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Couverture de Infiltrée : L'Ombre et la Lumière, par cocolst
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Infiltrée : L'Ombre et la Lumière — Chapitre 1

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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cocolst
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Infiltrée : L'Ombre et la Lumière

Chapitre 1

Note de l'auteur



Voici donc le premier chapitre de la fin de la trilogie "Infiltrée". Si vous n'avez pas lu les deux précédents, je vous conseille de vous arrêter tout de suite là. De nombreuses références sont faites sur "Le Floyd" (premier de la trilogie) et "Deep Blue" (et donc, logiquement, le second). Lisez-les avant pour ne pas être trop perdu, pour avoir l'ambiance, pour découvrir les personnages, pour connaitre l'histoire. Tout est lié.

Cette dernière partie est composée de 14 chapitres, chacun ayant sa propre ambiance, du moins, je l'espère. À vous de juger.

Bonne lecture à tous.
— Mais putain, on m'avait dit que je pourrais réintégrer la police une fois mon contrat terminé.
— Les choses changent, les volontés aussi.
— C'est dégueulasse ! Je suis une bonne flic, et vous le savez. Le porno s'était…
— Je connais votre dossier par cœur, pas besoin de me donner votre version ! Mais, vous n'êtes plus bonne à rien. Et nous avons suffisamment de gratte-papiers comme ça.
Je pleure. Le capitaine me tient la main pour tenter de me réconforter. Ça ne fonctionne pas du tout.
— Mais vous êtes qui vous ?
— Personne. Une ombre.
— L'ombre de qui ?
— … Du ministre. Ne me demandez pas duquel, je suis celle de tous ceux qui passent.
— Ok… c'est à cause de l'image de marque alors, c'est ça ? Très bien, je vais raconter tout ce que j'ai fait pour vous et ce que je reçois en retour. Finalement, il y aura ce scandale.
— Je n'en ai rien à faire de la politique ; je suis un homme d'action.
— JK… ce sont vos initiales. Elles apparaissent sur des documents du Floyd et dans le carnet. C'est ça alors ? Vous avez peur de moi ? Que je découvre quelle est votre implication dans ces histoires, à quel point vous êtes mouillé !
Il regarde le capitaine :
— Apprenez à tenir vos hommes !
— Désolé, elle n'en fait plus partie puisque vous venez de la virer.
— Sortez ! Laissez-moi parler avec elle seul à seul.
Le capitaine se lève, me passe une main sur l'épaule pour me prouver sa solidarité. Je le regarde passer cette porte en boitant légèrement, comme toujours. Nous deux seuls, je demande :
— Si c'était juste pour me virer, pourquoi ne pas avoir envoyé un courrier en interne ?
— Debout !
Je me lève. Il fouille dans la poche droite de la veste de son costume. Il en sort un paquet de mouchoirs et me le lance. Je tente de le rattraper. Il ricoche entre mes mains et tombe sur la table devant moi. Je me penche, pause ma paume sur ma cicatrice du ventre. Comme si j'avais besoin d'une excuse :
— Elle me fait encore mal.
— C'est uniquement dans votre tête.
Dans ma tête… Depuis des mois, toutes mes nuits, le même cauchemar passe. Toutes les nuits, une balle me transperce le dos et le ventre. Toutes les nuits, je ressens cette douleur intense, cette douleur atroce. Toutes les nuits, je meurs dans la terreur, dans le froid. Peut-être que c'est ce qu'il aurait été le mieux pour moi : ne pas revivre.
J'ai peur. Je passe ma vie à avoir peur. Un bruit trop fort, et je sursaute. Trop de monde autour de moi, je m'enfuis. Ce connard, qui qu'il soit, a raison : je ne suis plus bonne à rien.
Lorsque je vais au stand de tir, j'ai la main qui tremble à chaque fois que j'appuie sur la queue de détente. Une cible à 10 mètres, un chargeur… trois balles au mieux dedans. Alors qu'avant, je les groupais toutes, en plein cœur de ce carton éloigné de 30 mètres.
