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Couverture de Elodie, Force et courage entre la France et le Texas, par yug0lit0
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Elodie, Force et courage entre la France et le Texas — Chapitre 8

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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yug0lit0
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Elodie, Force et courage entre la France et le Texas

Chapitre 8

Ma grossesse s'est bien passée mais on a appris que cette période n'était pas aussi heureuse pour tout le monde. En effet, et ça c'était surement lié à l'enquête sur mon père, Olga m'a dit par mail avoir été cambriolée une fois mais aussi qu'un message écrit sur le mur de chez elle avait été laissé qui disait « si tu parles, il va t'arriver des bricoles ». Elle m'avait même envoyé des photos. Je m'inquiétais pour elle mais Wil, égale à lui-même, m'a dit qu'il allait faire en sorte de l'amener chez nous pour sa sécurité, en insistant sur le « chez nous ». Il s'est justifié en disant, dans le texte, « C'est la famille after all ». Elle n'avait aucune famille en France. Sa maison c'était du pré meublé, pré équipé. Elle n'avait qu'à prendre ses affaires et partir. Il ne lui restait plus qu'à prévenir son boulot de son absence … et elle a carrément démissionné, ne voulant pas les mêler à tout ça.
 
Comme pour moi, Wilford s'est arrangé pour que les formalités administratives se fassent rapidement. Il avait les relations pour. Moi de mon côté, j'en ai averti les flics chargés de l'enquête pour les prévenir qu'elle me rejoignait et qu'on serait quand même là pour le tribunal. En tout ça a pris trois mois. Trois mois durant lesquels il pouvait lui arriver n'importe quoi. Toutefois, je doutais qu'il lui arrive quelque chose car, pour mon père, s'il était responsable de tout ça, elle restait le seul lien avec son pseudo fils qui n'existait pas. Nos retrouvailles à l'aéroport ont été émouvantes. On ne s'était pas revu physiquement depuis notre rencontre. Mon ventre s'était arrondi. Elle l'a vu tout de suite. Par contre, quand elle a vu Wilford, elle a cru que c'était son jeune frère. 
 
Depuis qu'il s'était remis au sport, il avait maigri et surtout il reprenait du muscle à force de soulever des poids. Alors, je me suis occupé de son relooking. Exit l'épaisse moustache qu'il gardait pour paraitre plus vieux et plus sérieux. Maintenant il est rasé de près et pas que pour le visage. Avant, s'il voulait garder son chapeau de Cowboy, c'était pour cacher sa calvitie naissante. Moi je lui ai dit « Assume et rase tout, aller la boule à zéro comme les sportifs ». Par rapport à avant, il est méconnaissable au premier coup d'œil. Mais, vous savez quoi ? Il est beaucoup mieux maintenant et surtout ça lui plait.
 
Perso, avoir Olga avec moi, je ne pouvais pas rêver mieux. Elle allait être présente pour la naissance de son petit fils. Mes parents adoptifs en France ? Ils ne savaient rien. Mon petit frère Pierre ? Je lui avais promis une surprise mais sans préciser laquelle. Au niveau cul Avec Wil sur la fin, on ne faisait plus grand-chose. Il se délectait toujours à me téter les seins. Ça l'a fait sourire quand je lui ai dit qu'il aurait bientôt de la concurrence en la matière. Trouver une position qui convienne sur le dernier mois de grossesse s'est avéré compliqué. On ne s'est contenté que de rapports buccaux sur la fin. 
 
Quand j'ai accouché, j'étais à la maison lors des premières contractions. Olga, qui avait déjà vécu ça avec moi, m'a amené à l'hôpital et a tenté de joindre Wilford sans obtenir de réponse. Je savais qu'il avait une réunion. Elle est alors passée par l'intermédiaire de Kevin, son cousin. Ils sont arrivés tous les deux en catastrophe juste à temps. Deux heures plus tard, j'avais Junior sur le ventre. Quand Olga et Kévin sont arrivés pour admirer la merveille, j'ai vu Olga se présenter comme sa « Matrioshka », un genre de titre de substitution pour ne pas dire grand-mère surement.
 
