Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le sauvetage de Laura — Chapitre 6
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le sauvetage de Laura
Chapitre 6
Ma nouvelle vie
Un choc monstrueux dans mon dos me propulse, hurlant de douleur, par-dessus la tranchée. D'instinct je me roule en boule et mon corps désarticulé percute celui de Manuel l'entrainant dans ma chute au fond du fossé, bientôt suivis de la plaque de fonte qui tenait lieu de passerelle. J'ai une ultime pensée pour Laura avant de sombrer dans le néant.
Toulouse, un nombre indéterminé de jours plus tard.
Je me réveille au fond d'un couloir, je ne sais pas où. Je gis couché dans une flaque nauséabonde. Je suis seul, j'ai peur, j'ai mal et je suis transi de froid. Comment se fait-il que personne ne s'occupe de moi ? Je beugle pour qu'on vienne me secourir ou du moins j'essaye mais mes oreilles n'entendent qu'un vague grondement. Je suis ou bien sourd ou bien muet à moins que ce soit cette chose qui déforme mes lèvres , me remplit la bouche et me donne envie de vomir. Il faut que je me retienne sinon je vais me vomir dessus car je suis incapable de bouger ; trop lourd et ,sans doute, attaché.
Toulouse, un nombre indéterminé de jours plus tard.
Je me réveille au fond d'un couloir, je ne sais pas où. Je gis couché dans une flaque nauséabonde. Je suis seul, j'ai peur, j'ai mal et je suis transi de froid. Comment se fait-il que personne ne s'occupe de moi ? Je beugle pour qu'on vienne me secourir ou du moins j'essaye mais mes oreilles n'entendent qu'un vague grondement. Je suis ou bien sourd ou bien muet à moins que ce soit cette chose qui déforme mes lèvres , me remplit la bouche et me donne envie de vomir. Il faut que je me retienne sinon je vais me vomir dessus car je suis incapable de bouger ; trop lourd et ,sans doute, attaché.
A l'autre extrémité du couloir une certaine agitation règne. des gens sont en train de discuter. Deux d'entre eux, un homme et une femme se détachent du groupe et viennent vers moi. L'homme tient sa compagne par la main. Elle a une robe verte très courte et très moulante. On dirait la danseuse de Manuel mais elle ressemble à Sophie. L'homme porte un masque chirurgical mais je reconnais tout de même Manuel. Il me regarde en ricanant.
— Tu croyais t'en tirer ? hé bien c'est raté ! Je te poursuivrai jusqu'au bout du monde !
Je voudrais bien lui répondre comme la première fois qu'il ne me fait pas peur mais je suis terrifié et de toute façon je ne peux ni parler ni bouger.
Ils disparaissent tous les deux puis, sortie de nulle part, une jeune femme en tenue d'infirmière apparaît. Elle est très jolie et j'ai vaguement l'impression de l'avoir déjà vue. Elle me regarde affectueusement pose une main fraiche sur mon front, me sourit rassurée et disparaît à son tour.
Elle réapparaît quelques minutes plus tard, mais elle n'est pas seule. Elle accompagne un homme qui me soumet à un examen avant de lui parler à voix basse l'air plutôt satisfait puis de disparaître.
Il est remplacé par Laura qui a le visage ravagé par les larmes. La jolie brune la prend dans ses bras pour la rassurer et lui fait un bisou.
Ils disparaissent tous les deux puis, sortie de nulle part, une jeune femme en tenue d'infirmière apparaît. Elle est très jolie et j'ai vaguement l'impression de l'avoir déjà vue. Elle me regarde affectueusement pose une main fraiche sur mon front, me sourit rassurée et disparaît à son tour.
Elle réapparaît quelques minutes plus tard, mais elle n'est pas seule. Elle accompagne un homme qui me soumet à un examen avant de lui parler à voix basse l'air plutôt satisfait puis de disparaître.
Il est remplacé par Laura qui a le visage ravagé par les larmes. La jolie brune la prend dans ses bras pour la rassurer et lui fait un bisou.
— Il ne va plus tarder, maintenant. Tu as l'air crevée. Tu devrais t'asseoir.
S'asseoir ? Mais où ? Elle ne va pas s'asseoir par terre tout de même ! Mais elle va s'asseoir sur une chaise que je n'avais pas remarquée et j'en suis tellement surpris que je me réveille vraiment ( enfin, c'est peut être un hasard). Je ne suis pas par terre au fond d'un couloir et dans une flaque nauséabonde mais dans une chambre d'hôpital et sur un lit d'hôpital avec tout ce que cela implique en terme d'agréments et de désagréments.
Pour l'instant, je remarque surtout les désagréments. Je suis enfermé dans des plâtres et des pansements nombreux et variés qui me couvrent entièrement depuis le cou jusqu'aux chevilles. Seuls dépassent ma tête et mes deux bras. Une bonne dizaine de tuyaux se chargent de m'aider à respirer à me nourrir à subir transfusions, prise de tension, rythme cardiaque et tout ce qui faut pour évacuer. Bizarre, tout de même, ce costume de bonhomme de neige !
Comme ces dames sont occupées à papoter, elle ne se sont pas rendues compte que je m'étais réveillé. Si j'en crois mon état, elles ont quelques excuses car ça doit faire des jours que je suis comme ça. Mais ça n'est pas une raison pour m'oublier aussi je fais la seule chose dont je suis capable : Je grogne. Evidemment, ça ne doit pas faire partie des bruits émis par un patient dans le coma car elles s'interrompent brusquement pour me regarder.
Laura pousse un cri de joie et fond de nouveau en larmes. Elle se précipite vers moi et me saisit la main droite qu'elle couvre de baisers tandis que l'infirmière contacte son patron pour le prévenir que je me suis réveillé. Je suis un peu perdu mais je n'ai pas l'impression d'être mentalement diminué et j'arrive à remuer mes bras,… enfin le droit car le gauche est immobilisé à cause de plusieurs perfusions dans le pli du coude et sur le dos de la main. Ce qui me gène le plus, c'est ma bouche car je ne peux ni embrasser Laura, ni même simplement lui sourire avec tous ces tuyaux. Alors, je me contente de lui caresser le visage avec ma main droite car c'est la seule partie de mon corps dont j'ai encore la maîtrise. Je ne peux même pas lui demander comment elle va alors j'essaye de me composer un air interrogateur ; mais avec la bouche encombrée par la tuyauterie ça ne doit pas être très clair.
