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✦ ErosSexe Anabelle XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Anabelle — Chapitre 2

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ErosSexe
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Anabelle

Chapitre 2

Épisode 2 – Anabelle
Résumé de l'épisode précédent :Un homme dans la soixantaine, Laurent, se promène en forêt avec ses petits-enfants, ils retrouvent un chien annoncé perdu et Laurent tombe sous le charme d'Anabelle, la femme chez qui ils ramènent l'animal. Souhaitant la revoir, vainquant sa timidité, Laurent lui propose d'aller observer des animaux dans leur milieu naturel.
Une semaine a passé, puis une deuxième, la triste routine avait repris ses droits, pourtant je ne parvenais pas à me défaire de l'image d'Anabelle, de sa grâce naturelle, de son charme. Mes petits-enfants m'ont demandé à plusieurs reprises quand nous allions retourner chez Justine, je n'avais pas de réponse. L'automne arrivait gentiment, avec sa luminosité faiblissante, ses brumes matinales, par contre la saison des champignons commençait, assez prometteuse au vu de la météo.
Dans un élan d'audace dont je n'étais pas du tout familier, et après l'avoir relu et corrigé cinquante fois, j'ai envoyé un bref message, neutre selon moi, à celle qui habitait ma rétine et mes neurones.
-             Bonjour Anabelle, vous allez bien ? Après-demain, j'ai prévu d'aller ramasser des champignons. Est-ce que cela vous intéresse, sachant que ce jour-là vous ne gardez pas Justine ?
La réponse n'est pas venue tout de suite, je me suis demandé si ma proposition sentait le vieux vicelard au point qu'Anabelle ne prendrait même pas la peine d'y répondre.
-             Bonjour Laurent, oui, je vous accompagne avec grand plaisir, mais je ne connais absolument rien aux champignons ! Appelez-moi pour m'expliquer comment il faut s'habiller et s'équiper afin de ne pas vous gâcher la cueillette.
Je l'ai donc appelée, un peu timide, lui expliquant que le matin il fait frais et humide sous le couvert des arbres de nos Préalpes, et que des bottes ou des chaussures de marche sont idéales. Nous avons fixé l'heure de rendez-vous. J'étais impatient de lui faire partager ma passion pour la Nature en général, ce milieu où l'homme doit apprendre à regarder autour de lui avant de chercher à le dominer à tout prix.
A sept heures piles, je l'attendais en bas de chez elle. Anabelle est apparue, portant un jeans et des bottes, un pull à col roulé sous un grosse veste et un bonnet d'où s'échappaient quelques mèches argentées rebelles, ravissante !
Bises, ton enjoué, soleil, tout y était, je flottais dans un éther léger. La récolte a été abondante, sans dépasser la limite des 2 kilos par personne en vigueur dans le canton. J'ai appris à ma beauté mature comment repérer les champignons sous les feuilles, au pied de quels arbres, comment les couper et les poser dans le panier. Elle y a vite pris goût et a trouvé quelques jolis spécimens, à onze heures nos paniers étaient remplis.
-             Vous avez l'œil Anabelle, bravo ! Je vais vous expliquer comment les nettoyer et les cuire, et je vous raccompagne chez vous. D'accord ?
-             Oh Laurent, si vous en avez le temps et l'envie, venez au moins prendre l'apéritif à la maison et là vous me donnerez vos précieux conseils, c'est plus sympa non ? 
Je n'ai pas discuté, trop envoûté par son charisme. Elle habitait un joli petit appartement à la périphérie de la ville, meublé avec goût, clair, et les livres y tenaient une place de choix.
-             Vous me laissez quelques minutes pour me changer ? Mettez-vous aussi à l'aise Laurent, il fait chaud dans cet appartement.
Anabelle est réapparue, pieds nus, portant un simple pantalon blanc et une jolie tunique brodée au décolleté en V, plus séduisante que jamais.
-             Qu'est-ce que je vous sers, Monsieur le professeur ?
-             Oh Anabelle, je suis à la retraite, oublions mon passé !
