Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Elodie, Force et courage entre la France et le Texas — Chapitre 7
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Elodie, Force et courage entre la France et le Texas
Chapitre 7
Suite à ma rencontre avec mes parents biologiques, on a eu progressivement des nouvelles des flics. Leur enquête et la procédure judiciaire ont bien mis un peu plus de deux ans à la suite de ça, j'avais été convoqué pour l'audience au tribunal. J'ai entendu les divers chefs d'inculpation et … Al Capone pouvait aller se rhabiller. Mon géniteur n'était pas en haut de l'organisation mais il trempait visiblement dans tout un tas de trafics en tout genre avec autant de rentrées d'argent illégales. Plus loin dans la salle je voyais sa femme actuelle, sa précédente épouse et leurs filles respectives. Intérieurement, j'avais de la peine pour elles mais tant pis. Je n'ai pas pu manquer de remarquer ma ressemblance avec certaines d'entre elles. A mes yeux je faisais ce qui était juste. Durant toute l'audience à laquelle j'ai assisté, son avocat avait du mal à réfuter les preuves exposées. C'est quand ils ont évoqué le trafic de jeunes filles que Olga a été contrainte de témoigner et moi de me dévoiler. Parler n'était pas un problème pour elle, au contraire de regarder l'accusé dans les yeux. Ça, ça a été éprouvant mais elle l'a surmonté.
Depuis le début de l'audience, mon père, depuis le box des accusés, n'arrêtait pas de me regarder en se demandant « mais qu'est-ce qu'elle fout ici celle là ? » Et bien il allait le savoir quand a été évoqué la grossesse d'Olga. Quand a été annoncée la présence de l'enfant dans cette salle, j'ai vu mon père se lever et chercher celui qui correspondait à la photo qu'on lui avait donné mais il fut étonné d'entendre qu'Olga avait accouché d'une fille et non d'un garçon. Son regard s'est alors arrêté sur moi et c'est quand j'ai retiré mes lunettes, que je l'ai fixé du regard et lui ais fait un coucou de la main avec un sourire qui disait « Toi t'es foutu », que je l'ai vu, avec ses lèvres, prononcer un « Ah la salope ». Quand ce fut à moi de témoigner, je ne m'en suis tenu qu'aux faits que j'avais vécu. Je n'étais qu'une femme à la recherche de ses origines et que j'avais été entrainé là dedans malgré moi. J'ai aussi dit que quand les flics m'avaient interrogé, J'ai répondu en toute sincérité.
Mon père était effondré de me voir et de savoir qu'un enregistrement avait été fait. C'est là qu'il m'a attaqué directement, le juge a voulu l'arrêter mais je lui ai demandé de ne rien faire. Je voulais l'affronter. Il semblait tellement sous pression qu'il m'a alors demandé si je n'avais pas honte de faire ça à « mon père » (et hop un aveu dans la poche et devant tout le monde en plus). Je l'ai alors remercié pour sa question devant son avocat qui faisait une gueule qui signifiait « mais qu'il est con de tout balancer ». Je lui ai dit que je l'avais fait pour moi. L'implication des flics c'était juste une coïncidence. Je ne faisais que défendre Olga et que, ayant vécu sans lui et n'ayant encore moins besoin de lui, son sort m'importait peu. Enfin j'ai fini par lui dire que le seul que je pouvais considérer comme mon père était celui qui m'avait adopté, et que lui, le gendarme donc, n'a jamais été qui que ce soit pour moi. Alors que j'allais repartir m'assoir, je lui ai dit « bonne chance avec tes futurs codétenus. Un flic en taule, ça sent la savonnette ». je suis reparti, non sans avoir donné à son avocat une enveloppe, un petit cadeau pour mon criminel de père, histoire qu'il sache ce qu'il s'était passé pour moi durant ces dernières années.
Et là vous allez me demander : C'est quoi ce petit cadeau ? Et bien c'était une photo avec un petit mot. Ça résumait ce que j'étais devenu. Et je vous vois venir : qu'est-ce que je suis devenu ? Patience. Je ne peux pas résumer les presque deux ans et demi qui se sont déroulés entre notre départ de Paris, après ma rencontre avec mes parents et l'audience au tribunal. Si ? Bon OK je me lance alors.
A notre retour au Texas, On a repris le boulot. Ça faisait du bien de reprendre ses marques. Wilford était tellement content de me revoir à mon top niveau, qu'il avait voulu m'inviter pour une semaine de détente à Aspen dans le Colorado où il a un chalet façon imitation suisse. On y est allé et on a passé une excellente semaine. Même en vacance, mon boulot c'est de faire le relai entre l'entreprise et le boss. Et durant ce séjour, On a appris la signature d'un gros contrat de partenariat. Du coup, Wilford avait prévu qu'on fête ça ensemble, au champagne … dans le jacuzi. Il fallait nous voir, tous les deux, nus parce qu'on venait de s'envoyer en l'air, avec chacun une flute de champagne en train de trinquer.
J'en étais à ma troisième flute et ça commençait à me tourner la tête. C'est là que Wilford m'a embrassé, tout en me plotant les seins, et m'a rappelé cette phrase que je lui avais dit, comme quoi je lui serais éternellement reconnaissante de m'aider pour ma mère biologique. Il m'a dit alors que, parce qu'il m'avait permis de prendre mon indépendance et m'avoir permis de rencontrer ma mère (et contribué à faire punir mon père en bonus), j'allais pouvoir lui rendre service. J'ai eu peur une seconde jusqu'à ce qu'il me dise qu'il avait bien compris que nous ne serions jamais un couple, notamment à cause de son poids. J'ai été rassurée mais je me demandais encore ce qu'il pouvait attendre de moi. Il s'est alors rapproché de moi pour me susurrer à l'oreille « [je veux devenir Père] ».
Cette demande m'avait choquée. Et après j'ai réfléchi et j'ai compris pourquoi il avait fait tout ça. Une des composantes de notre relation c'est le donnant-donnant, en plus de la confiance. C'était vrai qu'il avait fait beaucoup pour moi, en tout cas assez pour que ce soit équivalent à ses yeux pour une telle demande. Je l'avais déjà vu face à un collaborateur qui n'avait pas respecté un accord passé et il a un sacré don pour pourrir la vie des gens. Je ne voulais pas être ingrate mais … Un bébé ? Avec lui ? Ça me paraissait beaucoup. Il a bien compris que j'avais besoin de réfléchir et qu'on allait pouvoir en discuter.
Ce n'est qu'une semaine après notre retour à Houston qu'il a exigé une réponse. Je lui ai dit que ce serait sous condition. Cette semaine de réflexion m'avait permis d'élaborer une stratégie. Je lui ai alors dit que j'acceptais mais à condition qu'il perde du poids. Il semblait contrarié, me prenant pour une ingrate. Devançant alors sa demande, je lui ai alors expliqué pourquoi en évoquant la crise cardiaque qu'il avait faite et qui pouvait se reproduire n'importe quand. Ça l'a fait réfléchir et surtout j'ai évoqué le fait qu'un enfant ça court partout et qu'il allait falloir qu'il arrive à le suivre. J'ai aussi évoqué le harcèlement scolaire dont l'enfant pourrait faire l'objet à cause de son poids. « [Tu imagines les autres enfants qui l'appellerait baleine junior ?] » AI-je dit alors. Je savais que ça ne lui plairait pas mais ça restait vrai et justifié.
Je le regardais et il semblait réaliser que j'avais raison. Je n'avais qu'un but avec mon argumentaire, le faire renoncer. Comme il savait que nous ne serions jamais en couple, en tout cas dans ces conditions, il savait qu'il allait se retrouver père célibataire. Moi, avec mon passé, j'espérais ne pas avoir un enfant dont les parents seraient séparés. Les histoires de famille j'en avais suffisamment eu pour ne pas en rajouter. Quand il a évoqué le fait de perdre du poids, il m'a demandé combien il devait perdre. C'est là que s'est lancé un affrontement entre deux négociateurs de talent : moi et lui. Ça a été la foire d'empoigne. Je le savais malin et c'était réciproque. Notre négociation s'est finie dans une impasse. Quand on l'a réalisé, il m'a demandé de lui lancer un défi à relever.
