Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les coulisses de l'élection du 48e président des Etats-Unis — Chapitre 2 · Le pacte dans l'ombre
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Les coulisses de l'élection du 48e président des Etats-Unis
Chapitre 2 · Le pacte dans l'ombre
Avril 2028, Washington DC.
L'éclairage tamisé du salon privatif de l'hôtel Birmingham jette des ombres nettes sur les boiseries sombres. Un serveur dépose un whisky sur la table, avant de s'éclipser sans un mot, laissant derrière lui l'intimité pesante d'une rencontre orchestrée dans l'urgence.
Rebecca Sinclair entre d'un pas mesuré, le bruit délicat de ses talons sur le parquet s'estompe alors qu'elle s'avance vers l'homme déjà installé à la table. Jake Holloway lève lentement les yeux vers elle, détaillant son visage impassible. Un instant de silence s'installe, une danse invisible entre deux adversaires qui jaugent l'étendue de leur terrain de jeu.
— Dans quelques jours, cet article sera partout, annonce le journaliste en effleurant du bout des doigts un épais dossier posé devant lui.
Rebecca ne bronche pas. Elle pose son sac à côté d'elle, croise les jambes et incline légèrement la tête, une lueur glacée traverse son regard.
— C'est pour ça que vous avez voulu me voir en urgence ? Pour savourer l'instant ? questionne-t-elle après un silence lourd.
— Pour voir si vous alliez supplier, réplique-t-il, un sourire effleurant ses lèvres.
— Pour voir si vous alliez supplier, réplique-t-il, un sourire effleurant ses lèvres.
Elle hausse un sourcil, amusée par sa tentative de la provoquer. Il espère une réaction, une faille. Il n'en aura pas. Elle fait signe au serveur de lui apporter un verre, puis, lorsqu'il est servi, elle le fait tourner lentement entre ses doigts sans jamais quitter Jake Holloway des yeux.
— Vous me prenez pour qui, exactement ? demande-t-elle enfin, son ton plus léger, presque désinvolte.
— Pour une femme qui sait qu'elle est acculée, s'empresse-t-il de rétorquer, sûr de son coup.
— Pour une femme qui sait qu'elle est acculée, s'empresse-t-il de rétorquer, sûr de son coup.
Elle rit doucement, un rire bas, sans chaleur.
— Acculée, moi ? Intéressant.
— Vous devriez jeter un œil, Rebecca.
— Vous devriez jeter un œil, Rebecca.
Il pousse délicatement le dossier vers elle. Elle ne s'en empare pas immédiatement. Un jeu de pouvoir s'opère, où chaque mouvement est calculé. Finalement, elle daigne poser les doigts dessus et ouvre lentement la chemise cartonnée. Son regard glisse sur les premières pages, parcourant les lignes avec une neutralité parfaite.
Les premiers documents concernent William Carter. Des copies de diplômes, ou plutôt l'absence de ceux qu'il prétend posséder. Harvard, Yale… des institutions prestigieuses dont il se réclame, mais qui n'ont jamais validé son nom dans leurs archives officielles. Plus bas, une analyse minutieuse de son parcours professionnel révèle des exagérations grossières, des postes qu'il n'a jamais réellement occupés, des responsabilités surestimées.
Elle n'est pas surprise. Elle sait tout cela depuis longtemps. Mais voir la vérité mise au grand jour, compilée avec méthode, donne à ces mensonges une brutalité nouvelle.
Elle tourne une autre page. Cette fois, c'est différent.
Des virements bancaires, des transactions faites à des sociétés écrans dont certaines ramifications remontent jusqu'à elle. Son nom n'y figure jamais directement, mais Jake Holloway a su tirer le bon fil. Il a trouvé quelque chose : un compte offshore à Saint-Kitts-et-Nevis et des fonds flous que William Carter utilise pour financer certaines opérations « discrètes » de sa campagne.
Elle referme le dossier un instant, inspire lentement, puis l'ouvre à nouveau. La dernière section du dossier contient des photos.
