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✦ slavio169 Esclave de son passé XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

Esclave de son passé — Chapitre 7 · L'humiliation

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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slavio169
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Esclave de son passé

Chapitre 7 · L'humiliation

La nuit n'avait pas suffi à me délasser des deux journées éprouvantes que je venais de subir. Je n'étais guère efficace dans mon travail. Je devais avoir une mine de déterré car les collègues qui me croisaient s'inquiétaient pour ma santé. Je n'avais pas parlé à Annabelle depuis deux jours. Comme je ne me sentais pas la force de tenir une conversation avec elle, je ne profitai pas du moment de répit que m'offrait la solitude de mon bureau pour l'appeler. C'est elle qui m'appela à la pause du déjeuner. Elle se dit inquiète d'être restée sans nouvelles. Je tentai de la rassurer et lui dit pour tenter de justifier mon silence que ma prise de fonction était très intense. 
-    D'ailleurs, improvisai-je, pensant à gagner du temps avant une confrontation de visu, il serait peut-être préférable que tu attendes avant de me rejoindre car je risque d'être pris par le travail aussi les prochains week-ends. 
-    Je suis surprise de ta proposition car je viens de recevoir un mail de ton collègue Jean-Charles qui dit qu'il nous invite tous les deux à venir diner chez lui, pas ce samedi, mais le suivant. Il prétend que tu as déjà accepté son invitation de notre part à tous les deux. C'est, parait-il, un de tes amis de la fac. Il dit que vous vous étiez perdus de vue mais qu'il est très content de vos retrouvailles. 
-    Oui, effectivement, je t'en parlerai. J'avais accepté son invitation, ne mesurant pas alors le travail qui m'attendait. Il vaut mieux repousser à plus tard cette invitation. Je vais lui en parler.
-    En tout cas, il n'est pas avare en compliment. Il dit que je suis ravissante et que tu as bien de la chance d'avoir une si élégante compagne. Comment connait-il mon physique, à propos ? Lui as-tu montré des photos ?
-    Oui, il me la demandé.
-    Et sa femme, comment est-elle ? S'il est marié ?
-    Il vient de divorcer. Sa femme l'a quitté récemment en prenant enfants et bagages…
Parler de Jean-Charles comme s'il s'agissait d'un ami était un exercice trop difficile. Je mis un terme brusque à la conversation.
-    Désolé, Chérie, un collègue vient d'entrer dans mon bureau, je dois te laisser. Je t'embrasse. Embrasse aussi Serge pour moi !
-    OK. Je t'embrasse aussi et surtout n'attend plus trois jours avant de m'appeler.
-    Entendu. Bisous.
Raccrocher fut comme une libération. J'appréhendais le prochain coup de fil et encore plus notre prochaine rencontre. En attendant, il fallait que je trouve un moyen de faire renoncer Jean-Charles à son projet d'invitation. Je savais qu'il ne m'autorisait pas à s'adresser à lui lorsque je lui servais d'esclave. Il valait mieux que je lui en parle à son bureau. Je pris mon courage à deux mains et je demandai à sa secrétaire un rendez-vous. A midi, j'entrai dans son bureau. 
-    Bonjour Jérôme, fit-il d'un ton faussement amical, tu viens me parler de tes difficultés dans ton travail.  Il faut effectivement qu'on en discute. Le siège m'a informé que tu n'as pas encore fait remonter tes rapports. Tu as bien conscience que c'est très grave. Ils me demandent de voir avec toi ce qui cloche et envisagent sérieusement ton licenciement, si tu ne te reprends pas immédiatement. Heureusement, je t'ai défendu en rappelant que, dans tes précédents postes, tu avais toujours été un excellent collaborateur et en m'engageant à te remettre sur le droit chemin. Ils m'accordent un délai…
-    Effectivement, j'ai pris beaucoup de retard. Je manque de temps et de disponibilité d'esprit. Justement, je voudrais pouvoir me dévouer pleinement à mon travail sur les prochains jours. J'ai d'ailleurs informé ma compagne que je préférais qu'elle ne vienne pas dans les prochaines semaines, le temps que je revienne à flot. Elle m'a parlé de votre prochaine invitation. Je crois qu'il serait plus raisonnable de la reporter. Et si je pouvais rester plus tard au bureau, ce serait parfait.
