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Black Mirror X [1 chapitre = 1 épisode (indépendant)] — Chapitre 6 · Retour sur image (Saison 1 Épisode 3 fan-fic)
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D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
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Black Mirror X [1 chapitre = 1 épisode (indépendant)]
Chapitre 6 · Retour sur image (Saison 1 Épisode 3 fan-fic)
Londres. Un ciel gris et lourd pèse sur les buildings modernes aux façades vitrées. À l’intérieur d’un cabinet d’avocats haut de gamme, une réunion touche à sa fin.
Liam Foxwell, la trentaine, costume sur mesure et cravate légèrement desserrée, écoute d’un air neutre son patron, Paul, un homme plus âgé au sourire poli mais aux yeux calculateurs. Autour d’eux, quatre autres associés, tous équipés de la puce mnésique derrière l’oreille – une petite bosse à peine visible sous la peau.
Paul déclare (souriant, voix chaleureuse) :
– Liam, ton travail sur le dossier Henderson était impeccable. Vraiment, tu as dépassé nos attentes.
– Liam, ton travail sur le dossier Henderson était impeccable. Vraiment, tu as dépassé nos attentes.
Les autres hochent la tête en signe d’approbation. Liam esquisse un sourire professionnel, mais quelque chose dans le ton de Paul le trouble. Une nuance trop forcée ? Une fausse modestie ?
Liam se dit (intérieurement) :
– Il ne le pense pas.
– Il ne le pense pas.
La réunion se disperse. Liam se lève, serre des mains mécaniquement, puis sort dans le couloir aux murs blancs, éclairé par une lumière froide.
Dans l’ascenseur, seul, Liam sort une petite télécommande de sa poche – un objet discret, à l’écran tactile minimaliste. Il appuie sur un bouton latéral.
Son champ de vision se brouille légèrement, puis se superpose à une projection mentale de la réunion qu’il vient de quitter.
L’image est nette, comme un film en haute définition, mais avec son propre point de vue. Il revoit Paul prononcer la même phrase :
Paul redit (en replay) :
– Liam, ton travail sur le dossier Henderson était impeccable.
– Liam, ton travail sur le dossier Henderson était impeccable.
Liam zoome sur le visage de Paul, scrute ses yeux, la tension de sa mâchoire. Il ralentit le moment où Paul cligne des paupières – un tic qu’il a quand il ment.
Liam murmure :
– Putain…
– Putain…
Il revient en temps réel, l’ascenseur s’ouvre sur le hall d’entrée. Son expression est sombre.
Plus tard dans la soirée. Un restaurant branché, ambiance feutrée, éclairage tamisé. Des rires, des verres qui s’entrechoquent.
Liam arrive en retard, légèrement essoufflé. Il repère immédiatement Fiona, sa femme, assise à une table avec trois autres personnes. Elle est rayonnante, les cheveux libres, une robe qui dévoile ses épaules.
À côté d’elle, un homme dans la quarantaine, barbe de trois jours, sourit trop largement : Jonas. Il raconte une histoire en gesticulant, et Fiona rit, la main devant la bouche.
Jonas braille, la voix forte, teintée d’alcool :
– … et alors, je lui dis : Mais non, chérie, c’est pas comme ça qu’on tient une raquette !
– … et alors, je lui dis : Mais non, chérie, c’est pas comme ça qu’on tient une raquette !
Éclats de rire autour de la table. Liam s’approche, un sourire forcé aux lèvres.
Fiona, le remarquant, surprise mais contente lui adresse :
– Liam ! Tu as pu te libérer !
– Liam ! Tu as pu te libérer !
Elle se lève pour l’embrasser rapidement. Liam serre la main des autres convives, mais quand arrive le tour de Jonas, l’homme le dévisage une seconde de trop avant de lui serrer la main avec une familiarité déplacée.
Jonas lance, ricanant :
– Ah, le fameux Liam ! Fi nous parle tellement de toi.
– Ah, le fameux Liam ! Fi nous parle tellement de toi.
Fi. Personne ne l’appelle comme ça.
