Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le confinement a changé ma vie — Chapitre 4
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le confinement a changé ma vie
Chapitre 4
Mon téléphone sonna quelques secondes plus tard. C'était lui. Je décrochai. La qualité sonore était étonnamment bonne. Je distinguais le bruit de l'ascenseur en fond sonore. Sans doute tenait-il son téléphone à la main.
- J'ai trouvé Gilles un peu effacé lors de notre conversation (c'était la voix de Jérémy). J'espère que ce n'est pas lié à notre conversation. Peut-être n'aurai-je pas dû m'exprimer avec autant de franchise ?
- Non, je trouve même plutôt bien que nous ayons pu discuter de ces choses. Vous avez visé juste, Jérémy, les couples souffrent du confinement et le nôtre ne fait pas exception. Gilles ne semble plus s'intéresser à moi et même lorsque je prends l'initiative, il prend le prétexte de son travail pour fuir le lit conjugal. Il semble si distant parfois que je me demande si je suis toujours séduisante. Peut-être que je vieillis et que je ne l'excite plus…
Ils sortirent de l'ascenseur.
- Mais, j'en ai trop dit. Je ne devrais pas vous mêler à nos problèmes intimes.
- En tout cas, je peux vous rassurer, le problème ne vient pas de vous. Je vous répète que vous êtes d'une grande beauté et qu'un homme ne peut pas rester insensible à vos charmes. Vous en avez un devant vous qui rêverait de vous embrasser.
Ils étaient sortis de notre immeuble et se dirigeaient vers celui de Jérémy. Je les apercevais depuis le balcon. Il faisait encore jour même si la luminosité avait baissé. Ils étaient côte à côte, proches l'un de l'autre, mais sans se toucher.
- Vous n'oseriez tout de même pas le faire dans la rue. Gilles ou des voisins pourraient nous surprendre.
- Non, je vous respecte trop pour vous compromettre. Mais laissez-moi espérer que j'obtiendrai ce baiser une fois que nous serons seuls chez moi.
- Ce ne serait pas très élégant de votre part d'abuser de l'épouse que votre hôte vous a confiée.
Ils entrèrent dans l'immeuble de Jérémy.
- Brigitte, je vous sens malheureuse, frustrée. Je ne pense pas à Jérémy en ce moment, je pense à la charmante fleur qui menace de dépérir si personne ne lui donne de l'affection. L'adultère n'est pas une faute. La société et la morale se donnent bonne conscience en rendant coupable celui qui s'y est livré. Mais, c'est trop facile, les torts sont à partager entre les trois côtés du triangle. Au stade où paraît en être arrivé votre couple, l'adultère est une bouée de sauvetage, qu'il détruise votre couple ou qu'il le réveille.
- Encore votre théorie !
J'entendis le bruit de la clé dans la serrure, la lumière s'alluma. Je les vis entrer dans la pièce. La lumière du jour déclinante faisait qu'on voyait très nettement ce qui se passait à l'intérieur. Il mit la main sur l'épaule de son invitée comme on le fait pour faire bon accueil à un ami. Sauf, qu'en l'espèce, ce n'était pas son ami mais une femme qu'il tentait de séduire. Ma femme.
- Bien sûr, je ne vous force pas. Je comprendrais très bien que je ne sois pas votre type.
- Non ce n'est pas la question, mais tout ceci est si précipité.
- Donc, je ne vous suis pas indifférent.
- Vous voudriez m'entendre le dire ? Vous êtes un vrai Casanova qui se satisfait davantage d'avoir conquis que de consommer.
- Chère Brigitte, je n'attends que votre accord pour vous prouver le contraire. Laissez-moi vous embrasser !
- On doit pouvoir nous voir de l'extérieur. Fermez d'abord les volets. Je vous laisserai m'embrasser ensuite.
- Détendez-vous Brigitte. Mes vitres sont teintées et on ne peut pas voir grand-chose de l'extérieur. Ne gâchons pas ce moment. Abandonnez-vous à l'instant présent.
