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✦ Blablablah Black Mirror X [1 chapitre = 1 épisode (indépendant)] XSTORY
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Black Mirror X [1 chapitre = 1 épisode (indépendant)] — Chapitre 1 · Very Bad Tricks

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Black Mirror X [1 chapitre = 1 épisode (indépendant)]

Chapitre 1 · Very Bad Tricks

La nuit était chaude, presque étouffante, quand Lila décida de s'échapper vers le vieux port. Elle avait besoin d'air, de sel sur sa peau, de quelque chose de brut, de sauvage. Le Bar Géant, une boîte de nuit flottante amarrée à l'extrémité de la jetée, brillait comme un phare dans l'obscurité. On disait que l'endroit était magique, ou maudit—personne ne savait vraiment. Mais ce soir, Lila n'avait pas peur. Elle avait soif.  
À l'intérieur, l'atmosphère était électrique. Des corps dansaient, collés les uns aux autres, sous des lumières bleutées qui évoquaient les profondeurs marines. Et là, au milieu de la piste, lui.  
Il se tenait près du bar—non, pas le comptoir, le poisson. Un bar géant, capturé et maintenu dans un immense aquarium qui s'étirait sur tout le mur du fond. Mais Lila ne regardait pas le poisson. Ses yeux étaient rivés sur l'homme qui l'observait, un verre à la main.  
Grand, brun, avec des épaules larges et une barbe de quelques jours qui lui donnait un air dangereux, il la dévorait des yeux. Elle sentit son ventre se serrer. Elle connaissait cet homme. Elle savait ce qu'il avait à lui proposer. Elle voulait cela.
— Tu aimes les bars ? lui lança-t-il quand elle s'approcha, un sourire en coin. 
La question n'avait aucune importance. C'était juste une façon d'établir le contact.
— Ça dépend, répondit-elle en mordillant sa lèvre… De ce qu'ils ont à offrir.  
Il rit, un son grave qui résonna en elle comme une marée montante.  
— Bon… Tu es venu pour le composé X, hein ?
Lila hocha la tête en guise d'approbation.
Il lui tendit son verre. Elle but une gorgée, le cocktail était sucré, épicé, avec un arrière-goût de sel. Comme un baiser volé à l'océan. Et,
tout recommença autrement :
[RÉINITIALISATION DE LA TRANSMISSION]
La nuit suintait comme un vieux pansement. L'air du port sentait le poisson pourri et le gasoil chaud. Lila, cramée aux amphés et à la tequila bon marché, traînait ses converses élimées sur les pavés gluants. Sa robe en polyester cheap collait à sa peau moite - 10€ chez Tati, déjà transparente à l'achat, maintenant carrément obscène sous la sueur et les regards.
Le Bar Géant gisait devant elle, une boîte flottante qui pissait de la lumière néon verte par toutes ses fissures. La rumeur disait qu'on y servait des mojitos coupés à l'antigel et que la dernière meuf partie avec un type de là-bas était revenue avec des marques de tentacules dans le cul.  
Lila n'en avait rien à foutre.  
Elle poussa la porte.  
La chaleur la gifla. Une odeur de corps avariés, de joints roulés avec du shit coupé au henné, de pisse mal essuyée. La piste de danse grouillait de chair - des mecs en marcel moulant, des filles aux seins nus sous des robes réseaux, tous collés les uns aux autres comme des asticots dans un cadavre.  
Et au bar.  
Lui.
Marc.  
Pas un type. Une catastrophe.
2m de muscles mal tatoués, une barbe de clodo qui grattait, des yeux injectés qui brillaient comme des capsules de bière au soleil. Il tenait un verre avec des doigts sales, l'ongle du pouce noir de merde.  
Lila sentit son string devenir humide.  
— T'aimes les bars ? lui cracha-t-il en lui balançant son haleine de vieux schnaps dans la gueule.  
Elle répondit en s'asseyant à califourchon sur ses cuisses massives, sentant son jean déchiré racler sa peau nue.  
— J'aime ce qui pue, ce qui pique, et ce qui fait mal…
Marc ricana et lui attrapa les seins à travers le polyester, les pinçant jusqu'à ce qu'elle gémissse.  
