Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Infiltrée : Deep Blue — Chapitre 9
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Infiltrée : Deep Blue
Chapitre 9
C'est quoi que j'entends ? Tuuuuhhht… Tuuuuhhht... On dirait un appareil d'hôpital, et cette odeur... Oui, c'est ça, je suis dans un hôpital. Du coup, je ne suis pas morte ? Je tente d'ouvrir les yeux, mes paupières sont lourdes. J'ai l'impression de ne pas pouvoir bouger. J'ai des bandages aux mains, j'en sens sur mon visage, des tuyaux sont reliés à mon bras gauche.
Il y a autre chose : une respiration à côté de moi, ou plutôt un ronflement ? Oh, c'est le capitaine qui est en train de dormir sur une chaise. Je tente de parler, mais mes mots n'arrivent pas à sortir de ma bouche. Je me force.
— Cap.. t'aine.
Oui, il ouvre les yeux. Il se penche sur moi et me prend la main.
— Enfin réveillée. Ne vous inquiétez pas Anna, tout va bien.
— J'ai… dormi longtemps ?
— Sept jours. Vous avez eu de la chance. À une minute près, si les secours n'avaient pas été là…
— Une minute ?... Ça va, il y avait de la marge.
— J'ai… dormi longtemps ?
— Sept jours. Vous avez eu de la chance. À une minute près, si les secours n'avaient pas été là…
— Une minute ?... Ça va, il y avait de la marge.
Il sourit et me fait un bisou sur la joue. Puis, il prend un air sombre, sérieux.
— Vous étiez morte, Anna... Ils ont eu extrêmement de mal à vous réanimer... Vous étiez morte...
— ... Désolée de vous avoir fait de la peine. J'aurais préféré ne pas l'être.
— ... Désolée de vous avoir fait de la peine. J'aurais préféré ne pas l'être.
À nouveau, il m'embrasse et me dit doucement :
— Vos parents sont là aussi et votre ami Nico. Je vais aller les prévenir, ils étaient très inquiets.
— Ok.
— Juste… vos parents croient que c'est un accident de voiture et que vous êtes toujours actrice. Je pense… ça leur ferait trop peur de connaître la vérité.
— Oui. Par honneur à votre grade : merci commandant.
— Capitaine en fait. J'ai été rétrogradé avec suspension d'un mois sans solde pour avoir libéré une certaine personne que la hiérarchie estimait dangereuse. J'ai juste suivi mon instinct. Et sans lui...
— Cool… Commandant c'est de la merde de toute façon.
— Bon, on aura le temps de discuter de plein de choses plus tard. J'appelle vos parents.
— Vos parents sont là aussi et votre ami Nico. Je vais aller les prévenir, ils étaient très inquiets.
— Ok.
— Juste… vos parents croient que c'est un accident de voiture et que vous êtes toujours actrice. Je pense… ça leur ferait trop peur de connaître la vérité.
— Oui. Par honneur à votre grade : merci commandant.
— Capitaine en fait. J'ai été rétrogradé avec suspension d'un mois sans solde pour avoir libéré une certaine personne que la hiérarchie estimait dangereuse. J'ai juste suivi mon instinct. Et sans lui...
— Cool… Commandant c'est de la merde de toute façon.
— Bon, on aura le temps de discuter de plein de choses plus tard. J'appelle vos parents.
Les jours défilent et je dois toujours rester clouée à mon lit d'hôpital. Il parait que c'est plus que de la chance que j'ai eue, car c'est une balle en titane qui m'a traversée le bide, qui a arraché des bouts de moi de l'intérieur. Et aussi, je suis enfin passée lieutenant. Cette demande qui traînait depuis quelques mois a été validée. Il faut juste que je signe l'avenant, mais je n'arrive déjà pas à aller pisser toute seule, encore moins à plier les doigts.
Et tous les jours, on vient me voir, m'apporter de petits cadeaux, discuter, me faire des bisous. Il y a mes collègues flics, plus gentils que jamais. Ils m'ont offert une décoration : j'ai le record de tout le commissariat du nombre de cadavres que je traîne derrière moi. Je ne sais pas si je dois en être fière, mais le cadeau me fait plaisir.