Quel toupet ? Prétendre que les vitres teintées les protégeaient des regards indiscrets alors que je les voyais très distinctement. Mais, ça ne lui suffisait que j'assiste à la scène par mes seules oreilles ; il voulait que je vois Brigitte l'embrasser. Et elle l'embrassait, timidement d'abord puis avec toute la fougue d'une adolescente qui découvre l'amour. Il plaquait maintenant les mains contre ses fesses. Elle dût se sentir attirée dans un piège car elle le repoussa.
- Je crois qu'il est plus raisonnable de s'arrêter là et de retourner rejoindre Gilles.
- Vous n'avez pas aimé ?
- Si bien sûr, mais où cela nous mène-t-il ? Malgré toutes vos théories, je ne voudrais pas tromper Gilles.
- Je comprends votre réaction. Tout est très confus maintenant dans votre tête. Le réflexe naturel, c'est de faire un "reset" et de reprendre le cours de l'histoire à la journée d'avant. Mais, c'est une illusion Brigitte. On ne peut pas revenir en arrière. Vous avez fait un pas courageux et décisif. Allez jusqu'au bout !
Il se comportait, non pas comme s'il y allait de son intérêt à lui, mais comme s'il était un coach personnel qui aidait son élève à franchir un palier dans sa progression.
- Mais nous n'allons pas faire ça maintenant alors que Gilles nous attend. Il va se douter de quelque chose.
- Je crois bien à son attitude qu'il a des doutes depuis le début de la soirée.
Ah, vous croyez, s'inquiéta-t-elle ?
- J'en suis sûr. Le plus drôle est qu'il semble y consentir.
Que dites-vous là ?
- Vous vous souvenez quand j'ai mis la main sur votre cuisse et que je l'ai laissée jusqu'à ce que nous nous levions. Vous n'avez rien dit ce qui m'a laissé l'espoir que je pouvais vous plaire. Gilles, non plus n'a rien dit. Un mari aimant et soucieux du devenir de son couple aurait protesté. Lui n'a rien fait.
- Vous êtes diabolique.
- L'amour est diabolique, c'est pour cela qu'il nous fait souffrir. Mais c'est tellement bon. Accompagnez-moi. Après tout, vous êtes là pour visiter. je vais vous montrer la chambre et son lit moelleux.
Elle le suivit. Je ne pouvais plus les voir ; il ne me restait plus que le son. Peu de mots au début. Surtout, des bruits de baiser, de caresse, puis celui des corps qui tombent sur le lit. A nouveaux des baisers, des bruits de succion aussi et des gémissements. Je bandais de désir pour Brigitte. Curieusement, au lieu d'être envahi par la jalousie, je vivais la scène comme si Jérémy était l'intermédiaire qui me permettait d'assouvir mon désir.
La succession de halètements de plus en plus saccadés et sonores, le râle long qui s'en suivit : elle venait de connaître un violent orgasme clitoridien. La puissance de son râle contrastait avec celui plus étouffé qu'elle avait émis lors de nos derniers rapports. C'était humiliant.
- Oh, Jérémy, je veux sentir ta grosse queue en moi. Enfonce-la.
- Elle te plait, ma queue. Elle va bien te remplir la chatte.
- Oh oui, elle est fière et vaillante.
- Plus vaillante que celle de Gilles ?
- Oh, bien plus… Surtout en ce moment… Aaah, aaah, que c'est bon. Oh oui ramone-moi bien la cheminée.
J'imaginais sa queue labourer le vagin de Brigitte.
- Ça te plait. Tu en avais envie, ma salope.
- Oh, oui, j'attendais ça depuis un moment.
- Je vais te balancer une bonne dose de sperme.
- Oh oui, vide-toi en moi.
- Et tu m'offriras ton cul ?
- Oh, oui. Je t'offre tous mes trous.
- Ton cul ? Ta bouche ?
- Oui, tous. Vas-y… Continue…
- Tu me suceras ?
- Ouiii !
