Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
sexe et controle — Chapitre 7 · epilogue
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
sexe et controle
Chapitre 7 · epilogue
Bon, nous allons visionner cette vidéo de mon mari. J'ai à la fois peur de ce que je vais y voir mais je suis impatiente aussi. Nous allons découvrir ça ensemble. Vous êtes prêts ? Alors allons-y : LECTURE.
« Bonjour ma chérie. Si tu vois cette vidéo c'est que je suis mort. Rien d'étonnant vu mon état déclinant ces dernières semaines. »
Vu la date, ce message a été enregistré il y a trois semaines, soit deux jours après avoir tenu son petit fils dans ses bras.
« Tu m'as apporté tellement. Tu m'as donné tout l'amour et l'affection que j'espérai ainsi que deux beaux enfants. C'est pourquoi je devais te faire une confession »
Ah ? Serait-ce enfin les réponses à mes questions ?
« Il faut que tu saches que tout ce que j'ai fait, je ne l'ai fait que parce que je t'aime, je t'ai toujours aimé »
Moi aussi mon chéri
« Jusqu'à ce que tu me fasses ta proposition de petits câlins en échange d'un loyer gratuit, jamais il ne me serait venu à l'idée de tenter quoi que ce soit avec toi. Certes, et ça tu le sais car on en a déjà parlé tous les deux, je te trouvais particulièrement jolie mais mon mariage, ma morale et les règles qui vont avec, m'empêchaient d'envisager quoi que ce soit de ce genre »
Il ne t'as pas fallu longtemps pour craquer mais bon passons
« En clair, ce que je voulais te dire c'est que tout ce qui t'es arrivé, depuis notre première fois, s'est passé parce que je l'avais voulu »
Comment ça tout ? Il me fait peur là
« Enfin tout ou presque. Je n'avais évidement pas prévu la mort de ma femme ni l'arrivée de Miriam dans nos vies. »
Ouf ! Je respire. Pendant un instant j'ai cru qu'il avait fait assassiner l'autre coincé du derche. Mais attends ... Tout le reste était voulu ?
« Des qu'on a commencé à se fréquenter, j'ai eu un plan en tête, un but à atteindre. Je savais que ma femme allait vouloir te virer une fois ton diplôme en poche. Elle ne cessait de me le répéter. C'est pourquoi j'ai fait l'acquisition de cet appartement dans lequel je t'avais installé. »
Je savais qu'il n'était pas arrivé comme ça, tombé du ciel non plus. Je ne suis pas idiote.
« Ce que tu ne sais pas c'est que j'y avais mis des caméras pour filmer nos ébats. Elles se déclenchaient à heure fixe, d'où ma ponctualité, nous filmaient en action et se coupaient à l'aide d'une télécommande que j'avais. Ensuite il ne me restait plus qu'à récupérer les vidéos alors que tu sortais. Comme ça, après avoir récupéré les vidéos, de temps en temps, je me faisais mon petit porno du Samedi en visionnant nos ébats ».
T'étais pas obligé de faire tout ça. Tu m'aurais demandé de faire une sextape j'aurais peut-être dit oui. Je suis sûre qu'on se serait bien amusé.
« Mes sentiments pour toi ont toujours été vrais mais j'avais peur qu'un jour un bellâtre arrive à t'arracher à moi. Alors, afin de te garder au près de moi et de te rendre dépendante de moi, J'ai fait quelque chose dont je ne suis pas fière : Je me suis arrangé pour que tu ne trouves pas de travail dans ton domaine »
Hein ? Quoi ? Mais comment ?
« Si je me suis porté volontaire pour t'aider à trouver du travail c'était surtout pour mieux torpiller tes candidatures par la suite. Je sais, ça fait mal mais j'avais un projet et j'arrivais à un âge où je n'aurais probablement plus eu d'occasion comme celle-ci. Je ne voulais pas la laisser passer ».
Alors là je suis choquée. Mais c'est quoi ce projet si spécial ? Franchement c'est la première fois qu'il me déçoit.
« A chaque candidature pour un emploi, je contactais le recruteur pour dévaloriser ta candidature. Parfois je n'y parvenais pas et tu obtenais quand même un entretien mais comme disais le jeu de loterie dont j'ai oublié le nom : « une chance au grattage et une chance au tirage » et là j'y arrivais. Je sais c'est dégueulasse mais avec un boulot, tu aurais pris ton indépendance et tu pouvais, à tout moment, me quitter pour partir dieu sait où ».