C'est l'infirmière qui débloque la situation en tendant à Laura une ardoise magique et le stylet qui va avec.
— Tiens ! Je t'ai ramené ça de chez mes parents. Tu sais comment on s'en sert ?
— Oui ! On écrit avec le stylet et on efface avec la tirette..
— Pour l'instant, c'est moi qui vais me charger de la tenir pendant que ton chéri écrit dessus et de te le lire ensuite. Toi, tu t'occupes des réponses et des bisous.
— Oui ! On écrit avec le stylet et on efface avec la tirette..
— Pour l'instant, c'est moi qui vais me charger de la tenir pendant que ton chéri écrit dessus et de te le lire ensuite. Toi, tu t'occupes des réponses et des bisous.
Je suis un peu surpris par l'attitude de la jolie brune. Elle se comporte plus comme une amie intime que comme une infirmière ; mais Laura a l'air de trouver ça normal. En tout cas ça a l'air de lui faire du bien. La jeune femme trouve rapidement la bonne distance et la bonne orientation de l'ardoise magique pour que je puisse voir ce que j'écris et que ça ne soit pas un infâme gribouillis à moitié illisible. J'ai décidé de poser des questions courtes avec des lettres majuscules et des raccourcis que les deux puissent comprendre facilement. D'abord le plus important pour moi :
— ‘'TOI ?''
— Pour moi, tout va bien, mon amour. Manuel n'a pas eu le temps de m'asperger d'acide et le flacon est tombé avec lui dans le fossé.
— ‘'MOI ?''
— Pour moi, tout va bien, mon amour. Manuel n'a pas eu le temps de m'asperger d'acide et le flacon est tombé avec lui dans le fossé.
— ‘'MOI ?''
Là, c'est l'infirmière qui répond.
— Le docteur va passer te… vous voir. Il va vous donner tous les détails.
J'aimerais bien en savoir plus mais je comprends ses réticences. Ce n'est pas son rôle de fournir des informations médicales à un patient. De toute façon j'en saurai plus dès que le docteur passera.
— ‘'LE CON ?''
— Il a reçu des projections d'acide au visage mais le plus grave c'est sa colonne vertébrale. La moelle épinière à été atteinte et il aura des séquelles irréversibles . Il ne pourra sans doute plus se servir de ses jambes.
— ‘'LES FLICS ?''
— Tout va bien de ce côté-là ! Il y avait une agence bancaire juste en face et une caméra de surveillance a tout enregistré. On voit bien Manuel arriver en courant et en brandissant son flacon d'acide, toi qui lui cours après et l'autobus qui te percute. Tu est rentré dans Manuel la tête la première et ton crane est apparemment plus dur que sa colonne vertébrale. Par contre, tu as reçu sur les jambes la plaque de fonte qui servait de passerelle et ça les a sacrément abimées.
— ‘'PARENTS ?''
— Comme ils habitent un peu loin, ils ne peuvent pas venir tous les jours, mais ils téléphonent tous les jours pour prendre des nouvelles. Moi, je travaille en horaires décalés : J'arrive au bureau tôt le matin ce qui me permet de passer tous les soirs. Le weekend je suis là tout l'après-midi. Le mercredi aussi mais je suis obligée de piocher dans mes RTT et congés payés.
— Il a reçu des projections d'acide au visage mais le plus grave c'est sa colonne vertébrale. La moelle épinière à été atteinte et il aura des séquelles irréversibles . Il ne pourra sans doute plus se servir de ses jambes.
— ‘'LES FLICS ?''
— Tout va bien de ce côté-là ! Il y avait une agence bancaire juste en face et une caméra de surveillance a tout enregistré. On voit bien Manuel arriver en courant et en brandissant son flacon d'acide, toi qui lui cours après et l'autobus qui te percute. Tu est rentré dans Manuel la tête la première et ton crane est apparemment plus dur que sa colonne vertébrale. Par contre, tu as reçu sur les jambes la plaque de fonte qui servait de passerelle et ça les a sacrément abimées.
— ‘'PARENTS ?''
— Comme ils habitent un peu loin, ils ne peuvent pas venir tous les jours, mais ils téléphonent tous les jours pour prendre des nouvelles. Moi, je travaille en horaires décalés : J'arrive au bureau tôt le matin ce qui me permet de passer tous les soirs. Le weekend je suis là tout l'après-midi. Le mercredi aussi mais je suis obligée de piocher dans mes RTT et congés payés.
L'infirmière se croit obligée de préciser :
— Comme tu étais en coma artificiel, il n'y avait pas grand-chose à dire sur ton état et sur son évolution mais Laura s'efforce toujours de dire à tes parents quelque chose de rassurant. Tu sais, ta petit femme est quelqu'un de très courageux. Tu as de la chance d'être tombé sur elle.
Elle réalise alors qu'elle s'est mise à me tutoyer, devient rouge comme une pivoine et regarde Laura d'un air penaud. Cette dernière la rassure d'un grand sourire et d'une petite caresse sur la main puis me précise :
— Adélaïde est une copine de fac. On faisait partie du même groupe d'amis et on s'est toujours très bien entendues. Nos liens se sont un peu distendus car Manuel ne l'appréciait pas et c'était réciproque. Elle faisait des études d'infirmière et a été embauchée dans la clinique chirurgicale dans laquelle tu as été hospitalisé. Quand elle a su que tu étais mon chéri, elle s'est tout de suite arrangée pour pouvoir s'occuper de toi. Ça sera plus simple qu'elle te tutoie au lieu d'essayer de te vouvoyer et de se tromper régulièrement. Enfin, c'est toi qui vois.