-             Sûrement pas ! Vous m'avez impressionnée, vous connaissez tous les arbres, vous repérez les traces d'animaux, vous distinguez les chants des oiseaux et vous donnez en latin le nom des champignons, alors le titre de professeur est encore modeste ! Docteur conviendrait mieux !
-             Désolé si j'ai fait un peu le prof et vous ai cassé les pieds, mais dehors je suis en effet dans mon élément et j'aime le faire partager, c'est un livre ouvert la Nature.
-             Alors vous avez réussi ! On y retourne quand ? Un verre de vin blanc en attendant, ça vous convient ? (En Suisse, c'est souvent l'apéritif traditionnel)
Nous avons bu la moitié de la bouteille, je lui ai montré comment nettoyer les champignons, sans eau, enlever les parties les moins bonnes, les cuire ou les blanchir, éventuellement les sécher pour les conserver et lui ai conseillé d'éviter d'en manger trop le soir vu que c'est assez lourd à digérer. Je me suis levé et me préparais à partir quand elle s'est plantée devant moi, le regard brillant (le vin blanc sans doute…) vrillé dans le mien.
-             Je te remercie infiniment pour cette matinée, il y a longtemps que je n'ai pas vu le temps passer aussi vite qu'en ta compagnie, Docteur ! Tu es patient, délicat et attentionné (je l'avais aidée à se dégager des ronces dans lesquelles elle s'était salement emmêlée), j'envie ta femme et tes petits-enfants !
Son tutoiement et son regard intense m'ont transporté, envahissant mes sens d'une soudaine poussée de désir un peu ridicule à mon âge, mais j'ai saisi l'opportunité de l'exprimer avant que ma timidité ne reprenne le dessus.
-             Puisque j'ai semble-t-il le statut de docteur, je pense qu'il me faut rapidement renouveler l'ordonnance afin de maintenir en l'état l'enthousiasme ambiant. Qu'en pense ma patiente ?
-             Elle ne peut en penser que du bien, elle qui s'étiole gentiment faute d'avoir su s'entourer des bonnes personnes…
-             Mmm…Bon. Il reste environ deux semaines avant que les marmottes ne se retirent pour l'hiver. J'ai un faible pour ces adorables rongeurs, et je connais deux ou trois endroits d'où l'on peut les observer discrètement et les voir préparer leur terrier d'hibernation. Mais il faut se lever très tôt pour être sur place avant le lever du soleil, et ne pas avoir peur de rester immobile ni d'avoir froid si l'on veut être un spectateur comblé. Est-ce que cela constituerait pour vous une ordonnance acceptable ?
-             Pour toi… !
-             Pardon ?
-             Pas « pour vous », mais « pour toi ». « Tu ». Annabelle égale « tu ». Suis-je claire, docteur ?
-             Euh…oui…vous…enfin je veux dire tu es claire. Je vais essayer ! Alors disons que je viens vous…te chercher vendredi matin à 4h30, habille-toi chaudement, prends un bonnet et des gants car en altitude, le matin, il gèle déjà. Je prendrai un thermos de thé et de quoi grignoter. 
Puis, rougissant légèrement de devoir aborder ce sujet, j'ai précisé :
-             Et puis…si…si je puis me permettre, ne mettez…ne mets pas de parfum, pas de déodorant et évite le savon trop parfumé, parce que si le vent nous est défavorable les animaux nous repèreront facilement en cas d'odeur inhabituelle, et ils se cacheront. De même, si tu as une veste orange fluo, il serait mieux de ne pas la porter à cette occasion.
-             Eh bien, c'est une opération commando à laquelle tu m'invites ? Mais je vais respecter tes directives, docteur Nature, car je te fais pleine confiance.
Anabelle m'a gratifié d'une bise légèrement prolongée et à la trajectoire un peu inhabituelle puisque ma joue, d'ordinaire dévolue à l'accueil de ces embrassades courtoises, a dû partager avec la commissure de mes lèvres celles de mon adorable égérie. Heureusement que mes battements de cœur ne pouvaient s'entendre, sinon ma sublime mature aurait pris peur d'un tel emballement.