- Tu la prendras bien profond dans ta gorge ?
- Ouiii, tout ce que tu veux !
- Tu es ma chienne ?
- Oh, oui. Je suis à toi.
- Je vais t'en donner, ma petite pute.
- Aaah, oui, comme ça… Ouiiii, je jouiiiiis ! Aaaaaaah…
- Aaaaaah, prend cette giclée… Aaaaah, quel pied ! Ah, ma salope…
- Vas-y, je veux voir ma chatte dégouliner de ta sauce.
- Tiens, en voilà encore !
C'était torride. Je bandais. Brigitte était déchainée comme aux premiers jours de notre idylle. Il faut dire que si elle était plus sage depuis, c'est sans doute parce que nous ne nous parlions plus guère pendant l'amour. Les mots sales ou vulgaires qui excitent. Jérémy avait réveillé la tigresse que j'avais moi-même connue. Je quittai le balcon. Il fallait que je me masturbe. Je baissai mon pantalon sur les genoux, m'allongeai sur le lit de notre chambre, posai le téléphone sur l'oreiller proche de mon oreille et commençai à m'astiquer la queue raide comme un morceau de bois.
- Alors ? Heureuse ?
- Oh, oui. Que c'était bon ! Quel pied ! J'ai eu un orgasme si violent que j'ai cru tomber dans les pommes.
- Tu ne regrettes pas, donc ?
- Oh, non. Je regrette seulement d'avoir perdu tout ce temps pour éprouver cette sensation merveilleuse. Tu m'en donneras encore, dis ?
- Mais bien entendu, mon amour. Nous avons bien d'autres choses à explorer ensemble.
- Ah oui, tu veux ma bouche et mon cul.
- Oui je te veux toute à moi.
Je me masturbai avec de plus en plus de frénésie. L'orgasme approchait. J'éjaculai. Les premières giclées, explosives comme jamais, arrosèrent mon pantalon et le couvre-lit.
- En attendant, il faudrait peut-être que nous retournions chez moi. Gilles doit s'interroger.
- S'il s'interroge, tu pourras l'éclairer et lui dire que tu as baisé comme jamais.
- Quand même, aie un peu pitié de lui ! C'est l'homme que j'aime.
- C'est moi maintenant l'homme que tu aimes.
- Oui, c'est vrai, je crois bien que je t'aime. En tout cas, c'est avec toi que je veux baiser.
- Je préfère entendre ceci. Gilles reste ton mari mais il faut redéfinir sa place dans votre couple. Vous devriez avoir une franche discussion tous les deux.
- Ce soir ?
- Pourquoi attendre ?
- Je préfère l'avoir seule en tête à tête avec lui.
- Naturellement, c'est mieux ainsi. Dans ce cas, rentre seule. Tu m'excuseras auprès de Gilles.
- Oui, c'est sans doute mieux. Bonsoir mon amour.
- Embrasse-moi une dernière fois.
- A très vite !
- Brigitte, n'oublie pas de récupérer le bouquet. Il ne faudrait pas que Gilles pense que tout ceci n'était qu'un coup monté de ma part.
- Oh, mon Dieu. Heureusement que tu y as pensé… Quel joli bouquet ? Elles sont ravissantes. Quand même, des roses rouges, mon cochon !
Je raccrochai le téléphone et tentai de nettoyer les pollutions sur le pantalon et le couvre-lit. Il fallait que je me dépêche avant le retour de Brigitte. Malheureusement, au lieu de faire disparaître les tâches, je les étalai. Tant pis pour le couvre-lit. En séchant, les tâches disparaîtraient peut-être. Pour le pantalon, il valait mieux que j'en change. Je mis le pantalon maculé dans la corbeille et je revêtis un pantalon de jogging. Après tout, pourquoi n'irais-je pas courir ? Quand on vous laisse tomber de manière aussi méprisable, on a le droit de faire la gueule et de sortir pour changer d'air, changer d'humeur.