Ce moment de joie fut de courte durée car c'est un mois plus tard qu'on a été convoqué avec Olga pour l'audience au tribunal. On nous avait prévenus assez suffisamment à l'avance pour prendre nos précautions. C'est là qu'il allait falloir assurer. On s'est dit qu'on allait en profiter pour aller voir Nathaly et demander à Pierre de nous rejoindre pour une bonne bouffe. On a réservé toute une suite avec trois  chambres, une pour Olga, une pour moi et Wil et une pour junior, mitoyenne à la notre, dans un grand hôtel. 
 
C'est quand même un certain confort d'avoir un mec plein aux as. Moi qui ait toujours galérer à compter chaque sou avant de le rencontrer, c'était appréciable. Lui de son coté, depuis qu'il est papa, il a délégué plein de taches à son adjoint, qui a reçu une augmentation. Compte tenu qu'il est moins présent et qu'il fait moins de choses, il a d'autant baissé son salaire. De toute façon, étant actionnaire majoritaire à hauteur de 83%, il gagne plus avec ses dividendes et ça suffit TRES largement pour vivre.
 
Donc on est parti pour Paris. Quand on est arrivé, j'ai appelé Pierre. Il n'avait pas l'air dans son assiette. C'est vrai que ces derniers mois, on avait discuté par écrit. Quand je lui ai dit que je voulais le voir il a pris le premier bus. Je suis allé le chercher et on s'est serré dans les bras. On s'est assis sur un banc dans un parc et on a parlé. Il m'a parlé du récent divorce de « sa mère » et du départ de Paul, mon père adoptif donc, de la maison. « sa mère » il avait dit ? Et son père ? Quand je lui ai dit « Tes parents tu veux dire ?» il m'a répondu par un mouvement de tête de gauche à droite. J'ai de suite compris qu'il s'était passé quelque chose. J'ai eu peur de deviner. Il m'a alors dit qu'en réalité, il était le fruit d'un adultère entre Mireille, sa mère, et un autre homme. Il s'est effondré en larme sur mon épaule. Pendant que j'essayais de le consoler, je fouillais dans mes souvenirs. J'avais neuf ans à l'époque. J'ai essayé de me souvenir de qui avait pu passer du temps avec mon ex mère quand je me suis souvenu d'un homme et ça m'a fait frissonner.
 
J'ai demandé s'il savait qui était son père, il m'a répondu d'un hochement de tête. Il m'a dit que sa mère avait fini par lâcher le nom au cours d'une discussion mouvementée avec papa. Il a alors séché les cours pour aller lui rendre visite et ce type lui aurait dit qu'il n'avait pas de fils, qu'il n'en avait jamais voulu et qu'il n'avait surtout jamais prévu que la capote pette. Ce type de réponse était typique du personnage auquel je pensais. Quand je lui ai demandé son nom, il m'a répondu « Tu le connais. Tu l'as envoyé en prison. C'est Edouard ». Pierre était au 36eme dessous. Je m'en suis voulu de l'avoir laissé affronter ça seul. En même temps avec mes histoires de famille, le pari avec Wil et ma grossesse, j'ai été très occupée moi aussi. Il m'a dit que Paul voulait rester seul et qu'il ne semblait plus vouloir le voir, trop bouleversé par tout ça. Il lui fallait quelques choses de joyeux et j'avais quelque chose en magasin. J'ai appelé Olga et, avec Wil et Junior, ils nous ont rejoints. J'ai d'abord présenté Olga comme ma mère biologique et mon amie, Puis Wilford comme mon homme ou son beau-frère. Ensuite, quand j'ai sorti Junior de son landau, il a compris qu'il était tonton. Il l'a pris dans ses bras et il en pleurait presque de joie. 
 
Lui et moi on n'avait aucun lien de sang mais les liens du cœur parlaient. Il était content. J'ai senti que toute la tension accumulée ces derniers temps venait de s'envoler. J'avais prévu de déjeuner à un endroit très spécial. On a pris un bus et on s'est retrouvé devant un fastfood. Je voulais manger ici. C'était l'ancienne boutique de mon grand père, celle où j'avais passé tant de bon moment avec lui. Pierre a de suite reconnu. Durant le repas, mon regard vagabondait partout dans la salle. Je revoyais les anciens meubles vieillots. Je me souvenais de cette odeur  particulière qui flottait dans l'air moi et Pierre on était au bord des larmes. Wilford avait compris pourquoi car il était venu ici à l'époque. Il n'y avait qu'Olga qui n'a fini par comprendre que quand on lui a expliqué. 
 