Ma femme ayant de longue date pris l'habitude de mes longues escapades en solitaire dans la nature n'a pas même formulé la moindre remarque me voyant, le jeudi soir, préparer mes appareils photos, jumelles, sacs et autres accessoires habituels pour mes photos animalières en milieu naturel.
A l'aube, je cueillais au pied de son petit immeuble une fleur épanouie, Anabelle rayonnait malgré le peu de son ravissant minois que laissait entrevoir son équipement. Ses yeux devaient être capables de percer l'obscurité tant ils m'hypnotisaient.
-             Tu ne m'embrasses pas, docteur ? Tu as peur des virus ?
Ses bras autour de mon cou, Anabelle m'a embrassé bruyamment avant de s'installer sur son siège.
-             On y va ? J'ai chaud avec tout ça !
Nous avons marché une bonne heure, sur un sentier pentu et rocheux mais bien marqué, la lampe frontale nous aidant. À l'aube naissante nous avons quitté le confort de ce chemin pour le sous-bois, son sol irrégulier, ses rochers pointus et son humidité, un peu de givre recouvrait le tout. J'avais expliqué à Anabelle de bien rester derrière moi, d'éviter de casser des branches, et de ne me parler que si cela était vraiment nécessaire. Un peu rude, pour une sortie romantique…
Au lever du jour, nous étions à la limite supérieure de la végétation, altitude 2240m selon mon GPS, bien cachés dans une anfractuosité de rocher que surplombait un magnifique sapin nous dissimulant un peu. Nous pouvions même nous asseoir, à l'abri du vent qui, bien qu'orienté au nord, nous était favorable puisqu'il soufflait très légèrement et de face pour nous.
J'ai vite tendu ma bâche de camouflage, installé mon appareil photo, et ai fait signe à Anabelle de s'approcher de moi. La prenant par les épaules, j'ai collé ma bouche à son oreille pour lui expliquer la suite à voix basse, un moment de grâce absolue, je me retenais de ne pas la serrer dans mes bras et de l'embrasser.
-             Le soleil va bientôt se lever, et tu vas voir une par une sortir les marmottes. Prudentes, elles vont se répartir en cercle, dressées sur leurs pattes arrière et observer les alentours pour y repérer un éventuel prédateur, loup, lynx, renard ou aigle. S'il y a du danger elles « sifflent » et retournent dans leur terrier. Sinon, elles vont chercher à manger pour augmenter encore leurs réserves de graisse avant la longue hibernation, puis jouer et se réchauffer au soleil. Il ne faut pas bouger ni faire de bruit, elles sont craintives, ici, car elles ne voient pas souvent de randonneurs.
Le soleil a surgi de derrière la montagne, et dès que la première boule de poils est sortie du terrier je l'ai montrée à Anaballe en lui donnant les jumelles. Peu habituée à leur utilisation, elle a balayé le paysage dans de longues rotations avant de se tourner vers moi, l'air désolé.
Je me suis agenouillé derrière elle, ai pris ses mains qui tenaient les jumelles dans les miennes et, mon corps contre le sien, ma joue contre la sienne, l'ai délicatement orientée vers la scène où se déroulait le spectacle que je voyais à l'œil nu, connaissant bien l'endroit. Le soleil éclairait désormais les alentours du terrier, et ce ne sont pas moins de six animaux qui s'ébattaient là, insouciants, alternant jeux et recherche de nourriture. Anabelle semblait conquise, moi aussi, je n'osais pas bouger, même emmitouflés comme nous l'étions la sentir si près de moi m'enchantait, le temps avait soudainement ralenti, j'étais bien.