Il y a mes amis acteurs, actrices, réalisateurs… qui sont passés aussi. Pour eux, ma raison d'être à l'hôpital est la seconde thèse : l'accident. D'ailleurs, on en parle dans la presse spécialisée : « Grave accident de voiture de la star montante du porno » avec même de fausses photos. Par contre, pas cool certains commentaires : « Elle devait conduire avec un vibro en marche dans sa chatte », « C'est une pute shootée de toute façon, qu'elle crève »…
— Oh, la vache ! C'est sympa comme endroit. Je vais revenir plus souvent.
— … Polo, je te connais, qu'est-ce que tu as fait ?
— Rien du tout.
— T'as la braguette ouverte et tu sens le sexe.
— Je te jure, Anna, c'est pas ma faute. Je parlais juste avec deux infirmières souriantes et je leur ai raconté mon métier d'acteur… C'est elles qui ont proposé, pas moi.
— Et t'as pas dit non…
— Pourquoi j'aurais fait ça ? De sacrées salopes tout de même, et qui ne jouaient pas la comédie. Tu veux que je te raconte ?
— Non merci.
— Vraiment ? Allez, si, je te raconte.
— … Polo, je te connais, qu'est-ce que tu as fait ?
— Rien du tout.
— T'as la braguette ouverte et tu sens le sexe.
— Je te jure, Anna, c'est pas ma faute. Je parlais juste avec deux infirmières souriantes et je leur ai raconté mon métier d'acteur… C'est elles qui ont proposé, pas moi.
— Et t'as pas dit non…
— Pourquoi j'aurais fait ça ? De sacrées salopes tout de même, et qui ne jouaient pas la comédie. Tu veux que je te raconte ?
— Non merci.
— Vraiment ? Allez, si, je te raconte.
Polo n'a été que le premier d'une liste plus importante d'acteurs obligés, par certaines femmes du corps médical, à prouver qu'ils ont de bonnes connaissances en anatomie. Les pauvres hommes... Pauvre de moi, surtout, qui en connais ensuite tous les détails. Je ne vois plus du tout la petite infirmière joufflue qui s'occupe de moi de la même façon qu'avant : je me demande à chaque fois si elle n'a pas la chatte remplie de sperme de l'un de mes copains. Et très souvent, son haleine ne laisse aucun doute de là où elle a eu leur semence.
Les jours passent et ma santé va de mieux en mieux malgré cette bouffe horrible. Je commence à arriver à marcher sans béquilles, un peu du moins. Les boursouflures sur mon visage disparaissent comme les hématomes sur le reste de mon corps.
Alors que ma mère m'aide à faire quelques pas dans ma chambre et que mon père est à regarder son téléphone en s'énervant sur chaque mauvaise critique me concernant, une personne débarque d'un coup. Je suis tellement contente de la voir. Elle me prend dans les bras :
— Ma plus belle, tu m'as tant manquée. J'ai eu si peur… Je te fais pas mal, j'espère.
— Non, ça va. Mais appuie un peu moins fort tout de même.
— Oh, pardon. Je suis vraiment désolée de ne pas avoir pu venir plus tôt. J'étais bloquée sur un tournage en Thaïlande… T'aurais vu les paysages de fou… magnifiques.
— Papa, maman, je vous présente ma grande amie Baby Love.
— Iiiiihhhhh voici donc les fameux Lydie et Henri ? Trop heureuse de faire enfin votre connaissance en vrai. On se tutoie, ok ?
— Ma plus belle, tu m'as tant manquée. J'ai eu si peur… Je te fais pas mal, j'espère.
— Non, ça va. Mais appuie un peu moins fort tout de même.
— Oh, pardon. Je suis vraiment désolée de ne pas avoir pu venir plus tôt. J'étais bloquée sur un tournage en Thaïlande… T'aurais vu les paysages de fou… magnifiques.
— Papa, maman, je vous présente ma grande amie Baby Love.
— Iiiiihhhhh voici donc les fameux Lydie et Henri ? Trop heureuse de faire enfin votre connaissance en vrai. On se tutoie, ok ?
Elle prend ma mère dans ses bras comme si elles se connaissaient depuis toujours. Mon père ne bouge pas, les yeux grands ouverts, la bouche tout autant, à mater cette bombe dans une petite robe courte au décolleté monstrueux. Ma mère lui dit :
— Et tu sais quoi ? Tu es notre actrice préférée… après Anna, évidemment.