Ensuite, on est allé à la boutique Goldman Precious. Moi et Pierre on est entré et Nathaly nous a accueillis. J'ai présenté Olga qu'elle ne connaissait pas par contre quand elle a vu Wilford elle a buggé. Elle le regardait Fixement et se demandait si elle n'hallucinait pas. Elle s'est tourné vers moi pour me demander si c'était bien lui quand Wilford lui a dit en français « Bonjour Nathaly, Comment allez-vous ? ». Là elle voyait un extraterrestre. Quand elle l'avait quitté, c'était un gros tas qui ne parlait qu'une langue.  Là elle le voyait plutôt athlétique et parlant français. Quand j'ai sorti notre petit bonhomme pour lui présenté elle m'a dit « Faut que je boive un verre là. Je vais me sentir mal ».
 
On est allé dans son bureau, Olga et pierre ont parlé avec les employés et Pierre lui a raconté mon histoire ici. Dans le bureau, Nathaly tournait autour de Wil en disant « Look at you … Amazing » pour exprimer son étonnement. On lui a expliqué ce qu'il s'était passé et la raison de notre venue. On avait prévu d'aller manger le soir même ensemble et elle a accepté de venir … à condition que ce soit Wil qui fasse la commande au serveur. Il en était capable, je ne m'en inquiétais pas mais Nathaly voulait le voir à l'œuvre. Elle était complètement gâteuse du petit Junior. Elle m'a demandé si l'arrivée du petit était accidentelle ou si j'étais tombé dans un piège tendu par Wil. Je lui ai expliqué que je lui avais lancé un défi, pensant qu'il n'y arriverait pas pour me sortir de son piège et … Oui je me suis fait avoir mais j'y ai aussi gagné.
 
Le soir, au dîner, on est allé au restaurant. Cet établissement, avec Wilford on le connaissait car on y était allé lors de notre première soirée, celle de ma première fois, celle où le serveur n'avait pas compris que Wil ne parlait pas français. Et bien cette fois il le parle et on est tombé sur le même serveur. De suite, il m'a reconnu et il s'est dirigé vers moi, ayant entendu Wil et Nathaly parler anglais ensemble. 
 
Cette fois c'est moi qui pointais Wil du doigt et quand le serveur l'a reconnu, il a été scotché. Wil était nerveux, il n'avait parlé français qu'avec moi, et Olga très sommairement. Là c'était le grand bain. Alors qu'il passait commande pour tout le monde, on était tous à l'observer, en y allant tous de notre petit commentaire, et il s'en sortait bien. Il n'y avait que quelques mots de vocabulaire qu'il ne connaissait pas et le serveur qui parlait trop vite mais sinon c'était bon. Quand il a eu fini de prendre nos commandes, le serveur a quand même Félicité Wil pour sa transformation et pour son français même si il lui restait des progrès à faire pour la langue. Wilford était quand même fier comme un paon d'avoir réussi ça. 
 
On a passé un très bon moment. Evidement, Paris donnait des envies à Wilford. Pour lui comme bon nombre d'américain, Paris c'est la ville de l'amour. La preuve pour lui, la ville de notre rencontre et de ma première fois (et la notre aussi). Junior était dans la chambre à coté donc on allait pouvoir y aller sans le réveiller. Pierre nous a demandé s'il pouvait rester avec nous pour la nuit, cherchant toute occasion de ne pas rester chez sa mère. On s'est arrangé avec la réception. Il s'est installé avec junior qui faisait ses nuits depuis peu.
 
Cette nuit là, Wil a voulu revivre notre première nuit. Il s'est assis sur le lit et je l'ai sucé. J'y allais le plus savoureusement possible. Je le sentais soupirer, voir même grogner. Ensuite, on s'est déshabillé. Je le voyais Svelte avec des muscles. Rien à voir avec son gros bide et son gros cul de l'époque. Mes mains parcouraient son corps qu'il commençait à se sculpter. Il me demandait de passer sur ses cicatrices qui s'adoucissaient au toucher comme pour que je sente la différence et croyez moi, je la sentais la différence. Il m'a soulevé par la taille (chose impossible pour lui à l'époque), m'a mise sur le lit avec les cuisses écartées pour me faire du bien avec sa bouche.
 