Au niveau film de cul, j'en ai fait deux depuis. Je suis finie aussi. Aucune envie, aucun plaisir, je simule et mal en plus. On ne veut plus travailler avec moi. Ce qui me sauve quelque part, ce sont les shooting pornos juste parce que j'ai une jolie gueule et un corps potable, après avoir mis une tonne de maquillage sur mes cicatrices pour les cacher, et sur mes cernes de plus en plus visibles. Et ce sera bientôt fini aussi : on me trouve de plus en plus maigre et sans saveur.
Je ne suis plus bonne à rien.
Je recule jusqu'au mur derrière moi, et je m'effondre, la tête dans les bras. Je n'arrive même pas à cacher mes sanglots devant ce sale type qui doit certainement s'en amuser. Je l'entends s'approcher. Il s'accroupit devant moi, et comme un coup de poignard :
— Ces initiales JK sur les bouts de papiers que vous avez vus, ça parle bien de moi. Dommage pour vous de ne pas réussir à vous relever et chercher pourquoi je suis impliqué dedans. Vous étiez une bonne flic. Mais c'est fini.
Et il part. Le capitaine rentre, s'approche puis s'assoit à côté de moi et me prend dans ses bras. Je ne sais pas combien de temps nous restons dans cette position, sans parler. Je sais juste que lorsque je n'ai plus de larmes à vider, il m'aide à me redresser et me propose de me raccompagner à mon duplex. Je suis exténuée. Je lui demande, implorante :
— Il faut que je passe à la pharmacie avant. S'il vous plait.
— Anna... Non, je ne peux pas. Ça vous fait plus de mal que de bien, vous le savez. Nous en avons déjà discuté.
— S'il vous plait. J'en ai vraiment besoin.
— Je ne peux pas faire ça. Venez, nous y allons.
— Je vous hais, sale ordure ! Je vous hais !
— Haïssez-moi si vous le voulez, si ça vous fait du bien. Je refuse de vous laisser sombrer. Jamais, je vous aiderai à sombrer.
Arrivée chez moi, je ne le laisse pas entrer, ne lui dis rien, ne le regarde même pas. Je ferme juste la porte comme s'il n'existait pas. Je file tout droit à ma salle de bain, fouille les boites. Il n'y en a plus qu'un... plus qu'un seul antidépresseur. Je l'avale sans plus de forme et je pars me coucher. Je laisse les trois petites doses de morphine restantes de côté pour plus tard, pour mon réveil qui sera encore une fois trop compliqué à gérer.
Encore ce cauchemar. Toujours le même. Je sais ce qu'il va se passer : Antonio va me tirer dessus et je vais à nouveau mourir dans les pires douleurs. Je n'arrive pas à m'y faire. Je… une main sur mon épaule, je sursaute :
— Anna... Anna, je suis là. Tout va bien.
Je mets quelques secondes à réaliser. Kev… Je l'enlace, et me mets à pleurer dans son cou. Il m'a tellement manquée. Il avait encore disparu durant tout ce temps, juste après que nous avions fait l'amour lorsque j'étais sortie de l'hôpital. Il avait une nouvelle mission « secrète », du moins je l'avais compris ainsi lorsque j'avais découvert un bout de papier où il y avait écrit : « je dois partir ».
Je lui glisse à l'oreille :
— Désolée, mais je n'ai pas envie de sexe.
— On aura le temps pour ça plus tard.
— Tu ne repars pas tout de suite ?
— Non, je reste avec toi. Tu as faim ? Je t'ai préparé un gâteau.
Je renifle. Mmmmhhhhh, ça sent bon. L'odeur m'ouvre l'appétit alors que je l'avais perdu depuis bien longtemps. Mais, il est chez moi depuis combien de temps ? Il est entré comment ? Je m'en fiche. L'important est qu'il soit là et c'est tout.
— Je ne pensais pas que tu savais cuisiner.
— Je sais faire plein de choses que tu ne soupçonnes même pas. Tu auras le temps d'en découvrir d'autres.
— ... Tu vas rester ?... Ok… partage des tâches si tu squattes chez moi : tu fais tout et je fais rien, ok ?