C'est tout vu ! Je fais signe avec la main que je veux répondre et quand Adélaïde me présente l'ardoise magique je dessine un emoj qui fait un grand sourire suivi d'un point d'exclamation. Quand elle récupère l'ardoise magique et qu'elle voit mon dessin, Adélaïde devient encore plus rouge mais elle est sauvée par le gong, en l'occurrence par l'arrivée d'un médecin accompagné d'une femme d'un certain âge à l'air plutôt sévère qui doit probablement être l'infirmière en chef. Cette irruption permet à Adélaïde de se reculer discrètement à l'autre bout de la pièce. Si elle pouvait traverser le mur devant lequel elle s'est collée, je crois qu'elle n'hésiterait pas. C'est manifestement une timide. Elle m'avait déjà donné une impression de déjà-vu mais depuis que je l'observe et que j'observe la relation que Laura et elle semblent partager, j'ai aussi le sentiment qu'elle va avoir de l'importance dans ma vie.
Pendant que le chirurgien vient vers moi et commence à m'examiner l'infirmière en chef demande à Laura de sortir de la chambre et d'attendre dehors.
— Ne vous en faites pas. Vous pourrez revenir quand le docteur Pérez fera part de ses conclusions à votre compagnon. Adélaïde, vous restez. L'ardoise magique va nous rendre service et c'est vous qui la manipulerez.
Là-dessus, le chirurgien se met à examiner toutes les parties accessibles de mon corps ce qui, d'ailleurs ne fait pas beaucoup. Il se concentre sur mes orteils dont le bon fonctionnement et la sensibilité semblent avoir une grande importance et sur mes yeux en me posant des questions idiotes du genre ‘'combien vous voyez de doigts ?'' ou ‘'Et là, ça vous chatouille ?''. Pour les chatouilles, je n'ai pas eu besoin de l'ardoise magique pour répondre car mon pied a répondu pour moi, suivi de ma gorge car en le remuant frénétiquement je me suis fait un mal de chien. SADIQUE !
Quand il en a terminé avec les examens, Laura est autorisée à revenir et il commence d'un air jovial.
Quand il en a terminé avec les examens, Laura est autorisée à revenir et il commence d'un air jovial.
— Eh bien, tout ça se présente très bien !
Et là il nous fait la liste de tout ce que j'ai et ça ne me donne pas du tout l'impression que tout va bien. Question de point de vue, sans doute.
Il y a d'abord, en commençant par le bas, les deux jambes cassées ; ça c'est, paraît-il, la plaque de fonte que j'ai entrainée dans ma chute. Ensuite il y a la fracture du bassin ; ça, c'est l'autobus qui m'a asséné un monstrueux coup de pied au cul. Enfin, moins grave mais à surveiller : Si mon crâne a bien résisté au choc avec la colonne vertébrale de Manuel, je me suis tout de même déplacé une vertèbre cervicale, d'où la minerve car même si la vertèbre a repris sa place initiale, il va me rester une fragilité. Et puis, il y a mon cerveau qui a quand même pris une bonne châtaigne et qu'il a fallu laisser se reposer en me plongeant dans le coma artificiel pendant quinze jours.
Il y a d'abord, en commençant par le bas, les deux jambes cassées ; ça c'est, paraît-il, la plaque de fonte que j'ai entrainée dans ma chute. Ensuite il y a la fracture du bassin ; ça, c'est l'autobus qui m'a asséné un monstrueux coup de pied au cul. Enfin, moins grave mais à surveiller : Si mon crâne a bien résisté au choc avec la colonne vertébrale de Manuel, je me suis tout de même déplacé une vertèbre cervicale, d'où la minerve car même si la vertèbre a repris sa place initiale, il va me rester une fragilité. Et puis, il y a mon cerveau qui a quand même pris une bonne châtaigne et qu'il a fallu laisser se reposer en me plongeant dans le coma artificiel pendant quinze jours.
Ce que je retiens des commentaires du toubib, c'est que je peux dire adieux au rugby et bonjour à la rééducation. Heureusement, j'ai des gros os et une masse musculaire conséquente ; ça devrait bien m'aider d'autant plus que je suis encore jeune et que je n'ai pas encore commencé à subir l'usure du temps.
Du coup, je me mets à penser aux enfants que Laura et moi comptons bien avoir, ce qui amène à me poser la question de la reproduction et à l'envisager aussi sous l'angle du plaisir. Difficile de poser la question avec une ardoise magique sauf en dessinant un zob suivi d'un point d'interrogation sachant que c'est Adélaïde qui va découvrir mon dessin et devra le traduire en paroles. Laura doit avoir le même genre de pensées que moi car lorsque le docteur Pérez lui demande si elle a une question elle rosit, toussote, essaye de trouver les bons mots mais n'y parvient pas. Le docteur n'est pas tout jeune et doit avoir une certaine habitude de ce genre de situation car il se met à ricaner.
— Rassurez-vous ! Seuls les os du bassin sont atteints et même si l'outil dont se sert votre compagnon pour exprimer sa virilité peut parfois ressembler à un os, ce n'en est pas un.
Si la réponse du docteur fait rougir Laura comme un enfant surpris en train de voler un bonbon elle affiche cependant un soulagement qui confirme, s'il en était besoin, la nature de ses préoccupations. Assez curieusement, il en va de même pour Adélaïde, prouvant par là que ses pensées ne devaient pas être très éloignées de celles de Laura.
Le docteur conclut en précisant un premier programme de libération passant par la suppression des tuyaux qui encombrent ma bouche et des plâtres qui protègent mes jambes, ce qui devrait me permettre de me redresser suffisamment dans le lit pour pouvoir me nourrir avec l'aide de quelqu'un.
Après le départ du docteur Pérez, Laura laisse éclater sa joie.
Le docteur conclut en précisant un premier programme de libération passant par la suppression des tuyaux qui encombrent ma bouche et des plâtres qui protègent mes jambes, ce qui devrait me permettre de me redresser suffisamment dans le lit pour pouvoir me nourrir avec l'aide de quelqu'un.
Après le départ du docteur Pérez, Laura laisse éclater sa joie.
— C'est moi qui te ferai manger à midi et le soir !
Puis, voyant qu'Adélaïde fait un peu la gueule, elle rajoute :
— Plains-toi ! Il te reste le petit déjeuner et c'est toi qui lui feras sa toilette.