Là, j'ai vu le piège. Un défi, avec lui, il fallait qu'il soit honoré. Je savais qu'il faisait un peu plus de 160 Kilos et semblait se stabiliser à ce poids. Je savais aussi que malgré ce qu'il me disait, il commandait à manger et cachette. J'avais accès à ses comptes. Je voyais tout et je doutais qu'il résisterait à la tentation. Je lui ai alors lancé le défi de perdre 50 Kg en six mois. S'il y arrivait, je m'engageais alors à accepter sa requête. Je l'ai vu, ses yeux brillaient devant ce défi mais son regard a changé quand je lui ai précisé que ça devait se faire sans chirurgie, que du sport et alimentation seine. Il était dégouté mais n'a pas résisté à la tentation d'accepter ce que je lui proposais.
Le lendemain, j'ai reçu des alertes sur son compte bancaire. Des achats avaient été fait pour de l'équipement de sport. Il y avait un vélo d'appartement, des poids et haltères, des cordes à sauter, un tapis de course, … Sur le moment j'ai pensé « Que d'argent gaspillé sérieusement ». Pour moi, il n'allait s'en servir que 15 jours et puis plus rien après. Je lui ai acheté une balance connectée. Pour un gros, ce genre d'appareil c'est l'ennemi. Donc évidement il n'en avait pas. Ainsi j'allais pouvoir suivre l'évolution de sa courbe de poids. Elle allait enregistrer les pesées et j'allais pouvoir les consulter à distance. On a alors décidé d'organiser une première pesée comme point de départ des six mois. Honnêtement, j'imaginais qu'elle allait afficher un truc du genre « Merci de ne pas monter à plusieurs » ou un truc du genre. Je sais c'est méchant mais il y avait une limite sur ce genre d'appareil. Résultat de la pesée : 358 livres, soit environ 162 Kg. Devant ce résultat je l'ai vu pleurer. Visiblement il prenait conscience de sa situation.
Durant le premier mois, il venait moins au bureau mais travaillait quand même de chez lui. C'est bien souvent là bas qu'on faisait nos cochonneries. Je le suçais, il me prenait, ça ne changeait pas. Je lui ai demandé s'il voulait boire à ma poitrine, Il hésitait. Il ne le faisait pas à chaque fois. J'ai remarqué une chose quand même : la peau de son ventre gonflé. Avant, au toucher, ça avait la consistance d'un ballon de baudruche. La peau était tendue. Après les premières semaines, j'avais bien remarqué que ça devenait plus flasque. De plus, je voyais bien que son cou s'affinait. Il perdait un peu de poids mais je savais que ça n'allait pas durer.
Comme je l'avais deviné, après un mois durant lequel il avait perdu 10 kg, je ne voyais plus beaucoup d'évolution. Je consultais ses comptes et je voyais des commandes de Pizza et de Burger. « Qu'est-ce que j'avais dit ? » me suis-je dit quand j'ai vu ça. Mes sentiments étaient partagés. D'un coté j'étais triste pour lui car son rêve n'allait pas se réaliser, en tout cas pas en six mois et pas grâce à notre pari si la tendance se confirmait. D'un autre, j'étais contente car il avait pris conscience de sa situation et il avait commencé à perdre un peu de poids. Lui fallait-il ça pour qu'il se décide enfin à maigrir ? Peut-être. Après cinq semaines, il a émis le souhait de restreindre au minimum vital ses apparitions au bureau. En plus pour nos galipettes, il semblait vouloir réduire aussi. J'avais trouvé ça étrange car la baise, c'est un effort physique, ça dépense des calories. Dans sa situation c'était bon à prendre. Quand je venais le voir pour notre rendez-vous hebdomadaire, je le voyais courir sur son tapis de courses à allure réduite. Je lui faisais un bilan de ce qu'il se passait, on discutait, Bref tous ces trucs du bureau.
Je le voyais dans sa « tenue de sport » … mon dieu, il ne fallait pas le prendre en photo car c'était ridicule. Il avait un genre de pantalon en Licra complètement tendu (combien de fois j'ai cru qu'il allait se fendre par la raie du cul ou lui péter à la gueule), un genre de veste jogging un bandeau sur la tête et le tout en couleur flashy fluo. Il avait l'air un peu ridicule mais au moins il se bougeait plus qu'avant. Après tout ça, il arrêtait de courir et venait s'assoir sur son fauteuil. D'un geste de la main il m'invita entre ses cuisses. Curieusement son pantalon semblait avoir une ouverture devant. C'est par là qu'il faisait sortir son engin. Je posai mes affaires, J'y allais, je le suçais mais curieusement il ne semblait plus vouloir que je lui malaxe la bedaine. Il maintenait mes mains sur ses cuisses. Ensuite au gré de son humeur parfois, il voulait me prendre. Pour ça, il me plaquait à plat ventre sur son bureau, jambes écartés. Bref c'était une levrette vite faite. Et ça, ça ne se produisait plus qu'une fois toutes les deux ou trois semaines.
C'est clair que durant ces six mois, la fréquence de nos rapports avait considérablement baissé. J'y étais habitué moi. Du coup j'ai utilisé des jouets. Souvent le soir je me faisais du bien les yeux fermés en pensant à lui mais dans sa version maigre et athlétique. Enfin bref. Son poids n'augmentait pas mais il ne baissait que de très peu. « On pourra en décider d'ici deux ou trois ans quand il aura suffisamment maigri » Me suis-je dit en me basant sur sa courbe de poids. Toutefois je ne pouvais pas imaginer ce que j'allais découvrir à trois semaines de l'échéance de notre pari.
A ce moment là, j'avais été averti d'un grave problème avec le gérant d'une mine d'or dans le nord du Canada. J'étais parvenu à gérer cette affaire moi-même jusqu'à présent mais il me fallait la signature manuscrite du big boss en personne pour entériner le tout. Depuis qu'il avait décidé de passer le plus clair de son temps chez lui, il m'avait bien dit qu'il ne fallait pas venir à l'improviste, qu'il fallait prévoir un rendez-vous. Je n'en avais pas mais je savais qu'il comprendrait. J'ai essayé de l'appeler mais il ne décrochait pas. J'ai alors pris ma voiture et je me suis rendu chez lui. Au cas où il n'aurait pas aimé, je n'avais qu'à lui faire une petite douceur buccale et tout aurait été pardonné.
J'avais la clé donc je n'avais aucun problème pour entrer. Par contre, j'ai été surprise d'entendre de la musique. Intriguée car ça semblait fort et venir de l'étage, je suis monté mais je ne me suis pas annoncé. Alors que j'étais dans l'escalier, j'entendais une autre voix, celle d'un autre homme. L'escalier débouchait sur une grande salle faisant office de salon numéro 2 avec vu vers l'arrière de la maison. Du coup, il ne m'avait pas vu arriver. Il nous était arrivé de faire pas mal de galipette dans cette pièce. C'était aussi là qu'il avait entassé tout son matériel de sport. Je suis monté sans faire de bruit et, dès que mes yeux ont dépassé le niveau du sol, j'ai eu un choc. Je voyais deux hommes, l'un était un culturiste latino qui encourageait et dirigeait l'autre. Le deuxième, et ça j'ai failli ne pas en croire mes yeux. Je voyais un autre homme torse nu, avec de la peau distendue partout, en train de faire des pompes sur la musique de Paul Stanley, Live to win (musique utilisé dans l'épisode southpark spécial Warcraft si ça peut aider).
« Non mais c'est une blague » me suis-je dit sur le moment. Je le reconnaissais à peine. J'ai mis du temps avant de comprendre que c'était Wilford qui se tenait devant moi. Je le voyais, dégoulinant de sueur, faire des pompes et sans difficultés. Avant aussi il n'aurait eu aucune difficulté mais uniquement parce que son ventre touchait le sol et le soutenait. Apres une vingtaine de pompes à deux bras, je le voyais en faire autant mais sur un bras sur la musique « I need a hero » de Bonnie Tyler, puis autant sur l'autre bras, tout ça sur la musique de Eye of the tiger du film Rocky. Pendant ce temps celui qui était visiblement son coach l'encourageai alors que plusieurs chansons de Warrior, se succédaient. Je suis redescendu sans faire de bruit pour réaliser ce que je venais de voir.
« Non mais ce n'est pas possible. Ce n'est pas vrai. Dites moi que je rêve … Aïe, non je ne rêve pas » me suis-je dit en me pinçant. Wilford avait fondu et il semblait avoir perdu bien plus que les presque vingt kilos que montrait sa courbe de poids. J'ai alors rejoint la salle de bain pour me passer de l'eau sur le visage quand j'ai vu un détail sur une étagère : Il y avait deux balances. J'ai examiné la première, c'était celle que je lui avais donnée. J'y voyais les chiffres que je voyais quand je branchais ma tablette dessus. Pour la deuxième, comme elle était identique à l'autre, j'ai procédé de la même façon. J'ai branché ma tablette dessus et là, j'ai failli tourner de l'œil. J'y voyais une courbe de poids qui montrait qu'à la pesée d'hier, il en était à 49 kilos en moins. Il lui restait trois semaines pour perdre un seul kilo. Autant dire que pour lui c'était gagné mais moi ça me foutait les ch'tons.