Alors là, je ne sais plus quoi dire. Je suis sans voix. J'ai envie de tout foutre en l'air. Mais bon … Je vais lui laisser le bénéfice du doute. On a quand même vécu plus de 30 ans ensemble et on a été heureux. Il m'a offert une vie plus que confortable et au final il s'est rattrapé en finançant mon salon donc … Voyons la suite.
« Bien évidement, après, est survenu « L'accident » comme tu voulais qu'on l'appelle mais on reviendra dessus plus tard. J'ai d'autres révélations pour toi d'abord. Au départ, mon but était de vivre une belle histoire d'amour avec toi, clandestinement bien sûr mais je ne comptais pas te perdre. L'accident a tout bouleversé mais j'ai saisis l'opportunité pour te faire venir chez moi et accélérer mes plans. Comme je t'avais avec moi au quotidien, j'ai estimé qu'il était temps pour moi de mettre en application mon projet. »
Bon alors c'est quoi ce projet ? Tout ça m'intrigue.
« De l'amour, je pouvais en avoir avec une professionnelle, même simulé. De l'argent, du pouvoir, avec mes amis du club nous en avions. Avant de te connaitre, j'ai toujours cru que ça ne m'arriverai jamais et grâce à toi J'allais enfin connaitre ce bonheur. »
Bon aller, va-z-y crache la ta Valda.
« Je voulais être père. C'était la seule chose qui me manquait véritablement dans ma vie. J'aurais pu te demander mais c'était prendre le risque que tu refuses. Et ça, je ne voulais pas le prendre ce risque. »
Hein ? C'était ça ton projet ? Mais il fallait me le demander avant non déjà ? On s'aimait et … Bah je n'aurais peut-être pas dit non.
« Pour la pratique, l'acte en lui-même de la conception, ce n'était pas un problème. Tu le sais. On aimait ça, on ne disait jamais non et on ne se refusait jamais rien. Le meilleur moyen que j'ai trouvé pour parvenir à mes fins discrètement c'était de te prendre au dépourvu. Comme ça, devant les faits accomplis et une fois trop tard, tu n'aurais plus eu le choix que d'accepter la situation. »
Tu oublie un truc chéri. Je prenais la pilule à l'époque. Et je n'ai arrêté qu'une fois que je me suis rendu compte que j'attendais Paul. T'as eu une sacrée chance qu'on tombe sur un lot défectueux de pilule ... A moins que ...
« Il y avait pourtant qu'un seul problème : la pilule. Je ne pouvais pas te la confisquer. Ça se serait vu. Alors j'ai contacté un ami dont le fils avait eu quelques petits soucis. Il avait été arrêté pour traffic de placebo à d'autres étudiants. Moyennant finance, il avait accepté de reprendre du service. J'avais récupéré l'emballage vide d'une de tes plaquettes de pilule et il m'en a fait un duplicata. »
Quoi ? Alors Paul n'était pas arrivé par accident ? Mais c'était quoi ces pilules ?
« Ces pilules étaient inoffensives. Ce n'était que du glucose. Ainsi en prenant ces fausses pilules et compte tenu de notre libido de l'époque tu es très vite tombé enceinte. J'ai alors joué la surprise et c'est avec la complicité du médecin et de son histoire de « lot défectueux » qu'on a pu avoir Paul.»
Bordel de merde. J'étais loin de m'imaginer ça. Tu sais, si tu m'avais demandé et que tu avais insisté sur l'importance que ça avait pour toi, j'aurais surement accepté. Ce n'était pas la peine de faire tout ça … Mais alors pour Myriam, c'était pareil ?
« Sans l'accident, j'aurais quand même tenté ma chance mais ça aurait pris plus de temps à cause du coté clandestin de la chose. Des hommes riches et puissants qui ont des enfants avec leurs maitresses, je pourrais t'en fournir toute une liste. Ça ne m'aurait pas arrêté. Ça aurait juste été plus long. »
T'étais vraiment si motivé que ça ? Je comprends que ça ait pu être très important pour toi mais c'était extrême.
