Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Esclave de son passé — Chapitre 2 · Une mauvaise rencontre
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Esclave de son passé
Chapitre 2 · Une mauvaise rencontre
Il n'y eut pas de séquelles et il me fallut deux semaines pour que la honte cède à l'envie de recommencer. Je profitai d'un après-midi sans cours pour retourner sur l'aire d'autoroute dans l'espoir d'y retrouver l'homme qui était devenu une obsession. Mais, il ne vint pas ce jour-là. A sa place, je trouvais d'autres hommes seuls rodant dans le parc et aux abords des toilettes. Je compris bien vite qu'ils cherchaient la même chose que moi. L'un d'eux, aux alentours de la quarantaine, grand et svelte, m'adressa un clin d'œil alors que je me dirigeai vers l'édicule. Je lui retournai le signal et nous nous retrouvâmes l'un à côté de l'autre face à l'urinoir. Chacun de nous se caressait ostensiblement le sexe. Il me demanda ce que je cherchais. Je lui dis que je voulais sucer sa queue. Il me proposa de le rejoindre dans le bois et ce fut pour moi une seconde expérience très différente de la première. Mon nouvel amant me traita avec tendresse, m'embrassant, me caressant le corps et me suçant à son tour. Lorsqu'il m'encula, il y mit beaucoup plus de douceur. Je découvris ainsi un autre plaisir dans les amours homosexuelles, ni plus fort, ni moins, mais différent.
Je retournai cinq fois sur le parking pour y faire d'autres rencontres. Lors de ma dernière virée, j'avais évacué le sentiment de honte qui me torturait sur la route les fois précédentes. Une seule voiture était stationnée sur le parking. C'était une Porsche noire. Son occupant, fumait une cigarette à la fenêtre de sa voiture. Je me garai à son côté. En sortant de ma voiture, je lançai un regard dans sa direction. Le visage anguleux, les orbites creusées et le cheveu noir, court et épais dégageait une grande assurance chez cet homme proche de la cinquantaine. Son regard dur m'obligea à détourner les yeux. L'homme m'impressionnait, son attitude m'inquiétait. Lorsque je me retrouvai devant l'urinoir, la raison me commandait de repartir avant qu'il n'arrive, mais mon corps restait sourd aux appels. Ma main caressait machinalement ma queue qui atteignait sa plus belle taille, mes jambes semblaient incapables d'esquisser le moindre mouvement. Lorsque la porte s'ouvrit derrière moi, un long frisson me parcourut la colonne vertébrale. Il était maintenant trop tard. L'homme s'approcha de l'urinoir, mais au lieu de se mettre en face et d'ouvrir sa braguette, il me toisa en silence, passant alternativement de mon sexe bandé à mon visage. Je sentais dans ce regard le mépris pour le pauvre diable qui se branle en public et l'œil du négrier évaluant la qualité de la marchandise. C'était trop. J'arrêtai de me masturber et tentai de rentrer mon sexe dans mon pantalon.
- Pourquoi tu t'arrêtes ? Continue, fit-il sèchement ! Allez, ça m'excite !
Un large sourire appuyait sa demande. Je repris finalement ma masturbation.
- Tourne-toi face à moi, commanda-t-il !
J'obéis, renonçant maintenant à toute résistance. Il prit mon sexe d'une main ferme et me tira en direction d'une cabine. Lorsque nous y fûmes enfermés, il se positionna debout sur le toilette à la turc face à moi et exerça une pression de son bras vers le bas pour m'obliger à fléchir.
- A genoux !
Je me retrouvai le visage à hauteur de son sexe. D'une main, il me plaqua le visage sur son paquet.
Je me retrouvai le visage à hauteur de son sexe. D'une main, il me plaqua le visage sur son paquet.
- Tu en as envie ? Renifle bien ! Enivre-toi de son odeur avant d'en gouter le jus !
Il défit son ceinturon, fit tomber son pantalon et baissa son slip pour faire apparaître une queue épaisse, longue et dure.
- Vas-y, défonce-toi sur ma queue. Tu ne vas pas être déçu.
Je commençai à le sucer. Il gémissait.