Je lui avais lancé ce défi en étant certaine qu'il n'y arriverait jamais. Je n'avais absolument pas prévu de tomber enceinte. Je suis alors ressorti discrètement pour retourner à ma voiture. Je suis monté dedans, je l'ai déplacé pour qu'elle soit à l'abri des regards. J'y suis resté plusieurs minutes à me demander comment j'allais faire quand j'ai réalisé la raison pour la quelle j'étais venu : la signature. J'ai rappelé et cette fois il a répondu. Quand je lui ai dit que j'étais en chemin pour la signature d'un contrat important, je l'ai senti un peu paniqué. J'ai attendu dans ma voiture un peu plus que le temps qu'il me fallait pour faire le trajet avant de faire semblant d'arriver et de sonner.
Quand il m'a ouvert la porte, il était toujours dans sa tenue de sport style ensemble de Jogging. Je voyais son gros ventre, il était là. « Bon sang mais ce n'est pas le même homme que j'ai vu ? ils sont deux ? C'est pas possible » Me suis-je dit. J'ai sorti le document à signer, il l'a fait et, en voulant l'embrasser, j'ai posé mes mains sur sa bedaine. Elle m'a paru bizarre comme de la mousse. Au moment de repartir j'ai bien vu qu'il guettait mon départ depuis le 1ere étage. J'ai démarré mais c'était pour m'arrêter une fois à l'abri des regards. J'ai alors pris ma tablette et je me suis connecté sur les caméras de surveillances de sa maison. Depuis sa crise cardiaque, j'avais accès à sa vidéo surveillance au cas où il ferait de nouveau un malaise. C'est là que je l'ai vu retirer une espèce de prothèse simulant un corps obèse. Ça semblait s'enfiler comme un Pull. Ça m'avait fait penser à ce que Robin Williams mettait pour devenir Mrs Dougtfire dans le film du même nom. J'ai arrêté de regarder ayant tout compris. Pour endormir ma vigilance, ce gros malin se faisait passer encore pour gros. Pour fausser les pesées, il suffisait de monter sur la balance avec des poids. Ainsi, pensant gagner notre défi, je ne me méfierai pas. Devant l'évidence, j'ai reconnu ma défaite et malgré tout je restais admirative de cet exploit qu'il était parvenu à accomplir.
Pendant les trois semaines qui restaient, je consultais par internet, les vidéos de Wilford faisant son sport. Je le comparais à sa silhouette quand il était jeune et il semblait redevenu le beau gosse qu'il fut, le charme de la quarantaine en plus. Du coup, une histoire avec lui commençait à devenir envisageable. Ça, je ne l'aurais jamais imaginé avant. Me considérant déjà perdante, j'ai contacté le fabricant de la pilule que je prenais (celle qui provoquait des montées de lait en même temps). Ils m'ont fourni la référence de la version non contraceptive. J'en ai de suite commandé tout un stock.
Avant, alors qu'il ressemblait à Mobydick, jamais je n'aurais envisagé une relation avec lui. Ce n'était pas de la grossophobie (peut-être un peu inconsciemment mais pas seulement). En fait j'avais surtout peur qu'il nous refasse une crise comme la dernière fois ou pire et que je me retrouve seule avec le môme alors que je n'en voulais pas (en tout cas pas dans ces conditions). Maintenant qu'il était nettement plus svelte et en bien meilleure forme, je commençais à changer d'avis.
Je n'ai rien dit jusqu'à l'échéance de notre pari. Quand la date est arrivée, je me suis rendu chez lui, on a procédé à la pesée : 145 kg. Je savais qu'il me réservait une surprise. Il a joué le déçu de service, je l'ai rassuré et là il m'a dit « [Ah mais je sais ce sont les vêtements qui font ça. Et puis j'ai oublié de vider mes poches] ». Il a ouvert sa tenue, me laissant entrevoir sa « prothèse grossissante » qu'il avait visiblement lestée pour la pesée. Il l'a retirée pour se retrouver devant moi en caleçon. Là je jouais la surprise. Il est alors monté sur la balance et le résultat s'est affiché : 109 Kg. Il avait perdu 53 Kg en six mois, contrat rempli. C'est là qu'il m'a demandé : « [alors ? C'est qui le patron ?] » En bombant le torse. Je jouais la stupéfaction mais pas suffisamment bien. Il avait deviné que je savais avant.
On s'est assis sur le canapé. Tout d'abord je l'ai félicité parce que je ne le croyais absolument pas capable de le faire. Lui, et ça je ne m'y attendais pas, m'a remercié. Il m'a remercié de lui avoir donné un défi suffisamment motivant pour que ça le pousse à y arriver. Il a aussi ajouté que, sans l'aide d'un coach, il n'y serait probablement jamais parvenu. Pour lui ça a été très dur au début. Plusieurs fois il a été à la limite de l'abandon. Ce qui l'a fait tenir c'est la perspective de tenir un nourrisson dans ses bras. Il m'a aussi dit que tous ces efforts lui avaient redonné le gout de l'effort qu'il avait connu alors qu'il était un grand sportif au lycée. Ce gout qu'il avait perdu à l'époque de sa grande déprime suite au décès de ses parents, quand il s'est réfugié dans la bouffe pour combler son chagrin.
Il s'est approché de moi pour m'embrasser, ce qu'on a fait, mais alors que je posais ma main sur lui, je suis tombé sur sa peau qui pendait. Pas du tout sexy. C'est là qu'il m'a posé la question qui tue « [Alors ? On le fait quand ce bébé ? Tu n'as pas oublié ta part du marcher quand même ?] ». Bon bah j'allais devoir m'exécuter mais je lui ai dit qu'il allait devoir retirer toute cette peau qui pendait. Visiblement c'était déjà prévu. Quand on s'est pointé au cabinet du chirurgien, il l'a félicité pour sa transformation. Cette opération n'a été qu'une formalité. Mais il lui a fallu plusieurs semaines pour être pleinement rétabli. Bien évidement ses cicatrices sont restées visibles et ne disparaitrons probablement jamais complètement mais pour lui c'était des blessures de guerre, sa guerre qu'il avait gagné contre l'obésité.
Je l'ai questionné sur les commandes de bouffe que je voyais sur son compte. Comme je l'avais supposé, tout ça, comme sa fausse silhouette, c'était pour la surprise. Il savait que je surveillais. Il m'a alors dit que toute cette bouffe commandée n'était pas livrée chez lui mais à une association d'aide au nécessiteux et aux sans abris, autant que ça serve.
Son retour officiel à son bureau a été comique. L'hôtesse d'accueil ne l'a pas reconnu et le vigile à l'entrée du bâtiment non plus. Il a failli se faire refouler à l'entrée. Ils ont fini par le reconnaitre mais ils étaient tout autant étonnés que moi, quand ils ont découvert sa nouvelle silhouette. Plus loin dans les bureaux, D'autres personnes, le voyant prendre un café à la machine, lui ont demandé si il cherchait quelqu'un … avant, pour la plupart, de se rendre compte de qui ils avaient en face d'eux. On s'est enfermé dans son bureau pour travailler. J'avais commandé un buffet et des boissons à un traiteur du coin pour fêter l'événement avec tout l'étage administratif. Il fut applaudi par tout le monde. Cette journée se passa bien jusqu'au soir. Je savais que c'était CE soir là où il allait tenter de concevoir son enfant que je lui avais promis. J'étais aussi nerveuse que lui.
Il m'avait demandé de venir chez lui. Il m'attendait dans sa chambre. Je lui avais dit que, d'après mon cycle et pour augmenter les chances de succès, C'était la meilleure date. Moi j'avais prévu une nuisette sexy, je m'étais faite belle et j'avais préparé un show. Avant qu'il ne maigrisse, je n'aurais pas fait tout ça. Là, … bah il commençait à me plaire. On se connaissait déjà bien et avec sa nouvelle condition physique, je savais que ça pouvait le faire. Alors autant faire en sorte que ça se passe au mieux.