Une nouvelle notification. C'était un texto de Jérémy : « Alors, tu as apprécié le spectacle. Un succès total et sans tricherie. Mais surtout, une bonne baise. Brigitte était bien chaude. C'est un très bon coup comme je m'en doutais ».
J'effaçai aussitôt le message. Brigitte arriva le bouquet de roses à la main.
- Cela fait plus d'une heure que vous êtes partis. Tu ne vas pas me dire que la visite de l'appartement a pris tout ce temps ?
- Non, bien sûr.
- Alors, donc.
- Nous avons fait l'amour.
- Quoi ? Et tu me l'avoues comme ça, sans un soupçon de honte ?
- Oui, pourquoi te mentirais-je ?
- Pour m'épargner, pour ne pas me faire de mal.
- Oui, je sais que ça doit faire mal, mais c'est la vérité et je ne veux pas te la cacher.
- Avec toutes ses théories, il a réussi à t'ensorceler. J'espère que tu te rends compte que tu es allée un peu loin.
- Je suis allé là où je ne t'attends plus. Si tu t'occupais un peu plus de moi, je ne serais sans doute pas tentée de trouver ma satisfaction ailleurs.
- Ah bravo. Tout ceci est de ma faute. Tu n'as rien à te reprocher.
- Peut-être que si hier soir, tu n'avais pas rejeté ma proposition de massage, rien ne se serait passé aujourd'hui.
- Mais j'avais du travail, hier. Crois-moi, l'envie me rongeait.
- Tu aurais pu remettre ton travail à plus tard, trouver un prétexte pour retarder la livraison de ton rapport, que sais-je ?
- Non, c'était vraiment impossible (je me demandai alors si Jérémy ne m'avait pas martyrisé pour que je ne puisse faire l'amour à Brigitte). Et puis, je voudrais quand même te rappeler que si nos rapports se font plus rares, c'est largement à cause de ta sècheresse vaginale… Et, avec Jérémy, ça n'a pas été douloureux ?
- Pas du tout. Il faut croire qu'il a su me faire mouiller, lui. Puisque tu veux l'entendre, oui, j'ai pris mon pied comme rarement.
- Epargne-moi les détails. J'en ai assez entendu pour ce soir. Je vais aller courir.
- J'ai trouvé Gilles un peu effacé lors de notre conversation (c'était la voix de Jérémy). J'espère que ce n'est pas lié à notre conversation. Peut-être n'aurai-je pas dû m'exprimer avec autant de franchise ?
- Non, je trouve même plutôt bien que nous ayons pu discuter de ces choses. Vous avez visé juste, Jérémy, les couples souffrent du confinement et le nôtre ne fait pas exception. Gilles ne semble plus s'intéresser à moi et même lorsque je prends l'initiative, il prend le prétexte de son travail pour fuir le lit conjugal. Il semble si distant parfois que je me demande si je suis toujours séduisante. Peut-être que je vieillis et que je ne l'excite plus…
Ils sortirent de l'ascenseur.
- Mais, j'en ai trop dit. Je ne devrais pas vous mêler à nos problèmes intimes.
- En tout cas, je peux vous rassurer, le problème ne vient pas de vous. Je vous répète que vous êtes d'une grande beauté et qu'un homme ne peut pas rester insensible à vos charmes. Vous en avez un devant vous qui rêverait de vous embrasser.
Ils étaient sortis de notre immeuble et se dirigeaient vers celui de Jérémy. Je les apercevais depuis le balcon. Il faisait encore jour même si la luminosité avait baissé. Ils étaient côte à côte, proches l'un de l'autre, mais sans se toucher.
- Vous n'oseriez tout de même pas le faire dans la rue. Gilles ou des voisins pourraient nous surprendre.
- Non, je vous respecte trop pour vous compromettre. Mais laissez-moi espérer que j'obtiendrai ce baiser une fois que nous serons seuls chez moi.
- Ce ne serait pas très élégant de votre part d'abuser de l'épouse que votre hôte vous a confiée.
Ils entrèrent dans l'immeuble de Jérémy.