Liam sent un nœud se former dans son estomac.
La soirée se poursuit. Jonas verse du vin à Fiona, leurs doigts se frôlent. Liam observe, silencieux, buvant son whisky plus vite que prévu.
Jonas dit à Fiona, à voix basse mais Liam entend :
– Tu te souviens de ce bar à Barcelona ? Le truc sur la plage…
– Tu te souviens de ce bar à Barcelona ? Le truc sur la plage…
Fiona rougit légèrement, donne un coup de coude joueur à Jonas.
– Oh mon Dieu, tais-toi ! dit Fiona en riant.
Liam enregistre tout.
Nuit tombée. Une maison moderne dans un quartier résidentiel calme. La lumière bleutée d’un écran de contrôle domotique clignote près de la porte d’entrée.
La voiture de Liam se gare brutalement dans l’allée. Le moteur tousse avant de s’éteindre. À l’intérieur, Liam reste un instant immobile, les doigts crispés sur le volant. Son regard est fixe, trouble. L’odeur du whisky flotte dans l’habitacle.
Fiona, déjà sortie de la voiture, se penche à la fenêtre entrouverte :
– Tu viens ?
– Tu viens ?
Liam cligne des yeux, comme tiré d’une transe.
– J’arrive.
– J’arrive.
Il la suit, traînant des pieds. L’entrée est silencieuse, trop propre. Un cadre familial les accueille : Fiona, Liam et leur petite Jodie, souriants sur une plage. Liam l’effleure du doigt en passant.
Fiona retire ses boucles d’oreilles, dos à lui :
– C’était sympa, ce resto. Jonas est toujours aussi… Jonas.
– C’était sympa, ce resto. Jonas est toujours aussi… Jonas.
Un rire léger. Liam ne répond pas. Il se verse un verre d’eau, le regard perdu dans la cuisine high-tech, métal froid et lumières LED.
Le salon. Fiona s’affale sur le canapé, les pieds sur la table basse. Liam reste debout, tournant son verre entre ses doigts.
Liam, d’une voix trop calme :
– T’étais comment, à Barcelone ?
– T’étais comment, à Barcelone ?
Fiona plisse les yeux, sourcils froncés :
– Quoi ?
– Quoi ?
– Jonas a parlé d’un bar. Sur la plage.
Un silence. Fiona baisse les pieds, se redresse lentement.
– C’était y a cinq ans, Liam. Avant TOI.
– C’était y a cinq ans, Liam. Avant TOI.
Liam hoche la tête, joue avec sa puce derrière l’oreille. Un tic nerveux.
– Vous avez couché ensemble ?
– Vous avez couché ensemble ?
Fiona éclate de rire, mais c’est forcé.
– Sérieux ? T’as bu combien, ce soir ?
– Sérieux ? T’as bu combien, ce soir ?
Liam appuie sur sa télécommande. Bzzzt. Le salon disparaît, remplacé par le replay du restaurant.
Projection : Jonas chuchotant "Tu te souviens de ce bar…", Fiona rougissant.
Fiona se lève d’un bond, choquée :
– Tu enregistrais ?!
– Tu enregistrais ?!
Liam coupe la projection. Son visage est un masque de tension.
– Combien de fois ?
– Combien de fois ?
– Quoi ?
– Combien de fois as-tu couché avec lui ?
Fiona croise les bras, défensive.
– Une fois. Deux max. C’était rien.
– Une fois. Deux max. C’était rien.
Liam sort un rire sec.
– Deux fois à Barcelone ? Ou deux fois en tout ?
– Deux fois à Barcelone ? Ou deux fois en tout ?
Fiona se passe une main dans les cheveux, exaspérée.
– Écoute, je vais me coucher. On reparlera demain, quand t’auras décuvé.
– Écoute, je vais me coucher. On reparlera demain, quand t’auras décuvé.
Elle tourne les talons. Liam attrape son bras.
– Montre-moi.
– Montre-moi.
– Quoi ?
– Tes replay. De Barcelone.
Fiona le dévisage, horrifiée.