Il était dans le lit en position semi assise, avec un drap qui le recouvrait jusqu'au nombril. C'est là que j'ai mis une musique de striptease et que je suis arrivé. Je lui ai fait un show qui s'est fini quand je suis monté sur le lit façon chatte en chaleur. Je me suis allongé à coté de lui, il m'a embrassé et on s'est caressé. Ça faisait bizarre, il y avait moins de masse. Alors oui, avant c'était moelleux mais il y avait vraiment trop de graisse. Là c'était nickel. Le seul avantage que je trouvais à son gros ventre c'était que je pouvais dormir dessus comme sur un gros coussin et encore. Il m'est arrivé de tomber à coté, voir même du lit.
On a continué à se rouler des pelles jusqu'à ce qu'il m'ordonne de le sucer avec un « Suck » directif et sec. J'ai outrepassé sa demande en me mettant en position pour un 69 et même là c'était meilleur. Avant, son ventre nous gênait. Bien souvent c'était chacun son tour car je n'étais pas assez grande pour placer ma bouche sur son entrejambe et, en même temps, mon entrejambe sur la sienne. On était la plupart du temps obligé d'alterner. Là, sans cette masse superflue qu'était son ventre, allongée sur lui, chacun pouvait s'occuper de l'autre en même temps. Enfin là, vu l'enjeu, C'était surtout lui qui s'occupait de moi. Il ne fallait pas que je le fasse jouir avant … Enfin bon, vous avez compris.
C'est donc après m'avoir fait jouir avec sa bouche que je me suis allongée sur le dos les cuisses écartées. Il est venu sur moi et, juste avant de s'y mettre, il m'a demandé « No pill ? » pour s'assurer que j'avais arrêté la pilule, Je lui ai confirmé et il a commencé. Sans sa graisse abdominale, j'avais l'impression qu'il pouvait aller plus loin en moi. Il tapait dans le fond. C'était comme si la perte de ses centimètres de tour de taille lui avait permis d'en gagner au bout de la queue. C'était bon, il y allait plus vite, plus fort, plus profondément et surtout plus longtemps. Fini la petite affaire pliée en deux minutes. Là, il ne s'essoufflait plus aussi vite et on pouvait alterner de position plutôt que de ne se contenter que d'une parce qu'il allait être complètement essoufflé. Il avait gagné en vigueur et… Faut être honnête, je ne disais pas non.
Lui aussi semblait surpris de sa performance. Il m'a bien pilonné en missionnaire, puis levrette, en cuillère avant de revenir en missionnaire. Il voulait visiblement pouvoir me regarder dans les yeux quand il allait jouir en moi. Il ne cessait de me regarder dans les yeux tout en souriant, je voyais de la sueur perler sur son visage. Il y allait de plus en plus fort. La saillie était de plus en plus puissante et rapide. Il allait bientôt tout lâcher et … c'est ce qu'il a fait. Il a continué à limer, alors qu'il se ramollissait, histoire de lâcher les dernières goutes puis il s'est retiré, a attrapé un coussin pour le placer sous mes fesses afin que son jus ne ressorte pas.
On était tous les deux essoufflés mais pour les bonnes raisons, allongés l'un à coté de l'autre. Lui comme moi on était d'accord : c'était bien meilleur. Cette période de jachère nous avait fait du bien (même si moi je m'amusais de temps en temps toute seule … et lui aussi surement à se taquiner popole). Il s'est tourné vers moi, m'a embrassé et m'a remercier de tenir mon engagement. Avec lui je savais qu'il était préférable de le faire. En plus … Bah disons le carrément, il commençait à me plaire comme ça. On a convenu, pour maximiser les chances de réussite de ne refaire ça qu'une fois par semaine.
Chaque Samedi, je passais chez lui et on remettait ça. Compte tenu de notre passif, il connaissait mon cycle. Il savait à peu près quand les anglais débarquaient et ça faisait cinq semaines qu'il n'y avait rien eu. C'est pour ça qu'après le sixième rendez-vous, juste après m'avoir sailli comme il savait si bien le faire désormais, il m'a tendu un test de grossesse. J'avais bien vu le retard que j'avais pris. J'ai pris le test, j'ai pissé sur l'embout, j'ai attendu et là j'ai vu deux barres. Quand je lui ai montré le résultat, il était fou de joie en criant un « Finaly ». Il m'a pris dans ses bras, m'a roulé une grosse pelle et m'a dit qu'il voulait que j'emménage chez lui jusqu'à l'accouchement. Ce que j'ai fait.
Ainsi, je me retrouvais enceinte. Je portais l'enfant de mon patron. Il avait fait de gros efforts, je me devais d'honorer ma part du marcher. Je le voyais tous les matins, courir sur son tapis, et le soir pousser de la fonte. Lui qui était un bourreau de travail, il avait entrepris d'aménager son emploi du temps et de déléguer beaucoup plus à ses collaborateurs, sachant qu'il allait devoir s'occuper de son bébé. Quand je le voyais faire des pompes, il était en sueur. Je dois dire que ça me faisait craquer.
Il semblait retrouver petit à petit la silhouette qui était la sienne autrefois. Il tenait sa parole, il faisait des efforts et ça se voyait. Il agissait comme si il ne voulait pas retrouver l'état dans lequel il était. Je savais que désormais, il n'allait pas retomber dans ses travers. Bon il mangeait toujours beaucoup, moins qu'avant certes, mais il éliminait. Il restait un grand amoureux de la bonne chair malgré tout. Durant toute la grossesse, mes sentiments pour lui étaient devenus clairs désormais : je l'aimais. Il ne me restait plus qu'à le lui faire comprendre.
Lors des échographies, il était à chaque fois avec moi. Il tentait de retenir ses larmes mais moi et le médecin, on les voyait et ça nous faisait sourire. Le jour où il a su que c'était un garçon, il a exulté de joie. C'était ce qu'il voulait. Quand on est rentré chez lui, il est resté aux petits soins avec moi. Le voir aussi attentionné a contribué à renforcer mes sentiments pour lui. J'ai mis du temps à trouver le meilleur moyen de lui faire comprendre. Juste après que j'ai rencontré mes parents biologiques, Il avait émis le souhait d'apprendre le français, surement pour tenter de se rapprocher plus de moi, et je lui ai donné des cours.
On s'est rendu compte qu'il avait encore des restes de l'école. Il fallait d'abord les faire ressortir. On a commencé durant les six mois de notre pari (à distance principalement) et on a approfondi ensuite durant ma grossesse. Les situations concrètes de la vie quotidienne pour pratiquer ne manquaient pas. A chaque fois qu'il parlait de son fils à venir il le nommait « Junior ». Au début, je pensais que c'était un nom de code, un surnom. Jusqu'à ce que je me rende compte qu'il voulait vraiment l'appeler « Wilford Goldman Junior ». Quand je le lui ai demandé, il m'a confirmé être sérieux. J'y ai vu l'occasion que je cherchais. Je lui ai dit, en français, qu'à sa place, j'aurais choisi le prénom de mon grand-père, Lucien dans mon cas. Il m'a alors répondu, en français dans le texte « C'est moi qui décide, mais c'est un joli nom ». A cela, j'ai rétorqué « Pas de problème, ce sera pour son petit frère ».
Suite à cela, il a marqué une pause en s'exprimant d'un « What ? » interrogatif, pensant avoir mal compris. Il m'a alors demandé « Tu veux dire, demi frère. Right ? ». Là je lui ai confirmé que c'était bien « Petit frère » que j'avais dit, même mère (moi) et même père (lui). Il a bien compris le message. Si j'envisageais de prévoir un autre gamin avec lui ça voulait dire que l'idée du couple avec lui était plus qu'envisagée. Il avait réussi, pas comme il l'avait voulu mais il était parvenu à faire en sorte que je finisse par tomber amoureuse de lui. On se fixait tous les deux, les yeux dans les yeux. La situation entre nous était désormais claire. Parfois, quand il voyait des amis et qu'il me présentait, il était fier de me nommer « My girl ». En gros sa copine. Mon ventre s'arrondissant et il était devenu difficile de nier nos rapports.