— Oh, c'est trop gentil de me dire ça.
— Et tu sais quoi ? Tu es notre actrice préférée… après Anna, évidemment.
— Oh, c'est trop gentil de me dire ça.
Je rêve ? Elle roule une pelle à ma mère ? Et elle se laisse faire ?... Maman, merde, on est dans un hôpital là, enlève tes mains des fesses de mon amie… Enfin, elle se retire et lui dit :
— Tu embrasses drôlement bien.
— Merci beaucoup. Je sais aussi très bien m'occuper des…
— Hummmmm ! interromps-je.
— Tu embrasses drôlement bien.
— Merci beaucoup. Je sais aussi très bien m'occuper des…
— Hummmmm ! interromps-je.
Baby va vers mon père, se penche pour faire de même. J'hallucine, j'ai besoin de m'asseoir. Ma mère se baisse un peu, regarde sous la petite robe… Ben, vas-y, te gêne pas surtout… Et elle me fait des signes absolument pas discrets pour me dire qu'elle ne porte pas de culotte. Ben oui, je m'en serais doutée, la connaissant...
Après cet échange de salive bien dégoûtant, elle se relève ; mon père est rouge en matant un de ses seins qui est sorti de sa robe. Et elle, tout naturellement, le remet en place en faisant :
— Oups, ça m'arrive tout le temps.
— Oups, ça m'arrive tout le temps.
Je vis la pire journée de ma vie… à un trou dans le ventre près. J'ai la gorge sèche.
— Quelqu'un peut aller me chercher de l'eau ? La carafe est vide.
Mon père se dévoue gentiment. Baby le suit :
— Je t'accompagne, Henry, on pourra papoter en même temps.
— Je t'accompagne, Henry, on pourra papoter en même temps.
Vision d'horreur lorsqu'il se lève : il bande, ça se voit à travers son pantalon. Je ferme les yeux, c'est plus que préférable. Et je reste seule avec ma mère qui me parle de plein de trucs, comme d'habitude en fait. Je n'écoute pas tout, j'avoue. Je m'allonge sur le lit ; je commence à être fatiguée. Et à un moment :
— Ils mettent du temps pour revenir. Tu ne veux pas aller voir ce qu'ils font ?
— Ne t'inquiète pas. Le distributeur de l'étage ne fonctionne pas. Ils doivent en chercher un autre, je suppose.
— Ils mettent du temps pour revenir. Tu ne veux pas aller voir ce qu'ils font ?
— Ne t'inquiète pas. Le distributeur de l'étage ne fonctionne pas. Ils doivent en chercher un autre, je suppose.
Enfin, les voilà. Mes parents me disent au revoir, ils sont attendus pour une soirée dont je ne veux absolument pas savoir avec qui et ce qu'il s'y passera. Je bois une gorgée directement à la bouteille. Baby Love doit me quitter aussi :
— Je repasse demain, promis. J'ai un shooting photo dans une heure.
— Pas de soucis.
— Je t'aime, ma belle.
— Moi aussi, je t'aime. Trop contente d'avoir pu te voir.
— Je repasse demain, promis. J'ai un shooting photo dans une heure.
— Pas de soucis.
— Je t'aime, ma belle.
— Moi aussi, je t'aime. Trop contente d'avoir pu te voir.
Elle m'embrasse, glissant sa langue entre mes lèvres tendrement. Tiens ? Elle a la saveur de sperme. Je goûte mieux… Mmmhhhh, oui, c'est bien ça, je ne me suis pas trompée. Et je comprends seulement alors qu'elle me fait un sourire de chipie… Aaaaaahhhhhh beurk ! C'est celui de mon père… Je suis dégoûtée à vie là ! Je bois, je bois, je bois pour faire passer. J'ai presque envie de vomir. Mais quelle salope ! Elle l'a fait exprès. Comment je peux être amie avec elle ?
Elle me promet un bon cunnilingus pour se faire pardonner… Ok... Mais pas maintenant, je n'en ai vraiment pas envie. Zéro envie de sexe depuis que cette balle m'a transpercée.