Soudain, nous avons vu s'agiter les rongeurs, entendu leurs cris se multiplier avant que tous sauf un restant en sentinelle ne plongent dans leur terrier. Surprise, Anabelle a lâché ses jumelles et s'est tournée vers moi, l'air interrogatif. J'ai mimé le vol de l'aigle et roulé des yeux écarquillés, provoquant un sourire complice chez mon invitée à l'hôtel de la Nature. En nous penchant un peu, nous avons aperçu le rapace qui tournoyait, j'ai alors honteusement profité de ma position pour diriger le regard d'Anabelle vers ce majestueux volatile, la prenant à pleins bras pour l'empêcher de tomber pendant qu'elle levait la tête. J'avais peur qu'elle ne se montre agacée, aussi n'ai-je pas insisté lorsque l'aigle royal a disparu de notre champ de vision. C'est Anabelle qui s'est alors blottie contre moi, ses mains m'obligeant à resserrer mes bras autour d'elle, sa tête penchée en arrière pour me chuchoter :
-             J'ai un peu froid docteur, tiens-moi au chaud un moment….
Dire combien de temps a duré ce moment de grâce absolue n'aurait aucun sens, traduire l'intensité du ressenti en une unité arithmétique serait sacrilège. Sans vouloir m'avancer, je suis certain qu'à ce moment-là nos âmes étaient à l'unisson, rien autour de nous ne pouvait s'avérer discordant. 
Ce sont les marmottes qui nous ont sortis de notre douce torpeur, l'aigle parti elles ont repris leurs activités intenses. Libérant ma captive consentante, laquelle a braqué sur moi ses yeux pétillants en me murmurant un « merci » d'une sensualité à vous pétrifier, j'ai pris quelques photos des animaux en expliquant à Anabelle que je les lui enverrai.
Le soleil réchauffait gentiment l'endroit, plusieurs marmottes se « doraient la pilule » sur un rocher, Anabelle ne les quittait pas des yeux, fascinée par la vie sauvage de ces ravissantes petites bêtes. Le vent s'est ensuite renforcé, venant toujours du nord, et la température a chuté brutalement pour nous qui étions encore à l'ombre. De plus, ma bâche de camouflage mal attachée s'est mise à bouger, et le bruit a dérangé nos actrices velues qui se sont repliées dans leurs appartements souterrains. 
-             Je crois que pour aujourd'hui c'est terminé tu sais, elles nous ont vu et entendu et leur prudence fait qu'elle vont attendre un bon moment avant de ressortir. Je replie mon matériel et on redescend tranquillement ?
-             Je ne dis pas non car je commence à avoir froid, je n'ai pas le pelage de tes amies, moi !
-             Alors tiens, bois une gorgée de thé chaud le temps que je ramasse mon bazar, maintenant si l'on fait du bruit ce n'est pas gênant.
Anabelle a bu deux tasses de thé, étonnée qu'il soit resté aussi chaud dans le thermos malgré la température extérieure proche du zéro.
-             On sent que tu es habitué, tu n'as pas froid toi ? Moi je ne sens plus mes pieds, et mes mains sont si engourdies que j'ai failli lâcher ma tasse de thé.
-             Ne t'inquiète pas, tu vas vite te réchauffer en marchant. Tu as quand-même aimé cette petite sortie ? Tu ne m'en veux pas de te faire geler sur place ?
-             Oh que non Laurent, jamais je n'avais observé la nature sauvage d'aussi près, et tu es un formidable guide, très patient, très…très…
Son regard s'est perdu un moment, ses mots également, notre silence rivalisait avec celui de la nature autour de nous où l'on entendait que le vent. Anabelle s'est approchée de moi, sa tête s'est appuyée contre mon torse et ses bras ont ceinturé ma taille.
-             Très respectueux et très prévenant, toujours modeste, j'adore cette classe et cette délicatesse. Serre-moi maintenant, fort !
J'ai entouré ses épaules et l'ai plaquée contre moi, laissant ma main nue (j'avais enlevé mes gants pour prendre les photos) se glisser au bas de sa nuque, entre le col de sa veste et le bonnet. Elle a sursauté.
-             Oh…Tu as les mains gelées ! 
-             Excuse-moi Anabelle, tu vois que je ne suis pas si prévenant que ça…Bon, on redescend avant de choper la crève ?