« Quand Paul est né, j'étais le plus heureux des hommes. J'avais mon fils, mon héritier, celui qui allait porter mon nom, perpétuer mon patrimoine et le faire prospérer. Ça aurait été une fille je m'en serais contenté tout autant mais, appelle ça du machisme ou autre chose, J'espérais un fils et j'ai été exaucé. Pour Myriam par contre, là ça a été une vraie surprise pour moi. Je n'avais pas prévu d'en avoir d'autre mais je ne regrette pas. Cette petite princesse a été un vrai rayon de soleil. Une fois père, j'avais ce que je voulais. Il ne me restait plus qu'à récompenser celle qui m'avait permis d'accomplir mon rêve : toi »
Bon … La méthode est discutable mais je peux comprendre pourquoi il l'a fait. Ce n'était pas comme si nos enfants n'avaient pas été désirés après tout et qu'ils avaient été maltraités. Passons … La vidéo n'est pas finie on dirait. Voyons voir la suite.
« Ainsi nous avons pu vivre une vie de famille. On a jamais manqué de rien, Je gagnais bien ma vie et toi aussi. Ton salon marchait du feu de dieu. »
Merci pour la clientèle que tu m'as amené.
« Après ce récit je pense que tu dois t'impatienter de savoir le pourquoi du comment de cette vidéo. Comme je te l'ai dit, tout ou presque avait été prévu. Les deux seuls événements inattendus ont été la naissance de Myriam et bien évidement « l'accident ». Comme je te l'avais dit, dans ton appartement de l'époque, il y avait des caméras. Ça veut dire que tout ce qu'il s'est passé le soir de l'accident a été filmé. »
Oh bon sang ! Je vais enfin savoir.
« Comme tu t'en doute, ce qui va suivre est l'enregistrement intégral de ce qu'il s'est passé. Je sais que tu attends cette vérité depuis longtemps. Mais sache que si je t'ai caché ça, c'était pour protéger notre couple. » J'espère que tu me pardonneras pour ce que j'ai fait mais, je te le répète, j'ai toujours voulu ton bonheur. » PAUSE
Bon il a fini son message. Je ne m'attendais pas à tout ça. En tout cas, même si il a employé des moyens extrêmes, il y a une chose pour laquelle il n'a pas menti, il a toujours tout fait pour me rendre heureuse. Même si la naissance de Paul était une manigance de sa part, c'était aussi le meilleur moyen de consolider notre relation. En cas de défaillance de notre couple, j'y serais peut-être venu aussi pour le garder près de moi. Comme quoi au final, il m'a bien eu dans ce jeu de « Qui manipule qui ». Finalement on était un peu pareil tous les deux. Bon maintenant l'heure de vérité. Vous êtes prêt à découvrir ça avec moi ? C'est parti.
Bon, là c'est moi qui me prépare, je me regarde dans le miroir et «… DING DONG » ça c'est la sonnette. Voilà c'est sa femme qui débarque. J'avais presque oublié son visage. Bon là on discute, elle s'énerve, … C'est là qu'elle essaye de me foutre dehors mais je résiste, elle me gifle et me pousse. Là, je me cogne la tête. Je titube et elle dit un truc mais je n'entends pas. Attendez, je monte le son. « Espèce de sale petite pimbeche, je vais te remettre à ta place ». Elle me frappe et je me retrouve évanouie la ou Pierre Henri m'a retrouvé … Mais … Elle essaye de m'étrangler ? Elle va me tuer si personne n'intervient … Ah si Pierre Henri l'a arrêté. PAUSE. Attendez … ça veut dire qu'il était là depuis plus longtemps que ce qu'il m'avait dit alors donc il a su ce qu'il s'était passé. Bon je relance Lecture
Houlà ça s'engueule. Cette femme n'a vraiment aucune considération pour moi. Elle me qualifie de moins que rien. Heureusement Pierre Henri prend ma défense. Il lui dit que je suis « la meilleure chose qui lui soit arrivée ». Il a toujours utilisé cette expression pour parler de moi. Elle le prend mal et lui dit que je ne suis bonne qu'à faire le trottoir … Charmant ! En tout cas elle a de la force elle arrive à le repousser en lui disant qu'il va le regretter et revient finir de m'étrangler. Pierre Henri se relève et … Oh mon dieu ! Il attrape le couteau et dans un accès de rage, il la poignarde en criant « Lâche-la ! ». Pause.