Ça il a toujours su comment faire et ça n'a pas changé. C'était toujours aussi bon. Je me suis reculé sur le lit et il est venu sur moi. Il m'a mise bien profond et cette fois ça n'a pas duré que deux minutes. Contrairement à l'époque, on a changé de position. C'est alors qu'on était en plein action qu'on a entendu Junior pleurer. J'ai alors dit « il choisit bien son moment lui ». Wilford s'est retiré pour enfiler un peignoir et c'est là qu'on ne l'a plus entendu. J'ai enfilé une robe de chambre et on est allé voir discrètement. On voyait Pierre, avec Junior dans ses bras, qui le berçait. Il était parvenu à l'endormir en un temps record. Sans faire de bruit, on a refermé la porte et on est retourné à ce qu'on faisait.
 
Le lendemain, avec Olga, on a appelé les flics avec qui on était en liaison. On les a rejoints pour préparer nos témoignages respectifs. Et c'est comme ça qu'on s'est retrouvé à l'audience avec, dans le box des accusés, mon père biologique entre autre (parce qu'il n'était pas le seul dans tout ça. Il n'était qu'un organe de cette organisation). Après nos deux témoignages il a été condamné à de nombreuses années de prison. Personnellement j'attendais le moment où son avocat allait lui montrer ce que je lui avais laissé : Une photo de moi, Wilford et Junior avec un petit mot « Tu vois ce n'est pas si difficile d'avoir un fils. Moi j'ai réussi. » mais je n'ai pas vu sa réaction.
 
Quand on est tous sorti, on était soulagé que tout ça soit fini. J'avais Junior dans les bras et on parlait de l'avenir quand L'ex femme de mon malfrat de paternel et deux de ses filles, les plus âgées, sont venues me voir. Visiblement ayant appris mon existence le jour même, elles voulaient apprendre à me connaitre. Elles ne portaient pas notre « géniteur » dans leur cœur non plus, surtout depuis le divorce avec leur mère qui les a mis dans une situation précaire. Elles n'avaient que peu de relations aves les autres filles de sa seconde épouse, qui allaient surement m'en vouloir d'avoir participé à ça d'après elles. 
 
Moi je m'en foutais. Je comptais repartir comme j'étais venue. Si maintenant j'ai deux demi-sœurs, je prends. On ne se verra que très peu à cause de la distance mais, avec les outils modernes, le dialogue est plus facile. D'après ce qu'elles m'ont confirmé, Notre géniteur voulait vraiment avoir un fils. Pour lui c'était son rêve et ses conjointes du moment racontaient qu'il pestait à chaque naissance d'une fille. Bon bah raté. A moins qu'il en fasse un avec une gardienne de prison, pour lui c'est foutu. Elles m'ont également dit qu'il avait tenté sa chance avec d'autres femmes. Sans succès. Donc ça voudrait dire qu'il y en aurait peut-être d'autres un peu partout ? Inquiétant. Mais ça ne veut pas dire que le sexe soit fini pour lui. En prison, quand ça se saura qu'il a été gendarme, il aura sa dose sous la douche mais pas comme il l'aurait souhaité. C'est lui  qu'on risque d'appeler madame.
 
Quand tout cela a été terminé on s'est préparé à repartir. Pierre qui était majeur maintenant a émis le souhait de vouloir nous rejoindre dans un future proche. Lui aussi en avait marre de subir sa mère. Moi j'étais d'accord pour l'y aider. Il a été convenu avec Wil que je resterai à la maison à m'occuper de Junior. Après tout, Il n'avait plus besoin de moi. Il travaillait moins et je ne devais plus me soucier de son bien être. 
 
La fin de ce séjour sur Paris a été douce. Je me sentais légère. J'étais avec ma famille et mes amis et tout se passait bien. A notre retour à Houston, Wilford a entrepris les démarches pour faire venir Pierre chez nous et on s'est dit que, s'il ne trouvait pas de boulot, il ferait un parfait baby-sitter. On l'a vu à l'œuvre avec Junior et il semblait avoir un don pour ça. Olga a investi mon appartement de fonction. Il était bien situé, il y avait toutes les commodités et elle a fini par se trouver un boulot. Tout roulait bien. C'est plus tard, quand Junior a eu un an que Wil m'a fait sa demande. Il voulait officialiser tout ça et surtout pour protéger Junior. Comme il me l'a expliqué avec ses mots « Je ne veux pas prendre le risque de te voir expulsée comme un vulgaire mexicain clandestin ». Je n'ai pas dit non d'autant que je venais d'apprendre que Junior allait être grand frère. 
 
