on était un peu pressé par le temps, ils ont prévu de nous faire ça le lendemain.
Visiblement notre cible était en poste à un peu plus de 150 km de là où nous étions. Ces messieurs de la police nous ont déposés quelques dizaines de mètres avant mais après nous avoir équipés d'un micro à tout les deux pour entendre le déroulé des opérations. On est arrivé devant la gendarmerie et j'ai marqué un temps d'arrêt. J'allais rencontrer mon père. Comment ça allait se passer ? Wil m'a alors dit qu'on pouvait tout arrêter si on voulait. Je lui ai répondu « [Je n'ai jamais reculé devant les obstacles. Je ne vais pas commencer maintenant] ». On est entré et on a demandé à l'accueil si on pouvait le voir pour une affaire privée. La fliquette à l'accueil l'a prévenu et on est parti s'assoir. S'il était vrai qu'on se ressemble, j'avais prévu des lunettes. C'était les mêmes fausses lunettes utilisées lors de l'arrestation d'Edouard et qui me servent en général pour me donner un air plus sérieux, je vois parfaitement mais ça change le regard. Wil me sentait nerveuse et je l'étais.
Avec Will on parlait quand il s'est arrêté et a juré « Mother of God ». Celui que nous étions venu voir venait d'apparaitre, Wilford lui faisait face et moi, il était dans mon dos. Il m'a confirmé qu'on se ressemblait surtout au niveau des yeux. J'ai chaussé mes lunettes pour modifier mon regard et, quand j'ai entendu sa grosse voix grave dire « Messieurs-dames bonjour. Colonel Robert Morel, Vous avez demandé à me voir ? », Je me suis levé, je me suis retourné et après un temps d'arrêt, on s'est présenté. Il nous a mené jusqu'à son bureau.
C'était vrai qu'on se ressemblait. C'était comme si on avait mis mon visage, en version masculinisée, sur le corps de Monsieur propre. Lui par contre n'avait rien remarqué, en même temps il ne savait rien de nous. On avait ça pour nous. On s'est assis et on s'est présenté comme membre d'une agence de détectives privés dont la maison mère, au Texas, était spécialisée dans l'international ; moi française et lui américain. On avait été mandaté pour retrouver deux personnes et durant notre entretien je faisais la traduction à Wil.
C'est là qu'on a commencé les hostilités. On lui a demandé s'il connaissait la femme sur la photo (Olga) qu'on lui avait tendue. Il a marqué un temps avant de répondre un non catégorique. Pour les besoins de mon travail avec Wil, j'avais suivi une formation de comportementaliste, du moins une initiation. J'y avais appris à détecter les signes de mensonge et là ça clignotait dans tous les sens. Il jouait avec ses pouces, se grattait le nez, pupille dilatée, … Il mentait. Son attitude semblait méfiante. Il devait savoir qu'il faisait l'objet d'une enquête.
C'est là que j'ai lâché une bombe. Je lui ai dit que nous avions été mandatés par quelqu'un qui cherchait ses parents biologiques. Adopté à la naissance, ses parents adoptifs et lui avaient émigré aux Etats Unis, … bref sortez les violons et le pipo, voilà la reine du mytho. Ce n'était que plus tard que ce client nous aurait contactés pour qu'on cherche avec le peu d'infos qu'on avait. On avait déjà trouvé sa mère (Olga), qui l'avait mis à l'adoption à sa naissance. Maintenant il ne nous restait plus qu'à retrouvé son père. On lui a alors dit que les seules informations qu'on avait étaient qu'elle aurait rencontré le père lors d'un contrôle de gendarmerie en lui précisant une période de temps.
Devant cette histoire, il semblait comme figé. Toutefois il continua à nier en nous disant que nous n'étions pas au bon endroit et qu'il n'était pas celui que nous cherchions. Il a changé d'attitude quand j'ai évoqué le genre de l'enfant.
- Ainsi ce n'était pas vous ?
- Non, je suis désolé. A-t-il répondu avec un ton défensif
- Quel dommage. Il va être déçu. Ai-je dit pour le ferrer
- Il ? Attendez, c'est un homme votre client ?
- Oui mais c'est désormais une affaire qui ne vous concerne plus. Ai-je dit en me levant
- Euh attendez … je me suis peut-être trompé. A-t'il alors répondu, nous confirmant qu'on l'avait ferré comme un poisson au bout de l'hameçon.