-    Je ne pense pas qu'il s'agisse d'un problème de temps de travail. C'est avant tout un problème d'organisation. Tu dois mieux séparer ton travail et tes loisirs. Tout le monde dans la boutique se rend bien compte que tu es ailleurs. Dis-toi que, quand tu es au bureau, tu dois rester concentré sur ton travail. Tu as sans doute besoin d'un coach. Chaque jour à midi, comme aujourd'hui tu passeras à mon bureau et on fera le point ensemble sur ton planning de travail.
-    Entendu, mais j'ai vraiment besoin de me libérer la tête et je serais tellement plus serein si je savais qu'Annabelle n'était pas mêlée à mes soucis du moment. Il faut vraiment repousser votre invitation.
-    Il n'en est pas question Jérôme. J'ai trop hâte de faire sa rencontre. Ta petite femme m'excite beaucoup. 
-    Et vous allez tout lui dire ?
-    Bien sûr que non. Si c'est ça qui te préoccupe, rassure-toi. Ce sera un diner parfaitement convenable entre amis. Elle ne saura rien de tes tendances pédé et maso. Je veux la draguer à la loyale. D'ailleurs, je ne suis pas sûr que cela la mettrait dans de bonnes dispositions à mon égard de savoir que j'encule son mari. N'aie aucune inquiétude. Nos petites affaires resteront entre nous tant que tu te comporteras correctement. Pour en revenir à notre problème de travail, je pense qu'il serait bon que tu dormes un peu plus. Tu as l'air vraiment crevé. Ce soir, tu pourras rentrer dormir dans ton lit après ton service. Et comme je n'ai pas de course à te faire faire, tu pourras quitter le boulot un peu plus tard. Tu vois, tout est une question d'organisation. Va prendre un sandwich à la cafète et profite de ta pause déjeuner pour récupérer une partie de ton retard.
-    Merci pour votre aide. Je crois que cela va déjà mieux. 
-    Bien sûr que cela va aller. Fais-moi confiance, je veille sur toi. A ce soir.
Je sortis du bureau soulagé. Jean-Charles s'était montré plus arrangeant que je le craignais et m'avait rassuré quant à son engagement de discrétion. Pour une fois, il semblait compatir à ma situation. Bien sûr, apprendre que le siège me mettait sur la sellette n'était pas très agréable mais j'avais retrouvé l'énergie pour remonter la pente. Bien sûr, il ne se gênait pas pour me dire qu'il envisageait de draguer Annabelle, mais j'en étais presque content comme si pour ne pas lui confesser mon secret, je préférais mettre de la distance entre nous. Je souhaitais presque la voir s'éloigner de moi pour une autre raison que ce qu'elle risquait d'apprendre sur moi. C'était triste mais juste. Submergé par la honte, je préférais fuir ceux qui m'étaient chers.  Ma vie basculait dans l'inconnu ou je me retrouvais seul et faible.
Jean-Charles desserra la pression qu'il exerçait sur moi. Un soir sur deux, il se passait de mes services. Les autres soirs, il se contentait de mes compétences culinaires et, après une fellation, me laissait rentrer dormir chez moi. Il m'autorisait même à partager son repas en me disant que cela m'éviterait de me faire à manger en rentrant. Petit à petit, il se montra plus sympathique. Je n'eus pas non plus à essuyer de nouvelles punitions. Du coup, je m'appliquais à lui prodiguer les meilleures fellations possibles. J'y trouvais de plus en plus de plaisir. Je reçus le verdict de mon test VIH ; il mima un baiser sur la bouche lorsque je lui appris que mon statut était négatif, comme si nous étions des amants qui n'attendaient que cela pour se livrer librement à leurs amours. Au travail, nos points d'étape restaient professionnels et se déroulaient d'autant mieux que j'avais vite récupéré mon retard et que je fournissais les résultats qu'on avait eu l'habitude d'attendre de moi. 
J'étais à ce point content que je me faisais presqu'une joie maintenant de l'invitation de Jean-Charles. La veille de l'arrivée d'Annabelle, il me demanda de faire un ménage complet de sa maison mais m'indiqua qu'il avait fait appel à un traiteur pour le repas et que je n'aurais à m'occuper de rien le jour même. Il se faisait un devoir de payer le traiteur, car c'était lui qui invitait. Décidément, il se montrait inhabituellement généreux à mon égard. 