– T’es malade.
– T’es malade.
Elle se dégage, monte l’escalier. Liam reste en bas, les poings serrés.
3h47 du matin. La chambre à coucher. Fiona dort, dos tourné. Liam est assis par terre, adossé au mur, une bouteille de bourbon à moitié vide à ses côtés.
Il visionne en boucle des fragments de la soirée :
— Jonas effleurant la main de Fiona.
— Leurs rires étouffés.
— Ce putain de surnom : "Fi".
— Jonas effleurant la main de Fiona.
— Leurs rires étouffés.
— Ce putain de surnom : "Fi".
Clic. Il passe à un vieux replay : Fiona et lui, en vacances en Grèce. Elle lui tend un cocktail, soleil couchant. “Je t’aime", murmure-t-elle.
Liam éteint. L’écran noir reflète son visage hagard.
6h12. L’aube filtre à travers les stores. Fiona se réveille, découvre Liam affalé sur le canapé du salon, chemise froissée, télécommande à la main.
Des dizaines de fenêtres de replay flottent dans l’air, projetées sur l’écran mural. Tous mettent en scène Jonas.
Fiona, voix rauque de sommeil :
– T’as pas dormi ?
– T’as pas dormi ?
Liam se redresse, les yeux injectés de sang.
– Dix-huit mois.
– Dix-huit mois.
– Quoi ?
– Ta "relation" avec Jonas. Elle a duré dix-huit mois. Pas deux nuits.
Fiona pâlit.
– T’as passé la nuit à fouiller mes replays ?
– T’as passé la nuit à fouiller mes replays ?
Liam se lève, vacillant.
– J’ai trouvé mieux. Un fichier supprimé. Y’a trois semaines.
– J’ai trouvé mieux. Un fichier supprimé. Y’a trois semaines.
Un silence glaçant. Fiona recule.
Liam avance, montrant l’écran. Un message s’affiche :
[FICHIER CORROMPU : DATE ESTIMÉE – 18 MOIS]
[FICHIER CORROMPU : DATE ESTIMÉE – 18 MOIS]
– C’était quand, déjà, la conception de Jodie ?
Fiona ouvre la bouche. Ne répond pas.
La maison, 6h23. La lumière matinale accentue les cernes de Fiona. Ses mains tremblent légèrement.
Fiona recule jusqu'au mur, comme acculée :
– Tu délires complètement.
– Tu délires complètement.
Liam ricane, un son sans joie. Il fait glisser ses doigts sur la télécommande. L'écran mural affiche maintenant un calendrier numérique. Une date clignote en rouge : 18 mois plus tôt.
– On s'est disputés ce jour-là, dit Liam d'une voix rauque. Je suis parti deux jours. Et toi ?
Fiona serre les dents. Un muscle saute dans sa mâchoire.
Liam appuie encore. Un nouvel avertissement s'affiche :
[ACCÈS REFUSÉ : FICHIER SUPPRIMÉ PAR L'UTILISATEUR]
[ACCÈS REFUSÉ : FICHIER SUPPRIMÉ PAR L'UTILISATEUR]
– Pourquoi tu l'as effacé, Fiona ?
Elle détourne les yeux vers l'escalier. Vers la chambre de Jodie.
– Réponds ! hurle Liam soudain, frappant la table basse du poing. Un verre tombe, se brise.
Fiona sursaute. Des larmes montent.
– Parce que... parce que c'était sans importance.
– Parce que... parce que c'était sans importance.
Liam secoue la tête, incrédule.
– Sans importance ?
– Sans importance ?
Il saisit la bouteille de bourbon, avale une gorgée brûlante.
La cuisine. Fiona s'adosse au frigo intelligent, dont l'écran affiche des rappels médicaux pour Jodie.
– OK, crache-t-elle enfin. Oui, Jonas et moi, c'était plus long. Mais ça n'a rien à voir avec Jodie.
Liam se penche en avant, l'haleine chargée d'alcool :
– Le fichier supprimé. Montre-le.
– Le fichier supprimé. Montre-le.