Toulouse, dix jours plus tard
Enfin chez moi ! Je commençais à en avoir vraiment marre de cette chambre d'hôpital et, malgré les nombreuses difficultés que je vais devoir affronter avant de pouvoir retrouver une totale autonomie, je ressens un véritable soulagement. Je me déplace avec l'aide d'un déambulateur dans un appartement qui n'est pas fait pour ça en attendant de pouvoir utiliser les cannes anglaises que je possède déjà mais dont je suis encore incapable de me servir. Hospitalisation à domicile, comme on appelle ça. Pas évident du tout mais quel bonheur !
Enfin chez moi ! Je commençais à en avoir vraiment marre de cette chambre d'hôpital et, malgré les nombreuses difficultés que je vais devoir affronter avant de pouvoir retrouver une totale autonomie, je ressens un véritable soulagement. Je me déplace avec l'aide d'un déambulateur dans un appartement qui n'est pas fait pour ça en attendant de pouvoir utiliser les cannes anglaises que je possède déjà mais dont je suis encore incapable de me servir. Hospitalisation à domicile, comme on appelle ça. Pas évident du tout mais quel bonheur !
Pourtant, je n'avais pas à me plaindre à la clinique. J'avais quotidiennement deux adorables jeunes femmes pour s'occuper de moi ; Laura, l'amour de ma vie ; celle dont j'étais tombé amoureux pratiquement dès le premier regard, alors même qu'elle m'avait envoyé balader et Adélaïde…
Adélaïde, c'est autre chose. Adé comme l'appelle Laura. L'adorable Adé dont je n'arrive à cerner ni la personnalité ni les sentiments. La plupart du temps elle a une attitude parfaitement professionnelle et même un peu guindée quand elle s'occupe de moi et puis, brusquement, elle se lâche comme si elle ne pouvait plus se retenir et sa voix ainsi que ses gestes, jusque là énergiques se font tendres et caressants ; je dois reconnaître que j'apprécie particulièrement ces moments-là. Je ne devrais sans-doute pas mais moi non plus je ne peux pas m'en empêcher. Le matin, quand elle vient me prodiguer les premiers soins, elle ne manque jamais de commencer par un petit baiser ; un baiser chaste mais quand même ! je doute qu'elle en fasse autant avec les autres patients dont elle s'occupe.
Ce matin, comme j'étais un peu euphorique parce que c'était mon dernier jour d'hospitalisation, je lui ai rendu son baiser de manière un peu plus appuyée en la prenant par la taille. Elle est devenue toute rouge et ensuite, tout en s'occupant de moi, elle n'a pas arrêté de chantonner. Le plus perturbant, c'est que je ne peux même pas dire qu'elle ne se comporte comme ça que lorsque Laura n'est pas là car son attitude est la même. La seule différence, c'est qu'entre Laura et elle il y a beaucoup de tendresse et qu'elles l'expriment toutes les deux dans leur manière de se parler, voire de se faire une petite caresse au passage.
Elles ont pris toues les deux leur après-midi pour m'aider à reprendre possession de mon logement. Pour Laura, ça a été relativement facile encore qu'on lui a fait comprendre qu'il lui faudrait rapidement reprendre des horaires normaux et que l'équipe qu'elle manage a besoin d'elle. Quand à Adé, il lui a fallu se trouver une collègue qui a accepté de la remplacer, à charge de revanche.A deux, elles ont vite fait de transformer le coin cuisine, la chambre et la salle de bains en annexes de la clinique pendant que je poirote assis sur la banquette en attendant qu'on veuille bien s'occuper de moi. Puis, à ma grande surprise, elles entreprennent de transformer en lit la banquette et de vider dans le placard-penderie le contenu d'une valise ainsi que le manteau d'Adé. Il n'y a pas que moi, semble-t' il, qui prends possession du logement. Laura m'explique :
— Moi, je préfère que ce soit Adé qui continue à s'occuper de toi et elle est d'accord. Mais, comme elle continue son boulot d'infirmière à la clinique, il faut qu'elle le fasse avant son travail le matin et qu'elle revienne le soir pour s'occuper de toi. Ça va lui faire des journées crevantes alors on va compenser en la logeant la nuit. Du coup, elle prendra le petit déjeuner ici ainsi que le repas du soir. Bon ! si ça ne vous fait rien, je vais vous laisser car le frigo est vide et en plus j'aimerais qu'on fête ce soir ton retour.
Elle enfile son manteau et disparait après avoir vérifié que tout était en ordre et fait à Adélaïde un petit signe de connivence que je ne suis manifestement pas sensé remarquer. Adé, elle, l'a sans doute compris car elle est devenue nerveuse. Elle me regarde du coin de l'œil tout en évitant mon regard, examine ses mains, ses pieds et ceux de la table basse comme si elle y cherchait un moyen de se donner du courage. Je lui demande si elle a un problème ; elle serre les poings et ferme les yeux puis, prenant son courage à deux mains se décide enfin à ouvrir la bouche.
— Je voudrais te demander quelque chose mais tu ne seras peut-être pas content.
— Je t'écoute.
— Mais tu ne vas peut-être pas vouloir. Mais ça ne fait rien ! Enfin, si ça fait quelque chose parce que j'en ai très envie. Mais tu n'es absolument pas obligé. C'est seulement si tu veux.
— Je t'écoute.
— Mais tu ne vas peut-être pas vouloir. Mais ça ne fait rien ! Enfin, si ça fait quelque chose parce que j'en ai très envie. Mais tu n'es absolument pas obligé. C'est seulement si tu veux.
Je la regarde avec attendrissement. Elle est trop mignonne avec se joues roses d'émotion, sa petite voix et ses yeux de biche. Je ne sais pas ce qui me retient de la prendre dans mes bras.
— Je te jure que je ne t'en voudrai pas. Dis moi ce qui te fait envie.
— Je voulais te demander si tu voulais bien m'embrasser et que je t'embrasse, moi aussi ; qu'on s'embrasse tous les deux ; un vrai baiser ; pas sur la joue.
— Je voulais te demander si tu voulais bien m'embrasser et que je t'embrasse, moi aussi ; qu'on s'embrasse tous les deux ; un vrai baiser ; pas sur la joue.