En à peine une heure nous étions à la voiture dans laquelle Anabelle s'est précipitée pour se protéger du vent qui avait encore forci. Le trajet a permis à ma novice de l'observation de se réchauffer et de se détendre, me gratifiant des compliments les plus élogieux et divers car elle possédait un vocabulaire pour le moins riche, ainsi ai-je appris avoir fait preuve de courtoisie, de déférence, capable de ménagements et d'aménité, jamais luxurieux ni grivois, on ne m'en avait jamais autant dit !
Tout comme lors de notre sortie champignons, je l'ai déposée devant chez elle un peu avant midi, triste de la quitter mais ne sachant pas quoi faire pour prolonger ce petit bonheur.
-             Bon, nous voici arrivés, tu vas pouvoir te réchauffer ! Anabelle j'ai eu beaucoup de plaisir à te faire partager une de mes passions, j'espère que tu n'en es pas dégoûtée à vie à cause de la température un peu frisquette. Merci de ton agréable compagnie, et si une autre fois tu te sens l'envie d'aller observer d'autres mammifères, appelle-moi !
Anabelle a pris un air faussement offusqué et a élevé la voix, mais son sourire parlait pour elle.
-             Laurent ! Oh…Non, pas toi….Après tous mes compliments, malgré mes pieds gelés, tu ne vas quand même pas me déposer là comme une simple auto-stoppeuse et foutre le camp ? Tu veux me vexer à jamais, docteur ?
-             Non Anabelle, non, pas du tout mais…mais…
-             Oh, Monsieur est timide et n'ose pas me raccompagner ? Eh bien on va se montrer plus directe : tu viens boire un verre à la maison et je te garde à dîner. Des objections ?
-             Euh….non…mais..
Dix minutes plus tard j'étais installé dans un canapé profond et douillet, il régnait chez Anabelle une agréable chaleur et son appartement était baigné de soleil, j'entendais la cascade de la douche sous laquelle mon hôtesse avait insisté pour passer afin de se réchauffer. Elle en est ressortie vêtue d'un élégant et léger pantalon à fleurs et d'un pull à manches longues près du corps. Après s'être servie un verre, Anabelle est venue s'asseoir tout près de moi.
-             Les marmottes, elles n'ont pas de douche chaude, elles, alors elles se réchauffent comment ?
Je commençais à savoir décoder les messages subliminaux de ma ravissante grand-mère, alors j'ai passé mon bras autour de ses épaules et l'ai serrée contre moi.
-             Je crois qu'elles font comme cela.
-             Mmm…C'est vrai que c'est efficace…Tu n'as plus les mains froides ?
Sans rien dire, j'ai remonté ma main jusqu'à sa nuque offerte et ai commencé à la caresser du bout des doigts, jouant avec les mèches argentées qui la protégeaient un peu, massant légèrement la base du cou. Anabelle avait fermé les yeux, le poids de sa tête sur mon épaule comme une invitation à poursuivre mes délicates attentions.
-             Oh Laurent…tu es si doux…personne ne m'a caressée ainsi depuis longtemps…Mmm…Je suis au paradis, monsieur marmottes…
Nous sommes restés ainsi un petit moment, sans rien dire, savourant ce bien-être absolu. C'est Anabelle qui nous a ramenés sur terre.
-             J'ai faim, Laurant, le grand air sans doute ! On passe à table ?
-             Avec grand plaisir, j'avoue que moi aussi j'ai faim.
Anabelle avait de tout évidence préparé le repas la veille, car en un clin d'œil nous dévorions son rôti en croute accompagné d'un vin rouge corsé, le tout constituait un pur délice.
-             Je connaissais tes talents de pâtissière, apparemment ils n'ont d'égal que tes dons de cuisinière. Tu me gâtes, tu me dorlotes et tu es aux petits soins pour moi alors que je t'ai fait geler debout pour juste regarder quelques marmottes…J'ai une dette envers toi, maintenant !
Nous avons bu un café, en discutant de tout et de rien, je sentais une sorte de légère tension entre nous, impalpable, diffuse mais gênante, comme si chacun attendait de l'autre quelque chose qui ne venait pas. Il était donc préférable pour moi de prendre congé
-             Anabelle, j'ai passé une matinée exceptionnelle, tu as été d'une patience remarquable et tu ne t'es jamais plainte, c'était un vrai plaisir que de t'initier à l'observation de la faune de nos montagnes et…
Avant même la fin de ma phrase, j'ai eu droit à un regard à la fois interrogatif et plein de tristesse, je me suis senti plus bête que jamais je ne l'avais été. J'ai tendu les bras vers Anabelle, qui s'y est jetée en pleurant.