– Je peux pas. Je...
– Tu mens encore !
Fiona ferme les yeux. Une larme coule.
– On a utilisé un préservatif, Liam.
– On a utilisé un préservatif, Liam.
Silence.
Liam sort un rire étranglé.
– Vérifions ça.
– Vérifions ça.
Il saisit sa télécommande. Fiona bondit :
– Non !
– Non !
Trop tard. Liam active la fonction Restauration d'urgence – un outil légal réservé aux enquêtes policières.
L'écran mural affiche :
[RÉCUPÉRATION EN COURS...]
[RÉCUPÉRATION EN COURS...]
Fiona se précipite vers le panneau mural, tente de couper l'alimentation. Liam l'attrape par la taille, la repousse.
– Arrête ! C'est illégal ! crie-t-elle.
– Et tromper son mari, c'est légal ?
Un bip retentit.
[RÉCUPÉRATION TERMINÉE - 87%]
Le salon. L'image tremblotte puis se stabilise : une chambre d'hôtel. Leur chambre. Mais le lit contient Fiona et Jonas, enlacés.
Fiona se cache le visage. Liam, lui, ne cligne pas. Il zoome sur les détails :
— L'horodatage en surimpression : 18 mois exactement.
— Les draps froissés.
— L'absence totale de préservatif.
— L'horodatage en surimpression : 18 mois exactement.
— Les draps froissés.
— L'absence totale de préservatif.
Jonas (dans l'enregistrement) murmure :
– Fi, t'es incroyable...
– Fi, t'es incroyable...
Liam coupe brutalement la projection. Son visage est devenu gris.
– Tu... tu m'as fait élever...
Fiona sanglote maintenant, recroquevillée dans un fauteuil :
– Je suis désolée... Je voulais pas...
– Je suis désolée... Je voulais pas...
Liam se tourne lentement vers l'escalier. Vers la chambre de Jodie.
– Je vais faire un test, annonce-t-il d'une voix morte.
Fiona se redresse, paniquée :
– Non ! Elle est à TOI, Liam ! Dans ton cœur, tu le sais !
– Non ! Elle est à TOI, Liam ! Dans ton cœur, tu le sais !
Mais Liam est déjà dans l'entrée, attrapant ses clés de voiture.
Dehors. L'aube est à peine levée. Liam démarre en trombe, manquant de renverser une poubelle.
Dans le rétroviseur, il voit Fiona courir sur le perron, en pyjama, hurlant quelque chose qu'il n'entend pas.
Il active un replay en conduisant – dangereusement. C'est Jodie, à son dernier anniversaire, lui tendant un dessin : Papa, écrit en gros lettres maladroites.
La voiture zigzague. Un klaxon retentit.
Liam éteint le replay. Ses mains tremblent sur le volant.
– Putain... putain...
Il appuie sur l'accélérateur.
Un appartement en désordre dans le quartier de Shoreditch. Des bouteilles vides traînent sur la table basse. Jonas, en sweat-shirt froissé, ouvre la porte en bâillant.
Jonas, les yeux encore gonflés de sommeil :
– Liam ? Putain, il est...
– Liam ? Putain, il est...
Liam le pousse violemment à l'intérieur. La porte claque derrière eux.
– Montre-moi tes replays. Tous ceux avec Fiona.
Jonas se frotte le bras, grimace :
– T'es cinglé ? Déjà, comment t'as eu mon adresse ?
– T'es cinglé ? Déjà, comment t'as eu mon adresse ?
Liam sort un couteau de cuisine de sa ceinture. La lame brille sous la lumière crue.
– La puce. Derrière ton oreille. Tu vas me montrer. Maintenant.
Jonas recule, les mains en avant :
– Calme-toi, mec. Je...
– Calme-toi, mec. Je...
Liam bondit. Ils s'écroulent sur la table basse en verre qui se brise. Jonas hurle quand un éclat lui entaille l'avant-bras.
Une femme apparaît dans l'encadrement de la chambre, les yeux écarquillés :
– Jonas ? Qu'est-ce que...