C'est d'ailleurs durant cette période, au début de ma grossesse que j'ai fait une chose que beaucoup auraient voulu faire : j'ai Giflé Donald Trump. On était à une soirée. C'était avant qu'il ne devienne président. A ce moment là mon ventre était encore assez plat pour qu'on ne devine rien. C'était une soirée « Républicaine » de collecte de fonds. On discutait avec des amis que je connaissais quand un type s'est pointé, sans gêne genre « Cassez-vous les nazes y a que moi qui compte ». Ce type tentait grossièrement de me séduire. Je refusais poliment et quand il a deviné que j'étais française, il s'est lancé sur les clichés habituels : la tour Eiffel, le moulin rouge, j'en passe et des meilleurs. Il commençait à insinuer que, comme toutes les françaises, je devais être une fille facile. Il m'a quand même mis la main au cul et c'est là que je lui ai mis une tarte, comme un reflex instinctif. C'est à ce moment là que wilford s'est pointé, l'a plaqué contre le mur en lui disant que si il osait encore me toucher, il le tuerait. Ce n'est que plus tard que je l'ai reconnu sur des spots de campagne. Oui J'ai giflé Rouquemoute et il avait l'air aussi orange et débile que maintenant.
Depuis le début de l'audience, mon père, depuis le box des accusés, n'arrêtait pas de me regarder en se demandant « mais qu'est-ce qu'elle fout ici celle là ? » Et bien il allait le savoir quand a été évoqué la grossesse d'Olga. Quand a été annoncée la présence de l'enfant dans cette salle, j'ai vu mon père se lever et chercher celui qui correspondait à la photo qu'on lui avait donné mais il fut étonné d'entendre qu'Olga avait accouché d'une fille et non d'un garçon. Son regard s'est alors arrêté sur moi et c'est quand j'ai retiré mes lunettes, que je l'ai fixé du regard et lui ais fait un coucou de la main avec un sourire qui disait « Toi t'es foutu », que je l'ai vu, avec ses lèvres, prononcer un « Ah la salope ». Quand ce fut à moi de témoigner, je ne m'en suis tenu qu'aux faits que j'avais vécu. Je n'étais qu'une femme à la recherche de ses origines et que j'avais été entrainé là dedans malgré moi. J'ai aussi dit que quand les flics m'avaient interrogé, J'ai répondu en toute sincérité.
Mon père était effondré de me voir et de savoir qu'un enregistrement avait été fait. C'est là qu'il m'a attaqué directement, le juge a voulu l'arrêter mais je lui ai demandé de ne rien faire. Je voulais l'affronter. Il semblait tellement sous pression qu'il m'a alors demandé si je n'avais pas honte de faire ça à « mon père » (et hop un aveu dans la poche et devant tout le monde en plus). Je l'ai alors remercié pour sa question devant son avocat qui faisait une gueule qui signifiait « mais qu'il est con de tout balancer ». Je lui ai dit que je l'avais fait pour moi. L'implication des flics c'était juste une coïncidence. Je ne faisais que défendre Olga et que, ayant vécu sans lui et n'ayant encore moins besoin de lui, son sort m'importait peu. Enfin j'ai fini par lui dire que le seul que je pouvais considérer comme mon père était celui qui m'avait adopté, et que lui, le gendarme donc, n'a jamais été qui que ce soit pour moi. Alors que j'allais repartir m'assoir, je lui ai dit « bonne chance avec tes futurs codétenus. Un flic en taule, ça sent la savonnette ». je suis reparti, non sans avoir donné à son avocat une enveloppe, un petit cadeau pour mon criminel de père, histoire qu'il sache ce qu'il s'était passé pour moi durant ces dernières années.
Et là vous allez me demander : C'est quoi ce petit cadeau ? Et bien c'était une photo avec un petit mot. Ça résumait ce que j'étais devenu. Et je vous vois venir : qu'est-ce que je suis devenu ? Patience. Je ne peux pas résumer les presque deux ans et demi qui se sont déroulés entre notre départ de Paris, après ma rencontre avec mes parents et l'audience au tribunal. Si ? Bon OK je me lance alors.
A notre retour au Texas, On a repris le boulot. Ça faisait du bien de reprendre ses marques. Wilford était tellement content de me revoir à mon top niveau, qu'il avait voulu m'inviter pour une semaine de détente à Aspen dans le Colorado où il a un chalet façon imitation suisse. On y est allé et on a passé une excellente semaine. Même en vacance, mon boulot c'est de faire le relai entre l'entreprise et le boss. Et durant ce séjour, On a appris la signature d'un gros contrat de partenariat. Du coup, Wilford avait prévu qu'on fête ça ensemble, au champagne … dans le jacuzi. Il fallait nous voir, tous les deux, nus parce qu'on venait de s'envoyer en l'air, avec chacun une flute de champagne en train de trinquer.
J'en étais à ma troisième flute et ça commençait à me tourner la tête. C'est là que Wilford m'a embrassé, tout en me plotant les seins, et m'a rappelé cette phrase que je lui avais dit, comme quoi je lui serais éternellement reconnaissante de m'aider pour ma mère biologique. Il m'a dit alors que, parce qu'il m'avait permis de prendre mon indépendance et m'avoir permis de rencontrer ma mère (et contribué à faire punir mon père en bonus), j'allais pouvoir lui rendre service. J'ai eu peur une seconde jusqu'à ce qu'il me dise qu'il avait bien compris que nous ne serions jamais un couple, notamment à cause de son poids. J'ai été rassurée mais je me demandais encore ce qu'il pouvait attendre de moi. Il s'est alors rapproché de moi pour me susurrer à l'oreille « [je veux devenir Père] ».
Cette demande m'avait choquée. Et après j'ai réfléchi et j'ai compris pourquoi il avait fait tout ça. Une des composantes de notre relation c'est le donnant-donnant, en plus de la confiance. C'était vrai qu'il avait fait beaucoup pour moi, en tout cas assez pour que ce soit équivalent à ses yeux pour une telle demande. Je l'avais déjà vu face à un collaborateur qui n'avait pas respecté un accord passé et il a un sacré don pour pourrir la vie des gens. Je ne voulais pas être ingrate mais … Un bébé ? Avec lui ? Ça me paraissait beaucoup. Il a bien compris que j'avais besoin de réfléchir et qu'on allait pouvoir en discuter.
Ce n'est qu'une semaine après notre retour à Houston qu'il a exigé une réponse. Je lui ai dit que ce serait sous condition. Cette semaine de réflexion m'avait permis d'élaborer une stratégie. Je lui ai alors dit que j'acceptais mais à condition qu'il perde du poids. Il semblait contrarié, me prenant pour une ingrate. Devançant alors sa demande, je lui ai alors expliqué pourquoi en évoquant la crise cardiaque qu'il avait faite et qui pouvait se reproduire n'importe quand. Ça l'a fait réfléchir et surtout j'ai évoqué le fait qu'un enfant ça court partout et qu'il allait falloir qu'il arrive à le suivre. J'ai aussi évoqué le harcèlement scolaire dont l'enfant pourrait faire l'objet à cause de son poids. « [Tu imagines les autres enfants qui l'appellerait baleine junior ?] » AI-je dit alors. Je savais que ça ne lui plairait pas mais ça restait vrai et justifié.
Je le regardais et il semblait réaliser que j'avais raison. Je n'avais qu'un but avec mon argumentaire, le faire renoncer. Comme il savait que nous ne serions jamais en couple, en tout cas dans ces conditions, il savait qu'il allait se retrouver père célibataire. Moi, avec mon passé, j'espérais ne pas avoir un enfant dont les parents seraient séparés. Les histoires de famille j'en avais suffisamment eu pour ne pas en rajouter. Quand il a évoqué le fait de perdre du poids, il m'a demandé combien il devait perdre. C'est là que s'est lancé un affrontement entre deux négociateurs de talent : moi et lui. Ça a été la foire d'empoigne. Je le savais malin et c'était réciproque. Notre négociation s'est finie dans une impasse. Quand on l'a réalisé, il m'a demandé de lui lancer un défi à relever.
Là, j'ai vu le piège. Un défi, avec lui, il fallait qu'il soit honoré. Je savais qu'il faisait un peu plus de 160 Kilos et semblait se stabiliser à ce poids. Je savais aussi que malgré ce qu'il me disait, il commandait à manger et cachette. J'avais accès à ses comptes. Je voyais tout et je doutais qu'il résisterait à la tentation. Je lui ai alors lancé le défi de perdre 50 Kg en six mois. S'il y arrivait, je m'engageais alors à accepter sa requête. Je l'ai vu, ses yeux brillaient devant ce défi mais son regard a changé quand je lui ai précisé que ça devait se faire sans chirurgie, que du sport et alimentation seine. Il était dégouté mais n'a pas résisté à la tentation d'accepter ce que je lui proposais.