-             Tu m'as dit que tu avais une dette envers moi, Laurent, alors paie la tout de suite et embrasse-moi !
Quelques larmes roulaient encore sur ses joues lorsque mes lèvres ont rejoint les siennes, de manière plutôt chaste, n'étant pas sûr de ce que cette ravissante femme attendait de moi.
-             Oh Laurent, ne fais pas le timide…pas un baiser de cinéma, embrasse-moi comme une femme, une maîtresse, comme la dévergondée pour laquelle tu dois me prendre… !
Nos langues se sont enroulées dans une folle sarabande, Anabelle pendue à mon cou, et moi pétrissant ses hanches pleines sans oser lui peloter les fesses. Quand nous avons voulu reprendre notre souffle, c'est elle qui s'est lancée.
-             J'ai follement envie de toi tu sais, mais en même temps j'ai peur…parce que…il y a cinq ans que je n'ai pas fait l'amour avec un homme. Je te plais, beau montagnard ? Tu ne me trouves pas trop vieille ? Tu préfères partir et qu'on en reste là ?
Pour toute réponse, j'ai dévoré sa bouche, léchant et suçant ses lèvres charnues, et j'ai glissé mes mains sous son pull pour sentir sa peau, la chaleur de son corps. Je bandais comme jamais, excité comme un ado qui va enfin connaître le plaisir.
-             Oh Laurent…tu es si tendre, si doux…accompagne-moi jusqu'à ma chambre !
La pièce était plongée dans une demi-obscurité, les stores n'étant pas relevés. Une agréable odeur y flottait, mélange sans doute de quelques huiles essentielles dont Anabelle semblait user régulièrement. Outre le grand lit, elle était meublée d'une petite commode avec chaise et, dans le coin opposé, d'un grand fauteuil et d'une petite table basse.
-             Il me faut un peu d'intimité, Laurent, tu veux te doucher pendant que j'essaie de me faire belle pour toi ?
-             Tu l'es déjà, je ne vois pas comment tu pourrais l'être davantage…mais d'accord pour la douche.
J'ai pris mon temps, la douche chaude m'a détendu, mon érection douloureuse s'était calmée mais mon cœur, lui, battait à tout rompre. Je suis sorti de la salle de bain en sous-vêtement, et me suis dirigé vers la chambre. Anabelle y était assise dans le fauteuil, dans une sorte de clair-obscur distillé par le soleil filtrant entre les lames du store et tamisé par les voilages. Le grand lit était ouvert.
Sa chevelure, libre, encadrait son adorable visage, qu'un rouge à lèvres discret et une paire de boucles d'oreilles magnifiaient encore. Dieu qu'elle était belle ! Jambes croisées, alanguie et sensuelle en diable, ma séductrice portait une nuisette noire plutôt affriolante, très ajourée puisque je voyais les pointes de ses seins se dresser sous la fine dentelle. Ébahi par tant de grâce, de volupté, les bras ballants, je n'ai même pas pensé à cacher mon érection brutale, presque grossière en regard de la délicatesse d'Anabelle.
-             Serais-je la cause de cette raideur, mon beau guide ? Si oui, j'en suis très flattée…
-             Anabelle, tu es…tu es…désirable en diable, tu es la féminité incarnée, et je me sens comme un jeune puceau qui découvre le corps d'une femme. Aide-moi !
Elle s'est levée lentement, me révélant ses formes épanouies mais ô combien sensuelles, ses hanches larges, sa poitrine conquérante et son fessier rebondi, tout en elle appelait le désir. Ma beauté mature s'est collée contre mon corps, je sentais sa chaleur au travers de la fine nuisette.