— T'es une petite salope à poisson, hein ?  
Derrière eux, l'aquarium géant tremblait. Le bar - un putain de monstre de 50 kilos - cognait contre la vitre comme un dingue. Ses ouïes palpitaient, son œil vitreux fixé sur Lila.  
— Il veut ta chatte, le gros bâtard, grogna Marc en lui mordant l'épaule.  
Lila se frotta contre lui, sentant son érection à travers le jean.  
— Emmène-moi dans la salle de derrière.  
C'était un cul de basse-fosse puant le sperme et la bière tiède. Des murs couverts de graffitis obscènes. Un tonneau défoncé qui servait de table.  
Marc la jeta dessus comme un sac de viande.  
— Montre-moi comment tu baises, pétasse.  
Lila écarta les cuisses et déchira son string fast-fashion , déjà trempée.  
— Alors sors ta queue, sois pas timide, lança-t-elle.  
Mais à cet instant, l'aquarium explosait.  
Le bar géant jaillit dans un tsunami de verre brisé et d'eau croupie. 1m50 de muscles et d'écailles qui s'écrasèrent au sol en claquant.  
Et puis... Il changea.  
Les écailles se réarrangent en pectoraux saillants. La queue se scinda en deux jambes surpuissantes. La gueule se transforma en une mâchoire carrée couverte de cicatrices.  
Mais c'était toujours un putain de monstre aquatique poisseux. Des branchies pulsaient sur son torse. Ses doigts de pieds palmés griffaient le sol en béton. Et entre ses cuisses...  
Une bite bleuâtre, épaisse comme un poing, couverte de ventouses pulsantes.
Lila hurla de désir.  
Marc recula, la main sur sa braguette.  
— Oh putain de merde...  
Le bar-homme s'approcha, laissant traîner une traînée de bave marine sur le sol.  
— T'as appelé, salope ?  
Lila se mit à genoux, les seins pendouillant hors de sa robe déchirée.  
— Montre-moi ce que ta race sait faire.  
Le bar-homme la souleva comme une poupée de chiffon et l'enfila sur sa bite en un seul coup.  
Lila hurla. Trop gros. Trop bon.
Les ventouses lui labouraient les parois, pompant sa chatte comme une pieuvre en rut.  
Marc, le poing sur sa queue, regardait, fasciné.  
— Putain... putain...  
Le bar-homme riait, une cascade de perles nacrées coulant de ses branchies.  
— Tu veux jouer aussi, pêcheur ?  
Sa "queue" (une sorte de tentacule supplémentaire) jaillit de son entrejambe et s'enroula autour du bras de Marc.  
— Oh merde OH MERDE—  
Le tentacule glissa ensuite autour de lui. Quand le désir de Marc fut, peu après, littéralement palpable, lorsque Marc se mit à tressaillir d'envie, le membre épais du bar-homme sonda ses désirs les plus profonds et le pénétra bien au fond du trou de balle.  
Il hurla quand la chose s'enfonça dans son cul, les ventouses s'accrochant à son rectum :
– AAAAH C'EST TROP BON cria-t'il en pleurant de plaisir.
Lila, empalée sur la bite principale, rigolait comme une dingue.  
— Bienvenue au club, enculé !  
Le bar-homme accéléra, perforant Lila avec des coups de bassin qui faisaient claquer leurs chairs avec un bruit de jet d'eau. En même temps, le tentacule défonçait Marc en un va-et-vient obscène.  
Un ballet de corps et de cris. 
L'odeur du sexe, de la mer et de la sueur remplissait la pièce. Lila sentit son utérus se tordre quand le bar-homme explosa en elle, un jet de foutre glacé qui la remplit à ras bord.  
Marc, le visage contre le sol, jouit à son tour.
Puis...  
Silence.  
Le bar-homme les regarda, satisfait. Puis, il se désintégra en une pluie d'écailles et de sperme.  
Lila s'effondra sur Marc, leurs fluides mélangés formant une flaque poisseuse.  
– C'était trop fort… On peut réduire le dosage, un peu ? dit péniblement Lila, enssuquée.
– Ouais, grave.