- Comment ça ?
- Disons que c'est un peu compliqué. Vous savez le prestige de l'uniforme, sur certaines femmes c'est séduisant et puis comme j'étais marié …
- [ Je crois que ce qu'il veut dire c'est qu'il y a des choses qu'on se dit entre homme mais pas à une femme.] a alors dit Wilford
- [ C'est-à-dire ? ] lui ai-je répondu, ne comprenant pas pourquoi il intervenait
- [si tu le permets, je vais poursuivre. Si bien sur ce monsieur parle anglais]
- I do. A alors répondu le gendarme
- [Très bien messieurs, dans ce cas je vous laisse.]
C'est comme ça que je suis sorti de la pièce les laissant seuls. Wilford semblait me voir fragile émotionnellement et il n'avait pas tord. Pour ce qu'il avait fait, ce type, j'avais envie de lui sauter à la gorge. J'étais visiblement trop impliquée et Wilford a préféré prendre la suite mais j'allais pouvoir écouter.
Grace à Kevin Goldman, le petit cousin du patron, le geek de service, un système d'écoute entre nos deux téléphones avait été mis en place, un tunnel comme il l'appelait. Je savais qu'il l'avait activé. Je n'avais plus qu'à tout écouter … et à tout enregistrer. Wilford est un excellent joueur de Poker. En plus, Il arrive très souvent à faire dire ou faire faire ce qu'il veut à quelqu'un. Ça allait être un festival.
Quand je suis sorti, au moment ou la porte s'est refermé, j'ai entendu le verrou. « OK il ne veut pas être dérangé visiblement » me suis-je dit. J'ai déclenché notre dispositif et déjà il lui avait proposé un verre, et ce n'était pas du sans alcool. « On a le droit de boire dans une gendarmerie ? » me suis-je demandé. Wilford s'était posé la même question. Il m'a aussi dit plus tard qu'il ne semblait pas y avoir que de l'alcool dans son armoire. Il m'a aussi dit avoir aperçu un paquet qui ressemblait à ce qu'on voit dans les films, le genre paquet de poudre blanche. C'est après ce verre, et plusieurs autres à parler de tout et de rien qu'ils ont commencé les hostilités.
- [Ah on est quand même mieux entre mec] a dit Wilford
- [Vous avez raison] a alors approuvé le gendarme.
- [Les femmes ont quand même un avantage. On peut se vider les burnes avec. D'ailleurs j'espère bien me la faire la petite qui nous attend dehors] a-t-il dit pour l'amener sur le sujet
- [Tu m'étonnes ! J'ai vu la paire de meule qu'elle a. Y en a pour deux]
- [Ah non, chasse gardée. Elle est à moi] a-t-il dit pour me défendre
- [Ok ok, je n'insiste pas]
- [Bon, reprenons. J'ai bien compris pourquoi vous avez voulu qu'elle sorte. Ya des trucs qu'on ne se dit qu'entre mec] a dit alors Wilford pour repartir sur le sujet
- [j'ai pas envie de me faire emmerder par une féministe qui va me casser les burnes à défaut de me les vider] a alors répondu le gendarme en parlant de moi.
- [je vous comprends. Je me souviens, au lycée, un copain avait organisé une soirée avec sa copine et il nous en avait fait profiter. Heureusement que mes parents lui ont filé du pognon pour qu'elle se taise] a alors dit Wilford pour lui montrer que lui aussi avait des casseroles.
- [A ouais ? et elle était au courant ?]
- [Bah non c'est ça qu'était drôle] a alors répondu Wilford en ricanant pour le mettre en confiance
- [hehehe ! moi c'est la peur de l'uniforme que j'utilise] a alors révélé le gendarme
- [Comment ça ?] demanda alors Wilford en sentant qu'il allait lâcher le morceau
- [Bah avec un insigne et un calibre, elles sont tout de suite plus coopératives] expliqua t'il alors sa méthode de mise sous pression.
- [Ah ouais ! C'est le bon plan ça]
- [Bah tenez, c'est ce qu'il s'est passé avec cette fille sur la photo que vous m'avez montré. Je lui ai sorti « si t'es gentille avec moi tout se passera bien ».] a-t-il continué en insistant bien sur le fait qu'elle avait accepté comme pour se donner un semblant de bonne conscience.