Le lendemain, j'ai reçu des alertes sur son compte bancaire. Des achats avaient été fait pour de l'équipement de sport. Il y avait un vélo d'appartement, des poids et haltères, des cordes à sauter, un tapis de course, … Sur le moment j'ai pensé « Que d'argent gaspillé sérieusement ». Pour moi, il n'allait s'en servir que 15 jours et puis plus rien après. Je lui ai acheté une balance connectée. Pour un gros, ce genre d'appareil c'est l'ennemi. Donc évidement il n'en avait pas. Ainsi j'allais pouvoir suivre l'évolution de sa courbe de poids. Elle allait enregistrer les pesées et j'allais pouvoir les consulter à distance. On a alors décidé d'organiser une première pesée comme point de départ des six mois. Honnêtement, j'imaginais qu'elle allait afficher un truc du genre « Merci de ne pas monter à plusieurs » ou un truc du genre. Je sais c'est méchant mais il y avait une limite sur ce genre d'appareil. Résultat de la pesée : 358 livres, soit environ 162 Kg. Devant ce résultat je l'ai vu pleurer. Visiblement il prenait conscience de sa situation.
Durant le premier mois, il venait moins au bureau mais travaillait quand même de chez lui. C'est bien souvent là bas qu'on faisait nos cochonneries. Je le suçais, il me prenait, ça ne changeait pas. Je lui ai demandé s'il voulait boire à ma poitrine, Il hésitait. Il ne le faisait pas à chaque fois. J'ai remarqué une chose quand même : la peau de son ventre gonflé. Avant, au toucher, ça avait la consistance d'un ballon de baudruche. La peau était tendue. Après les premières semaines, j'avais bien remarqué que ça devenait plus flasque. De plus, je voyais bien que son cou s'affinait. Il perdait un peu de poids mais je savais que ça n'allait pas durer.
Comme je l'avais deviné, après un mois durant lequel il avait perdu 10 kg, je ne voyais plus beaucoup d'évolution. Je consultais ses comptes et je voyais des commandes de Pizza et de Burger. « Qu'est-ce que j'avais dit ? » me suis-je dit quand j'ai vu ça. Mes sentiments étaient partagés. D'un coté j'étais triste pour lui car son rêve n'allait pas se réaliser, en tout cas pas en six mois et pas grâce à notre pari si la tendance se confirmait. D'un autre, j'étais contente car il avait pris conscience de sa situation et il avait commencé à perdre un peu de poids. Lui fallait-il ça pour qu'il se décide enfin à maigrir ? Peut-être. Après cinq semaines, il a émis le souhait de restreindre au minimum vital ses apparitions au bureau. En plus pour nos galipettes, il semblait vouloir réduire aussi. J'avais trouvé ça étrange car la baise, c'est un effort physique, ça dépense des calories. Dans sa situation c'était bon à prendre. Quand je venais le voir pour notre rendez-vous hebdomadaire, je le voyais courir sur son tapis de courses à allure réduite. Je lui faisais un bilan de ce qu'il se passait, on discutait, Bref tous ces trucs du bureau.
Je le voyais dans sa « tenue de sport » … mon dieu, il ne fallait pas le prendre en photo car c'était ridicule. Il avait un genre de pantalon en Licra complètement tendu (combien de fois j'ai cru qu'il allait se fendre par la raie du cul ou lui péter à la gueule), un genre de veste jogging un bandeau sur la tête et le tout en couleur flashy fluo. Il avait l'air un peu ridicule mais au moins il se bougeait plus qu'avant. Après tout ça, il arrêtait de courir et venait s'assoir sur son fauteuil. D'un geste de la main il m'invita entre ses cuisses. Curieusement son pantalon semblait avoir une ouverture devant. C'est par là qu'il faisait sortir son engin. Je posai mes affaires, J'y allais, je le suçais mais curieusement il ne semblait plus vouloir que je lui malaxe la bedaine. Il maintenait mes mains sur ses cuisses. Ensuite au gré de son humeur parfois, il voulait me prendre. Pour ça, il me plaquait à plat ventre sur son bureau, jambes écartés. Bref c'était une levrette vite faite. Et ça, ça ne se produisait plus qu'une fois toutes les deux ou trois semaines.
C'est clair que durant ces six mois, la fréquence de nos rapports avait considérablement baissé. J'y étais habitué moi. Du coup j'ai utilisé des jouets. Souvent le soir je me faisais du bien les yeux fermés en pensant à lui mais dans sa version maigre et athlétique. Enfin bref. Son poids n'augmentait pas mais il ne baissait que de très peu. « On pourra en décider d'ici deux ou trois ans quand il aura suffisamment maigri » Me suis-je dit en me basant sur sa courbe de poids. Toutefois je ne pouvais pas imaginer ce que j'allais découvrir à trois semaines de l'échéance de notre pari.
A ce moment là, j'avais été averti d'un grave problème avec le gérant d'une mine d'or dans le nord du Canada. J'étais parvenu à gérer cette affaire moi-même jusqu'à présent mais il me fallait la signature manuscrite du big boss en personne pour entériner le tout. Depuis qu'il avait décidé de passer le plus clair de son temps chez lui, il m'avait bien dit qu'il ne fallait pas venir à l'improviste, qu'il fallait prévoir un rendez-vous. Je n'en avais pas mais je savais qu'il comprendrait. J'ai essayé de l'appeler mais il ne décrochait pas. J'ai alors pris ma voiture et je me suis rendu chez lui. Au cas où il n'aurait pas aimé, je n'avais qu'à lui faire une petite douceur buccale et tout aurait été pardonné.
J'avais la clé donc je n'avais aucun problème pour entrer. Par contre, j'ai été surprise d'entendre de la musique. Intriguée car ça semblait fort et venir de l'étage, je suis monté mais je ne me suis pas annoncé. Alors que j'étais dans l'escalier, j'entendais une autre voix, celle d'un autre homme. L'escalier débouchait sur une grande salle faisant office de salon numéro 2 avec vu vers l'arrière de la maison. Du coup, il ne m'avait pas vu arriver. Il nous était arrivé de faire pas mal de galipette dans cette pièce. C'était aussi là qu'il avait entassé tout son matériel de sport. Je suis monté sans faire de bruit et, dès que mes yeux ont dépassé le niveau du sol, j'ai eu un choc. Je voyais deux hommes, l'un était un culturiste latino qui encourageait et dirigeait l'autre. Le deuxième, et ça j'ai failli ne pas en croire mes yeux. Je voyais un autre homme torse nu, avec de la peau distendue partout, en train de faire des pompes sur la musique de Paul Stanley, Live to win (musique utilisé dans l'épisode southpark spécial Warcraft si ça peut aider).
« Non mais c'est une blague » me suis-je dit sur le moment. Je le reconnaissais à peine. J'ai mis du temps avant de comprendre que c'était Wilford qui se tenait devant moi. Je le voyais, dégoulinant de sueur, faire des pompes et sans difficultés. Avant aussi il n'aurait eu aucune difficulté mais uniquement parce que son ventre touchait le sol et le soutenait. Apres une vingtaine de pompes à deux bras, je le voyais en faire autant mais sur un bras sur la musique « I need a hero » de Bonnie Tyler, puis autant sur l'autre bras, tout ça sur la musique de Eye of the tiger du film Rocky. Pendant ce temps celui qui était visiblement son coach l'encourageai alors que plusieurs chansons de Warrior, se succédaient. Je suis redescendu sans faire de bruit pour réaliser ce que je venais de voir.
« Non mais ce n'est pas possible. Ce n'est pas vrai. Dites moi que je rêve … Aïe, non je ne rêve pas » me suis-je dit en me pinçant. Wilford avait fondu et il semblait avoir perdu bien plus que les presque vingt kilos que montrait sa courbe de poids. J'ai alors rejoint la salle de bain pour me passer de l'eau sur le visage quand j'ai vu un détail sur une étagère : Il y avait deux balances. J'ai examiné la première, c'était celle que je lui avais donnée. J'y voyais les chiffres que je voyais quand je branchais ma tablette dessus. Pour la deuxième, comme elle était identique à l'autre, j'ai procédé de la même façon. J'ai branché ma tablette dessus et là, j'ai failli tourner de l'œil. J'y voyais une courbe de poids qui montrait qu'à la pesée d'hier, il en était à 49 kilos en moins. Il lui restait trois semaines pour perdre un seul kilo. Autant dire que pour lui c'était gagné mais moi ça me foutait les ch'tons.