Je doutais que son changement d'attitude était dû à Annabelle. Ne pas me mettre la pression faisait certainement partie de sa stratégie pour arriver à ses fins : mettre Annabelle dans son lit. Mais, j'étais passé par une phase tellement noire que j'en étais à espérer qu'il arrive à ses fins et qu'Annabelle le détourne de moi. Je pourrais reprendre un nouveau départ, certes sans elle. Aussi, quand Annabelle débarqua, je lui fis un portrait de Jean-Charles extrêmement élogieux, allant jusqu'à évoquer son charme physique. Elle s'amusa de mon enthousiasme :
-    Il était temps que j'arrive, avant que tu ne me fasses une infidélité avec lui.
Les retrouvailles furent très agréables. J'avais oublié à quel point Annabelle était séduisante et à quel point aussi elle était le rayon de soleil de ma vie. Comment pourrais-je vivre sans elle ?
Je lui fis visiter notre appartement. Avec toutes les sollicitations du travail et de Jean-Charles, je n'avais pas eu le temps, et le courage, de faire le ménage à fond. Elle s'en rendit compte, dut s'en étonner mais ne me fit aucune remarque. Je l'invitai ensuite dans un des bons restaurants du coin et après une excellente soirée, nous nous mîmes au lit, impatients de nous retrouver sexuellement. En guise de préliminaires, je lui caressai des mains et des lèvres chaque partie de son corps, insistant sur les seins, les tétons et l'entrecuisse. Elle était allongée sur le dos et je tournais autour de son corps pour passer d'une partie à l'autre. Je bandais ferme. A un moment, elle prit mon sexe en main et le masturba. Elle l'agrippa pour que je me rapproche d'elle. Je me retrouvai à califourchon sur ses seins le sexe devant sa bouche. Elle ajusta l'oreiller sous sa nuque et commença une fellation. 
La voyant ainsi, des images de mes propres fellations à Jean-Charles défilèrent dans ma tête et produire une telle confusion que je me mis à débander. Malgré tous ses efforts, Annabelle ne parvint pas à rendre sa vigueur à mon pénis. 
-    Excuse-moi, mon amour. J'en avais tellement envie. Je ne comprends pas ce qui m'arrive. Je suis peut-être beaucoup plus fatigué que ce que je croyais. Tu sais, ça a été très tendu le travail ces derniers jours.
-    Ce n'est pas grave mon chéri. Je suis là. Détends-toi.
Je voyais bien pourtant qu'elle était très déçue. Je lui procurai une caresse clitoridienne pour tenter de relancer nos ébats. Elle devait trouver mon action trop mécanique car son orgasme fut long à venir et pas très puissant. Elle s'assoupit ensuite et notre nuit de retrouvaille s'arrêta là.
Le lendemain était le jour de l'invitation. Nous flânâmes pendant toute la matinée et je l'emmenai l'après-midi découvrir les charmes de la région. Nous nous présentâmes chez Jean-Charles à l'heure prévue. 
Il était vêtu de manière décontractée : un pantalon blanc en lin, une chemise bleu ciel dont il avait retroussé les manches et ouvert le col pour faire miroiter sa poitrine bronzée. Il portait aussi des chaussures en toile beiges. C'étaient des vêtements de marque, comme la montre qu'il arborait au poignet.
-    Bonjour Annabelle. Je suis très heureux de faire votre connaissance. Jérôme m'a fait un portrait de vous très élogieux mais bien en-dessous de la vérité. Vous êtes divine.
-    Merci, Jean-Charles. Jérôme m'a aussi beaucoup parlé de vous et de vos charmes. Je vois qu'il n'a pas menti.
Jean-Charles me tendit la main, sans une parole de bienvenue, comme si cela était inutile entre nous. Il me fit avancer vers le salon et accompagna Annabelle en lui passant une main dans le dos. 
-    Quel magnifique appartement et parfaitement entretenu ! C'est vous qui faites le ménage ?
-    Non, j'ai une personne qui s'en occupe. Je ne suis pas très motivé par ses tâches ingrates.
-    Vous devriez nous donner ses coordonnées. L'appartement de Jérôme aurait besoin d'un bon ménage.