~~ oooOOooo ~~
C'est le jour du grand départ, le jour où je vais enfin rentrer chez moi. Je n'en pouvais plus de rester à l'hôpital. Trop de semaines à voir ces mêmes putains de murs toute la journée, à ne rien avoir à faire à part regarder la télé, papoter avec les amis… papoter avec ma mère. J'ai encore les jambes tremblotantes pour marcher, mais ça va bien mieux.
Le capitaine et Nico sont là, mais leur visite n'était pas prévue au départ, remplaçant alors mes parents pour m'accompagner. Je demande au capitaine :
— Vous avez repris du service alors ?
— Oui, depuis peu. Il s'est passé des choses en mon absence.
— Des graves ?
— Tout dépend du point de vue.
— C'est-à-dire ? On a trouvé des choses chez Antonio ? J'ai pas pensé à vous le demander avant.
— Oui, énormément. Mais, je ne sais pas quoi, j'étais en arrêt à ce moment-là.
— Ben, suffit de regarder dans le dossier, non ?
— Il n'y en a plus. Tout a été récupéré.
— Hein ? Par la DGSI ?
— A priori, non. Ce n'est pas la sécurité intérieure, qui était très intéressée mais est arrivée trop tard. Tout avait déjà disparu. Mais, je n'ai pas eu le droit d'en savoir plus ; je ne suis que simple capitaine, après tout. Il y a autre chose, Anna, qui vous concerne directement.
— Vous avez repris du service alors ?
— Oui, depuis peu. Il s'est passé des choses en mon absence.
— Des graves ?
— Tout dépend du point de vue.
— C'est-à-dire ? On a trouvé des choses chez Antonio ? J'ai pas pensé à vous le demander avant.
— Oui, énormément. Mais, je ne sais pas quoi, j'étais en arrêt à ce moment-là.
— Ben, suffit de regarder dans le dossier, non ?
— Il n'y en a plus. Tout a été récupéré.
— Hein ? Par la DGSI ?
— A priori, non. Ce n'est pas la sécurité intérieure, qui était très intéressée mais est arrivée trop tard. Tout avait déjà disparu. Mais, je n'ai pas eu le droit d'en savoir plus ; je ne suis que simple capitaine, après tout. Il y a autre chose, Anna, qui vous concerne directement.
Tout en disant cela, il regarde Nico qui m'aide à m'asseoir dans la voiture :
— Pour moi, c'est une excellente chose.
— En parlant d'excellentes choses justement, le docteur pense que je vais pouvoir reprendre du service dans six semaines. Peut-être même moins si je me rétablis plus vite que prévu. C'est cool, non ?
— Tu parles de quel service ?
— Ben, flic. C'est mon job à ma connaissance.
— Pour moi, c'est une excellente chose.
— En parlant d'excellentes choses justement, le docteur pense que je vais pouvoir reprendre du service dans six semaines. Peut-être même moins si je me rétablis plus vite que prévu. C'est cool, non ?
— Tu parles de quel service ?
— Ben, flic. C'est mon job à ma connaissance.
Un silence. Je le sens mal là. J'ose demander :
— Je suis virée de la police ?
— Non… mais…
— Je suis virée de la police ?
— Non… mais…
Encore un silence. Ils entrent dans la voiture. Nico conduit et enfin les langues se délient. Le capitaine me dit :
— Vous avez les félicitations du ministre de l'Intérieur.
— Oh cool, je vais avoir une nouvelle médaille ?
— Non… c'est de façon purement officieuse.
— Aaah ? J'aurais tout de même la prime de 200 euros pour service exceptionnel ?
— Mon remplaçant, durant mon arrêt, n'en a pas fait la demande.
— … Quel con. Et ? Pourquoi officieuse ?
— Votre photo serait publiée dans le journal officiel et… il ne tient pas à ce que s'ébruite qu'un agent de ses forces de police soit également l'une des personnes les plus en vogue du moment du milieu du porno.
— Ah oui. Je comprends. Faut juste laisser passer quelques mois et on m'aura oubliée.
— Vous avez les félicitations du ministre de l'Intérieur.
— Oh cool, je vais avoir une nouvelle médaille ?
— Non… c'est de façon purement officieuse.
— Aaah ? J'aurais tout de même la prime de 200 euros pour service exceptionnel ?