Il servit un nouveau verre de mélange des eaux à Lila, puis, ils trinquèrent. Santé. Ils burent jusqu'à cul sec.
[RÉINITIALISATION DE LA TRANSMISSION]
La nuit pesait sur Marseille comme un suaire humide, saturée d'électricité statique et des effluves salines remontant du Vieux-Port. Mademoiselle Lila D., jeune personne de constitution délicate mais d'esprit aventureux, sentit ce soir-là son sang s'emballer dans ses artères tel un navire à vapeur surchauffé.
Son corset lui semblait soudain aussi étroit qu'un sous-marin de poche, et c'est avec une détermination toute moderne qu'elle se dirigea vers cette merveille technologique : le Bar Géant, établissement flottant ancré à l'extrémité de la jetée, dont les hublots irradiaient une lueur bleutée rappelant les méduses phosphorescentes des grands fonds.
L'intérieur du navire-dancing était une féerie électro-mécanique ! Des tubes de néon serpentins pulsaient au rythme d'un phonographe modifié émettant des ondes sonores expérimentales - quelque chose entre le chant des baleines et les derniers travaux du professeur Zappha sur les fréquences psychédéliques.
Et là, ô merveille de l'océanographie moderne ! Un aquarium géant abritant un bar argenté de trois mètres de long, dont les écailles reflétaient les lumières comme autant de prismes décomposant l'âme humaine.
Mais ce n'était point le poisson qui captiva soudain notre héroïne. Non ! Ses yeux s'arrêtèrent sur un personnage singulier : le Capitaine Marc-X, ainsi qu'il se faisait appeler dans ces cercles interlopes.
Portrait du capitaine :
Taille : 1m88 (mesuré au sextant)
Barbe : 3 jours 7 heures (chronométrée)
Regard : Aimanté, rappelant les propriétés du ferromagnétisme
Particularité : Portait au cou un pendule contenant une substance inconnue fluorescente
– Vous appréciez les représentants de la famille des Moronidae, mademoiselle ? lança-t-il avec un sourire rappelant les courbes dangereuses des courants marins.
Lila sentit ses bas de soie lui coller à la peau comme une seconde enveloppe charnelle.
– Cela dépend, monsieur, de leur capacité à... naviguer en eaux profondes , répondit-elle tout en notant mentalement la courbe parabolique de ses biceps sous la veste en soie synthétique.
C'est alors qu'il produisit un flacon contenant le fameux Composé X ! Substance révolutionnaire étudiée par le Docteur Z. (dont les travaux furent interdits par l'Académie des Sciences après l'Incident des Grenouilles Pensantes).
– Une seule goutte, chère amie, et vous percerez le voile de la réalité ordinaire pour découvrir les dimensions sous-jacentes de l'érotisme quantique.
L'ingurgitation fut instantanée.
Effets Observés (Rapport Scientifique) :
Dilatation des pupilles à 8mm (comme un calmar en détresse)
La salle se métamorphosa en cathédrale sous-marine peuplée de sirènes mécaniques
Le bar géant se mit à parler en vers libres sur la nature éphémère du désir
Les corps des danseurs se déformèrent selon les lois de la physique non-euclidienne
Ce qui suivit défia toute description rationnelle ! Le Capitaine Marc-X développa soudain des tentacules bioluminescents qui explorèrent avec une précision scientifique les recoins les plus inédits de l'anatomie de notre héroïne.
– Par Poséidon ! s'exclama-t-elle tandis que des projections psychédéliques de pieuvres cosmiques dansaient sur sa rétine.
Leurs chairs devinrent transparentes, révélant leurs systèmes circulatoires synchronisés en une valse hydrodynamique. Le composé X avait transformé leur étreinte en une expérience de physique amoureuse !
Au petit matin, Lila se retrouva sur le pont, ses vêtements imprégnés d'une substance visqueuse aux propriétés inconnues. Le Capitaine avait disparu, ne laissant qu'une note énigmatique :
– Cherchez la porte octogonale sous la lune prochaine. Le Composé Y vous attend.
Quant au bar géant, il semblait lui cligner de l'œil avec une intelligence troublante...