Il m'embrasse. Ce baiser a un goût salé à cause de mes larmes, il est doux et tendre. Je n'arrive plus à me décrocher de lui ; je commence à avoir envie de ses mains sur mon corps. Je déboutonne mon chemisier doucement sans quitter ses lèvres. Je retire ce vêtement et en profite pour dégrafer mon soutien-gorge et le balancer à l'autre bout de la chambre.
Il me pousse pour que je m'allonge. Il ouvre mon pantalon, le fait glisser le long de mes jambes tout en baisant mon ventre, léchant en même temps mon nombril. Sa langue ne tarde plus à aller sur ma vulve dès que ma culotte est retirée. Elle la parcourt tendrement, agréablement. Mon envie sexuelle revient, augmente.
Je me mets à rire intérieurement en me rappelant ce que m'avait dit Nico lorsque nous nous étions rencontrés la première fois. Si j'étais plus efficace que du viagra pour lui, Kev a cet effet puissant sur moi.
Je m'entends gémir sans simuler. Il dévore ma chatte ; je m'accroche à ses cheveux. Je donne un coup de hanches incontrôlable. Il s'agrippe à elles pour ne pas me lâcher. Sa bouche aspire mon clitoris ; ses dents le mordent un peu ; sa langue l'excite davantage.
Je me contorsionne de plus en plus. Je le laisse totalement contrôler mon plaisir. Je me soumets à sa bouche. Et il continue, encore, sans s'arrêter. Il accélère son jeu sur mon petit bouton. Mes doigts quittent sa chevelure ; mes ongles s'accrochent aux draps ; mon dos se cambre. Je gémis de plus en plus fortement, de plus en plus intensément. Et je me mets à jouir, enfin… Oohhhhh… j'avais oublié à quel point c'est bon.
Je reprends mon souffle doucement. Je lui demande :
— Tu veux que je te fasse quelque chose ?
— Oui : que tu viennes goûter mon gâteau.
Il m'aide à me lever, m'enlace et m'embrasse à nouveau. Il me prend ensuite la main et me fait monter jusqu'au salon. Je suis nue… nue chez moi. Ça aussi n'était pas arrivé depuis très longtemps.
~~ oooOOooo ~~
De très nombreux mois plus tard.
— Merci beaucoup, Deep Blue, d'avoir accepté cette interview.
— Non, c'est moi. Merci à vous de me recevoir.
— Deep Blue, quel grand retour en force. Alors que tout le monde disait que vous étiez finie, vous nous sortez un ovni dans le milieu du porno français en cassant tous les codes existants.
— Oh non, vous exagérez un peu, je trouve. Il y a plein de petites productions qui font des choses très bien.
Je bois une gorgée d'eau. La femme, aux cheveux de feu en face de moi, journaliste spécialisée dans les productions pornographiques, est très belle avec un décolleté profond montrant qu'elle est nue sous sa veste de tailleur, montrant sa peau couverte de très jolies taches de rousseur. Elle bouge ses jambes, assise, sa jupe remonte légèrement sur sa cuisse, dévoilant l'attache d'un porte-jarretelles tenant ses bas à fines résilles.
Nous nous étions déjà croisées à plusieurs reprises, lors de soirées entre autres. C'est elle qui avait été la plus critique concernant mes « flops » passés. Ses jugements sont souvent écoutés dans le milieu grâce à son impartialité plus d'une fois prouvée.
— J'avais annoncé, parfaitement convaincue, que votre carrière était terminée et vous me prouvez du contraire. Revenons un peu sur ce qu'il s'est passé. Ainsi donc, vous avez fait des débuts en fanfare, trouvant tout de suite votre public. Vos gorges profondes continuent encore à faire sensation. Et puis, votre accident et le début de la descente aux enfers.
— Euuuhhh, oui. On ne va pas aller jusque-là tout de même. Mais, c'est vrai que ça a été un peu compliqué après. J'ai mis beaucoup de temps à m'en remettre. Mais, de nombreuses personnes m'ont aidée à me relever.