— Mon remplaçant, durant mon arrêt, n'en a pas fait la demande.
— … Quel con. Et ? Pourquoi officieuse ?
— Votre photo serait publiée dans le journal officiel et… il ne tient pas à ce que s'ébruite qu'un agent de ses forces de police soit également l'une des personnes les plus en vogue du moment du milieu du porno.
— Ah oui. Je comprends. Faut juste laisser passer quelques mois et on m'aura oubliée.
À nouveau, un silence pesant. Je commence à m'impatienter. Nico ouvre la bouche :
— Tu sais que tu as signé un contrat avec moi. Et dans le contrat, il y a différentes clauses d'exclusivité et de temps à travailler pour la boite de prod et tout le bordel.
— Ben oui, mais on s'en fout. C'était pas pour de vrai puisque je suis flic… J'ai pas raison ?
— Eh ben non, c'est pour de vrai. Si ça ne tenait qu'à moi, je déchirerais ce bout de papier. Mais, la production n'est pas de cet avis. Certains connaissent ta double identité. Je te jure que je ne leur ai rien dit. Mais ils ont fait pression sur des personnes politiques très bien placées pour que ce contrat aille jusqu'à son terme, sinon, ce sera rendu public.
— … Ah merde. Ils peuvent faire pression comme ça ?
— Les campagnes électorales coûtent cher et beaucoup de candidats ont besoin de financement. Le porno, ça rapporte, ça permet d'aider… Je ne rentrerai pas dans les détails. Autre point, durant toute ta convalescence, le contrat est suspendu. C'est l'une des clauses écrites.
— En gros, je vais refaire du porno lorsque je serai en état ?
— En résumé, oui. Mais, je reste ton agent jusqu'au bout, et ton ami par-dessus tout.
— Bon, ok… Mais, j'avais vraiment envie d'arrêter.
— Tu sais que tu as signé un contrat avec moi. Et dans le contrat, il y a différentes clauses d'exclusivité et de temps à travailler pour la boite de prod et tout le bordel.
— Ben oui, mais on s'en fout. C'était pas pour de vrai puisque je suis flic… J'ai pas raison ?
— Eh ben non, c'est pour de vrai. Si ça ne tenait qu'à moi, je déchirerais ce bout de papier. Mais, la production n'est pas de cet avis. Certains connaissent ta double identité. Je te jure que je ne leur ai rien dit. Mais ils ont fait pression sur des personnes politiques très bien placées pour que ce contrat aille jusqu'à son terme, sinon, ce sera rendu public.
— … Ah merde. Ils peuvent faire pression comme ça ?
— Les campagnes électorales coûtent cher et beaucoup de candidats ont besoin de financement. Le porno, ça rapporte, ça permet d'aider… Je ne rentrerai pas dans les détails. Autre point, durant toute ta convalescence, le contrat est suspendu. C'est l'une des clauses écrites.
— En gros, je vais refaire du porno lorsque je serai en état ?
— En résumé, oui. Mais, je reste ton agent jusqu'au bout, et ton ami par-dessus tout.
— Bon, ok… Mais, j'avais vraiment envie d'arrêter.
Je pensais que tout ceci était fini. Cela reste tout de même moins pire que de se faire percer le ventre par une balle. Pour l'instant, ma libido reste au point mort, mais peut-être qu'elle reviendra rapidement.
Le capitaine ajoute, et là, ce n'est plus drôle du tout :
— Je ne sais pas comment l'annoncer avec les formes, alors je vais aller droit au but : vous êtes suspendue jusqu'à ce que ce contrat soit terminé.
— Quoi ? Mais quelle bande d'enfoirés de fils de pute ! C'est sérieux ça ?
— Malheureusement, oui.
— Je ne sais pas comment l'annoncer avec les formes, alors je vais aller droit au but : vous êtes suspendue jusqu'à ce que ce contrat soit terminé.
— Quoi ? Mais quelle bande d'enfoirés de fils de pute ! C'est sérieux ça ?
— Malheureusement, oui.