Elle et William. Ensemble. Trop proches. Un cliché volé dans un ascenseur, une main effleurant un bras, un regard chargé de sous-entendus. Un autre dans une voiture, leurs silhouettes visibles à travers une vitre embuée. Mais surtout, une vidéo, tournée depuis une chambre d'hôtel, où William apparaît torse nu, assis au bord du lit, tandis que Rebecca, encore habillée, se tient face à lui, leurs visages bien trop proches. Avec de tels clichés, toute son image d'homme droit et respectable, d'époux fidèle, de père de famille exemplaire, patiemment construite pendant des années, tombe comme un château de cartes. Il peut aussi faire le deuil de sa crédibilité, lui qui n'a de cesse de dénoncer le délitement des valeurs morales et de la famille par les Démocrates. Suffisant pour anéantir sa campagne.
Rebecca fait glisser son index sur la photo, indifférente en apparence. Puis, calmement, elle pose le dossier et relève les yeux vers l'homme qui lui fait face.
— Je dois avouer… commence-t-elle avec une hésitation. C'est impressionnant !
— Je me donne du mal, lâche-t-il dans un sourire de satisfaction.
— J'imagine. Et donc, maintenant ?
— Je me donne du mal, lâche-t-il dans un sourire de satisfaction.
— J'imagine. Et donc, maintenant ?
Jake Holloway s'appuie contre le dossier de son fauteuil, savourant l'instant.
— Vous me dites ce que vous êtes prête à faire pour éviter que ça ne sorte.
Elle sourit en inclinant légèrement la tête, laissant le silence s'installer juste assez longtemps pour lui faire croire qu'il a le dessus. Puis, d'un ton mesuré, elle demande :
— Et vous, Holloway ? Vous voulez quoi, exactement ? Une victoire journalistique ? Un trophée personnel ? Ou peut-être quelque chose de plus… tangible ?
Il ne répond pas immédiatement, mais plonge son regard dans celui de la conseillère spéciale du favori de la primaire républicaine. Un regard pesant.
— Probablement tout ça en même temps, murmure-t-il, mais ce n'est pas tout. J'aime comprendre ce qui pousse une personne à dépasser les limites. À choisir une voie plutôt qu'une autre.
Rebecca se penche alors légèrement en avant, son parfum boisé flottant entre eux. Elle effleure du bout des doigts le bord de son verre, l'ombre d'un sourire étirant ses lèvres.
— Je pense que vous aimez le contrôle. Comme moi.
Le journaliste laisse échapper un petit rire, mais son regard s'assombrit imperceptiblement. Elle jouait avec lui. Il le savait. Et pourtant…
Il tend la main pour récupérer son dossier, et à cet instant, elle pose la sienne dessus, une légère caresse. Contact fugace. Mais intentionnel.
Un frisson électrique passe entre eux. Une tension étrange, entre défiance et attirance.
— Vous êtes fascinante, poursuit-il.
Elle ne bouge pas et ne le lâche plus du regard.
— Et vous, vous êtes dangereux, ajoute-t-elle finalement.
Ils restent ainsi une seconde de trop. Une seconde où les rôles se brouillent. Où l'affrontement prend une tout autre couleur. Puis Rebecca retire lentement sa main, mais pas son regard.
— Et si nous trouvions un terrain d'entente ? propose-t-elle, sa voix plus douce, plus veloutée.
— Continuez, réplique-t-il laconiquement, en haussant un sourcil, intrigué.
— Continuez, réplique-t-il laconiquement, en haussant un sourcil, intrigué.
Elle croise délicatement les jambes, prenant tout son temps.
— L'article ne sort pas. En échange… vous obtenez un accès total à la campagne, détaille-t-elle. Vous serez au plus près. Au plus près de William.
Il ne répond pas immédiatement, préférant observer et analyser.
— Et lui, il…
— Il n'a pas besoin de savoir, le coupe Rebecca en esquissant un sourire énigmatique.
— Il n'a pas besoin de savoir, le coupe Rebecca en esquissant un sourire énigmatique.
Jake Holloway joue avec son verre déjà vide, réfléchissant. Il connait la valeur d'une telle proposition. Un accès direct, sans filtre, à un candidat favori à la présidentielle. Il avait déjà tenté cela lors de campagnes précédentes, mais s'était heurté aux réticences de l'équipe de campagne des candidats, peu enclins à faire confiance à un journaliste revendiquant son indépendance.
Finalement, il pose son verre, se redresse légèrement, le regard toujours fixé sur Rebecca Sinclair.
— Quand vous dites « au plus près », qu'est-ce que ça signifie exactement ?
Elle laisse planer un instant de silence, puis se penche légèrement, son ton devenant plus bas, discret, pour conserver le secret.