C'était lui, Il l'a fait pour me sauver. Il m'a préféré à elle. Ça veut dire que j'ai toujours été innocente et qu'il le savait. Alors pourquoi toute cette comédie ? La vidéo n'est pas finie. Il y a surement autre chose. On reprend, LECTURE. Elle me lâche et s'écroule au sol. Il est tellement furieux qu'il pèse de tout son poids sur le couteau pour l'enfoncer encore plus. Il dit quelques chose. Attendez je monte le son. Il dit « Cette fille, je l'aime et elle me donnera le fils que t'as pas été foutu me donner. Désolé mais si je dois choisir entre vous, c'est elle que je prend ». Et là, il se relève quand elle a cessé de bouger. Et c'est là qu'il réalise ce qu'il vient de faire. Il se tient la tête. Il ne cesse de se répéter « Mais qu'est-ce que j'ai fait ? Mais qu'est ce qu'il va m'arriver ? ». Je ne l'ai jamais vu aussi paniqué. Il a réagi sous le coup de la colère. C'était instinctif, il m'aimait vraiment. Je ne peux pas lui en vouloir.
Ah, il s'arrête de gesticuler et de faire les cents pas, il a pensé à quelque chose. Il met ses gants de conduite. Il prend une feuille d'essuie-tout et s'en sert pour essuyer le manche du couteau. Ensuite … Il me regarde et … Oh je connais ce regard. Il a une idée. Il retire le couteau de la plaie et … Mon dieu, ça saigne de partout. Il prend ma main et la passe sur la lame du couteau. puis il pose le couteau dans l'autre main. Ok j'ai compris. Il a voulu me faire culpabiliser au pire douter de moi-même au mieux et se rendre indispensable à mes yeux. Le temps pour lui d'arranger la situation et de se faire passer pour mon sauveur. Et ça a marché à l'époque. Je m'en souviens encore.
Ok là je me réveille, je panique. Là je me souviens de tout ça. Il appelle son « ami » commissaire de police on le voit qui essaye de me calmer … J'étais vraiment paniquée. Ah voilà l'autre qui arrive. Il explique son plan et ensuite Pierre Henri me ramène chez lui. A partir de là je ne sais plus rien de ce qu'il s'est passé à par ce que Pierre Henri m'a dit. Donc pendant qu'on est parti, le commissaire a déshabillé la morte, il la javellise avec une éponge et … Mais je rêve ou il lui caresse les seins ? Il dit un truc que je n'entends pas. Je monte le volume, il dit « Quel dommage que t'ais refusé de divorcer ». OK, donc ils se connaissaient alors. C'est malaisant comme situation. Bon il continue son ménage. Je passe en avance rapide. Il a tout nettoyé et déposé le corps sur des sacs poubelle. AH voilà Pierre Henri qui débarque. Il sort les malles, ils mettent le corps dans la plus grosse malle et la ferme.
Pierre Henri le remercie mais il n'a pas l'air content l'autre. Normal, il avait surement prévu autre chose de sa soirée. Visiblement ils s'engueulent … OK … Ah je comprends mieux. Le commissaire avait un coup de cœur pour elle depuis toujours visiblement. Bon bah raté Monsieur. Pierre Henri lui annonce qu'il a tout enregistré sur son téléphone. Il lui passe même l'audio. Ça ne lui plait pas mais il repart avec la malle en se disant qu'ils sont désormais quittes. Pierre Henri commence à remplir les autres malles avec mes affaires et une fois qu'il s'est assuré que le commissaire est parti il se rapproche de la camera. Il la sort de sa cachette et juste avant de l'éteindre il se filme face à l'objectif en disant « ça c'est ton assurance ma chérie ».
Bon bah je sais tout et vous aussi maintenant. Je vais garder précieusement cette vidéo car au cas où toute cette histoire ressorte, il faudra que je prouve mon innocence. Je pense que ça a toujours été la raison d'être de cette vidéo : me disculper.
Merci de m'avoir accompagné pour tout ça … Tient il y a un double fond dans la boite, d'autres vidéos ? Ah ok ce sont nos sextape. Je sais que vous aimeriez les voir mais, ne m'en voulez pas, je vais les garder pour moi. Je vous souhaite bonne continuation. Maintenant que je suis veuve, je ne vais pas rester seule. Pierre Henri le savait mais j'avais déjà commencé à fréquenter quelqu'un mais sans passer le pas, par respect pour mon mari. Lors d'une conversation que nous avions eue, Pierre Henri m'avait bien dit qu'il comprenait si je voyais un autre homme. Nous n'avions plus aucun rapport ces dernières années. Oui je vois quelqu'un depuis peu mais on est jamais allé plus loin qu'un bisou. Maintenant je vais pouvoir aller plus loin avec lui sans craintes.