— De là, les producteurs vous lâchent, votre contrat n'est pas renouvelé. Il ne vous reste alors que quelques personnes qui vous font encore confiance, dont votre manageur qui a acheté pour vous votre logement, à ce qu'il parait, et plusieurs amis acteurs qui continuent à vous suivre.
Je reprends à nouveau une gorgée d'eau. Ses jambes se croisent et se décroisent. Je suis émoustillée, notamment à chaque fois que j'aperçois son petit string noir en dentelles cachant à peine le filet de petits poils roux sur son pubis. Elle continue à parler. Je réponds à ses questions. Elle me demande ensuite :
— Depuis que votre amie Baby Love a arrêté sa carrière, quelles sont vos relations ?
— Nous nous voyons souvent. Elle a arrêté d'être actrice pour passer derrière la caméra. Elle apporte une touche féminine bien agréable avec un réel savoir-faire. Je l'admire énormément.
— C'est bien elle qui a réalisé votre film ?
— Oui, tout à fait. Je lui avais parlé du projet et elle a été emballée, tout comme mon agent qui en a financé une bonne partie.
— Mais, les producteurs ne voulaient pas vous suivre.
— Non, ben tant pis pour eux. On s'est débrouillé sans et ils s'en mordent les doigts maintenant, si j'en juge par le succès et quelques contacts de leur part pour me proposer de travailler à nouveau pour eux.
Elle lâche un petit sourire complice. Elle se penche pour récupérer son verre. L'aréole de son sein gauche se découvre légèrement. Je commence à avoir de plus en plus chaud. Peut-être aurais-je dû, comme elle, porter une jupe pour permettre à ma petite chatte de prendre l'air. Je retire ma veste. Elle regarde mon chemisier au niveau de ma poitrine nue dessous, au niveau de mes tétons qui pointent de plus en plus.
À nouveau, un petit sourire, presque gêné, et elle continue son interview :
— D'où vous est-il venu cette idée de la jeune policière qui s'infiltre pour tenter de retrouver des filles disparues ?
— Je ne sais pas bien. Déjà toute petite, je voulais être flic. Des évènements ont fait que je suis tombée dans le milieu du porno. Mais, j'aurais beaucoup aimé l'être. Je suis certaine que j'en aurais eu les capacités.
— D'après des experts dans le domaine, vous êtes très convaincante, notamment lorsque vous tenez une arme. Il parait que vous avez refusé d'être doublée ?
— Dans « Le Pink », il y a peu de combats. Mais, je prévois une suite avec une scène plutôt musclée. Et je ne vois pas pourquoi je me ferai doubler.
— Le Pink vient à peine de sortir et vous prévoyez déjà une suite ? Dites-m'en plus. Il se passera quoi ?
— Oh, heuuu. Je ne peux pas tout dévoiler non plus. La policière infiltre le milieu du porno pour mettre fin à un trafic de drogue et il se passe plein de trucs... ce trafic cachait autre chose de bien plus… euh… méchant.
— Tout ceci me semble des plus intéressants. J'ai hâte de découvrir. Je vous sais très impliquée dans la lutte contre la drogue, particulièrement avec votre jeune fondation "porn is not drug".
— Effectivement, cela me tient énormément à cœur. J'ai vu beaucoup de critiques sur mon accident disant que j'étais droguée et ça m'a choquée. Ce n'était qu'un accident, c'est tout. De plus en plus d'acteurs viennent à la fondation, des amateurs aussi, y dénoncent des comportements odieux de producteurs sans scrupules. Le porno est un art qui n'a pas besoin d'être taché par des personnes malveillantes.
— On dit que vous travaillez avec les forces de police ?
— Lorsque plusieurs plaintes visent les mêmes personnes, oui, nous poussons pour qu'il y ait des poursuites derrière. Plusieurs actions sont déjà en cours. Les travailleurs et travailleuses du sexe ne sont pas des bouts de viande laissés libres à la perversité de certains. Je... 