-    Malheureusement, je crains qu'elle ne soit déjà très occupée. J'ai dû réduire récemment sa charge car elle était au seuil du burnout. Comme je suis célibataire en ce moment, il n'y a pas trop de ménage à faire de toute manière.
-    Ah oui, Jérôme m'a dit que vous vous étiez séparé récemment de votre épouse. 
-    Oui, elle m'a effectivement quitté il y a bientôt cinq mois. Et cette séparation est toujours très douloureuse. Je donne le change au travail, mais quand je me retrouve seul dans la maison, je ressens un terrible vide affectif. Je croyais que nous étions très heureux ensemble. Quand elle m'a annoncé qu'elle me quittait pour un autre, je suis tombé des nues.
-    Ah, c'est elle qui est partie ! Je croyais que…
-    Qu'est-ce que vous croyez ? Qu'est-ce que Jérôme a bien pu vous raconter ?
-    Non, c'est moi qui ai dû mal comprendre.
-    Oh, probablement pas. Je sais qu'il y a des rumeurs dans le bureau qui prétendent que je serais un coureur de jupons et que c'est pour ça qu'Olga m'aurait quitté. Je sais qui colporte ces rumeurs, c'est la directrice de la communication qui se venge de moi parce que je n'ai jamais cédé à ses avances. C'est drôle comme les gens imaginent facilement que, parce que je suis beau mec, apparemment, je devrais collectionner les conquêtes. Eh bien, non, j'ai toujours été fidèle.
-    Excusez-moi, Jean-Charles, ne vous mettez pas dans ses états, je ne voulais pas insinuer quoi que ce soit. 
-    Vous savez, cette séparation est déjà très difficile pour moi. Alors entendre les gens dirent dans mon dos que je l'aurais bien méritée, c'est très dur. Je suis déçu que, toi Jérôme, tu aies prêté foi à ses mensonges et, pire, les reprendre à ton compte. Est-ce que j'irais dire à Annabelle que tu profites de son absence pour découcher ?
-    Jean-Charles, excuse-moi, je comprends que tu sois blessé et je suis désolé de ce quiproquo. 
Jean-Charles sur-jouait la mortification.
-    Le mal est fait. On dit que la rumeur s'impose toujours à la vérité. Moi aussi, je peux dire que tu as des tendances homosexuelles et que tu en as bien profité encore récemment.
-    Quoi, s'écria Annabelle horrifiée par ce qu'elle pouvait prendre pour une révélation ! C'est une rumeur, n'est-ce pas Jean-Charles ?
-    Rumeur, vérité ? A vous de voir, Annabelle.
Elle me regarda dans l'attente que je la rassure. Mais, comme je ne savais jusqu'où Jean-Charles était prêt à aller dans ses révélations, je réagis par un simple écarquillement des yeux.
-    On pourrait éviter de gâcher ce diner qui faisait tellement plaisir à Annabelle en attachant trop d'importance à ce malentendu. Nous te croyons tous les deux et je n'accorde aucune foi à ces racontars. Je te renouvelle mes excuses si cela t'a froissé et l'on passe à autre chose.
-    Tu as raison, mais tu seras de corvée ce soir pour te faire pardonner. 
-    S'il n'y a que cela pour te faire plaisir, j'accepte toutes les corvées, dis-je bon prince.
-    Dans ce cas, oublions tout ceci. Annabelle, veuillez me suivre pendant que Jérôme s'occupe de nous préparer l'apéritif. Tu trouveras ce qu'il faut à la cuisine.
Je dus passer dix bonnes minutes à la cuisine. Lorsque je revins apporter un premier plateau, je les vis installés tous les deux sur le canapé. Jean-Charles montrait à Annabelle un ouvrage d'art. L'ouvrage était posé sur ses cuisses à elle et il se collait à elle pour tourner les pages et lui montrer des œuvres précises. Ils ne firent pas même attention à moi lorsque j'installai les verres et les accompagnements sur la table du salon devant eux. Il arriva sur une page et dit : 
-    Voilà la photo du tableau. 
-    C'est incroyable ! C'est bien un tableau de Vasarely, admit Annabelle en passant plusieurs fois du tableau du salon à la photo qui en avait été prise sur le livre. Si ce n'est pas une copie, il doit valoir une fortune. 