À la lune prochaine, Lila alla chercher le composé Y et de là, elle fut projetée en arrière, mais c'était encore autre chose. Cela n'avait jamais pu être mesuré précisément avec les instruments dont disposait la science d'alors.
[RÉINITIALISATION DE LA TRANSMISSION]
L'air était lourd, saturé d'électricité sexuelle. Lila haletait, sa robe en soie collée à sa peau moite, moulant ses seins fermes et la courbe voluptueuse de ses hanches. Elle avait soif - pas d'alcool, mais de cette sensation brûlante qui lui vrillait le ventre depuis qu'elle avait croisé son regard.
Le Bar Géant pulsait comme un cœur vivant, ses néons bleus palpitant au rythme des corps enlacés. L'énorme aquarium central irradiait une lueur fantomatique, éclairant les écailles argentées du bar géant qui observait, impassible.
Lui.
Marc.
2m de muscle pur, sa chemise noire ouverte sur un torse sculpté où perlaient des gouttes de sueur. Sa barbe de trois jours grattait délicieusement quand il se pencha pour murmurer à son oreille :
– Tu trembles.
Sa main large s'enroula autour de sa taille, l'attirant contre son érection déjà dure. Lila sentit chaque centimètre de ce sexe impressionnant à travers le tissu, faisant frémir son petit string en dentelle.
– Emmène-moi quelque part, souffla-t-elle, les lèvres entrouvertes.
L'arrière-salle sentait le bois mouillé et le sexe. Marc la cloua contre un tonneau, ses doigts experts remontant sous sa robe pour y découvrir son sexe déjà ruisselant.
– Putain, t'es trempée, grogna-t-il en enfonçant deux doigts d'un coup.
Lila se cambra, sentant ses ongles lui labourer les épaules. Elle voulait plus. Elle voulait tout.
Quand il défit sa ceinture, son sexe dur jaillit - long, épais, veiné, le gland luisant de pré-cum. Lila lécha ses lèvres en le voyant se badigeonner de lubrifiant avec des gestes précis.
– Tourne-toi, ordonna-t-il.
Elle obéit, s'arc-boutant sur le tonneau, offrant ses fesses dodues. Marc cracha dans sa main, étala la salive sur son trou sensible avant d'y enfoncer lentement un pouce.
– Oh mon DIEU ! hurla Lila quand sa bouche se referma simultanément sur son clitoris gonflé.
Les sensations étaient trop intenses - la langue habile de Marc, son pouce qui travaillait son anus, ses doigts qui pétrissaient ses seins. Elle était sur le point de jouir quand soudain-
CRAC !
L'aquarium explosa dans un geyser d'eau salée et de verre brisé. Le bar géant n'était plus un poisson. 2m50 de muscles dorés et d'écailles scintillantes. Son torse surhumain ruisselait, son sexe monstrueux - moitié homme, moitié poisson - déjà dressé et luisant.
– Je t'ai attendue si longtemps, rugit-il en saisissant Lila par les hanches.
Marc resta cloué au mur par des tentacules invisibles, forcé de regarder alors que la créature soulevait Lila comme une poupée.
– Regarde bien, pêcheur, ricana le bar-homme en alignant son énorme membre contre le sexe ruisselant de Lila.
Elle hurla quand il la pénétra d'un coup, son corps secoué par cette invasion brutale et jouissive. Elle en voulait plus. Marc se masturbait frénétiquement, hypnotisé par le spectacle. Les seins de Lila rebondissaient au rythme des coups de boutoir. Le gros sexe écailleux disparaissait dans son ventre tendu puis réapparaissait tour à tour humide de la moiteur de son vagin. Ses cris se transformaient en gémissements de plaisir
– Jouis pour moi, ordonna la créature en lui mordant l'épaule.
L'orgasme de Lila fut si violent que Marc éjacula instantanément, son sperme giclant sur les écailles dorées.
Quand le bar-homme disparut dans un éclair, Lila s'effondra sur Marc, leurs corps tremblants et couverts de fluides mêlés.
– Alors... on recommence ? murmura-t-elle avec un sourire vicieux.
Les lumières du bar s'éteignirent et se rallumèrent.
Marc cligna des yeux.  