- Brigitte, je vous sens malheureuse, frustrée. Je ne pense pas à Jérémy en ce moment, je pense à la charmante fleur qui menace de dépérir si personne ne lui donne de l'affection. L'adultère n'est pas une faute. La société et la morale se donnent bonne conscience en rendant coupable celui qui s'y est livré. Mais, c'est trop facile, les torts sont à partager entre les trois côtés du triangle. Au stade où paraît en être arrivé votre couple, l'adultère est une bouée de sauvetage, qu'il détruise votre couple ou qu'il le réveille.
- Encore votre théorie !
J'entendis le bruit de la clé dans la serrure, la lumière s'alluma. Je les vis entrer dans la pièce. La lumière du jour déclinante faisait qu'on voyait très nettement ce qui se passait à l'intérieur. Il mit la main sur l'épaule de son invitée comme on le fait pour faire bon accueil à un ami. Sauf, qu'en l'espèce, ce n'était pas son ami mais une femme qu'il tentait de séduire. Ma femme.
- Bien sûr, je ne vous force pas. Je comprendrais très bien que je ne sois pas votre type.
- Non ce n'est pas la question, mais tout ceci est si précipité.
- Donc, je ne vous suis pas indifférent.
- Vous voudriez m'entendre le dire ? Vous êtes un vrai Casanova qui se satisfait davantage d'avoir conquis que de consommer.
- Chère Brigitte, je n'attends que votre accord pour vous prouver le contraire. Laissez-moi vous embrasser !
- On doit pouvoir nous voir de l'extérieur. Fermez d'abord les volets. Je vous laisserai m'embrasser ensuite.
- Détendez-vous Brigitte. Mes vitres sont teintées et on ne peut pas voir grand-chose de l'extérieur. Ne gâchons pas ce moment. Abandonnez-vous à l'instant présent.
Quel toupet ? Prétendre que les vitres teintées les protégeaient des regards indiscrets alors que je les voyais très distinctement. Mais, ça ne lui suffisait que j'assiste à la scène par mes seules oreilles ; il voulait que je vois Brigitte l'embrasser. Et elle l'embrassait, timidement d'abord puis avec toute la fougue d'une adolescente qui découvre l'amour. Il plaquait maintenant les mains contre ses fesses. Elle dût se sentir attirée dans un piège car elle le repoussa.
- Je crois qu'il est plus raisonnable de s'arrêter là et de retourner rejoindre Gilles.
- Vous n'avez pas aimé ?
- Si bien sûr, mais où cela nous mène-t-il ? Malgré toutes vos théories, je ne voudrais pas tromper Gilles.
- Je comprends votre réaction. Tout est très confus maintenant dans votre tête. Le réflexe naturel, c'est de faire un "reset" et de reprendre le cours de l'histoire à la journée d'avant. Mais, c'est une illusion Brigitte. On ne peut pas revenir en arrière. Vous avez fait un pas courageux et décisif. Allez jusqu'au bout !
Il se comportait, non pas comme s'il y allait de son intérêt à lui, mais comme s'il était un coach personnel qui aidait son élève à franchir un palier dans sa progression.
- Mais nous n'allons pas faire ça maintenant alors que Gilles nous attend. Il va se douter de quelque chose.
- Je crois bien à son attitude qu'il a des doutes depuis le début de la soirée.
Ah, vous croyez, s'inquiéta-t-elle ?
- J'en suis sûr. Le plus drôle est qu'il semble y consentir.
Que dites-vous là ?
- Vous vous souvenez quand j'ai mis la main sur votre cuisse et que je l'ai laissée jusqu'à ce que nous nous levions. Vous n'avez rien dit ce qui m'a laissé l'espoir que je pouvais vous plaire. Gilles, non plus n'a rien dit. Un mari aimant et soucieux du devenir de son couple aurait protesté. Lui n'a rien fait.
- Vous êtes diabolique.