- [Ohohoh ! J'imagine déjà ça] a dit alors Wilford en comprenant que ça y était, qu'on le tenait par les burnes.
On ne lui avait même pas posé de question et c'est lui qui nous avait lâché ce qu'on voulait. Il était en train de décrire à Wil ce qu'il s'était passé à l'arrière de ce camion, surement dans le but de montrer qu'il avait couché avec elle et ainsi prouver sa paternité. Ce que Wil m'a dit c'était qu'Il avait même pu tirer un coup vite fait avec elle à la gendarmerie après. Et il en était fier. Avant de la faire sortir, il était parvenu à récupérer ses papiers. Il les lui a donnés avec quelques billets pour qu'elle puisse se barrer, loin, très loin il l'espérait. J'ai arrêté d'écouter au début de sa description des événements dans le camion. Je ne voulais pas entendre le reste, ça me dégoutait. Quand j'ai repris l'appel, visiblement ils avaient continué à boire. Chacun y allait de son histoire grivoise. Wil décrivait comment il s'était tapé, avec l'aide de ses copains, la fille d'un prof qui ne pouvait pas le voir (vrai ou faux, on s'en foutait. Ce n'était pas lui le sujet) alors que lui (qui semblait de plus en plus éméché) décrivait d'autres « moments privilégiés à l'arrière du camion » pour insister sur sa supposée parentalité.
Ainsi on avait le récit de ses exploits. Le plus beau c'était qu'on ne lui avait même pas posé de question. Il nous avait balancé ce qu'on voulait, à la fois par vantardise, mais aussi pour essayer de prouver qu'il pouvait être le père de ce fils hypothétique qu'il semblait tant vouloir. Wil tenait très bien l'alcool. Il faut dire qu'il ne boit pas que de l'eau quand on est au restaurant et qu'avec son volume, il y a un peu plus de sang. Et donc proportionnellement, les effets de l'alcool se feraient moins sentir (en tout cas c'est comme ça qu'il tentera de me l'expliquer plus tard). Voyant que ça trainait en longueur, Wilford a voulu prendre congé. Avant de partir, le gendarme lui a demandé s'il avait une photo de ce fils imaginaire. Wil a sorti son téléphone et le lui a montré.
Et là vous allez me dire, comment on s'est procuré une photo d'un type qui n'existe pas ? La réponse est facile : Merci Photoshop ! Enfin plutôt merci Kevin pour avoir, la veille, posé mon visage sur celui du corps de Wilford à l'époque du lycée, où il était jeune et beau. Quand il a vu, la photo, Le gendarme a dû s'assoir. Il n'arrêtait pas de dire qu'il lui ressemblait, qu'il était sûr de leur lien de parenté. Wilford lui a fait remarqué qu'il avait encore ses parents adoptifs et qu'ils étaient une famille unie, qu'il n'allait pas lui tomber dans les bras en criant papa et repartir avec lui. Il fallait bien rajouter un peu de réalisme à l'histoire. Pour être sûr de leur lien, Wil lui a demandé un échantillon ADN avec un coton tige dans une enveloppe en plastique hermétique (préalablement fourni par ceux qui nous attendait dehors, juste au cas ou) en précisant « [comme on ne peut pas le faire en France car j'ai cru comprendre que c'était illégale, nous le porterons à un labo au Texas. Nous ferons l'analyse là-bas et je vous enverrai les conclusions. Mais pour moi le résultat est évident] ».
C'est avec une banane sur le visage que je les ai vus sortir du bureau pour me rejoindre. Le gendarme était tout heureux d'avoir un fils et Wil n'en espérait pas tant de leur entrevue. Une fois sorti de la gendarmerie, Wilford m'a dit « [Visiblement il est très con. Il est tombé dans le panneau à pieds joints] ». On a rejoint les enquêteurs et on leur a fourni l'enregistrement. Ils nous ont alors dit que comme c'était un récit spontanée et que, comme la question n'avait pas été posée, c'était comme des aveux. Ils allaient pouvoir exploiter ça plus le test ADN entre nous pour montrer qu'il avait menti sur cette affaire et surement sur d'autres. Ça allait leur permettre de justifier d'aller beaucoup plus loin dans leurs investigations. Ils nous ont remercié, nous ont ramené à notre hôtel et on s'est retrouvés seuls.