« Bonjour ma chérie. Si tu vois cette vidéo c'est que je suis mort. Rien d'étonnant vu mon état déclinant ces dernières semaines. »
Vu la date, ce message a été enregistré il y a trois semaines, soit deux jours après avoir tenu son petit fils dans ses bras.
« Tu m'as apporté tellement. Tu m'as donné tout l'amour et l'affection que j'espérai ainsi que deux beaux enfants. C'est pourquoi je devais te faire une confession »
Ah ? Serait-ce enfin les réponses à mes questions ?
« Il faut que tu saches que tout ce que j'ai fait, je ne l'ai fait que parce que je t'aime, je t'ai toujours aimé »
Moi aussi mon chéri
« Jusqu'à ce que tu me fasses ta proposition de petits câlins en échange d'un loyer gratuit, jamais il ne me serait venu à l'idée de tenter quoi que ce soit avec toi. Certes, et ça tu le sais car on en a déjà parlé tous les deux, je te trouvais particulièrement jolie mais mon mariage, ma morale et les règles qui vont avec, m'empêchaient d'envisager quoi que ce soit de ce genre »
Il ne t'as pas fallu longtemps pour craquer mais bon passons
« En clair, ce que je voulais te dire c'est que tout ce qui t'es arrivé, depuis notre première fois, s'est passé parce que je l'avais voulu »
Comment ça tout ? Il me fait peur là
« Enfin tout ou presque. Je n'avais évidement pas prévu la mort de ma femme ni l'arrivée de Miriam dans nos vies. »
Ouf ! Je respire. Pendant un instant j'ai cru qu'il avait fait assassiner l'autre coincé du derche. Mais attends ... Tout le reste était voulu ?
« Des qu'on a commencé à se fréquenter, j'ai eu un plan en tête, un but à atteindre. Je savais que ma femme allait vouloir te virer une fois ton diplôme en poche. Elle ne cessait de me le répéter. C'est pourquoi j'ai fait l'acquisition de cet appartement dans lequel je t'avais installé. »
Je savais qu'il n'était pas arrivé comme ça, tombé du ciel non plus. Je ne suis pas idiote.
« Ce que tu ne sais pas c'est que j'y avais mis des caméras pour filmer nos ébats. Elles se déclenchaient à heure fixe, d'où ma ponctualité, nous filmaient en action et se coupaient à l'aide d'une télécommande que j'avais. Ensuite il ne me restait plus qu'à récupérer les vidéos alors que tu sortais. Comme ça, après avoir récupéré les vidéos, de temps en temps, je me faisais mon petit porno du Samedi en visionnant nos ébats ».
T'étais pas obligé de faire tout ça. Tu m'aurais demandé de faire une sextape j'aurais peut-être dit oui. Je suis sûre qu'on se serait bien amusé.
« Mes sentiments pour toi ont toujours été vrais mais j'avais peur qu'un jour un bellâtre arrive à t'arracher à moi. Alors, afin de te garder au près de moi et de te rendre dépendante de moi, J'ai fait quelque chose dont je ne suis pas fière : Je me suis arrangé pour que tu ne trouves pas de travail dans ton domaine »
Hein ? Quoi ? Mais comment ?
« Si je me suis porté volontaire pour t'aider à trouver du travail c'était surtout pour mieux torpiller tes candidatures par la suite. Je sais, ça fait mal mais j'avais un projet et j'arrivais à un âge où je n'aurais probablement plus eu d'occasion comme celle-ci. Je ne voulais pas la laisser passer ».
Alors là je suis choquée. Mais c'est quoi ce projet si spécial ? Franchement c'est la première fois qu'il me déçoit.
« A chaque candidature pour un emploi, je contactais le recruteur pour dévaloriser ta candidature. Parfois je n'y parvenais pas et tu obtenais quand même un entretien mais comme disais le jeu de loterie dont j'ai oublié le nom : « une chance au grattage et une chance au tirage » et là j'y arrivais. Je sais c'est dégueulasse mais avec un boulot, tu aurais pris ton indépendance et tu pouvais, à tout moment, me quitter pour partir dieu sait où ».