Nous échangeons sur le sujet. Je réfléchis… encore un peu… voilà, c'est bon. J'impose donc des conditions :
— Ok, par contre, tout le fric que j'ai gagné durement en écartant bien les jambes et qui a été récupéré par l'État, on me le rend au centime près. Parce que pour le moment, je ne vais plus gagner un rond. D'autre part, je tiens à avoir une indemnité significative de… Nico ? C'est toi qui es fort avec les chiffres. Tu demanderais combien ?
— À vue de nez, vu le préjudice, au moins un salaire brut annuel, non imposable, évidemment.
— Donc, je veux une indemnité de 27 000 euros pour préjudice… Arrondissons à 30 000. Ok, capitaine ?
— Ok, par contre, tout le fric que j'ai gagné durement en écartant bien les jambes et qui a été récupéré par l'État, on me le rend au centime près. Parce que pour le moment, je ne vais plus gagner un rond. D'autre part, je tiens à avoir une indemnité significative de… Nico ? C'est toi qui es fort avec les chiffres. Tu demanderais combien ?
— À vue de nez, vu le préjudice, au moins un salaire brut annuel, non imposable, évidemment.
— Donc, je veux une indemnité de 27 000 euros pour préjudice… Arrondissons à 30 000. Ok, capitaine ?
Nico se tourne vers moi :
— C'est tout ce que tu gagnes ?
— Ben… oui… Je bossais pas pour l'argent, en fait.
— Oui, mais, enfin, c'est limite du bénévolat à ce stade. Et tu payes en plus des impôts dessus ?
— Regarde la route, toi ! Le feu est passé au vert !
— C'est tout ce que tu gagnes ?
— Ben… oui… Je bossais pas pour l'argent, en fait.
— Oui, mais, enfin, c'est limite du bénévolat à ce stade. Et tu payes en plus des impôts dessus ?
— Regarde la route, toi ! Le feu est passé au vert !
Le capitaine reprend :
— Je pense qu'aucune des revendications ne sera acceptée. Ce genre d'indemnité dans la fonction publique, ce serait du jamais vu. Et pour le reste, il s'agissait d'une mission et donc toute rémunération parallèle…
— J'ai un moyen de pression, capitaine : je parle de tout à la presse. Tant pis si je me fais virer de la police, même si j'adore ce job, mais vu comme on me traite... Et j'ai une seconde famille maintenant. En plus, ça me fera une pub monstrueuse pour ma nouvelle carrière et peut-être même que j'écrirais des livres qui seront vendus dans le monde entier et on en fera des films.
— Hey hey hey. Je pense que ça peut fonctionner. Je m'occupe du dossier. Ne soyez pas trop pressée tout de même ; l'administration n'a jamais été d'une rapidité extrême.
— Nan, sans blague ?… J'avais jamais remarqué.
— Je pense qu'aucune des revendications ne sera acceptée. Ce genre d'indemnité dans la fonction publique, ce serait du jamais vu. Et pour le reste, il s'agissait d'une mission et donc toute rémunération parallèle…
— J'ai un moyen de pression, capitaine : je parle de tout à la presse. Tant pis si je me fais virer de la police, même si j'adore ce job, mais vu comme on me traite... Et j'ai une seconde famille maintenant. En plus, ça me fera une pub monstrueuse pour ma nouvelle carrière et peut-être même que j'écrirais des livres qui seront vendus dans le monde entier et on en fera des films.
— Hey hey hey. Je pense que ça peut fonctionner. Je m'occupe du dossier. Ne soyez pas trop pressée tout de même ; l'administration n'a jamais été d'une rapidité extrême.
— Nan, sans blague ?… J'avais jamais remarqué.
Nico ajoute :
— Cher capitaine, je vais demander à des amis avocats de vous aider dans votre démarche, et à mes frais. Ils sont très compétents et sauront comment accélérer les choses.
— Avec plaisir. Merci pour le coup de main, monsieur Nico. Elle le mérite.
— Juste Nico. Et ce sera avec plaisir. Oui, elle le mérite grandement. Anna, la prod a mis en vente ton appart, mais je l'ai racheté. Tu ne seras pas à la rue.
— T'es génial. Qu'est-ce que je te dois ?
— Beaucoup. Un sourire sera amplement suffisant.
— Cher capitaine, je vais demander à des amis avocats de vous aider dans votre démarche, et à mes frais. Ils sont très compétents et sauront comment accélérer les choses.