Oui au niveau cul avec Wil ça tourne comme une horloge. Comme je le disais au début de mon récit on aura quatre enfants. Comme vous pouvez vous en douter, Olga a été mise à contribution pour le choix de ma robe. Pierre était comme un petit frère pour Wilford, lui qui était fils unique. Il a vécu un temps avec nous avant de prendre son indépendance. Il travail avec Kevin maintenant. Ils sont tous les deux aussi geek l'un que l'autre même si pierre est plus sociable. Wil espérait qu'au contact de Pierre il se socialiserait plus, désespéré qu'il fût de voir son cousin resté constamment isolé.
 
Pour mon mariage, j'avais demandé à Pierre d'être celui qui m'accompagnerait à l'autel. Oui parce que Wilford voulait tout faire dans les traditions comme dans les films. Il avait tenu à ce que tout soit fait comme il l'avait prévu. Je l'ai laissé faire toutefois, ce jour là on m'avait réservé une surprise. J'en avais parlé à Olga et elle a surement dû le répéter. Au fur et à mesure que l'échéance du mariage s'approchait, je faisais souvent le même rêve : Je voyais mon père adoptif, Paul, à mon bras m'accompagner à l'autel. Inconsciemment il me manquait. J'avais envie de lui avec moi pour ce jour spécial. Je n'imaginais pas la surprise qu'on me réservait ce jour là. 
 
Le jour J, de ma fenêtre, je voyais les décorations, les invités qui arrivaient … j'étais nerveuse. Je me retrouvais avec Pierre, on attendait le signal d'Olga pour qu'on y aille. Olga s'était attribué le rôle de régisseuse. Quand Pierre a reçu le signal on est sorti de la salle et c'est une fois dehors qu'il m'a laissé en me disant qu'il ne serait pas celui qui m'accompagnerait. Je ne comprenais pas quand j'ai entendu une voix familière me dire derrière moi « Je n'aurais manqué ce jour pour rien au monde ». Je me suis retourné et là je voyais Paul, mon père adoptif mais que je considérais comme mon père tout court (non l'autre crapule qui devait servir de sextoy à ses codétenus ne comptait pas). J'en avais le souffle coupé. Il était beau comme un camion, parfait pour l'occasion. Visiblement il s'était remis car il marchait parfaitement. Il m'a dit que Pierre avait repris contact avec lui et qu'il s'était arrangé pour qu'il vienne. J'en avais les larmes aux yeux. On est tombé dans les bras l'un de l'autre. C'est quand on a entendu le début de la musique qu'il m'a tendu son bras et on y est allé.
 
Quel était mon état d'esprit à ce moment là ? D'après vous ? Vous avez déjà connu cette sensation d'euphorie qui vous donne une banane tellement forte que vous ne pouvez pas ou difficilement l'arrêter ? Et bien c'était ça. A chaque pas dans l'allée, j'entendais les commentaires des gens. Je devais être la seule à ne pas savoir qu'il venait visiblement. Ils ont bien gardé le secret. Une fois devant l'autel, je voyais Wil avec le même regard qu'il avait quand il a retiré sa prothèse grossissante lors de notre pari. Il avait participé à tout ça. Pierre et Olga s'occupait de Junior, âgé désormais d'un peu plus de deux ans et de sa petite sœur Lucy (hommage à mon grand père Lucien et aussi en référence à l'actrice Lucy Lawless connue pour son rôle de Xena la guerrière dont j'étais fan) que j'avais eu quelques mois auparavant. D'ailleurs, soit dit en passant, ça a été une galère de retrouver ma ligne à temps et de faire réajuster ma robe dans les temps.
 
J'étais comme une petite fille à ce moment là. Gamine on rêve toute d'avoir une robe de princesse. Et bien là je l'avais et mon prince charmant était devant moi. Ensuite sont venus les bondieuseries habituelle comme on les voit tout le temps dans les films américains et après c'était la fête. Une des meilleures journées de toute ma vie. J'ai pu m'isoler avec papa qui m'a parlé à cœur ouvert. Il regrettait de s'être fait manipulé à partir du moment où il a eu son accident. Il s'est repris et maintenant il vit en célibataire. Il comprenait que je sois parti en colère et condamnait les actes de Mireille qu'il appelait « l'autre sorcière ». Il avait vraiment mal pris le fait qu'elle le trompe avec Edouard. D'ailleurs, pour lui ce type n'existe plus. Moi je lui ai résumé en gros ce qu'il s'était passé avec mes parents et il en a été peiné. Je l'ai présenté à tout le monde présent : mon mari, mes amis, mes demi sœurs (celles qui avaient fait le déplacement) … En finissant par Olga.
 