Elle me regarde avec stupéfaction ; l'air de se demander si c'est vraiment elle qui vient de me demander de l'embrasser. Je crois qu'elle ne pensait pas y arriver. Quant à moi, non seulement je ne suis pas mécontent mais je meurs d'envie de poser mes lèvres sur les siennes et ce n'est pas simplement pour lui faire plaisir. Alors, je ne dis rien et je me contente de me coucher sur le dos en travers de la banquette et de lui tendre les bras.
— Viens !
Elle vient s'étendre à côté de moi et je la prend dans mes bras. Comme il m'est un peu difficile d'être couché sur le côté à cause de mon bassin qu'il me faut ménager, c'est elle qui se penche sur moi et nous échangeons notre premier baiser. Il est délicieux et me rend totalement euphorique au point que lorsque je sens une petite langue essayer de se frayer un chemin entre mes lèvres, je n'hésite pas à lui faciliter les choses en m'emparant de sa bouche et en l'emprisonnant entre mes lèvres largement ouvertes. Je crois que le baiser que nous échangeons est à la fois le plus tendre et le plus long que j'aie jamais encore échangé avec une fille, mais il me faut bien m'arrêter pour reprendre mon souffle et les halètements d'Adé prouvent qu'il en est de même pour elle.
Nous reprenons donc notre souffle avant de recommencer à nous embrasser mais moins longuement et j'en profite pour glisser mes mains sous son chemisier. Elles y découvrent deux petites rondeurs tendres que je m'empresse de dégager de leur carcan de dentelle avant de faire rouler entre mes doigts les deux tétons qui les couronnent et qui ne tardent pas à durcir tandis que ma complice ouvre ma chemise et se met à jouer avec les boucles dorées de ma toison.
Le temps passe bien trop rapidement et quand nous entendons la clef tourner dans la serrure de la porte d'entrée il est trop tard pour remettre de l'ordre dans nos vêtements. Reprenant brusquement contact avec la réalité je réalise l'énormité de ce que je viens de faire et m'apprête à subir les foudre de ma compagne mais, elle ne donne pas l'impression d'être en colère lorsqu'elle s'adresse à nous.
— Dires-moi, espèces de coquins ! je vois que vous avez pris de l'avance sur notre petite fête ! Adé, ma chérie, je vais avoir besoin de ton aide. Je voudrais que Guillaume se mette tout de suite en pyjama et enfile la veste d'intérieur que je lui ai achetée. Je ne voudrais pas qu'il prenne froid. Après, si ça ne te dérange pas, tu m'aideras à ranger les courses. Désolée les cocos mais j'avais la flemme d'aller au supermarché alors je suis passée chez le traiteur. Bien sûr c'est hors de prix mais c'est nettement meilleur. C'est comme le pâtissier d'ailleurs ! Celui-là, c'est un vrai voleur mais qu'est-ce que ses gâteaux sont bons. De toutes façons, ce soir c'et la fête alors on se lâche.
Je suis à la fois soulagé et stupéfait de sa réaction. Elle a bien remarqué notre tenue et mon air penaud et il serait logique qu'elle nous fasse une scène. Puis je me souviens du petit signe de connivence qu'elle a fait tout à l'heure à Adé avant de sortir. Je commence à me dire qu'elle savait d'avance ce qui allait se passer pendant son absence et que c'était elle qui avait poussé son amie à essayer son charme sur moi. D'ailleurs, cette dernière ne semble pas effrayée. Elle affiche un air triomphant tandis que Laura vient nous faire à tous les deux un baiser affectueux. Notre relation à trois me semble prendre une tournure que je ne maitrise pas du tout. Il va me falloir trouver cinq minutes pour demander des explications à ma compagne. C'est tout de même un comble que je sois amené à réclamer des comptes à la femme que j'étais en train de tromper et qui m'a surpris dans les bras de sa meilleure amie ce qui, à mes yeux, constitue plutôt une circonstance aggravante.
Pour le repas du soir Laura a bien fait les choses et a privilégié la qualité plutôt que la quantité que ce soit chez le traiteur, chez le pâtissier ou encore chez le caviste. Moi je trône dans mon fauteuil soutenu par plusieurs coussins dans un pyjama de soie et une veste d'intérieur digne d'un prince et je suis chouchouté par deux jeunes femmes empressées à m'aider à faire le moindre geste. Elles sont assises toutes le deux sur la banquette en face de moi et passent le temps qu'elles ne me consacrent pas à bavarder gaiement en picorant dans leurs assiettes et en échangeant bisous et caresses. Quand on considère qu'elles s'étaient perdues de vue pour des raisons affectives, leurs retrouvailles sont un vrai succès même si parfois je trouve qu'elles en font des tonnes.
Après la fin du repas, ces dames estiment que j'ai déjà suffisamment veillé et qu'il est temps d'aller me coucher. Moi, je serais bien resté encore quelques temps à profiter de ma première journée chez moi mais à un contre deux, ce n'est pas moi qui commande de sorte qu'après avoir subi les soins du soir et fait un peu de toilette, je me retrouve couché manu-militari pendant qu'elles rangent la vaisselle dans la machine, lancent celle-ci et font un peu de rangement dans le séjour.
Je suis un peu inquiet en attendant que Laura vienne me rejoindre dans le lit car elle n'a pas réagi en nous découvrant en train d'essayer maladroitement de nous rhabiller correctement lorsqu'elle nous a surpris en revenant des courses. Elle va finir par réagir, c'est certain et je me demande bien à quelle sauce elle va m'accommoder. D'ailleurs elle n'a pas l'air pressée de me rejoindre. Elle est toujours dans le séjour et a entamé une conversation avec Adé ; une conversation plutôt sérieuse si je juge par le ton qu'elles emploient toutes les deux. C'est tout ce que j'entends d'ici car elles parlent trop bas pour que je comprenne ce qu'elles se racontent. Adé a plutôt le ton de quelqu'un qui se défend et quémande tandis que celui de Laura est plus offensif, plus sévère. Enfin, après une bonne demi-heure de discussion et une dernière phrase prononcée d'un ton excluant toute tentative de contestation, ma compagne vient me rejoindre dans la chambre en ronchonnant.