– Jonas ? Qu'est-ce que...
– Appelle la police ! crie Jonas en tentant de bloquer le couteau.
Liam lui plaque le visage contre le sol, approche la lame de la puce :
– Je la retire si tu coopères pas.
– Je la retire si tu coopères pas.
Jonas, à plat ventre, respire bruyamment. Du sang coule de sa lèvre.
– OK... OK...
Il tend une main tremblante vers sa télécommande posée sur la table. Liam la lui donne, gardant le couteau près de sa nuque.
Jonas active son interface. Des dizaines de miniatures s'affichent dans l'air.
– Lesquels ?
– Fiona. Tous.
Jonas fait défiler. Des images de Fiona apparaissent :
— Fiona riant dans un bar.
— Fiona en maillot de bain sur un lit.
— Fiona le regardant avec cet air que Liam connaît trop bien.
— Fiona riant dans un bar.
— Fiona en maillot de bain sur un lit.
— Fiona le regardant avec cet air que Liam connaît trop bien.
Liam serre les dents :
– Supprime. Tout.
– Supprime. Tout.
Jonas hésite. La lame s'enfonce un peu.
– Je supprime ! Je supprime !
Ses doigts volent sur l'interface. Une à une, les vidéos disparaissent.
[SUPPRESSION EN COURS...]
[SUPPRESSION TERMINÉE]
[SUPPRESSION TERMINÉE]
Liam vérifie fébrilement. Puis son regard se fige sur une notification :
[FICHIER SUPPLÉMENTAIRE TROUVÉ - DATE : 18 MOIS]
Jonas suit son regard, pâlit :
– Non, attends, c'est pas...
– Non, attends, c'est pas...
Liam clique.
L'image saute. Fiona, dans leur lit conjugal. Avec Jonas.
La date correspond exactement à la dispute. À la conception de Jodie.
Jonas tente de se débattre :
– Écoute, c'était qu'une fois, elle était...
– Écoute, c'était qu'une fois, elle était...
Le poing de Liam s'écrase sur son visage. Puis, il enfonce le couteau dans sa tempe. Il arrache la peau et récupère sa puce. Il va l’emporter avec lui.
La rue. Des sirènes au loin. Liam court vers sa voiture, la main ensanglantée, tenant fermement la puce de Jonas dans son poing
Il démarre en trombe. La voiture fait une embardée.
Dans sa tête, les images tournent en boucle :
— Fiona et Jonas dans leur lit.
— Jodie qui lui sourit.
— Le message [FICHIER SUPPLÉMENTAIRE].
— Fiona et Jonas dans leur lit.
— Jodie qui lui sourit.
— Le message [FICHIER SUPPLÉMENTAIRE].
Un feu rouge. Il passe. Un camion klaxonne.
La voiture glisse sur le pavé mouillé. Elle évite l’impact de justesse. Il roule sans s'arrêter. Enfin, il s'arrête dans un motel.
Liam est assis dans le lit du motel, seul, une bouteille de whisky à moitié vide posée sur le matelas. Les lieux sont silencieux, la pièce seulement éclairée par la lumière bleutée de l’écran mural face au lit. Il tient sa télécommande d’une main tremblante, l’autre déjà glissée sous la ceinture de son pantalon.
Liam active le fichier récupéré dans la puce volée de Jonas.
L’écran s’allume. Il va tout regarder en détail cette fois, lentement, du point de vue de celui qui la fait rire, la fait jouir, l’ex avec qui elle est retournée baiser, l’homme qui lui a volé la procréation de sa fille, celui lui a volé sa vie.
Une chambre d’hôtel à Barcelone. Lumière dorée filtrant à travers les rideaux légers. Le lit défait, les draps en désordre. Liam plonge dans le point de vue de Jonas, voit la scène comme à travers ses yeux
Fiona est allongée sur le dos, les cheveux épars sur l’oreiller, la peau moite. Elle porte seulement une fine bretelle de sa lingerie glissée sur l’épaule. Jonas est penché sur elle, sa fameuse barbe jamais changée de trois jours frottant contre son cou tandis qu’il murmure quelque chose qui fait sourire Fiona – un sourire que Liam connaît trop bien, ce sourire qu’elle avait avant, quand elle se laissait aller sans retenue.