En parlant d'Olga, qui avait été préposé pour les enfants. Paul l'a rejoint pour faire connaissance avec ses petits enfants mais pas que. Avec Nathaly, alors qu'on parlait, on n'a pas manqué de remarquer qu'ils passaient pas mal de temps ensemble. A un moment pour plaisanter, Nathaly a dit « Tu vas voir qu'ils vont se mettre ensemble tous les deux ». Je lui ai signalé que la dernière fois qu'elle a supposé un truc de ce genre, à propos de ma supposé adoption, elle avait vu juste. Et bien croyez le ou non mais c'est ce qui a fini par arriver. Olga a fini par retourner en France pour s'installer avec Paul et a fini par accepter que je l'appelle Maman.
 
Avec tout ça, j'ai fini marié et mère de famille mais n'allez pas croire que tout était rose. Une fois naturalisée, j'ai eu le droit de vote et là avec Wil c'était la foire d'empoigne. Lui était pro républicain à fond. En même temps, il a l'âme d'un cowboy et chez lui le patriotisme est à fond. Moi j'ai plutôt une sensibilité plus modéré, démocrate. Bon après c'est notre affaire me direz vous mais quand il a vu ce qu'il s'était passé lors de l'attaque du capitole, il était dévasté. Quand il a vu des extraits du discours qui a mis le feu aux poudres, il criait devant la télé « Shut up your face asshole » (vous traduirez vous-même, je tiens à rester polie). A ce moment là j'étais en train d'allaiter notre troisième enfant, une fille. Il m'a rappelé la fameuse soirée ou j'avais giflé Trump. Il m'a alors dit « j'aurais dû le tuer ce soir là ». C'est clair qu'il milite maintenant contre son retour à la maison blanche. On a gardé nos opinions chacun mais on a un point en commun concernant ce type abjecte. 
 
Nos petites querelles ne nous empêchent pas de nous rabibocher sur l'oreiller. La preuve, au moment où je vous parle j'attends notre quatrième et dernier enfant (Oui quatre ça suffit et puis c'est crevant … en plus il y a l'âge). Je me souviens de la fois ou il m'avait vu devant la télé avec les images d'une manifestation de grève. Il m'a sorti « Vous, les français, vous ne savez faire que ça ». Je lui ai dit qu'ils ne faisaient que défendre leur acquis sociaux. Il m'a répondu qu'on était des faignants. Là je l'ai menacé d'une grève du sexe. Il a de suite fait la gueule. Oui, je sais taper là où ça fait mal. Là je lui ai répondu « tu vois que ça ne fait pas plaisir t'as envie de te rebeller ?». Là il m'a prise par la main, m'a plaqué face sur la table, m'a écarté les jambes, m'a remonté ma jupe, ouvert sa braguette et m'a prise par derrière en me maintenant allongée, ses mains sur mes omoplates. Je vois d'ici les féministes purs et durs qui crient au viol et bien non. Il le sait, j'aime bien le provoquer. Et, on le sait tous les deux, ça fini toujours en petit coup rapide un peu n'importe où. 
 
Là il était en train de me prendre sur la table mais on a dû s'arrêter quand on a entendu « Daddy ? What are you doing ? ». C'était Lucy qui venait de sortir de sa chambre. Heureusement que le pantalon de Wilford n'était pas tombé au sol et que la petite se trouvait de l'autre coté de la grande table. Il s'est relevé, a remballé le matos discrètement et lui a dit qu'il me massait les épaules. Bon, c'est passé vu qu'il me tenait effectivement par les épaules mais cette fois là on a frôlé la catastrophe, on en menait pas large.  On le sait qu'il faut refreiner nos envies mais parfois on ne résiste pas. Le cul on aime ça que voulez vous et toutes les occasions sont belles. Après qu'on se soit réajusté, je lui ai dit, en référence à ce qu'il venait de faire « Attention, tu commences à devenir Français » pour le taquiner.
 