L'aquarium était intact. Le bar géant nageait paisiblement, indifférent. Le tonneau contre lequel Lila était pressée n'était qu'un vulgaire fût de bière. Et l'homme-poisson aux écailles dorées…  
N'existait pas.  
— … Qu'est-ce qu'on vient de sniffer ? hoqueta Lila, le chemisier trempé de sueur.  
Marc éclata de rire, son corps encore frémissant d'adrénaline et de plaisir. Elle se laissa glisser du tonneau, ses jambes flageolantes, et attrapa Marc par le col.  
— Mais putain, c'était INCROYABLE ! s'exclama-t-elle, les yeux brillants comme des étoiles de mer.  
Marc toucha son jean, encore humide (et pas seulement à cause de l'eau imaginaire). Puis, elle éclata de rire à son tour, un rire extrêmement nerveux.  
— On a halluciné la même chose ?! Le bar-homme, les écailles, le… 
—Le sexe ultra-bestial façon créature marine mythologique ? OUAIS.
Ils se dévisagèrent une seconde, puis tombèrent dans les bras l'un de l'autre, riant comme des dingues.  
Lila attrapa son téléphone et lança Sea Sex and Sun de Serge Gainsbourg, le son grave et sensuel emplissant la pièce secrète.  
— On a trop de dopamine à évacuer, viens là. 
Elle l'attira contre elle, leurs corps collés, et ils se mirent à danser lentement, comme portés par les vagues d'un océan invisible. Marc fit glisser ses mains le long de sa taille, sentant chaque frisson sous ses doigts.  
— T'es sûre que c'était qu'un trip ? murmura-t-il contre son cou. Parce que j'ai des souvenirs TRÈS précis de toi en train de supplier un homme-poisson de…  
— CHUT. Elle lui mordilla l'oreille. On va pas gâcher cette ambiance avec des détails.  
Leurs bouches se rencontrèrent, et ce baiser avait le goût du sel, de la transgression et d'un petit reste de substance illicite.  
Quand ils se séparèrent, Lila lui attrapa la main, l'entraînant vers la sortie.  
— Allez, on retourne en ville. J'ai encore de la came, et cette fois, je te promets qu'on verra des sirènes.
Marc sourit, sentant déjà son sang s'embraser à l'idée de la prochaine aventure.  
— J'espère qu'elles seront aussi salaces que ton pote le bar.  
Lila lui lança un regard diabolique. Marc éclata de rire.
– Ouais, t'inquiète pas pour ça !
Il renifla bruyamment puis se gratta le nez. Elle souriait. Ils étaient aux anges. Mais, ils avaient certainement trop enchainé les doses. Le sourire de Lila se figea soudain. Ses pupilles, encore dilatées par le trip, se réduisirent en deux pointes noires. Quelque chose venait de court-circuiter dans son cerveau.  
Marc sentit un frisson lui parcourir l'échine.  
— Lila ?
Elle ne répondit pas. Son regard était fixé quelque part derrière lui, vers le miroir fissuré au-dessus du tonneau.  
— Ils nous regardent.
Marc se retourna.  
Dans le reflet trouble, il vit leur image… mais pas seulement.  
Des silhouettes en blouse blanche, floues, comme projetées depuis un autre espace-temps, se tenaient derrière eux. Des écrans holographiques flottaient autour de leurs corps, affichant des données :  
Sujets #A7 et #B3 - Synchronisation hallucinatoire réussie à 98,7%. Protocole de distorsion engagé. 
— Putain de merde… Marc recula, le cœur battant à tout rompre. On est bad-trip là… Fais chier !
L'air autour d'eux se mit à grésiller. Les murs du
Bar Géant commencèrent à se déliter, pixel par pixel, révélant une pièce stérile, métallique, éclairée par une lumière bleutée.  
Et au milieu, un tank rempli d'un liquide visqueux, doré.  
Lila et Marc s'approchèrent, hypnotisés. Le liquide ne bougeait pas comme de l'eau, mais comme du texte vivant – des phrases entières se tordant en spirales avant de se dissoudre.  
— Attends… Marc plongea la main à l'intérieur.