— Avec plaisir. Merci pour le coup de main, monsieur Nico. Elle le mérite.
— Juste Nico. Et ce sera avec plaisir. Oui, elle le mérite grandement. Anna, la prod a mis en vente ton appart, mais je l'ai racheté. Tu ne seras pas à la rue.
— T'es génial. Qu'est-ce que je te dois ?
— Beaucoup. Un sourire sera amplement suffisant.
~~ oooOOooo ~~
On arrive à mon appartement, le beau duplex si chaleureux que j'ai failli perdre. Il me manquait et, en plus, le ménage y a été fait. Nico et le capitaine ne veulent pas rester. Dommage, j'aurais préféré ne pas passer la soirée seule. J'ai peur d'être seule, d'avoir à nouveau ces cauchemars de ma mort, me réveillant en pleine nuit, me faisant appuyer sur le bouton d'urgence pour qu'une personne vienne me voir. Mais là, il n'y a plus de bouton d'urgence.
En partant, Nico me dit, en me faisant un clin d'œil que je ne comprends pas :
— Bonne soirée, ma jolie.
— Super… j'espère qu'il y a un truc de bien à la télé.
— Bonne soirée, ma jolie.
— Super… j'espère qu'il y a un truc de bien à la télé.
Je referme la porte derrière eux ; je verrouille tout ce que je peux. Je suis seule sans personne autour de moi. Je tente de ne pas y penser, sinon je vais avoir peur. Je vais voir s'il y a quelque chose à manger dans le frigo. J'entends le bois de l'escalier qui mène à la chambre crisser. Je me retourne d'un coup. Mes jambes fragiles se mettent à flageoler :
— Kev…
— Bonsoir Anna.
— Kev…
— Bonsoir Anna.
Il s'approche, se colle à moi, me caresse le visage ; je fais de même sur le sien comme si nous essayions de nous redécouvrir. Nos lèvres s'appellent ; nos langues s'attirent et se mêlent. Ce baiser est le plus délicieux de tous ceux que j'ai pu connaitre.
— J'ai envie de toi, mais je ne sais pas si je pourrai.
— J'ai envie de toi, et tu m'arrêteras si ça ne va pas.
— J'ai envie de toi, et tu m'arrêteras si ça ne va pas.
Il me prend dans ses bras et me porte, descend ces escaliers qui amènent à la chambre, puis me pose doucement sur le lit. Il me déshabille tendrement. Je le déshabille lentement, observant chaque atome de sa peau.
Il dépose ses lèvres sur ma cicatrice du ventre encore sensible, sur celle du dos qui l'est tout autant. Je lèche la sienne légèrement, comme si ces marques nous liaient davantage, comme si elles étaient liées. Son corps, pendant les prochaines heures, est le mien ; mon corps tout entier lui appartient.
Il me pénètre avec délicatesse, tendrement, me baisant en même temps les lèvres. J'ai un peu mal, mais j'ai besoin qu'il me possède. J'enroule mes bras autour de son dos pour qu'il ne me quitte pas. Je me détends, les sensations agréables arrivent progressivement.
Et puis on tourne ; je grimpe sur lui, m'empale sur sa queue qui me manquait si souvent. Je bouge des hanches, il suce la pointe de mes seins. Mais, je commence déjà à fatiguer alors que je voudrais que cela dure une éternité. Avec un petit ton humoristique, je lui sors :
— Je t'ai connu plus rapide.
— Je t'ai connue plus avenante.
— Il va se passer quoi après ? Tu vas aller où ? Tu n'as plus de patron du coup.
— Lui aussi était une mission. Je ne peux pas t'en dire plus, malheureusement.
— Tu as tellement de secrets.
— Tu n'en as aucun pour moi.
— Alors, ça fait une bonne moyenne. Me diras-tu un jour ton vrai nom ?
— Oui, peut-être un jour.
— Ça me va. J'attendrai.
— Je t'ai connu plus rapide.
— Je t'ai connue plus avenante.
— Il va se passer quoi après ? Tu vas aller où ? Tu n'as plus de patron du coup.
— Lui aussi était une mission. Je ne peux pas t'en dire plus, malheureusement.
— Tu as tellement de secrets.
— Tu n'en as aucun pour moi.