Elle se couche à côté de moi et me fait un bisou avant de me tourner le dos, l'air contrariée.
Bien entendu, je n'arrive pas à m'endormir ; Laura non plus et elle a l'air très énervée. Elle passe son temps à changer de position en faisant de véritables sauts de carpe et en poussant des soupirs à fendre l'âme. Au bout d'un certain temps, je commence à en avoir marre. Qu'elle accouche, putain ! et qu'on en finisse avec ces conneries!
Bien entendu, je n'arrive pas à m'endormir ; Laura non plus et elle a l'air très énervée. Elle passe son temps à changer de position en faisant de véritables sauts de carpe et en poussant des soupirs à fendre l'âme. Au bout d'un certain temps, je commence à en avoir marre. Qu'elle accouche, putain ! et qu'on en finisse avec ces conneries!
Je m'apprête à l'apostropher dans ce sens mais c'est elle qui réagit la première.
— ET ZUT !
Elle se lève et retourne dans le séjour. Elle donne un ordre à sa copine qui proteste faiblement et revient dans la chambre, tirant par la main une Adé qui essuie ses larmes.
— Allez, couche toi ! Guillaume ! Fais lui un peu de place, s'il te plait !
Je n'en reviens pas et j'aimerais que quelqu'un m'explique ce qui se passe, mais, ni l'une ni l'autre n'a l'air de vouloir faire le moindre commentaire. Tant pis ! ça viendra en temps et en heure. Pour l'instant, ce qui compte c'est que je suis très satisfait de la façon dont tournent les choses. Je suis couché sur le dos avec de chaque côté de moi une nana qui semble décidée à s'activer au profit de mon petit confort, si vous voyez ce que je veux dire. Car pour s'activer, elles s'activent ! Moi, couché sur le dos et les bras passés sous les épaules de mes deux dulcinées, je ne peux pas faire grand-chose mais ça n'a pas l'air de les gêner. A ma droite, Adé, qui ne semble plus avoir besoin d'être consolée se contente de fourrer son nez et sa bouche dans la forêt blonde qui agrémente ma poitrine et la couvre de baisers.
A ma gauche, Laura qui n'a plus l'air énervée du tout, s'intéresse plutôt à la partie de mon anatomie située nettement plus bas et qui, dixit le chirurgien, n'est absolument pas un os. Elle récupère sur la table de nuit le pot de miel toujours présent sur le petit meuble et enduit consciencieusement de son contenu l'objet de toutes ses attentions sous l'œil intéressé d'Adé. Manifestement, l'accident dont j'ai été victime, ne m'a pas laissé de séquelles car l'objet en question se dresse bientôt fièrement. Il ne reste plus qu'un petit drapeau tricolore planté à son extrémité pour que je me mette à chanter la marseillaise. Laura me déguste longuement puis apercevant l'air intéressé d'Adélaïde, lui propose fort civilement d'échanger les positions.
— Par contre, il va te falloir remettre du miel car j'ai tout nettoyé.
Le lendemain matin, Adé est la première levée. Elle fait rapidement sa toilette et, après un petit déjeuner rapide, lui aussi, me prodigue les soins du matin pendant que Laura se lève à son tour et replie la banquette du séjour qui a de bonnes chances de ne pas servir de lit et nous prépare notre petit déjeuner. Puis Adé nous quitte pour aller à son boulot pendant que nous déjeunons tranquillement. Ensuite, je vais m'installer sur la banquette tandis que Laura met en marche le lave-vaisselle et va faire sa toilette avant de partir à son tour et de me laisser seul.
Vers dix heures on sonne à la porte. C'est le Kiné qui va s'occuper de moi. Pour le moment, c'est lui qui se déplace pour me faire des massages et quelques mouvement destinés à améliorer ma mobilité mais dès que je serai plus valide, je serai obligé de me rendre moi-même au centre de rééducation car celle-ci nécessite l'usage d'appareils nombreux et variés. Je l'accueille avec plaisir car je sais pour en avoir souvent bénéficié quand j'ai pratiqué le rugby que ça me fera le plus grand bien mais aussi par ce que ça m'évitera de trop m'ennuyer avec pour seules ressources la télé et quelque revues et bouquins que j'ai déjà lus plusieurs fois. La lecture, ce n'est pas vraiment mon truc. Je préfère la conversation avec le Kiné même si ça ne vole pas très haut.
A midi trente je vais essayer de me faire à bouffer en récupérant un plat préparé de poisson et de riz au congélateur et en le faisant réchauffer au micro-onde. Pas très diététique mais ce n'est pas pire que le resto de la boîte quand je bosse. Le problème, c'est surtout d'arriver à manger sans faire tout tomber. Il me faudrait trois mains : Une pour me tenir au déambulateur, une pour la fourchette et une troisième pour empêcher ce putain de plat de glisser chaque fois que j'essaye d'y piocher.
Vers dix-sept heures, c'est Adélaïde qui revient du boulot. Elle a réussi à se faire prêter une tablette roulante réglable en hauteur qui va bien me simplifier la vie. Nous faisons un petit câlin puis j'essaye de lui tirer les vers du nez à propos de notre situation à tous les trois car même si j'ai beaucoup apprécié notre dernière nuit, je n'ai pas le sentiment que nous vivons une situation normale. Malheureusement, Adé est incapable de me répondre. Elle est écarlate et parvient seulement à bafouiller un charabia quasiment incompréhensible d'où il ressort que c'est Laura qui va m'expliquer tout ça. J'essaye d'insister mais elle est au bord des larmes et je ne veux pas déclencher un drame.
Lorsque Laura arrive à son tour, elle a droit à deux câlins, un d'Adé et l'autre de moi. J'en profite pour lui demander que nous ayons une explication à propos des évènements qui se sont produits depuis hier après-midi. Laura panique un peu avant de se reprendre. Elle commence par prévenir Adé.
— Adé ma chérie, Guillaume et moi nous avons besoin de faire le point sur notre relation à tous les trois. Tu es la bienvenue si tu veux y assister mais rien ne t'y oblige. De toutes façons, je te tiendrai au courant des résultats.