— Cela signifie que vous aurez accès à tout sans aucune limite, détaille-t-elle alors en prenant une voix beaucoup plus sensuelle. La campagne. L'équipe. Les coulisses. Et surtout à William.
Elle marque une pause, savourant l'instant où Jake Holloway comprend ce qu'elle insinue.
— Et pas seulement en tant que journaliste, j'imagine que vous voyez très bien ce que je veux dire, ajoute-t-elle en pinçant ses lèvres, arborant un sourire plein d'équivoque.
Il l'observe, sa respiration à peine plus rapide, la tension entre eux palpable. Son esprit analyse l'ampleur de ce qu'elle vient de lui offrir.
— J'accepte !
Rebecca se lève, ajuste son tailleur, le regard toujours ancré au sien.
— Sage décision.
Elle se détourne, se dirige vers le bar et fait signe au serveur.
— Une bouteille de votre meilleure cuvée, demande-t-elle avec un sourire assuré.
Jake l'observe, intrigué, tandis que le serveur s'exécute. Lorsqu'il revient avec la bouteille et deux flûtes, Rebecca prend le temps de déboucher elle-même le champagne, dans un geste maîtrisé. Elle remplit lentement les verres, tend le sien à son nouvel allié et lève le sien à hauteur de ses lèvres.
— Il faut toujours célébrer un bon accord, murmure-t-elle en trinquant avec lui.
Le journaliste la fixe un instant, puis esquisse un sourire avant de porter son verre à ses lèvres. Ils boivent en silence, la tension encore suspendue entre eux.
— Nous allons pouvoir savourer cette victoire, souffle Rebecca, son ton chargé d'une promesse troublante, un éclat de défi dans le regard.
******
Pittsburgh, Pennsylvanie.
Dans la suite luxueuse de l'hôtel Hay-Adams à Pittsburgh, William Carter est seul. Le silence de la pièce est écrasant, ponctué uniquement par le tic-tac de l'horloge murale. Il est toujours dans la position où Rebecca l'a laissé, nu, privé de tout contrôle, sa cage de chasteté enfermant sa queue, une frustration insoutenable pulsant dans son bas-ventre.
Il fait à présent nuit et l'obscurité s'est emparée de la pièce, simplement éclairée par les lumières extérieures. Il tente de calmer son souffle, mais l'excitation et l'humiliation se mêlent en un mélange troublant. Il se sent à la fois puissant et dérisoire. L'homme qui, quelques heures plus tôt, électrisait une foule par son discours virulent est désormais à la merci d'une attente imposée.
Une vibration brise le silence. Son téléphone, posé sur la table basse à quelques mètres de lui, s'illumine brièvement avant de retomber dans l'obscurité. Il ne peut pas voir qui cherche à le joindre. L'impuissance est totale.
Il ferme les yeux, tente de se recentrer, mais la pensée de Rebecca, de son absence calculée, de l'inconnu qu'elle est en train de négocier dans son dos, l'obsède. Que lui cache-t-elle ? Une frustration qui ne cesse de croître, exacerbée par la douleur qui irradie de ses genoux, marqués par la dureté du sol, et par les crampes qui tétanisent ses bras attachés dans son dos.
L'attente devient une épreuve, un supplice où l'humiliation et le désir se confondent, confinés dans l'excitation d'un contrôle qu'il ne possède plus.
Et il sait que lorsqu'elle reviendra, il n'aura pas d'autre choix que de se soumettre encore davantage. Cette perspective fait naître un frisson à la base de sa colonne vertébrale, un mélange de crainte et d'excitation. Son souffle devient plus court alors qu'il imagine ce qu'elle lui réserve, comment elle exploitera son abandon total. Son sexe, pourtant comprimé dans la cage de chasteté, tente vainement de réagir, provoquant une tension douloureuse qui ne fait qu'intensifier son trouble. La frustration est autant un plaisir qu'un supplice.
Et il sait que lorsqu'elle reviendra, il n'aura pas d'autre choix que de se soumettre encore davantage. Cette perspective fait naître un frisson à la base de sa colonne vertébrale, un mélange de crainte et d'excitation. Son souffle devient plus court alors qu'il imagine ce qu'elle lui réserve, comment elle exploitera son abandon total. Son sexe, pourtant comprimé dans la cage de chasteté, tente vainement de réagir, provoquant une tension douloureuse qui ne fait qu'intensifier son trouble. La frustration est autant un plaisir qu'un supplice.