Pour ma vie de tous les jours ça se passe bien sauf que Wilford semblait donner plus d'attention à Junior. Il m'a dit qu'il avait peur de mal faire avec Lucy. Pour lui, elle était sa « little princess ». Je lui ai dit que, pour une petite fille, le papa c'est le super héros par excellence. Je lui ai aussi révélé ce qu'on m'avait rapporté, à savoir qu'elle était régulièrement la cible de brimade de la part d'un groupe de fille à l'école. C'est comme ça qu'un jour il s'est pointé à l'école à ma place pour aller la chercher. Il a vu Lucy entourée de filles qui l'embêtaient. Il en a pris une par le col, a sorti un stylo de sa poche et aurait dit (raconté par les parents ayant vu la scène) « [si tu continues à embêter Lucy voilà ce que ce qui va t'arriver] » avant de casser en deux le stylo qu'il tenait dans la main, d'une pression du pouce. Ça les a calmé directe … Bon après ça, le directeur de l'école m'a demandé à ce qu'il ne vienne plus jamais à la sortie de l'école car des parents leur aurait fait part du fait que leur enfant était terrorisée mais au moins Lucy est resté tranquille après ça.
 
Wilford … Il est vraiment celui qui a changé ma vie et qui a changé le plus. Il a été mon premier, m'a permis de prendre pleinement mon indépendance et il m'a offert une vie bien meilleure. Si vous le voyez maintenant il ne ressemble plus du tout au gros monstre qu'il était. Maintenant, comment le décrire … vous voyez Schwarzenegger ? Je parle de la version culturiste de Terminator en 1984 ? Et bien ça donne à peu prêt ça. Oui il a repris du poids mais là c'est du muscle
 
Ah ça y est j'arrive à l'école. Junior m'attendait déjà devant son école, en train de parler avec ses copains. Une fois monté, on est allé chercher Lucy à l'école primaire puis Mary à la crèche, Mary en référence à la défunte mère de Wilford. Pour notre dernier enfant, on n'a pas encore décidé du prénom. On a demandé aux enfants mais leurs suggestions n'étaient pas très pertinentes. On a tout le temps pour ça. 
 
Professionnellement, je ne travaille plus pour Wilford, en tout cas à titre privée. Il a trouvé une manière très intelligente de mettre à profit mes talents. Comme j'ai passé pas mal de temps à la maison avec les enfants, je m'étais permis de m'acheter du matériel de Bijouterie. J'ai donc commencé modestement avec des outils de précision, un stock de pierre et de métaux précieux acheté à l'entreprise de mon mari et un four pour fondre. Je m'étais attribué une pièce dans le sous sol de notre maison comme atelier. J'aime créer, ça me rappelle mon enfance avec Papy. J'ai l'impression de faire vivre tout ce qu'il m'a appris comme ça. Et puis ça me détend. Lucy viens me rejoindre et me regarde faire. Quand elle a pu, je l'ai laissé faire certaine chose et ça la fascine. J'ai parfois l'impression que papy s'est réincarné en elle.
 
Accessoirement, je me suis aussi un peu mise à la forge. Je façonne moi-même mes fils d'or et d'argent ainsi que des anneaux mais je ne suis pas aussi forte que Papy pour tailler mes pierres moi-même. Je les achète déjà taillée. C'est un jour que Wilford m'a vu travailler qu'il a eu l'idée de monter un nouveau département à son entreprise. Il voulait me mettre à sa tête. Je lui ai fait quelques modèles, j'ai fait un rapport avec les coups de productions, temps de travail, … Et c'est une fois que tout fut finis que j'ai dû défendre le projet devant le conseil d'administration. Honnêtement, cette réunion n'était pas nécessaire. Wilford ayant pouvoir de décision lui-même, c'était juste pour la forme, pour la forme mais accepté à l'unanimité. 
 
Le soir même de la décision on a fêté ça et au lit, Wilford m'a dit avoir des bijoux qui auraient bien besoin de mon expertise. Je me la suis joué médical. J'ai soupesé ses bourses en les qualifiants de prometteuse et sa queue, je l'ai caressée jusqu'à l'érection et l'ai qualifiée de « dure comme un diamant brut ». Je lui ai alors dit qu'il fallait en vérifier la qualité. J'ai commencé à la sucer prétendant qu'un teste « gustatif » était nécessaire. Une fois que je l'ai senti bien prêt, j'ai demandé une démonstration de la qualité de ses matériaux. Il m'a alors promis un test de forage et c'est une fois après m'avoir jeté sur le lit et être venu sur moi qu'il m'a fait l'amour comme il savait si bien le faire.
 