Je lui avais lancé ce défi en étant certaine qu'il n'y arriverait jamais. Je n'avais absolument pas prévu de tomber enceinte. Je suis alors ressorti discrètement pour retourner à ma voiture. Je suis monté dedans, je l'ai déplacé pour qu'elle soit à l'abri des regards. J'y suis resté plusieurs minutes à me demander comment j'allais faire quand j'ai réalisé la raison pour la quelle j'étais venu : la signature. J'ai rappelé et cette fois il a répondu. Quand je lui ai dit que j'étais en chemin pour la signature d'un contrat important, je l'ai senti un peu paniqué. J'ai attendu dans ma voiture un peu plus que le temps qu'il me fallait pour faire le trajet avant de faire semblant d'arriver et de sonner.
Quand il m'a ouvert la porte, il était toujours dans sa tenue de sport style ensemble de Jogging. Je voyais son gros ventre, il était là. « Bon sang mais ce n'est pas le même homme que j'ai vu ? ils sont deux ? C'est pas possible » Me suis-je dit. J'ai sorti le document à signer, il l'a fait et, en voulant l'embrasser, j'ai posé mes mains sur sa bedaine. Elle m'a paru bizarre comme de la mousse. Au moment de repartir j'ai bien vu qu'il guettait mon départ depuis le 1ere étage. J'ai démarré mais c'était pour m'arrêter une fois à l'abri des regards. J'ai alors pris ma tablette et je me suis connecté sur les caméras de surveillances de sa maison. Depuis sa crise cardiaque, j'avais accès à sa vidéo surveillance au cas où il ferait de nouveau un malaise. C'est là que je l'ai vu retirer une espèce de prothèse simulant un corps obèse. Ça semblait s'enfiler comme un Pull. Ça m'avait fait penser à ce que Robin Williams mettait pour devenir Mrs Dougtfire dans le film du même nom. J'ai arrêté de regarder ayant tout compris. Pour endormir ma vigilance, ce gros malin se faisait passer encore pour gros. Pour fausser les pesées, il suffisait de monter sur la balance avec des poids. Ainsi, pensant gagner notre défi, je ne me méfierai pas. Devant l'évidence, j'ai reconnu ma défaite et malgré tout je restais admirative de cet exploit qu'il était parvenu à accomplir.
Pendant les trois semaines qui restaient, je consultais par internet, les vidéos de Wilford faisant son sport. Je le comparais à sa silhouette quand il était jeune et il semblait redevenu le beau gosse qu'il fut, le charme de la quarantaine en plus. Du coup, une histoire avec lui commençait à devenir envisageable. Ça, je ne l'aurais jamais imaginé avant. Me considérant déjà perdante, j'ai contacté le fabricant de la pilule que je prenais (celle qui provoquait des montées de lait en même temps). Ils m'ont fourni la référence de la version non contraceptive. J'en ai de suite commandé tout un stock.
Avant, alors qu'il ressemblait à Mobydick, jamais je n'aurais envisagé une relation avec lui. Ce n'était pas de la grossophobie (peut-être un peu inconsciemment mais pas seulement). En fait j'avais surtout peur qu'il nous refasse une crise comme la dernière fois ou pire et que je me retrouve seule avec le môme alors que je n'en voulais pas (en tout cas pas dans ces conditions). Maintenant qu'il était nettement plus svelte et en bien meilleure forme, je commençais à changer d'avis.
Je n'ai rien dit jusqu'à l'échéance de notre pari. Quand la date est arrivée, je me suis rendu chez lui, on a procédé à la pesée : 145 kg. Je savais qu'il me réservait une surprise. Il a joué le déçu de service, je l'ai rassuré et là il m'a dit « [Ah mais je sais ce sont les vêtements qui font ça. Et puis j'ai oublié de vider mes poches] ». Il a ouvert sa tenue, me laissant entrevoir sa « prothèse grossissante » qu'il avait visiblement lestée pour la pesée. Il l'a retirée pour se retrouver devant moi en caleçon. Là je jouais la surprise. Il est alors monté sur la balance et le résultat s'est affiché : 109 Kg. Il avait perdu 53 Kg en six mois, contrat rempli. C'est là qu'il m'a demandé : « [alors ? C'est qui le patron ?] » En bombant le torse. Je jouais la stupéfaction mais pas suffisamment bien. Il avait deviné que je savais avant.
On s'est assis sur le canapé. Tout d'abord je l'ai félicité parce que je ne le croyais absolument pas capable de le faire. Lui, et ça je ne m'y attendais pas, m'a remercié. Il m'a remercié de lui avoir donné un défi suffisamment motivant pour que ça le pousse à y arriver. Il a aussi ajouté que, sans l'aide d'un coach, il n'y serait probablement jamais parvenu. Pour lui ça a été très dur au début. Plusieurs fois il a été à la limite de l'abandon. Ce qui l'a fait tenir c'est la perspective de tenir un nourrisson dans ses bras. Il m'a aussi dit que tous ces efforts lui avaient redonné le gout de l'effort qu'il avait connu alors qu'il était un grand sportif au lycée. Ce gout qu'il avait perdu à l'époque de sa grande déprime suite au décès de ses parents, quand il s'est réfugié dans la bouffe pour combler son chagrin.
Il s'est approché de moi pour m'embrasser, ce qu'on a fait, mais alors que je posais ma main sur lui, je suis tombé sur sa peau qui pendait. Pas du tout sexy. C'est là qu'il m'a posé la question qui tue « [Alors ? On le fait quand ce bébé ? Tu n'as pas oublié ta part du marcher quand même ?] ». Bon bah j'allais devoir m'exécuter mais je lui ai dit qu'il allait devoir retirer toute cette peau qui pendait. Visiblement c'était déjà prévu. Quand on s'est pointé au cabinet du chirurgien, il l'a félicité pour sa transformation. Cette opération n'a été qu'une formalité. Mais il lui a fallu plusieurs semaines pour être pleinement rétabli. Bien évidement ses cicatrices sont restées visibles et ne disparaitrons probablement jamais complètement mais pour lui c'était des blessures de guerre, sa guerre qu'il avait gagné contre l'obésité.
Je l'ai questionné sur les commandes de bouffe que je voyais sur son compte. Comme je l'avais supposé, tout ça, comme sa fausse silhouette, c'était pour la surprise. Il savait que je surveillais. Il m'a alors dit que toute cette bouffe commandée n'était pas livrée chez lui mais à une association d'aide au nécessiteux et aux sans abris, autant que ça serve.
Son retour officiel à son bureau a été comique. L'hôtesse d'accueil ne l'a pas reconnu et le vigile à l'entrée du bâtiment non plus. Il a failli se faire refouler à l'entrée. Ils ont fini par le reconnaitre mais ils étaient tout autant étonnés que moi, quand ils ont découvert sa nouvelle silhouette. Plus loin dans les bureaux, D'autres personnes, le voyant prendre un café à la machine, lui ont demandé si il cherchait quelqu'un … avant, pour la plupart, de se rendre compte de qui ils avaient en face d'eux. On s'est enfermé dans son bureau pour travailler. J'avais commandé un buffet et des boissons à un traiteur du coin pour fêter l'événement avec tout l'étage administratif. Il fut applaudi par tout le monde. Cette journée se passa bien jusqu'au soir. Je savais que c'était CE soir là où il allait tenter de concevoir son enfant que je lui avais promis. J'étais aussi nerveuse que lui.
Il m'avait demandé de venir chez lui. Il m'attendait dans sa chambre. Je lui avais dit que, d'après mon cycle et pour augmenter les chances de succès, C'était la meilleure date. Moi j'avais prévu une nuisette sexy, je m'étais faite belle et j'avais préparé un show. Avant qu'il ne maigrisse, je n'aurais pas fait tout ça. Là, … bah il commençait à me plaire. On se connaissait déjà bien et avec sa nouvelle condition physique, je savais que ça pouvait le faire. Alors autant faire en sorte que ça se passe au mieux.
Il était dans le lit en position semi assise, avec un drap qui le recouvrait jusqu'au nombril. C'est là que j'ai mis une musique de striptease et que je suis arrivé. Je lui ai fait un show qui s'est fini quand je suis monté sur le lit façon chatte en chaleur. Je me suis allongé à coté de lui, il m'a embrassé et on s'est caressé. Ça faisait bizarre, il y avait moins de masse. Alors oui, avant c'était moelleux mais il y avait vraiment trop de graisse. Là c'était nickel. Le seul avantage que je trouvais à son gros ventre c'était que je pouvais dormir dessus comme sur un gros coussin et encore. Il m'est arrivé de tomber à coté, voir même du lit.