— Je crois que je préfèrerais que vous fassiez ça sans moi. Je ne voudrais pas vous gêner. Je vais attendre dans la chambre si ça ne vous fait rien.
— Je crois que je préfèrerais que vous fassiez ça sans moi. Je ne voudrais pas vous gêner. Je vais attendre dans la chambre si ça ne vous fait rien.
Adélaïde va se réfugier dans la chambre et ferme la porte. Laura et moi, on se regarde d'un air entendu.
— Il ne faut pas lui en vouloir. Elle est très timide et je suis sans doute la seule personne qui ne lui fait pas peur. Enfin, à part toi sans doute. La situation dans laquelle nous nous trouvons n'améliore pas les choses.
— Justement ! J'aimerais bien savoir dans quelle situation nous sommes. Je veux bien être gentil mais je ne suis pas un pantin. Adé est une fille adorable et son entreprise de séduction semble se faire avec ton accord mais j'aimerais savoir à quel titre elle dort avec nous dans notre lit.
— Je vois bien que tu es contrarié et je sais que je te dois des explications mais ça n'est pas très facile. Je ne voudrais pas que tu interprètes mal ce que je vais te dire.
— Tu m'inquiètes un peu.
— Non ! justement tu n'as pas à t'inquiéter. Je t'aime toujours et peut-être encore plus qu'avant car tu m'as prouvé, à tes dépens malheureusement, que tu étais prêt à prendre tous les risques pour me secourir. C'est quelque chose que je n'oublierai jamais et je suis très fière d'aimer et d'être aimée d'un garçon tel que toi.
— Très bien ! me voila rassuré. Mais alors, que vient faire Adé dans cette histoire ?
— Il faut que je t'avoue une chose : Adé et moi étions plus que de simples copines quand nous étions étudiantes. Nous nous aimions. C'était arrivé naturellement sans que nous en ayons pris conscience mais un jour, ça nous est apparu comme une évidence. Nous avons filé le parfait amour pendant une année mais pendant l'été j'ai rejoint mes parents dans le Nord et j'en ai profité pour effectuer un stage pendant deux mois dans une boîte à Lille.
— Comment vous êtes-vous fâchées ?
— A mon retour à Toulouse, Adé n'était pas là. Elle était encore à la Réunion où elle a de la famille. Me retrouvant seule, je me suis rapprochée d'un groupe d'étudiants sympas parmi lesquels Manuel s'est intéressé à moi. Il était beau, gentil et savait y faire, bref ! J'en suis tombée folle amoureuse. Du coup, je me suis désintéressée d'Adé et je n'en suis pas particulièrement fière. Quant à Adé, ce n'est pas une battante et elle s'est résignée en espérant vaguement que les choses pourraient s'arranger toutes seules.
— Et vous vous êtes retrouvées quand j'ai été hospitalisé dans la clinique où elle travaille.
— Exactement ! Elle a sauté sur l'occasion pour essayer de me reconquérir et la magie a de nouveau fonctionné entre nous. Nous sommes retombées dans les bras l'une de l'autre. Alors, je ne me sens pas capable de lui refaire le coup de l'abandonner de nouveau et j'essaye de jouer sur les deux tableaux.
— C'est-à-dire ?
— C'est-à-dire essayer de te convaincre de vivre avec deux filles en même temps. Mais pour ça, il faut qu'elle fasse ta conquête à toi aussi mais j'ai l'impression que c'est mal parti. Elle voudrait bien te séduire car en plus elle est tombée amoureuse de toi mais elle ne sait pas comment s'y prendre et c'est moi qui suis obligée de la pousser. Je suis désolée, tu dois me trouver débile.
— Pas du tout ! J'ai décidé de faire ma vie avec toi et rien ne pourra me faire changer d'avis mais je trouve Adé très attendrissante et je l'aime moi- même beaucoup. Je ne sais pas si je serai un jour capable de l'aimer autant que toi, mais je veux bien essayer la vie à trois.
— Justement ! J'aimerais bien savoir dans quelle situation nous sommes. Je veux bien être gentil mais je ne suis pas un pantin. Adé est une fille adorable et son entreprise de séduction semble se faire avec ton accord mais j'aimerais savoir à quel titre elle dort avec nous dans notre lit.
— Je vois bien que tu es contrarié et je sais que je te dois des explications mais ça n'est pas très facile. Je ne voudrais pas que tu interprètes mal ce que je vais te dire.
— Tu m'inquiètes un peu.
— Non ! justement tu n'as pas à t'inquiéter. Je t'aime toujours et peut-être encore plus qu'avant car tu m'as prouvé, à tes dépens malheureusement, que tu étais prêt à prendre tous les risques pour me secourir. C'est quelque chose que je n'oublierai jamais et je suis très fière d'aimer et d'être aimée d'un garçon tel que toi.
— Très bien ! me voila rassuré. Mais alors, que vient faire Adé dans cette histoire ?
— Il faut que je t'avoue une chose : Adé et moi étions plus que de simples copines quand nous étions étudiantes. Nous nous aimions. C'était arrivé naturellement sans que nous en ayons pris conscience mais un jour, ça nous est apparu comme une évidence. Nous avons filé le parfait amour pendant une année mais pendant l'été j'ai rejoint mes parents dans le Nord et j'en ai profité pour effectuer un stage pendant deux mois dans une boîte à Lille.
— Comment vous êtes-vous fâchées ?
— A mon retour à Toulouse, Adé n'était pas là. Elle était encore à la Réunion où elle a de la famille. Me retrouvant seule, je me suis rapprochée d'un groupe d'étudiants sympas parmi lesquels Manuel s'est intéressé à moi. Il était beau, gentil et savait y faire, bref ! J'en suis tombée folle amoureuse. Du coup, je me suis désintéressée d'Adé et je n'en suis pas particulièrement fière. Quant à Adé, ce n'est pas une battante et elle s'est résignée en espérant vaguement que les choses pourraient s'arranger toutes seules.
— Et vous vous êtes retrouvées quand j'ai été hospitalisé dans la clinique où elle travaille.