C'est quand le bâtiment fut construit et l'atelier aussi que j'ai embauché du personnel et on a commencé la production. Et bien je n'aurais jamais cru que ça marche aussi bien. On recyclait les stocks invendus et on servait aussi de sous-traitant pour d'autre. Les rapports annuels étaient élogieux lors des conseils d'administration et ce n'était pas parce que j'étais la femme du boss. J'avais du talent, mon équipe aussi et je savais la gérer. Wilford était fier de moi. Une fois il m'a dit en français « Tu es bonne ». J'ai répondu « au travail ? ». Il m'a répondu « Oui aussi ». 
 
Oui il a continué à parfaire son apprentissage de la langue de Molière. Pour lui c'est la langue du romantisme comme Paris est la ville de l'amour. Du coup je lui ai appris des mots d'argot. La première fois qu'il m'a dit, alors qu'on était en plein action « je vais défoncer ta chatte », je me suis retourné, surprise de ce qu'il avait dit. Ce n'était pas très romantique mais l'idée était là. Bien souvent on utilise le français pour se passer des messages coquins. Enfin plus maintenant car Junior nous comprend de plus en plus. D'ailleurs je le vois parler, en visio ou quand ils viennent nous voir, avec ses grand parents (Paul et Olga) en français. Bon ce n'est pas parfait mais c'est un bon début. Je le soupçonne d'ailleurs de donner des cours à Lucy qui nous a souvent demandé « What does it mean ? » car elle ne comprenait pas. Là aussi il va falloir faire gaffe.
 
Bon, résumons, Bilan des courses. Tout ça m'est arrivé parce qu'Edouard m'a viré. Je devrais peut-être le remercier … Mais non il risque de mal le prendre surtout après son séjour en taule. Junior a émis le fait de voir où j'avais grandi, connaitre mieux mon histoire. Avec Wilford, on avait prévu après la naissance du bébé de faire un circuit touristique hommage. On en profitera pour aller voir Papy Paul, Mamy Olga … Et peut-être Mireille aussi. Wilford m'a souvent répété qu'elle était encore là et qu'elle avait fait parti de ma vie. Je ne l'aurais probablement jamais fait de moi-même mais, il m'a fallu l'admettre, mes souvenirs de petite fille, avec elle, revenaient à la surface surtout avec Lucy et Mary. Grace à Pierre qui avait malgré tout gardé contact avec sa mère, j'ai fini par l'appeler et malgré notre dernier échange, elle ne m'a pas rejeté. Elle a compris son erreur et on a commencé à se reparler. J'ai encore des reproches à lui faire mais je préfère les laisser de coté. Junior qui était loin d'être con, avait bien compris mon histoire familiale. Un jour il m'a demandé « et ton vrai père ? ». Sur le moment j'ai séché ne voulant pas répondre mais Wilford lui a répondu catégoriquement « No way. C'est un Bad guy qui a fait des vilaines choses. Il est en prison [hors de question que tu vois ce sale type] ». Il n'a pas insisté. Il faut dire qu'avec Wilford, plus on le voit grandir, plus on remarque une ressemblance physique avec lui, surtout au niveau des yeux. Junior et moi on a les même yeux, donc il commence lui aussi à ressembler à son grand père naturel ... dont on a aucune nouvelles (en même temps on a pas chercher à en avoir non plus).
 
Bon bah c'est pas tout ça mais je vais vous laisser, J'ai le diner à préparer. Entre Wilford qui a besoin de protéine et Junior qui commence aussi le sport avec lui, il faut de la barbaque. C'est que ça mange un doberman, alors deux, je ne vous raconte pas. Heureusement que mes filles ont hérité de mon appétit d'oiseau. On se reverra peut-être une autre fois. Bonne continuation.
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coqbrig
12 mai 2024 à 20:18
Comme d'habitude avec Yug0lit0, j'adore ses histoires. Je trouve qu'il a une tendresse incroyable avec ses personnages ! Bravo pour cette histoire !
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OlivX
1 mai 2024 à 13:51
Voilà un bel Happy End
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