-             J'ai envie de tes lèvres contre les miennes et de tes mains sur mon corps, moi aussi je suis comme une jouvencelle qui découvre le sexe, mais tu sais qu'à mon âge le désir ne se manifeste pas toujours comme il le faudrait alors tu vas devoir être aussi patient qu'indulgent, Mister marmottes..
Je l'ai longuement embrassée, promenant mes mains sur tout son corps, caressant ses fesses nues sous le satin, ses seins lourds, avant de l'entraîner vers le grand lit ouvert.
-             Viens ma beauté, viens que j'embrasse tout ton corps, que je goûte chaque centimètre carré de ta peau, que je promène mes mains sur tes affolantes rondeurs et que je te fasse soupirer de bien-être ! Viens !
A ma demande, un peu surprise, Anabelle s'est étendue sur le ventre, sa nuisette ayant remonté un peu j'avais sur ses fesses une vue magnifique alors je les ai caressées, pelotées, avant de les embrasser et de les lécher langoureusement, déclenchant chez ma belle alanguie des crispations qu'elle a justifiées.
-             Oh Laurent…quelle audace…jamais on n'a ainsi traité cette partie de mon corps, je ne suis pas sûre que c'est…c'est…
Faisant fi de ce commentaire inquiet, courant le risque d'être brutalement éconduit, ma langue s'est aventurée de plus en plus loin entre les rondeurs charnues, glissant lentement vers le joli buisson qui se tenait encore à l'abri de mes assauts mais sans jamais s'approcher de la petite corolle plissée pourtant bien attirante. Avec autant de tendresse que de désir et de délicatesse, j'ai incité Anabelle à écarter ses jambes, mes envies d'honorer de mes lèvres son intimité devenant irrépressibles. Elle s'est encore un tout petit peu crispée, mais s'est lentement ouverte à mes caresses, son souffle devenant irrégulier.
-             Oh Laurent…Tu me gênes…Tu crois vraiment que…je n'ai pas l'habitude…de…de me…Ta bouche là, c'est un peu…Tu es sûr de vouloir…Ohhh….Je suis à la limite de crier à l'attentat à ma pudeur, mais ce que tu me fais est trop délicieux pour que je joue les outragées…C'est doux…c'est chaud…
La voulant totalement offerte, j'ai saisi l'oreiller et l'ai glissé sous son bassin, donnant à ses reins une cambrure parfaite, en dépit de ses commentaires dubitatifs. Ma langue a enfin atteint ses chairs les plus sensibles, jouant avec ses lèvres, les écartant, y traçant des sillons, remontant jusqu'au périnée avant de redescendre pour aller effleurer le capuchon du plaisir. Mon index est venu en renfort, souhaitant explorer la crevasse dont l'entrée brillait de ma salive. Anabelle s'est légèrement redressée et s'est tournée vers moi, son regard comme un accord à mes caresses invasives.
-             Mon Dieu Laurent…Mais que me fais-tu ? C'est…enfin…il faut que tu saches que…eh bien…voilà : il y a longtemps qu'un homme ne s'est pas aventuré là, et le réchauffement climatique y sévit aussi un peu…la sécheresse est partout…Je crois qu'il va me falloir un peu d'aide, je suis désolée…Tu ne préfères pas que moi je te caresse? Tu peux jouir sur mon corps si tu veux, sur mes seins…ou sur mes grosses fesses qui ont l'air de tant te plaire !
-             Non, ma beauté, non, je veux jouir en toi, avec toi, je veux te prendre, te faire l'amour, te serrer dans mes bras quand tu jouiras et que je me répandrai en toi…Tu n'as pas un peu de lubrifiant ? 
-             Laurent, tu es merveilleux…
Anabelle a sorti de sous son oreiller un tube de gel et me l'a tendu.
-             Moi aussi j'ai envie de te sentir en moi, réveille mon corps Laurent, rends-moi mes désirs de femme !