Alors là, je ne sais plus quoi dire. Je suis sans voix. J'ai envie de tout foutre en l'air. Mais bon … Je vais lui laisser le bénéfice du doute. On a quand même vécu plus de 30 ans ensemble et on a été heureux. Il m'a offert une vie plus que confortable et au final il s'est rattrapé en finançant mon salon donc … Voyons la suite.
« Bien évidement, après, est survenu « L'accident » comme tu voulais qu'on l'appelle mais on reviendra dessus plus tard. J'ai d'autres révélations pour toi d'abord. Au départ, mon but était de vivre une belle histoire d'amour avec toi, clandestinement bien sûr mais je ne comptais pas te perdre. L'accident a tout bouleversé mais j'ai saisis l'opportunité pour te faire venir chez moi et accélérer mes plans. Comme je t'avais avec moi au quotidien, j'ai estimé qu'il était temps pour moi de mettre en application mon projet. »
Bon alors c'est quoi ce projet ? Tout ça m'intrigue.
« De l'amour, je pouvais en avoir avec une professionnelle, même simulé. De l'argent, du pouvoir, avec mes amis du club nous en avions. Avant de te connaitre, j'ai toujours cru que ça ne m'arriverai jamais et grâce à toi J'allais enfin connaitre ce bonheur. »
Bon aller, va-z-y crache la ta Valda.
« Je voulais être père. C'était la seule chose qui me manquait véritablement dans ma vie. J'aurais pu te demander mais c'était prendre le risque que tu refuses. Et ça, je ne voulais pas le prendre ce risque. »
Hein ? C'était ça ton projet ? Mais il fallait me le demander avant non déjà ? On s'aimait et … Bah je n'aurais peut-être pas dit non.
« Pour la pratique, l'acte en lui-même de la conception, ce n'était pas un problème. Tu le sais. On aimait ça, on ne disait jamais non et on ne se refusait jamais rien. Le meilleur moyen que j'ai trouvé pour parvenir à mes fins discrètement c'était de te prendre au dépourvu. Comme ça, devant les faits accomplis et une fois trop tard, tu n'aurais plus eu le choix que d'accepter la situation. »
Tu oublie un truc chéri. Je prenais la pilule à l'époque. Et je n'ai arrêté qu'une fois que je me suis rendu compte que j'attendais Paul. T'as eu une sacrée chance qu'on tombe sur un lot défectueux de pilule ... A moins que ...
« Il y avait pourtant qu'un seul problème : la pilule. Je ne pouvais pas te la confisquer. Ça se serait vu. Alors j'ai contacté un ami dont le fils avait eu quelques petits soucis. Il avait été arrêté pour traffic de placebo à d'autres étudiants. Moyennant finance, il avait accepté de reprendre du service. J'avais récupéré l'emballage vide d'une de tes plaquettes de pilule et il m'en a fait un duplicata. »
Quoi ? Alors Paul n'était pas arrivé par accident ? Mais c'était quoi ces pilules ?
« Ces pilules étaient inoffensives. Ce n'était que du glucose. Ainsi en prenant ces fausses pilules et compte tenu de notre libido de l'époque tu es très vite tombé enceinte. J'ai alors joué la surprise et c'est avec la complicité du médecin et de son histoire de « lot défectueux » qu'on a pu avoir Paul.»
Bordel de merde. J'étais loin de m'imaginer ça. Tu sais, si tu m'avais demandé et que tu avais insisté sur l'importance que ça avait pour toi, j'aurais surement accepté. Ce n'était pas la peine de faire tout ça … Mais alors pour Myriam, c'était pareil ?
« Sans l'accident, j'aurais quand même tenté ma chance mais ça aurait pris plus de temps à cause du coté clandestin de la chose. Des hommes riches et puissants qui ont des enfants avec leurs maitresses, je pourrais t'en fournir toute une liste. Ça ne m'aurait pas arrêté. Ça aurait juste été plus long. »
T'étais vraiment si motivé que ça ? Je comprends que ça ait pu être très important pour toi mais c'était extrême.