******
Washington DC, District of Columbia
De retour à Washington, la bouteille de champagne descend peu à peu, les bulles venant alléger une tension qui, loin de disparaître, se transforme en autre chose. Assis dans le salon privé de l'hôtel Birmingham, Rebecca et l'enquêteur du Washington Sentinel ont perdu en rigueur, leurs regards se font plus directs, les silences plus lourds.
— Je ne vous imaginais pas si facile à convaincre, murmure-t-elle en terminant sa coupe.
Jake ricane légèrement et semble se détendre davantage.
— Et moi, je ne vous imaginais pas si généreuse, s'amuse-t-il.
— Tout est une question d'opportunités.
— Tout est une question d'opportunités.
Elle se lève lentement et récupère la bouteille pour resservir leurs flûtes. Cette fois, lorsqu'elle tend son verre, il l'attrape sans précipitation, laissant ses doigts effleurer ceux de Rebecca un peu trop longtemps.
— Vous aimez tester vos limites, n'est-ce pas ? murmure-t-il, la voix légèrement plus rauque.
— Toujours.
— Toujours.
Leurs visages sont proches, une chaleur nouvelle s'installe. Jake Holloway ne recule pas, et elle non plus. Il finit par faire le premier pas et pose sa main sur sa hanche, avant de l'attirer vers lui, testant sa réaction. Rebecca ne proteste pas, bien au contraire. Elle le laisse faire, savourant le contrôle qu'elle garde malgré tout.
— Ce que vous venez de me proposer, ajoute-t-il, en inclinant la tête vers son cou, me fait réfléchir à ce que vous êtes vraiment prête à offrir.
— Je ne fais jamais d'offres en l'air.
— Je ne fais jamais d'offres en l'air.
Elle l'embrasse d'abord en douceur, presque avec timidité, lui laissant croire qu'il mène la danse, avant de resserrer son étreinte, de prendre le dessus. Son dos rencontre bientôt le mur, la bouteille oubliée sur la table. Ils s'abandonnent l'un à l'autre, portés par le champagne, l'adrénaline et cette tension accumulée depuis le début de leur duel.
Leurs corps se cherchent, se heurtent, s'affrontent avec une férocité brute. Le goût du champagne encore sur leurs lèvres, leurs mains s'accrochent, griffent, réclament. Jake plaque Rebecca contre le mur, son souffle chaud effleurant sa peau, mais elle reprend aussitôt le dessus, le poussant sur le fauteuil le plus proche. Elle s'installe sur lui, leurs bouches se rejoignent dans un baiser fiévreux, une lutte silencieuse pour le contrôle. Ses ongles glissent sous le tissu de sa chemise, l'écartant sans douceur. Le cliquetis d'une boucle de ceinture résonne dans la pièce, couvrant à peine le bruit de leur respiration saccadée. Plus rien d'autre n'existe que la montée du désir et l'urgence de la domination.
Le journaliste laisse alors sortir un sexe imposant et épais, visiblement pressé de découvrir l'intimité de la conseillère politique qui le chevauche. Il remonte sans tarder la jupe, découvrant alors qu'elle ne porte pas d'autre sous-vêtement qu'un porte-jarretelles. Son sexe est lisse et humide, totalement offert. La spinn-doctor se lâche et remue son bassin comme pour inciter son nouvel amant à y aller plus vite, plus fort.
Jake ne se fait pas prier et la pénètre alors d'un coup sec et brutal, sans aucune forme de ménagement.
— Ah, putain ! Enfin un homme qui sait ce qu'il veut ! s'écrie Rebecca dans un gémissement entre la douleur et le plaisir complet.
Il est vrai qu'elle avait l'habitude depuis sa thèse de science politique de comparer les hommes politiques à des animaux. Elle l'envisage depuis cette soirée dans les ombres du salon privatif de l'hôtel Birmingham de Washington d'une toute autre façon…
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Commentaires ()
Le sexe est parfois plus un outil qu’une fin en soi, il convient de le reconnaître.
C’est bien vu.
Je sens que ça va être un roman fleuve et que je ne vais pas m'en lasser...
Misanthrope
Pauvre Chose…
Un éléphant, ça trumpe énormément !
Il fallait oser.
Coule. ;-)
J'ai adoré!
Vivement la suite!