— Exactement ! Elle a sauté sur l'occasion pour essayer de me reconquérir et la magie a de nouveau fonctionné entre nous. Nous sommes retombées dans les bras l'une de l'autre. Alors, je ne me sens pas capable de lui refaire le coup de l'abandonner de nouveau et j'essaye de jouer sur les deux tableaux.
— C'est-à-dire ?
— C'est-à-dire essayer de te convaincre de vivre avec deux filles en même temps. Mais pour ça, il faut qu'elle fasse ta conquête à toi aussi mais j'ai l'impression que c'est mal parti. Elle voudrait bien te séduire car en plus elle est tombée amoureuse de toi mais elle ne sait pas comment s'y prendre et c'est moi qui suis obligée de la pousser. Je suis désolée, tu dois me trouver débile.
— Pas du tout ! J'ai décidé de faire ma vie avec toi et rien ne pourra me faire changer d'avis mais je trouve Adé très attendrissante et je l'aime moi- même beaucoup. Je ne sais pas si je serai un jour capable de l'aimer autant que toi, mais je veux bien essayer la vie à trois.
Deux ans plus tard
Il s'en est passé des choses en deux ans.
D'abord, pardonnez-moi de parler de moi mais tout va bien à la fois pour mon métier et pour ma santé. La rééducation a été d'une efficacité remarquable et s'il subsiste une légère claudication dans ma démarche, je me déplace sans l'aide d'une canne. Bien entendu, je ne peux plus guère courir mais je peux marcher d'un bon pas et je compense en salle de gym et sur un vélo d'appartement.
Il s'en est passé des choses en deux ans.
D'abord, pardonnez-moi de parler de moi mais tout va bien à la fois pour mon métier et pour ma santé. La rééducation a été d'une efficacité remarquable et s'il subsiste une légère claudication dans ma démarche, je me déplace sans l'aide d'une canne. Bien entendu, je ne peux plus guère courir mais je peux marcher d'un bon pas et je compense en salle de gym et sur un vélo d'appartement.
Manuel a été rejugé. Compte tenu de son état, la prison avec sursis a été transformée en prison ferme mais la durée n'a pas changé. On n'a plus entendu parler de lui. Il semble qu'il ait trouvé un Job en Espagne d'où sa famille est originaire.
Parlons maintenant de mes deux petites compagnes :
Physiquement, Laura n'a guère changé en dehors du fait qu'elle a pris quelque kilos supplémentaires ce qui est normal vu qu'elle est enceinte. Nous nous aimons toujours autant, pourtant nous ne nous sommes pas mariés. En effet nous avons jugé que comme la bigamie est interdite, si j'avais épousé Laura, Adé aurait été la cinquième roue du carrosse ; une manière de lui donner une importance moins grande dans notre trio. C'est donc elle que Laura a épousé en définitive. Moi, je ne suis pas la cinquième roue du carrosse vu que je serai le père des enfants que nous allons avoir ensemble. Adé va suivre l'exemple de Laura sans attendre que cette dernière ait accouché car nous voulons que les enfants des deux bords soient le plus proches possible deux à deux du point de vue de leur âge.
Physiquement, Laura n'a guère changé en dehors du fait qu'elle a pris quelque kilos supplémentaires ce qui est normal vu qu'elle est enceinte. Nous nous aimons toujours autant, pourtant nous ne nous sommes pas mariés. En effet nous avons jugé que comme la bigamie est interdite, si j'avais épousé Laura, Adé aurait été la cinquième roue du carrosse ; une manière de lui donner une importance moins grande dans notre trio. C'est donc elle que Laura a épousé en définitive. Moi, je ne suis pas la cinquième roue du carrosse vu que je serai le père des enfants que nous allons avoir ensemble. Adé va suivre l'exemple de Laura sans attendre que cette dernière ait accouché car nous voulons que les enfants des deux bords soient le plus proches possible deux à deux du point de vue de leur âge.
Evidemment, il n'était pas question que nous continuions à vivre à trois et encore moins avec au moins quatre enfants dans mon petit logement. C'est pourquoi j'ai revendu ce dernier puis nous nous sommes constitués en Société Civile Immobilière (S.C.I.) dans laquelle j'ai mis le fruit de la vente de mon logement et le couple formé par Laura et Adé leurs économies complétées par un emprunt bancaire. Officiellement, j'habite un logement indépendant dans le pavillon que nous avons acquis mais en réalité nous vivons tous les trois ensemble et partageons la nuit un immense lit pour dormir et pas que. La gestion budgétaire est un peu compliquée mais on arrive quand même à s'en sortir.
Nous avons juste attendu que Laura soit certaine d'être enceinte pour mettre en marche le premier bébé d'Adé. Aujourd'hui le gynéco a confirmé la bonne nouvelle et comme Adé est dans sa période de fertilité, c'est ce soir que nous commençons nos essais. C'est Laura qui est chargée de faire monter la pression car elle n'a pas son pareil pour me conduire tout près de l'orgasme et s'arrêter juste à temps pour que je me calme. Elle fera ça jusqu'à ce que je sois tellement au bord de l'explosion que plus rien ne puisse m'arrêter ce qui me permettra de me vider complètement. Comme prévu, Laura s'acquitte parfaitement de sa mission bien que celle-ci soit un peu plus compliquée car ce soir le miel ne sera pas de la partie. Adé a un rôle passif dans l'histoire. Elle doit se contenter d'attendre patiemment couchée sur le dos avec un coussin sous les fesses pour les surélever.
Elle a tout de même le droit de se masturber ce qui lui permettra de bien lubrifier son vagin car je compte la pénétrer le plus rapidement possible quand je serai prêt.
C'EST PARTI !
C'EST PARTI !
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Commentaires ()
Bravo à vous pour ce retournement
Superbe histoire
Magnifique beaucoup aimé
Merci !!
Il ne voulait pas en épouser une pour ne pas laisser de côté l'autre et finalement elles se marient ensemble...
Mais tout va bien car il sera le père de leurs enfants donc ça compense...
En plus il est sensé vivre à part et je ne vois pas pourquoi cela est nécessaire...
Il semble bien être la cinquième roue du carosse... juste un mâle reproducteur pour ces dames...
N'aurait-il pas été plus simple que personne ne se marie, qu'ils achètent une maison en commun pour faire un coloration...