On a continué à se rouler des pelles jusqu'à ce qu'il m'ordonne de le sucer avec un « Suck » directif et sec. J'ai outrepassé sa demande en me mettant en position pour un 69 et même là c'était meilleur. Avant, son ventre nous gênait. Bien souvent c'était chacun son tour car je n'étais pas assez grande pour placer ma bouche sur son entrejambe et, en même temps, mon entrejambe sur la sienne. On était la plupart du temps obligé d'alterner. Là, sans cette masse superflue qu'était son ventre, allongée sur lui, chacun pouvait s'occuper de l'autre en même temps. Enfin là, vu l'enjeu, C'était surtout lui qui s'occupait de moi. Il ne fallait pas que je le fasse jouir avant … Enfin bon, vous avez compris.
C'est donc après m'avoir fait jouir avec sa bouche que je me suis allongée sur le dos les cuisses écartées. Il est venu sur moi et, juste avant de s'y mettre, il m'a demandé « No pill ? » pour s'assurer que j'avais arrêté la pilule, Je lui ai confirmé et il a commencé. Sans sa graisse abdominale, j'avais l'impression qu'il pouvait aller plus loin en moi. Il tapait dans le fond. C'était comme si la perte de ses centimètres de tour de taille lui avait permis d'en gagner au bout de la queue. C'était bon, il y allait plus vite, plus fort, plus profondément et surtout plus longtemps. Fini la petite affaire pliée en deux minutes. Là, il ne s'essoufflait plus aussi vite et on pouvait alterner de position plutôt que de ne se contenter que d'une parce qu'il allait être complètement essoufflé. Il avait gagné en vigueur et… Faut être honnête, je ne disais pas non.
Lui aussi semblait surpris de sa performance. Il m'a bien pilonné en missionnaire, puis levrette, en cuillère avant de revenir en missionnaire. Il voulait visiblement pouvoir me regarder dans les yeux quand il allait jouir en moi. Il ne cessait de me regarder dans les yeux tout en souriant, je voyais de la sueur perler sur son visage. Il y allait de plus en plus fort. La saillie était de plus en plus puissante et rapide. Il allait bientôt tout lâcher et … c'est ce qu'il a fait. Il a continué à limer, alors qu'il se ramollissait, histoire de lâcher les dernières goutes puis il s'est retiré, a attrapé un coussin pour le placer sous mes fesses afin que son jus ne ressorte pas.
On était tous les deux essoufflés mais pour les bonnes raisons, allongés l'un à coté de l'autre. Lui comme moi on était d'accord : c'était bien meilleur. Cette période de jachère nous avait fait du bien (même si moi je m'amusais de temps en temps toute seule … et lui aussi surement à se taquiner popole). Il s'est tourné vers moi, m'a embrassé et m'a remercier de tenir mon engagement. Avec lui je savais qu'il était préférable de le faire. En plus … Bah disons le carrément, il commençait à me plaire comme ça. On a convenu, pour maximiser les chances de réussite de ne refaire ça qu'une fois par semaine.
Chaque Samedi, je passais chez lui et on remettait ça. Compte tenu de notre passif, il connaissait mon cycle. Il savait à peu près quand les anglais débarquaient et ça faisait cinq semaines qu'il n'y avait rien eu. C'est pour ça qu'après le sixième rendez-vous, juste après m'avoir sailli comme il savait si bien le faire désormais, il m'a tendu un test de grossesse. J'avais bien vu le retard que j'avais pris. J'ai pris le test, j'ai pissé sur l'embout, j'ai attendu et là j'ai vu deux barres. Quand je lui ai montré le résultat, il était fou de joie en criant un « Finaly ». Il m'a pris dans ses bras, m'a roulé une grosse pelle et m'a dit qu'il voulait que j'emménage chez lui jusqu'à l'accouchement. Ce que j'ai fait.
Ainsi, je me retrouvais enceinte. Je portais l'enfant de mon patron. Il avait fait de gros efforts, je me devais d'honorer ma part du marcher. Je le voyais tous les matins, courir sur son tapis, et le soir pousser de la fonte. Lui qui était un bourreau de travail, il avait entrepris d'aménager son emploi du temps et de déléguer beaucoup plus à ses collaborateurs, sachant qu'il allait devoir s'occuper de son bébé. Quand je le voyais faire des pompes, il était en sueur. Je dois dire que ça me faisait craquer.
Il semblait retrouver petit à petit la silhouette qui était la sienne autrefois. Il tenait sa parole, il faisait des efforts et ça se voyait. Il agissait comme si il ne voulait pas retrouver l'état dans lequel il était. Je savais que désormais, il n'allait pas retomber dans ses travers. Bon il mangeait toujours beaucoup, moins qu'avant certes, mais il éliminait. Il restait un grand amoureux de la bonne chair malgré tout. Durant toute la grossesse, mes sentiments pour lui étaient devenus clairs désormais : je l'aimais. Il ne me restait plus qu'à le lui faire comprendre.
Lors des échographies, il était à chaque fois avec moi. Il tentait de retenir ses larmes mais moi et le médecin, on les voyait et ça nous faisait sourire. Le jour où il a su que c'était un garçon, il a exulté de joie. C'était ce qu'il voulait. Quand on est rentré chez lui, il est resté aux petits soins avec moi. Le voir aussi attentionné a contribué à renforcer mes sentiments pour lui. J'ai mis du temps à trouver le meilleur moyen de lui faire comprendre. Juste après que j'ai rencontré mes parents biologiques, Il avait émis le souhait d'apprendre le français, surement pour tenter de se rapprocher plus de moi, et je lui ai donné des cours.
On s'est rendu compte qu'il avait encore des restes de l'école. Il fallait d'abord les faire ressortir. On a commencé durant les six mois de notre pari (à distance principalement) et on a approfondi ensuite durant ma grossesse. Les situations concrètes de la vie quotidienne pour pratiquer ne manquaient pas. A chaque fois qu'il parlait de son fils à venir il le nommait « Junior ». Au début, je pensais que c'était un nom de code, un surnom. Jusqu'à ce que je me rende compte qu'il voulait vraiment l'appeler « Wilford Goldman Junior ». Quand je le lui ai demandé, il m'a confirmé être sérieux. J'y ai vu l'occasion que je cherchais. Je lui ai dit, en français, qu'à sa place, j'aurais choisi le prénom de mon grand-père, Lucien dans mon cas. Il m'a alors répondu, en français dans le texte « C'est moi qui décide, mais c'est un joli nom ». A cela, j'ai rétorqué « Pas de problème, ce sera pour son petit frère ».
Suite à cela, il a marqué une pause en s'exprimant d'un « What ? » interrogatif, pensant avoir mal compris. Il m'a alors demandé « Tu veux dire, demi frère. Right ? ». Là je lui ai confirmé que c'était bien « Petit frère » que j'avais dit, même mère (moi) et même père (lui). Il a bien compris le message. Si j'envisageais de prévoir un autre gamin avec lui ça voulait dire que l'idée du couple avec lui était plus qu'envisagée. Il avait réussi, pas comme il l'avait voulu mais il était parvenu à faire en sorte que je finisse par tomber amoureuse de lui. On se fixait tous les deux, les yeux dans les yeux. La situation entre nous était désormais claire. Parfois, quand il voyait des amis et qu'il me présentait, il était fier de me nommer « My girl ». En gros sa copine. Mon ventre s'arrondissant et il était devenu difficile de nier nos rapports.
C'est d'ailleurs durant cette période, au début de ma grossesse que j'ai fait une chose que beaucoup auraient voulu faire : j'ai Giflé Donald Trump. On était à une soirée. C'était avant qu'il ne devienne président. A ce moment là mon ventre était encore assez plat pour qu'on ne devine rien. C'était une soirée « Républicaine » de collecte de fonds. On discutait avec des amis que je connaissais quand un type s'est pointé, sans gêne genre « Cassez-vous les nazes y a que moi qui compte ». Ce type tentait grossièrement de me séduire. Je refusais poliment et quand il a deviné que j'étais française, il s'est lancé sur les clichés habituels : la tour Eiffel, le moulin rouge, j'en passe et des meilleurs. Il commençait à insinuer que, comme toutes les françaises, je devais être une fille facile. Il m'a quand même mis la main au cul et c'est là que je lui ai mis une tarte, comme un reflex instinctif. C'est à ce moment là que wilford s'est pointé, l'a plaqué contre le mur en lui disant que si il osait encore me toucher, il le tuerait. Ce n'est que plus tard que je l'ai reconnu sur des spots de campagne. Oui J'ai giflé Rouquemoute et il avait l'air aussi orange et débile que maintenant.
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