- L'amour est diabolique, c'est pour cela qu'il nous fait souffrir. Mais c'est tellement bon. Accompagnez-moi. Après tout, vous êtes là pour visiter. je vais vous montrer la chambre et son lit moelleux.
Elle le suivit. Je ne pouvais plus les voir ; il ne me restait plus que le son. Peu de mots au début. Surtout, des bruits de baiser, de caresse, puis celui des corps qui tombent sur le lit. A nouveaux des baisers, des bruits de succion aussi et des gémissements. Je bandais de désir pour Brigitte. Curieusement, au lieu d'être envahi par la jalousie, je vivais la scène comme si Jérémy était l'intermédiaire qui me permettait d'assouvir mon désir.
La succession de halètements de plus en plus saccadés et sonores, le râle long qui s'en suivit : elle venait de connaître un violent orgasme clitoridien. La puissance de son râle contrastait avec celui plus étouffé qu'elle avait émis lors de nos derniers rapports. C'était humiliant.
- Oh, Jérémy, je veux sentir ta grosse queue en moi. Enfonce-la.
- Elle te plait, ma queue. Elle va bien te remplir la chatte.
- Oh oui, elle est fière et vaillante.
- Plus vaillante que celle de Gilles ?
- Oh, bien plus… Surtout en ce moment… Aaah, aaah, que c'est bon. Oh oui ramone-moi bien la cheminée.
J'imaginais sa queue labourer le vagin de Brigitte.
- Ça te plait. Tu en avais envie, ma salope.
- Oh, oui, j'attendais ça depuis un moment.
- Je vais te balancer une bonne dose de sperme.
- Oh oui, vide-toi en moi.
- Et tu m'offriras ton cul ?
- Oh, oui. Je t'offre tous mes trous.
- Ton cul ? Ta bouche ?
- Oui, tous. Vas-y… Continue…
- Tu me suceras ?
- Ouiii !
- Tu la prendras bien profond dans ta gorge ?
- Ouiii, tout ce que tu veux !
- Tu es ma chienne ?
- Oh, oui. Je suis à toi.
- Je vais t'en donner, ma petite pute.
- Aaah, oui, comme ça… Ouiiii, je jouiiiiis ! Aaaaaaah…
- Aaaaaah, prend cette giclée… Aaaaah, quel pied ! Ah, ma salope…
- Vas-y, je veux voir ma chatte dégouliner de ta sauce.
- Tiens, en voilà encore !
C'était torride. Je bandais. Brigitte était déchainée comme aux premiers jours de notre idylle. Il faut dire que si elle était plus sage depuis, c'est sans doute parce que nous ne nous parlions plus guère pendant l'amour. Les mots sales ou vulgaires qui excitent. Jérémy avait réveillé la tigresse que j'avais moi-même connue. Je quittai le balcon. Il fallait que je me masturbe. Je baissai mon pantalon sur les genoux, m'allongeai sur le lit de notre chambre, posai le téléphone sur l'oreiller proche de mon oreille et commençai à m'astiquer la queue raide comme un morceau de bois.
- Alors ? Heureuse ?
- Oh, oui. Que c'était bon ! Quel pied ! J'ai eu un orgasme si violent que j'ai cru tomber dans les pommes.
- Tu ne regrettes pas, donc ?
- Oh, non. Je regrette seulement d'avoir perdu tout ce temps pour éprouver cette sensation merveilleuse. Tu m'en donneras encore, dis ?
- Mais bien entendu, mon amour. Nous avons bien d'autres choses à explorer ensemble.
- Ah oui, tu veux ma bouche et mon cul.
- Oui je te veux toute à moi.
Je me masturbai avec de plus en plus de frénésie. L'orgasme approchait. J'éjaculai. Les premières giclées, explosives comme jamais, arrosèrent mon pantalon et le couvre-lit.
- En attendant, il faudrait peut-être que nous retournions chez moi. Gilles doit s'interroger.
- S'il s'interroge, tu pourras l'éclairer et lui dire que tu as baisé comme jamais.
- Quand même, aie un peu pitié de lui ! C'est l'homme que j'aime.