Une fois assise sur le lit de notre chambre, j'ai senti toute cette tension des derniers jours repartir. J'avais rencontré mes parents, les vrais. Pour Olga, ma mère, J'étais prête à rester en contact avec elle, même si elle ne semblait pas vraiment pour entretenir une relation suivie. Moi je ne voulais pas la perdre de vue. Elle m'a dit qu'elle était d'accord pour une relation amicale mais pas plus. Pour mon père, il m'avait juste donné envie de l'égorger. J'avais dit aux gendarmes que s'ils le voulaient, je pourrais intervenir lors de son jugement. En réalité, en disant ça je n'avais qu'une seule envie : être là quand il comprendrait la vérité. Wil m'a alors servi un verre et, moi qui ne bois pas d'ordinaire ou peu, ça m'a donné un coup de fouet. Wil, comme à son habitude s'est montré très prévenant. Il a rapproché ses lèvres des miennes et m'a embrassé.
J'avais besoin de me détendre et pour ça je comptais bien sur une partie de jambe en l'air. Quand j'ai remercié Wilford pour son aide, il a émis le souhait que je tourne la page et que je redevienne aussi performante au boulot que je ne l'étais à mon arrivée au Texas. Avec ses mains sur mes seins, il m'a dit avoir soif. Quand je lui ai demandé s'il n'avait pas déjà assez bu avec l'autre connard, il m'a répondu « [Quoi ? Son pseudo Whisky de superette ? On aurait dit de la pisse de chat. Je préfère les produits naturels, du bon lait frais bu à la source] ». J'ai alors retiré le haut et, n'attendant pas que je lui dise, il m'a empoignée les globes et commença sa tétée.
Sentir mon boss boire mon lait m'a toujours fait un bien fou. Il était comme un gros bébé. Après qu'il ait bu ce qu'il voulait, il se mit debout, déboucla son pantalon, baissa son slip et me dit « [comme j'ai bu ton lait, à toi de boire le mien] ». Je me suis mise à genou et je l'ai sucé. J'y allais doucement, profondément, j'allais aussi loin que je le pouvais et que me le permettait son gros ventre. Je continuais jusqu'à ce que je sente ses deux mains sur ma tète. Ça voulait dire qu'il allait bientôt jouir. J'ai alors accéléré et il se déversa dans ma bouche.
J'avais pris l'habitude de préparer un verre d'eau pour ce genre de situation. Je le plaçais sur la table de nuit et en cas d'éjaculation dans la bouche, je m'en servais pour me rincer avec puis tout recracher. C'est ce que j'ai fait. J'ai pris le verre, j'ai pris de l'eau pour me rincer la bouche et j'ai tout recraché dans le verre. J'ai déjà avalé et … Bof, je n'aime pas trop ça. Ensuite, Wilford me fit m'allonger sur le lit, m'écarta les cuisses et commença à œuvrer sur mon entrejambe comme il savait si bien le faire. Comme toujours, c'était bon. Les mains de Wil me massaient frénétiquement les seins et j'aimais ça. Parfois c'est même moi qui les guide dessus. Il savait comment me faire jouir avec sa bouche et, il le savait, je ne disais jamais non à ses coups de langue experte. Comme A chaque fois, je finissais avec un orgasme.
Vu qu'on était parti pour la semaine en France, on a fait un peu de tourisme. Le soir, ça finissait en nuit de noce. Chose à laquelle je ne m'attendais pas, Wil a émis le fait de vouloir apprendre le français. « Encore une tentative de se rapprocher encore plus de moi » me suis-je dit … mais pourquoi pas. J'ai donc commencé son apprentissage linguistique. Vu comme il était doué pour manier sa langue, je ne doutais pas qu'il y parvienne. Ça lui a pris environ un an pour atteindre un niveau correct à cause de son assiduité … irrégulière.
Ce n'est que le jour de notre départ qu'on a reçu la confirmation de mon lien de parenté avec mes parents. Suite à notre rencontre, Olga avait décidé de collaborer avec l'IGPN. Elle avait fait un test ADN et moi aussi. On leur a donné l'échantillon ADN récolté par Wilford et j'ai reçu le résultat par SMS le matin de notre retour pour les états unis : 99.98 % de lien de parenté avec les deux. Au moins maintenant j'étais sûre. J'allais pouvoir aller de l'avant mais la suite de tout ça allait avoir des conséquences.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()