Ne souhaitant pas précipiter les choses et me montrer comme un vulgaire baiseur, j'ai retroussé le plus haut possible les dentelles de ma partenaire et ai commencé à lui masser les épaules, le dos, mes mains étant toujours accompagnée de ma bouche embrassant ici, laissant courir ma langue là, arrivé au creux de ses reins j'ai pratiqué un massage profond, mes doigts enserrant ses hanches, Anabelle émettait de longs soupirs et se détendait. Sans trop m'attarder sur ses fesses j'ai entrepris de masser ses cuisses, mes doigts sur leur face interne s'arrêtant juste avant de se retrouver en contact avec son intimité. Voulant lui faire sentir mon désir de son corps épanoui, ce sont ses mollets, ses pieds même, que j'ai embrassés sensuellement, suçant son gros orteil pendant qu'une main caressait ses fesses.
Puis mes mains sont remontées lentement vers sa fourche grande ouverte, et sur les poils du petit buisson j'ai vu perler quelques larmes de rosée. C'est ma langue qui les a recueillies, remontant délicatement vers les bords charnus du coquillage dont elles s'étaient échappées.
-             Mon Dieu que c'est bon…tout mon corps se réveille Laurent, je ressens des choses…des sensations…Oh oui, là, c'est divin…
Ma langue avait écarté ses nymphes et les avait parcourues jusqu'à débusquer la petite protubérance si sensible, la câlinant au mieux malgré mon inconfortable posture. J'ai senti suinter le sirop d'amour d'Anabelle, épais, musqué, mais pas très abondant.
-             J'aime le parfum de ta liqueur de femme ma beauté, il est à ton image, élégant, racé, mais surtout irrésistible…addictif…Tu me permets de m'y attarder ? 
-             Laurent…Laurent…on ne m'a jamais fait ça…mais je me sens tellement bien…je crois que tu as apprivoisé mon corps…je coule sans pouvoir me retenir…tu vas penser quoi de moi ?
Au lieu de répondre une banalité, j'ai enfoncé ma langue le plus loin possible dans la crevasse humide pour y stimuler encore l'écoulement de l'hydromel de Vénus et m'en délecter bruyamment puis, après l'avoir généreusement enduit de gel, j'ai présenté un doigt à l'entrée du sexe suintant et l'y ai introduit lentement, salivant au maximum pour ne pas qu'Anabelle ressente le moindre inconfort.
-             Oh…oui…doucement mon homme…oui…continue…c'est bon…
Pour faire digression, en même temps j'agaçais de la pointe de ma langue la petite fleur fripée, qui se contractait et se relâchait au gré des arabesques que j'y dessinais.
-             Oh non…Laurent…ta langue là c'est un peu…enfin…on peut vraiment faire ça ? Jamais personne…je ne sais pas si c'est…
-             Laisse-toi aller Anabelle, ne pense qu'à ton plaisir, laisse tes sens prendre le contrôle, je veux t'apporter tout le plaisir possible, décent ou pas, on s'en fout, et oui on peut lécher le cul de son amante si elle est d'accord ! Tu veux que j'arrête ?
-             Je…je ne sais pas…je ne sais plus…j'ai l'impression d'avoir un nouveau corps…et toi tu le connais mieux que moi…tu oses des choses qui…
Mon doigt désormais au plus profond de son vagin, dont la moiteur augmentait à mesure que je l'explorais, j'ai commencé de très lents et profonds va et vient, rythmant ma pénétration digitale avec celle de ma langue sur la rosette plissée.
Anabelle s'est alors emballée, a cambré ses reins, le désir semblait l'avoir emporté sur la morale et malgré sa tête enfouie dans l'oreiller je ne pouvais ignorer ses grognements presque bestiaux, ses feulements gutturaux, ses mains agrippant les draps comme pour les lacérer. Il était temps de lui faire l'amour !
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Docsevere
19 juillet 2025 à 10:41
Très érotique, très sensuel.
Comme il est vrai qu'à nos âges on sait prendre son temps et apprécier les choses...
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Gubbe
18 décembre 2024 à 17:32
Tres erotique et ecris avec respect.
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talitre
8 décembre 2024 à 22:38
C'est très beau, et en plus c'est bien écrit ! Merci de rappeler que la retraite ne sous-entend pas forcément... la débandade... vivement la suite.
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