La caméra (le point de vue de Jonas, via sa puce) se rapproche. Les doigts de Jonas tracent une ligne lente le long de la cuisse de Fiona, remontant vers l’entrejambe. Elle écarte légèrement les jambes en réponse, un frisson parcourant son ventre. Sa respiration s’accélère quand il l’embrasse – pas comme Liam le fait, non, mais avec une voracité différente, une bouche ouverte, avide. Fiona attrape les cheveux de Jonas, les serrant entre ses doigts tandis qu’il descend, la bouche maintenant sur sa poitrine. Elle cambre le dos, un gémissement étouffé lui échappant. Liam, dans le présent, “zoome”. La façon dont les lèvres de Jonas se referment autour du mamelon de Fiona, tirant doucement avant de le relâcher, laissant la peau rougie, sensible : cela le rend fou, mais, en même temps, il bande comme un taureau dans le motel miteux. Il se caresse la hampe. Le petit halètement qu’elle pousse quand Jonas glisse une main sous ses fesses, la soulevant légèrement pour mieux l’atteindre, lui procurent des papillons en bas du ventre. C’est un couteau dans le cœur mais c’est une injection de sang dans le gland. Et puis l’instant où elle chuchote “Oui, là…", les yeux fermés, les lèvres entrouvertes. Il ne résiste pas à se masturber avec passion, une passion torturée mais délicieuse. La mâchoire serrée, il dégage totalement son sexe de son pantalon et se met à l’aise sur les draps m. Il ne peut pas s’en empêcher. Il déteste ce qu’il voit. Il déteste qu’elle ait aimé ça. Mais, c’est comme si, en visionnant et en revivant le plaisir de Jonas avec elle, il récupérait un peu de ce qu’il estime qu’il lui a pris. Sa main presse plus fort sur sa queue.
Jonas se positionne entre ses jambes. Fiona l’attire à elle, les cuisses enserrant ses hanches. Pas de préservatif. Aucune hésitation. Liam est fou de rage.
Il voit tout :
— La contraction des doigts de Fiona dans les draps quand Jonas entre en elle.
— L’expression sur son visage – bouche ouverte, yeux mi-clos – une expression qu’il croyait réservée à leurs moments à eux.
— Le mouvement de leurs corps, d’abord lent, puis plus saccadé, plus urgent.
— La contraction des doigts de Fiona dans les draps quand Jonas entre en elle.
— L’expression sur son visage – bouche ouverte, yeux mi-clos – une expression qu’il croyait réservée à leurs moments à eux.
— Le mouvement de leurs corps, d’abord lent, puis plus saccadé, plus urgent.
Jonas grogne quelque chose en espagnol, et Fiona rit, essoufflée, avant de mordre sa lèvre inférieure, les paupières flottantes.
Liam, maintenant, se branle avec frénésie. Il entre en transe, furieux et excité comme un chien fou.
Il zoome encore.
Fiona tourne la tête vers le côté, vers “la caméra” (vers Jonas), et murmure :
– Je veux que tu me regardes.
Et Jonas, haletant, répond :
– T’es magnifique comme ça.
Liam éjacule presque aussitôt, dans un mélange de rage et de honte, les doigts serrés autour de son sexe, le souffle coupé.
L’écran continue de jouer.
Fiona jouit, les yeux fermés, les doigts de Jonas entrelacés avec les siens.
Liam éteint brusquement la projection.
Le salon est à nouveau plongé dans le noir.
Il reste assis là, la main tremblante, le pantalon taché, le cœur battant à tout rompre. Il s’évanouit sur place, sonné, et s’endort.