— Vous vouliez dire quelque chose. Allez-y, ne vous gênez pas.
— ... Je connais ce qu'est l'addiction... Suite à cet accident, j'ai été sous morphine pour calmer mes douleurs et j'y avais pris goût... beaucoup trop. Et... des antidépresseurs aussi. Pareil, beaucoup trop.
— Comment avez-vous réussi à en sortir ?
— Très difficilement. J'ai été aidée par une personne en particulier.
— Une personne proche de vous ?
— Elle ne peut pas l'être plus.
— Un ou une petite amie ?
— Il... Je préfère ne pas en dire plus.
— Désolée d'être allée si loin dans votre intimité. Quoi qu'il en soit, je vous souhaite bon courage pour votre fondation et pour la suite de « Le Pink », en espérant qu'il ait au moins autant de succès dès sa sortie.
— Merci. Je vais ajouter dans ce film des choses qui me sont réellement arrivées pour tenter d'apporter un côté plus réaliste encore.
— Un exemple ?
— Donner une sorte d'explication à mes cicatrices actuelles. Enfin… tout ceci est encore en projet. Nous écrivons actuellement le scénario.
— Vous me donnez l'eau à la bouche. Excusez-moi pour cette question, mais… puis-je les voir ?... Vos cicatrices...
Je me lève et m'approche d'elle. Je sors mon chemisier de mon jeans et le remonte au niveau de mon ventre. Elle pose son doigt dessus, la caresse doucement tout en effleurant de l'autre main son corsage. Je me tourne pour lui montrer l'autre ; je sens son souffle chaud sur ma peau.
— Elles sont très belles. C'est donc une barre en métal qui vous a transpercée le corps ?
— Oui, en titane. Lors de mon accident, elle a traversé le parebrise pour m'empaler. Ça a fait très mal. J'ai cru mourir.
— Je vous crois sans la moindre difficulté.
— J'en ai une plus haut dans mon dos que je me suis faite lors du tournage. Elle est toute petite, mais vous voulez la voir aussi ?
— Avec plaisir.
Je déboutonne mon chemisier que je retire pour le poser sur la petite table. Je la sens se redresser derrière moi. Elle me l'effleure du bout des doigts. Elle me glisse à l'oreille :
— J'ai beaucoup de marques sur les fesses et le bas du dos, car j'aime être soumise et fouettée.
— Oohhh. Je pourrais regarder ?
— Pas tout de suite.
Je la vois tourner la tête vers le caméraman et son assistant. Je remets mon chemisier que je laisse ouvert et retourne m'asseoir sur ma chaise, me demandant si cette interview dans une belle chambre d'hôtel est également un prétexte pour défaire ensuite ce grand lit.
— Parlez-nous un peu de cet énigmatique Joe. Qui est-il ? D'où vient-il ?
— Ah ça... Je peux déjà vous dire qu'on le verra dans la suite. Il sera cependant moins présent et gardera un sacré mystère autour de lui.
— D'accord, je ne vous embête pas plus alors. Peut-être dans un troisième volet qui nous permettra d'en savoir plus sur lui ?
— Qui sait ? Peut-être. Pour le moment, je n'ai rien prévu. J'ai enchainé les promos à la suite de la sortie du film et le nouveau en cours à réaliser… je vais prendre un peu de repos.
— Vous aimez jouer avec nos nerfs. Dernière question, si vous le voulez bien : Anna est votre véritable prénom, pourquoi avoir osé l'utiliser pour le film ?
— Oh ben, simplement, parce que je l'aime bien.
— Merci encore d'avoir accepté de venir et d'avoir répondu sans faux semblant aux questions, Deep Blue. Vous avez un naturel extraordinaire et charmant en plus d'être une très jolie femme.
— Merci à vous.
L'interview est terminée. Elle fait sortir le caméraman et son assistant d'un claquement de doigt avec son air autoritaire. Elle s'approche de moi, et de façon bien moins assurée :
— J'ai cru déceler une certaine connexion entre nous. Je me trompe ?
— Non. J'ai envie de toi.