« Quand Paul est né, j'étais le plus heureux des hommes. J'avais mon fils, mon héritier, celui qui allait porter mon nom, perpétuer mon patrimoine et le faire prospérer. Ça aurait été une fille je m'en serais contenté tout autant mais, appelle ça du machisme ou autre chose, J'espérais un fils et j'ai été exaucé. Pour Myriam par contre, là ça a été une vraie surprise pour moi. Je n'avais pas prévu d'en avoir d'autre mais je ne regrette pas. Cette petite princesse a été un vrai rayon de soleil. Une fois père, j'avais ce que je voulais. Il ne me restait plus qu'à récompenser celle qui m'avait permis d'accomplir mon rêve : toi »
Bon … La méthode est discutable mais je peux comprendre pourquoi il l'a fait. Ce n'était pas comme si nos enfants n'avaient pas été désirés après tout et qu'ils avaient été maltraités. Passons … La vidéo n'est pas finie on dirait. Voyons voir la suite.
« Ainsi nous avons pu vivre une vie de famille. On a jamais manqué de rien, Je gagnais bien ma vie et toi aussi. Ton salon marchait du feu de dieu. »
Merci pour la clientèle que tu m'as amené.
« Après ce récit je pense que tu dois t'impatienter de savoir le pourquoi du comment de cette vidéo. Comme je te l'ai dit, tout ou presque avait été prévu. Les deux seuls événements inattendus ont été la naissance de Myriam et bien évidement « l'accident ». Comme je te l'avais dit, dans ton appartement de l'époque, il y avait des caméras. Ça veut dire que tout ce qu'il s'est passé le soir de l'accident a été filmé. »
Oh bon sang ! Je vais enfin savoir.
« Comme tu t'en doute, ce qui va suivre est l'enregistrement intégral de ce qu'il s'est passé. Je sais que tu attends cette vérité depuis longtemps. Mais sache que si je t'ai caché ça, c'était pour protéger notre couple. » J'espère que tu me pardonneras pour ce que j'ai fait mais, je te le répète, j'ai toujours voulu ton bonheur. » PAUSE
Bon il a fini son message. Je ne m'attendais pas à tout ça. En tout cas, même si il a employé des moyens extrêmes, il y a une chose pour laquelle il n'a pas menti, il a toujours tout fait pour me rendre heureuse. Même si la naissance de Paul était une manigance de sa part, c'était aussi le meilleur moyen de consolider notre relation. En cas de défaillance de notre couple, j'y serais peut-être venu aussi pour le garder près de moi. Comme quoi au final, il m'a bien eu dans ce jeu de « Qui manipule qui ». Finalement on était un peu pareil tous les deux. Bon maintenant l'heure de vérité. Vous êtes prêt à découvrir ça avec moi ? C'est parti.
Bon, là c'est moi qui me prépare, je me regarde dans le miroir et «… DING DONG » ça c'est la sonnette. Voilà c'est sa femme qui débarque. J'avais presque oublié son visage. Bon là on discute, elle s'énerve, … C'est là qu'elle essaye de me foutre dehors mais je résiste, elle me gifle et me pousse. Là, je me cogne la tête. Je titube et elle dit un truc mais je n'entends pas. Attendez, je monte le son. « Espèce de sale petite pimbeche, je vais te remettre à ta place ». Elle me frappe et je me retrouve évanouie la ou Pierre Henri m'a retrouvé … Mais … Elle essaye de m'étrangler ? Elle va me tuer si personne n'intervient … Ah si Pierre Henri l'a arrêté. PAUSE. Attendez … ça veut dire qu'il était là depuis plus longtemps que ce qu'il m'avait dit alors donc il a su ce qu'il s'était passé. Bon je relance Lecture
Houlà ça s'engueule. Cette femme n'a vraiment aucune considération pour moi. Elle me qualifie de moins que rien. Heureusement Pierre Henri prend ma défense. Il lui dit que je suis « la meilleure chose qui lui soit arrivée ». Il a toujours utilisé cette expression pour parler de moi. Elle le prend mal et lui dit que je ne suis bonne qu'à faire le trottoir … Charmant ! En tout cas elle a de la force elle arrive à le repousser en lui disant qu'il va le regretter et revient finir de m'étrangler. Pierre Henri se relève et … Oh mon dieu ! Il attrape le couteau et dans un accès de rage, il la poignarde en criant « Lâche-la ! ». Pause.