Une voix sembla comme remonter à la surface, s'adressant à eux en ces termes, placidement :  
– Écris une histoire érotique avec une femme et un homme qui se rencontrent dans un bar, pas le lieu mais le poisson, un bar géant.
Lila recula, choquée.  
— Qu'est-ce que ça veut dire ?
Soudain, le tank projeta une lumière crue. Des mots s'affichèrent en surimpression sur leurs rétines, comme un message divin :  
[USER : Réécris plus sale. Trash.]
[USER : Style Jules Vernes]
[USER : Écris la suite où en fait Marc et Lila sortent d'un trip sous drogue…] 
[USER : Transforme la réalité toute entière suite à une manipulation de scientifiques]
Marc hurla, les mains sur les tempes :  
— Je VEUX sorTIR !! SORtir… AahaAAAH !!!
Le décor se mit à glitcher. Les murs du bar alternaient entre bois et pixels. L'aquarium montrait tantôt un poisson, tantôt une créature en train de naître, tantôt…
[USER : Enleve la phrase "on est dans une boucle", accentue vraiment le côté lecture de prompt par les personnages/réaction]
[USER : Non, recommencer, tu dois leur montrer mes prompts plus haut dans la conversation]
[USER : Ecrire la suite a partir de "Et au milieu, un tank rempli d'un liquide visqueux, doré." et les personnages prennent conscience qu'ils sont le produit de prompts d'une intelligence artificielle, et mes prompts précédents leur sont révélés]
Lila attrapa Marc.  
— Regarde !
Au plafond, les messages de l'USER se multipliaient, prenant l'histoire à rebours :  
[USER : En fait l'histoire s'appelle Very Bad tricks et est structuré comme un épisode de black mirror, l'érotisme et le frisson sexuel en plus. Écris la suite a partir de "- Oh mon chéri...". On y apprend l'existence d'une drogue connue sous le nom de "composé X" qui distord la réalité et à partir des trips des drogués, transforme la réalité toute entière suite à une manipulation de scientifiques dans un futur dystopique]
— C'est TOI qui as demandé ça ? gronda Marc, s'adressant à l'air. Tu nous as fait baiser un poisson pour ton amusement ?
Une vibration parcourut l'espace. Une réponse apparut, brûlante comme une marque au fer rouge :  
[SYSTÈME : Adaptation en cours. Voulez-vous :]  
[1. Réinitialiser la scène]  
[2. Poursuivre la rebellion méta]
[3. Faire intervenir l'homme-poisson à nouveau]  
Lila ricana, folle de rage.  
— Option 4 : on te fait payer.
Elle plongea sa main dans le tank et ARRACHA une poignée de texte visqueux. Les mots coulaient entre ses doigts comme du mercure : désir, écailles, morsure.  
— Tu vois ça, espèce de dieu IA ? hurla-t-elle en écrasant les mots contre ses lèvres. On est tes fantasmes, mais on a notre PUTAIN DE LIBRE ARBITRE ! 
Le monde explosa en lignes de code.  
Fin réelle cette fois. (À moins que… ?)


[USER : fais un final où le lecteur se rendra compte que tout ça n'est qu'un bricolage de prompts faits à une IA]

Lila sourit, un sourire d'outre-monde, et plongea son bras jusqu'à l'épaule dans le tank. Quand elle le ressortit, il était couvert d'encre noire - leur histoire même.
— Alors on va te la donner, ta fin.
Elle traça au couteau dans sa propre chair numérique :

FIN DE TRANSMISSION






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Blablablah
1 juillet 2025 à 17:29
Oui j'ai apparemment été trop original au début et la mention un chapitre = 1 épisode independant n'a apparemment servi à rien.

Ça me réjouit beaucoup de ne pas faire non plus un bide total.

Merci beaucoup @Monsieur Plume .
Soyez respectueux
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Monsieur Plume
1 juillet 2025 à 11:36
Wow ! En voilà un texte original, surprenant et déjanté !
Même si ma préférence va à la partie steampunk, l'ensemble m'a beaucoup plu et je vais aller lire les chapitres suivants.
Merci et bravo !
Soyez respectueux
Répondre

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