— J'ai fréquemment dit des choses très méchantes sur vous. Voulez-vous me punir ?
— J'en ai souvent eu l'envie.
Un sourire timide de sa part tout en se mordant la lèvre inférieure. Elle retire sa veste, m'offrant à ma vue sa poitrine menue libre, pourtant grossie par du silicone, dont les tétons sont percés par des anneaux. Elle retire sa jupe et son string, me permettant de découvrir que son clitoris a subi le même sort que la pointe de ses seins. Elle me montre toutes ces marques sur ses fesses et dans le dos. Elle doit se faire fouetter régulièrement.
Et elle glisse vers le sol, marchant ensuite à quatre pattes, ramenant à moi un sac dont elle tient les lanières avec ses dents. Je m'agenouille pour découvrir son contenu. L'objet le plus facile à prendre est une cravache. Il y a des menottes aussi, des vraies comme les policiers et non pas des jouets trouvés dans n'importe quelle boutique coquine. Un bâillon boule y est présent ainsi qu'un collier en métal argenté rigide. Et pour finir, un gode ceinture est prêt à être utilisé.
Je ne suis pas du genre à vouloir faire du mal aux autres comme ça, à froid. Alors oui, beaucoup de ses critiques m'avaient fait pleurer ou m'avaient énervé, mais bien moins que mon père qui se mettait littéralement en colère. Elle semble pourtant tellement en attente de moi et avait clairement préparé la fin de notre entrevue.
Et puis bon, être la dominatrice, ce n'est pas trop mon truc. Mais j'ai envie d'elle et je sens que je n'aurai rien si je ne joue pas dans son jeu.
— À genoux, regarde-moi et ouvre la bouche.
Je lui crache dans la gueule ; elle pousse un gémissement de plaisir avant de passer sa langue sur ses lèvres. Elle apprécie beaucoup ; elle apprécie certainement plus que moi encore.
Elle me donne envie de jouer avec elle. J'ai envie d'elle ; j'ai envie de savoir comment elle gémit ; j'ai envie d'être méchante pour lui faire plaisir. Alors, je lui accroche le collier d'esclave ; je lui glisse entre les dents la boule ; je la menotte comme une délinquante. Je l'amène au lit et l'allonge face contre le matelas. Ses cuisses s'ouvrent sur une vulve aux lèvres gonflées de désir, parfaitement humide.
Tous ses grains de beauté sont comme un vêtement sur sa peau. Ils sont magnifiques, elle est incroyablement belle. Je laisse le cuir de la cravache les caresser pendant quelques minutes, puis... Slaaaashhh, un premier coup brusque sur ses fesses. Son cri est étouffé par le bâillon. Cependant, ce dernier ne bloque en rien le léger gémissement de plaisir qu'elle pousse derrière. Elle se cambre, met en valeur son postérieur, déjà en attente de la suite.
Sa vulve palpite ; elle me donne envie de la goûter. Mais, pas tout de suite. D'abord, je vais la fouetter.
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Photo de profil de Nkari
Nkari
20 septembre 2024 à 22:28
Eh ben, un très bon chapitre d'introduction bien différent du premier chapitre du précédent tome.
Je ne m'attendais pas au changement de ton au début, surprenant et appréciable, ni qu'elle soit virée de la police (elle va avoir du mal à effectuer une nouvelle mission d'infiltration si elle n'est plus flic).
Marrant aussi ce bond dans le futur où on découvre qu'elle s'est inspirée de ses enquêtes pour réaliser un film porno (en même temps, il y avait matière).
Soyez respectueux
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Wedreca
19 août 2024 à 17:49
Un interview comme ça, c'est pas commun ;). Ça me rappelle celui avec Mystique20 :P.
Ça promet :D !
Soyez respectueux
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cocolst
14 août 2024 à 06:46
Bon pas fan des délires maîtres/ domination/ SM/ fouet....sans doute parce que je suis trop gentil va savoir.