- C'est moi maintenant l'homme que tu aimes.
- Oui, c'est vrai, je crois bien que je t'aime. En tout cas, c'est avec toi que je veux baiser.
- Je préfère entendre ceci. Gilles reste ton mari mais il faut redéfinir sa place dans votre couple. Vous devriez avoir une franche discussion tous les deux.
- Ce soir ?
- Pourquoi attendre ?
- Je préfère l'avoir seule en tête à tête avec lui.
- Naturellement, c'est mieux ainsi. Dans ce cas, rentre seule. Tu m'excuseras auprès de Gilles.
- Oui, c'est sans doute mieux. Bonsoir mon amour.
- Embrasse-moi une dernière fois.
- A très vite !
- Brigitte, n'oublie pas de récupérer le bouquet. Il ne faudrait pas que Gilles pense que tout ceci n'était qu'un coup monté de ma part.
- Oh, mon Dieu. Heureusement que tu y as pensé… Quel joli bouquet ? Elles sont ravissantes. Quand même, des roses rouges, mon cochon !
Je raccrochai le téléphone et tentai de nettoyer les pollutions sur le pantalon et le couvre-lit. Il fallait que je me dépêche avant le retour de Brigitte. Malheureusement, au lieu de faire disparaître les tâches, je les étalai. Tant pis pour le couvre-lit. En séchant, les tâches disparaîtraient peut-être. Pour le pantalon, il valait mieux que j'en change. Je mis le pantalon maculé dans la corbeille et je revêtis un pantalon de jogging. Après tout, pourquoi n'irais-je pas courir ? Quand on vous laisse tomber de manière aussi méprisable, on a le droit de faire la gueule et de sortir pour changer d'air, changer d'humeur.
Une nouvelle notification. C'était un texto de Jérémy : « Alors, tu as apprécié le spectacle. Un succès total et sans tricherie. Mais surtout, une bonne baise. Brigitte était bien chaude. C'est un très bon coup comme je m'en doutais ».
J'effaçai aussitôt le message. Brigitte arriva le bouquet de roses à la main.
- Cela fait plus d'une heure que vous êtes partis. Tu ne vas pas me dire que la visite de l'appartement a pris tout ce temps ?
- Non, bien sûr.
- Alors, donc.
- Nous avons fait l'amour.
- Quoi ? Et tu me l'avoues comme ça, sans un soupçon de honte ?
- Oui, pourquoi te mentirais-je ?
- Pour m'épargner, pour ne pas me faire de mal.
- Oui, je sais que ça doit faire mal, mais c'est la vérité et je ne veux pas te la cacher.
- Avec toutes ses théories, il a réussi à t'ensorceler. J'espère que tu te rends compte que tu es allée un peu loin.
- Je suis allé là où je ne t'attends plus. Si tu t'occupais un peu plus de moi, je ne serais sans doute pas tentée de trouver ma satisfaction ailleurs.
- Ah bravo. Tout ceci est de ma faute. Tu n'as rien à te reprocher.
- Peut-être que si hier soir, tu n'avais pas rejeté ma proposition de massage, rien ne se serait passé aujourd'hui.
- Mais j'avais du travail, hier. Crois-moi, l'envie me rongeait.
- Tu aurais pu remettre ton travail à plus tard, trouver un prétexte pour retarder la livraison de ton rapport, que sais-je ?
- Non, c'était vraiment impossible (je me demandai alors si Jérémy ne m'avait pas martyrisé pour que je ne puisse faire l'amour à Brigitte). Et puis, je voudrais quand même te rappeler que si nos rapports se font plus rares, c'est largement à cause de ta sècheresse vaginale… Et, avec Jérémy, ça n'a pas été douloureux ?
- Pas du tout. Il faut croire qu'il a su me faire mouiller, lui. Puisque tu veux l'entendre, oui, j'ai pris mon pied comme rarement.
- Epargne-moi les détails. J'en ai assez entendu pour ce soir. Je vais aller courir.
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