Nuit noire. La lueur bleutée de l’écran mural éclaire son visage en sueur, ses yeux injectés de sang. Il se réveille en sursaut. Sa main gauche serre la télécommande comme une arme. Sa main droite, enfoncée dans son callebare, caresse à nouveau son sexe avec une rage compulsive. Liam relance la vidéo. Il veut regarder jusqu’au bout
Fiona est à quatre pattes, les fesses rougies par les claques de Jonas. Ses seins balancent au rythme des coups de reins de Jonas. Sa bouche est grande ouverte, bavant sur l’oreiller, les yeux révulsés de plaisir.
Zoom sur sa chatte : Liam voit tout. Tout. La façon dont elle est écartelée par cette bite qu’il ne connaît pas. Plus large que la sienne. Plus violente. Fiona gémit comme une chienne, un son qu’elle n’a jamais fait avec lui.
Zoom sur son visage : Elle jette un regard vers la caméra (vers Jonas), et murmure :
– Défonce-moi, salaud…
Le son : Les claques de chair. Les jurons graveleux de Jonas.
– T’aimes ça, hein, ma pute ? T’aimes te faire niquer comme une traînée ?
Et Fiona hoquète :
–Oui… oui…
Liam se branle comme un damné. Sa main est un piston furieux sur sa queue raide, dure comme jamais. Il déteste ce qu’il voit. Il déteste qu’elle ait aimé ça. Mais son corps, merde, son corps réagit. Il sent son orgasme monter, brûlant, crade, comme s’il allait vomir de jouissance.
Jonas attrape les cheveux de Fiona, lui tire la tête en arrière et crache dans sa bouche.
Et elle… elle avale.
Liam éjacule dans un grognement rauque, comme un animal blessé. Du sperme lui gicle sur le torse, dans son pantalon. Il halète, dégouté de lui-même, mais encore dur, encore excité, comme si son cerveau et sa bite étaient en guerre.
L’écran continue.
Jonas retourne Fiona sur le dos, lui écarte les cuisses et lèche sa chatte en grognant, comme un chien sur une gamelle. Fiona se tortille, hurlant :
– Je viens ! Je viens, putain !
Silence.
Puis…
Un rire. Un rire hystérique, déchirant, qui se transforme en sanglot.
Liam regarde sa main poisseuse de foutre.
Il vient de jouir en regardant sa femme se faire souiller.
Et le pire ?
Il a adoré ça.
Liam déclenche encore le replay. L'écran s'allume en surbrillance.
Fiona est à quatre pattes, les fesses rougies par les claques de Jonas. Ses seins balancent au rythme des coups de reins de Jonas. Sa bouche est grande ouverte, bavant sur l’oreiller, les yeux révulsés de plaisir.
Zoom sur sa chatte : Liam voit tout. Tout. La façon dont elle est écartelée par cette bite qu’il ne connaît pas. Plus large que la sienne. Plus violente. Fiona gémit comme une chienne, un son qu’elle n’a jamais fait avec lui.
Zoom sur son visage : Elle jette un regard vers la caméra (vers Jonas), et murmure :
– Défonce-moi, salaud…
Le son : Les claques de chair. Les jurons graveleux de Jonas.
– T’aimes ça, hein, ma pute ? T’aimes te faire niquer comme une traînée ?
Et Fiona hoquète :
–Oui… oui…
Liam se branle comme un damné. Sa main est un piston furieux sur sa queue raide, dure comme jamais. Il déteste ce qu’il voit. Il déteste qu’elle ait aimé ça. Mais son corps, merde, son corps réagit. Il sent son orgasme monter, brûlant, crade, comme s’il allait vomir de jouissance.
Jonas attrape les cheveux de Fiona, lui tire la tête en arrière et crache dans sa bouche.
Et elle… elle avale.
Liam éjacule dans un grognement rauque, comme un animal blessé. Du sperme lui gicle sur le torse, dans son pantalon. Il halète, dégouté de lui-même, mais encore dur, encore excité, comme si son cerveau et sa bite étaient en guerre.
L’écran continue.
Jonas retourne Fiona sur le dos, lui écarte les cuisses et lèche sa chatte en grognant, comme un chien sur une gamelle. Fiona se tortille, hurlant :
– Je viens ! Je viens, putain !