On va dire que les goûts et les couleurs sont dans la nature 😁

Mais bon, je suppose qu'il en faut pour tous les goûts. Mais ton style est toujours impeccable en tout cas !

Merci beaucoup, @"Lukecarneby2" 🤗

A part ça, toujours une très bonne description de l'administration Française mon cher @cocolst !

Ah oui ? Vraiment ? J'ai dû bien me documenter 🤔

Et je confirme que la cuisine, et la pâtisserie en particulier, c'est super pour bai...pour rendre le sourire aux gens (sauf ceux qui n'ont pas de dents bien sûr).

De toute façon, bouffe et sexe c'est la même chose, même si le plaisir ne passe pas par les mêmes organes... Quoi que 😁
Soyez respectueux
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Photo de profil de Monsieur Plume
Monsieur Plume
12 août 2024 à 20:32
J'aime beaucoup ce début de récit, plein de noirceur et de tristesse. Et j'aime beaucoup aussi la façon dont Anna s'en sort finalement grâce au talent de Kev pour... la pâtisserie ;)
Et puis cette interview menée de main de maître qui fait monter la pression du lecteur en parallèle de celle d'Anna : bravo pour cela !

Et sinon, il sort quand au cinéma "Le Pink" ?
Soyez respectueux
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Photo de profil de OlivX
OlivX
12 août 2024 à 17:54
Quel plaisir de retrouver DeepBlue..

Bon visiblement l'administration n'a pas respecté ses engagements et s'est débarrasser de cette policière sulfureuse, et la personne qui la vire est liée au Floyd ...
On la sent au bord du gouffre... mais visiblement elle a rebondi et Kev y est sûrement pour beaucoup :)
Soyez respectueux
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Photo de profil de NathNMitch
NathNMitch
12 août 2024 à 16:50
Très belle histoire qui débute encore une fois sur les chapeaux de roues.. Il y a beaucoup d’intrigues et je meurs d’envie d’en découvrir plus sur le mystérieux personnage du ministère. Vivement la suite!
Soyez respectueux
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Photo de profil de Valentine34
Valentine34
12 août 2024 à 14:18
14 chapitres !... En voilà une bonne nouvelle !
Surtout que ça commence vraiment bien.
Je plussoie ce que Charlotte et Raphaëlle ont dit sur la qualité du récit. D'ailleurs à ce propos je dois te préciser que j'ai continué à suivre attentivement Anna dans ses aventures policiéro-pornographiques mais en laissant tes afficionados régulières se charger des commentaires élogieux. Ton style plaît visiblement à la gente féminine.
C'est très agréable aussi d'avoir fait en sorte que nous ayons droit à un épisode tous les 3 jours.
J'attends avec impatience la scène de sexe entre la jolie journaliste rousse et soumise et Anna. Ma chatte ressemble déjà à la description que tu fais de celle de Charlotte...
Oups ! Mieux vaut que j'arrête mon com ici sinon...
Soyez respectueux
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Utilisateur supprimé
12 août 2024 à 12:29
Excellent premier chapitre
J'ai particulièrement aimé la manière, réaliste et émouvante,dont tu nous fais retrouver une Anna tourmentée, dépressive.
Puis, un bond dans le temps et nous la découvrons posée, forte .
Et là, les questions affluent, et attisent l' envie de savoir.
C'est brillant....
Soyez respectueux
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Photo de profil de Charlotte lovesexe
Charlotte lovesexe
12 août 2024 à 12:24
humm as ton avis, quelle est l'état de mon entre-cuisses?
Soyez respectueux
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Photo de profil de cocolst
cocolst
12 août 2024 à 12:23
Ça continue et ça commence bien ;)
Toujours agréable à lire, c’est cool… et 14 épisodes !
Tu veux faire languir, c’est clair ^^’

Merci @Iznogood. À l'origine, je prévoyais 8 - 9 chapitres. Mais bon, il y avait quelques petites choses à raconter tout de même. Et je me suis laissé aller 😁
Soyez respectueux
Répondre

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