- Oh, putain que c'est bon. T'es une bonne suceuse, ma salope. Donne-moi ta gorge ! Je veux voir tes lèvres coller à mon pubis… Oh oui, encore un peu ! Tu y es presque… Voilà. Oh, ma petite salope, continua-t-il d'une voix toujours plus forte.
Contraint par le réflexe de vomissement, je tentai de ressortir son gland de ma gorge, mais il m'en empêcha en prenant aussitôt ma tête de ses deux mains et en poussant ma bouche à s'ouvrir totalement à sa queue.
- Garde-la au fond ! Laisse ta gorge s'ajuster… Oh le pied !
Malgré ses injonctions, lorsque le besoin d'air devenait urgent, je me débattais jusqu'à reprendre souffle. Peu à peu, comme les fois précédentes, même si sa queue était plus grosse, je réussis à contrôler le réflexe de rejet et à prendre ma respiration sans que sa queue ne quitte le fond de ma gorge.
- Bien ! Voilà. Fais-moi jouir, petite pute ! J'ai besoin de vider mes couilles.
Il guidait le va-et-vient, n'hésitant pas à ressortir entièrement sa queue de ma bouche pour la replonger sans ménagement au fond de ma gorge. Alors qu'il entrait quasiment en transe, le bruit de la porte annonça l'entrée de visiteurs dans la pièce. A leurs échanges, il était facile de deviner qu'il s'agissait de deux jeunes hommes qui venaient juste soulager leur vessie. Je stoppai ma succion pour éviter d'attirer leur attention. Mais, mon comparse n'était pas dans la même humeur. Tout aussi fort qu'avant, il me lança :
- Ne t'arrête pas ? Je suis au bord de l'orgasme. Continue à me pomper, petite pute !
Et pour s'assurer de mon obéissance, il renforça la pression de ses mains sur ma tête. Ses propos avaient dû faire un bel effet sur nos deux visiteurs car ils interrompirent leur dialogue. Il ponctua son orgasme d'un cri profond et rauque. Alors que les premiers jets de son sperme heurtèrent le fond de ma gorge, les suivants, parce qu'il avait sorti sa queue de ma bouche, atterrirent l'un sur ma joue, un autre sur mes paupières et le nez, un autre encore sur ma lèvre inférieure et le menton. Tout en continuant à produire quelques rugissements, il sortit un mouchoir en papier de sa poche, s'essuya grossièrement la queue, jeta le mouchoir dans la cuvette et se rhabilla. Evidemment, le réservoir de papier toilette était vide et j'avais oublié de prendre moi-même des mouchoirs. Par un geste explicite, je lui priai de me donner un mouchoir. Il prétendit ne pas en avoir. Il ouvrit la porte et partit sans se préoccuper de moi ni des deux autres garçons qui, poussés par la curiosité, s'étaient plantés devant la cabine. Avant que je ne referme la porte, ils avaient eu le temps de me voir et d'observer les traces de sperme qui maculaient mon visage. Je reçus comme un coup de fouet : leurs visages ne m'étaient pas inconnus. Il s'agissait de deux étudiants de ma faculté. C'était un pur hasard que je les connaisse, car ils étaient en première année et les relations étaient rares entre les promotions. Sans doute eux-mêmes ne m'avaient-ils pas reconnus. Je restai dans la cabine refermée le cœur battant à tout rompre, attendant qu'ils se décident à quitter le local. J'avais même l'intention d'attendre un temps suffisamment long pour éviter de les croiser sur le parking. Je les entendais rire.
- Il s'en passe de bien belles ici, dit l'un. C'est un vrai lupanar !
- C'est combien la passe, fit le second en élevant la voix pour s'adresser à moi au-delà de la paroi ?
- Attends un peu, reprit le premier ! Il est encore en train de savourer le jus qui dégouline de sa tronche.
- C'est combien la passe, fit le second en élevant la voix pour s'adresser à moi au-delà de la paroi ?
- Attends un peu, reprit le premier ! Il est encore en train de savourer le jus qui dégouline de sa tronche.
Après leur sortie, je les entendis encore de loin en loin. Même si elles devenaient inintelligibles, chaque nouvelle réplique conclue d'un grand éclat de rire ajoutait à mon humiliation ; rien toutefois ne laissait penser qu'ils m'avaient reconnu. Lorsque je me décidai à retourner à ma voiture, le parking, par chance, était de nouveau désert.
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