Silence.
Puis…
Un rire. Un rire hystérique, déchirant, qui se transforme en sanglot.
Liam regarde sa main poisseuse de foutre.
Il vient de jouir en regardant sa femme se faire souiller.
Et le pire ?
Il a adoré ça.
Liam déclenche encore le replay. L'écran s'allume en surbrillance.
Fiona, complètement nue, à quatre pattes a la chatte luisante de sueur et de fluides. Jonas, derrière elle, massif et poilu, lui tord les bras dans le dos en la prenant comme une chienne en rut. Le gros gland violacé de Jonas qui disparaît dans le trou serré de Fiona, à chaque coup de bassin. Les seins de Fiona ballotent violemment, les mamelons durcis par l'excitation. Sa bouche ouverte en un "O" parfait, bave sur les draps souillés. Il y a les claquements humides de chair contre chair, et le souffle rauque de Jonas.
– Oh putain, oui! Comme ça! Déchire-moi! hurle Fiona d'une voix que Liam ne lui connaît pas. Une voix de salope en chaleur.
Liam, la bite en feu dans son poing, se masturbe à s'en arracher la peau. Il déteste. Il adore. Il veut vomir. Il jouit presque. Liam active le zoom maximum. Gros plan sur :
L'anus de Fiona qui se contracte à chaque enfoncement
Le filet de jouissance qui coule le long de ses cuisses
La main sale de Jonas qui lui écarte les fesses pour mieux voir sa propre bite entrer et sortir
Le filet de jouissance qui coule le long de ses cuisses
La main sale de Jonas qui lui écarte les fesses pour mieux voir sa propre bite entrer et sortir
– Regarde comme tu me baises! Regarde! grince Fiona, poussanr Jonas à fixer sa puce mnésique sur leur point de connexion.
Jonas crache dans sa main, frotte son gland gonflé, puis retourne Fiona sur le dos. Il lui plaque les jambes contre les seins et s'enfonce jusqu'aux couilles.
– Dis à ton futur mec que c'est moi qui t'ai appris ça" ricane Jonas en lui labourant le vagin.
Fiona hurle, les yeux révulsés :
– C'est TOI mon seul vrai homme! Liam c'est un... Aaaah! PUTAIN!..."
La douleur est trop bonne. La colère trop excitante. Liam sent ses couilles se nouer.
D'un geste rageur, il attrape la bouteille de bourbon et se la verse sur la bite en feu. L'alcool pique. La souffrance se mêle au plaisir. Puis, un dégout violent.
D'un geste rageur, il attrape la bouteille de bourbon et se la verse sur la bite en feu. L'alcool pique. La souffrance se mêle au plaisir. Puis, un dégout violent.
Il attrape la bouteille de whisky et la balance sur l’écran.
Verre brisé. Image morte.
Il tâte sa puce. D'une main tremblante, il sort le couteau qu’il a utilisé pour retirer la puce de Jonas. Il approche la lame de sa propre puce. Le métal crisse. La chair se déchire. Il va perdre connaissance. Sûrement mourir. Sa vision se brouille et à la place des images qui lui font face dans la réalité, il voit un écran noir et, écrit en lettres blanches :
Verre brisé. Image morte.
Il tâte sa puce. D'une main tremblante, il sort le couteau qu’il a utilisé pour retirer la puce de Jonas. Il approche la lame de sa propre puce. Le métal crisse. La chair se déchire. Il va perdre connaissance. Sûrement mourir. Sa vision se brouille et à la place des images qui lui font face dans la réalité, il voit un écran noir et, écrit en lettres blanches :
FIN DE TRANSMISSION
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Commentaires ()
J'ai pas l'impression que mes textes de cette série soient très différents des autres qui ont eu plus de succès et tes commentaires me rassurent en ce sens. C'est dingue l'influence du titre.
Quelle très belle façon de renouveler le classique trio amoureux teinté de candaulisme en lui ajoutant cette touche SF bienvenue…
Vivement le prochain épisode !