— Alors, ça fait une bonne moyenne. Me diras-tu un jour ton vrai nom ?
— Oui, peut-être un jour.
— Ça me va. J'attendrai.
Je tente encore un peu d'onduler mes hanches, mais :
— Je suis désolée, je n'y arrive plus. Tu veux bien qu'on se remette en missionnaire et que tu finisses rapidement ?
— Je suis désolée, je n'y arrive plus. Tu veux bien qu'on se remette en missionnaire et que tu finisses rapidement ?
À nouveau, cela devient douloureux. Tant pis, ce n'est pas grave : je veux sentir sa semence me chauffer les entrailles. Et enfin, mon vœu est exaucé. Il m'embrasse encore, je n'arrive plus à participer à cet échange. Je me sens à la fois bien et à la fois mal. Je me sens m'endormir sans pouvoir résister.
Un souffle chaud sur mes lèvres, un dernier baiser léger alors que je m'endors. Une caresse sur mon visage ; un son tel un murmure à mon oreille :
— Tu es très jolie, Anna.
— Tu es très jolie, Anna.
Un rêve ? Un vieux souvenir plutôt…
— Tu es très jolie, Anna.
— Tu veux être mon amoureux ? J'ai quatre ans. Et toi ?
— Cinq, je crois. Je peux t'embrasser ?
— Oui. Mais j'ai la bouche plein de sang. Ça te gêne pas ?
— Pas grave. Hey, c'est marrant, t'as une dent en moins. T'auras pas mal si on fait un bisou ?
— Ben non.
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Commentaires ()
C’est une très bonne suite qui donne vraiment envie de découvrir le troisième volet des aventures d’Anna.
J’y vais de ce pas d’ailleurs :)
Désolé que tu ne puisses bouffer toute la suite en une seule fois, elle n'est qu'en courant de parution 😁
Hey hey hey, ouais, j'ai bien aimé la partie fonction publique moi aussi, @"Lukecarneby2" . C'est super réaliste, non ? 😁
Bon... faut qu'on fasse intervenir l'équipe Scoubidou pour démêler toute cette histoire. SCOUBIDOUBIDOUHHOUUU 😂. Ah non, on me dit dans l'oreille que l'inspecteur gadget prend l'affaire en main. Ouf, sauvé 😑
Alors comme ça, Kev serait un ancien camarade de classe... un amoureux de cour de récré... ? ;)
Suspens...
Bravo Coco ! Une fin de saison parfaitement ficelée (et j'aime bien ce qui est ficelé ;)).
Merci pour ton commentaire. Désolé, mais il n'y a pas de shibari là dedans 🤔
Sinon, c'est moi ou dans ce dernier chapitre le sexe est plus suggéré que montré ?
Oui, il est plus suggéré, mais Anna n'était pas trop en état pour participer à une partouze... Est-ce gênant ? 🤔
Ce qui est bien c'est que ça donne envie de connaitre la suite, et ça, c'est bien... 😁
Les parents : les meilleurs persos, lol ! Nico est très sympa. Le Capitaine bien entendu aussi. Kev toujours aussi mystérieux.
Vivement le tome 3. As-tu une date de prévu ?
Tu reverras tout le monde dans la suite qui arrive lundi pour le premier chapitre. Le dernier tombera le 20/09. Et on verra plus Baby aussi.
Non ça ce n'est pas trop immoral😉
Je parlais plutôt du baiser de Baby au goût du sperme paternel , par exemple 🤣🤣
Plein d' humour , une pointe d'immoralité qui m'a fait beaucoup rire .
De la tendresse avec les retrouvailles d'Anna et Kev
Et la fin dans l'évocation de ce rêve/souvenir en forme d'un petit cliffhanger qui me rend impatiente de découvrir la troisième saison ,est tout simplement géniale .
Bravo mon coco ......:D
Tu parlais bien de ça ?
Merci pour ton super commentaire. Dans 3 jours pour le début de la fin 😘
Merci, @Iznogood. Oui, suivant les chapitres, c'est du sexe "soft", voir presque rien 😁.
On se retrouve pour l'ombre et la lumière du coup ? Dans trois jours pour le premier chapitre. 😉
Merci pour ton commentaire très apprécié.
Un vrai plaisir que vous lire