C'était lui, Il l'a fait pour me sauver. Il m'a préféré à elle. Ça veut dire que j'ai toujours été innocente et qu'il le savait. Alors pourquoi toute cette comédie ? La vidéo n'est pas finie. Il y a surement autre chose. On reprend, LECTURE. Elle me lâche et s'écroule au sol. Il est tellement furieux qu'il pèse de tout son poids sur le couteau pour l'enfoncer encore plus. Il dit quelques chose. Attendez je monte le son. Il dit « Cette fille, je l'aime et elle me donnera le fils que t'as pas été foutu me donner. Désolé mais si je dois choisir entre vous, c'est elle que je prend ». Et là, il se relève quand elle a cessé de bouger. Et c'est là qu'il réalise ce qu'il vient de faire. Il se tient la tête. Il ne cesse de se répéter « Mais qu'est-ce que j'ai fait ? Mais qu'est ce qu'il va m'arriver ? ». Je ne l'ai jamais vu aussi paniqué. Il a réagi sous le coup de la colère. C'était instinctif, il m'aimait vraiment. Je ne peux pas lui en vouloir.
Ah, il s'arrête de gesticuler et de faire les cents pas, il a pensé à quelque chose. Il met ses gants de conduite. Il prend une feuille d'essuie-tout et s'en sert pour essuyer le manche du couteau. Ensuite … Il me regarde et … Oh je connais ce regard. Il a une idée. Il retire le couteau de la plaie et … Mon dieu, ça saigne de partout. Il prend ma main et la passe sur la lame du couteau. puis il pose le couteau dans l'autre main. Ok j'ai compris. Il a voulu me faire culpabiliser au pire douter de moi-même au mieux et se rendre indispensable à mes yeux. Le temps pour lui d'arranger la situation et de se faire passer pour mon sauveur. Et ça a marché à l'époque. Je m'en souviens encore.
Ok là je me réveille, je panique. Là je me souviens de tout ça. Il appelle son « ami » commissaire de police on le voit qui essaye de me calmer … J'étais vraiment paniquée. Ah voilà l'autre qui arrive. Il explique son plan et ensuite Pierre Henri me ramène chez lui. A partir de là je ne sais plus rien de ce qu'il s'est passé à par ce que Pierre Henri m'a dit. Donc pendant qu'on est parti, le commissaire a déshabillé la morte, il la javellise avec une éponge et … Mais je rêve ou il lui caresse les seins ? Il dit un truc que je n'entends pas. Je monte le volume, il dit « Quel dommage que t'ais refusé de divorcer ». OK, donc ils se connaissaient alors. C'est malaisant comme situation. Bon il continue son ménage. Je passe en avance rapide. Il a tout nettoyé et déposé le corps sur des sacs poubelle. AH voilà Pierre Henri qui débarque. Il sort les malles, ils mettent le corps dans la plus grosse malle et la ferme.
Pierre Henri le remercie mais il n'a pas l'air content l'autre. Normal, il avait surement prévu autre chose de sa soirée. Visiblement ils s'engueulent … OK … Ah je comprends mieux. Le commissaire avait un coup de cœur pour elle depuis toujours visiblement. Bon bah raté Monsieur. Pierre Henri lui annonce qu'il a tout enregistré sur son téléphone. Il lui passe même l'audio. Ça ne lui plait pas mais il repart avec la malle en se disant qu'ils sont désormais quittes. Pierre Henri commence à remplir les autres malles avec mes affaires et une fois qu'il s'est assuré que le commissaire est parti il se rapproche de la camera. Il la sort de sa cachette et juste avant de l'éteindre il se filme face à l'objectif en disant « ça c'est ton assurance ma chérie ».
Bon bah je sais tout et vous aussi maintenant. Je vais garder précieusement cette vidéo car au cas où toute cette histoire ressorte, il faudra que je prouve mon innocence. Je pense que ça a toujours été la raison d'être de cette vidéo : me disculper.
Merci de m'avoir accompagné pour tout ça … Tient il y a un double fond dans la boite, d'autres vidéos ? Ah ok ce sont nos sextape. Je sais que vous aimeriez les voir mais, ne m'en voulez pas, je vais les garder pour moi. Je vous souhaite bonne continuation. Maintenant que je suis veuve, je ne vais pas rester seule. Pierre Henri le savait mais j'avais déjà commencé à fréquenter quelqu'un mais sans passer le pas, par respect pour mon mari. Lors d'une conversation que nous avions eue, Pierre Henri m'avait bien dit qu'il comprenait si je voyais un autre homme. Nous n'avions plus aucun rapport ces dernières années. Oui je vois quelqu'un depuis peu mais on est jamais allé plus loin qu'un bisou. Maintenant je vais pouvoir aller plus loin avec lui sans craintes.
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