-    Il est authentique, j'ai tous les certificats pour le prouver. Je le prête d'ailleurs de temps en temps à des musées pour des expositions. C'est comme ça que j'ai des entrées dans de nombreux musées et que je peux bénéficier de visites privées. Je pourrais d'ailleurs vous en faire profiter. 
-    Avec plaisir. Il y a de très belles collections dans les musées de la région. 
-    Pourquoi se limiter à la région ? Paris, Londres, Rome, New-York… Aujourd'hui faire un aller-retour pour un long week-end n'est pas un problème. Tu ne vois pas d'inconvénient, Jérôme, à ce que j'invite de temps à autres Annabelle à une petite excursion culturelle, m'interrogea-t-il, se rendant compte enfin de ma présence ?
-    Si cela fait plaisir à Annabelle.
-    Parfait, je peux organiser une visite de la Tate Gallery le prochain week-end, si cela vous tente. Vous pourriez me rejoindre à Londres directement depuis Barcelone.
-    Ma foi, la tentation est grande… Mais c'est peut-être un peu rapide. Nous venons à peine d'évoquer la chose…
-    Il faut savoir saisir les occasions. Si l'on réfléchit trop, on ne fait jamais rien.
-    Vous avez sans doute raison. Pourquoi pas alors.
-    Jérôme, tu peux nous servir un verre pour fêter ça. Pour moi, ce sera du champagne. Et pour vous Annabelle ? 
-    Le champagne est parfait.
Ils poursuivirent leur conversation sur l'art ne prêtant attention à moi que lorsque je leur tendais une flute de champagne. Jean-Charles faisait étalage de ses connaissances en matière de peinture. Annabelle disait son plaisir de pouvoir en discuter avec un véritable expert. Bien sûr, la critique sous-jacente m'était destinée. La discussion s'éternisait. Annabelle en était à son troisième verre. Elle riait à la moindre plaisanterie de Jean-Charles sur le milieu de la peinture. A un moment, sa main glissa du livre vers la cuisse d'Annabelle, sans qu'elle ne réagisse.  Par petites touches, il orienta leur conversation vers l'érotisme en peinture.
-    L'érotisme et le sujet principal de la peinture. Et quand je parle d'érotisme, je pense surtout à la sensualité du regard du peintre sur le corps de la femme. Avez-vous remarqué qu'il n'y a pas de pédé chez les peintres, à part Warhol, qui n'est pas vraiment un peintre mais plutôt un mystificateur ? Si on cherche des tantes, on en trouve à foison dans la littérature. Savez-vous pourquoi ?  
-    Non, mais je ne vais pas tarder à l'apprendre.
-    C'est parce que la peinture est l'art du vrai et que la littérature est artifice.  Qu'en penses-tu, toi, Jérôme ?
-    Je ne suis pas sûr qu'il y ait une si grande différence.
-    Et, tu préfères la peinture ou la littérature.
-    J'aime les deux même si je ne suis pas très expert en peinture.
-    Bref, tu préfères la littérature. Ça ne m'étonne pas. Alors puisque tu n'es pas amateur de peinture, va lancer le repas et laisse les connaisseurs discuter entre eux. Tu n'auras pas grand-chose à faire. Tout est prêt, il suffit de réchauffer.
Il prenait de plus en plus ses aises et marquait sa domination. Cela faisait rire Annabelle.
Je retournai dans la cuisine pour préparer le diner. Quand je revins, ils s'embrassaient. Je ne voulais pas qu'ils se rendent compte que je les avais surpris dans cette position. Je fis discrètement demi-tour et recommençais mon entrée en annonçant à haute voix depuis la cuisine que le repas était servi. Cette fois, ils s'étaient écartés l'un de l'autre. 
Le repas fut une torture. Nous étions placés sur trois des côtés d'une petite table carrée, lui à gauche d'Annabelle, moi à sa droite. Sa main droite disparaissait régulièrement sous la table pour aller se loger dans l'entrecuisse d'Annabelle qui se trémoussait malgré sa gêne que tout ceci se passe en ma présence et que je m'en rende compte. En revanche, lui, c'est tout juste s'il prenait soin de s'en cacher. 
-    Ah, Annabelle, vous savez que vous êtes la première femme qui entre dans cette maison depuis le départ de mon épouse. J'ai l'impression que la maison revit. Je suis vraiment content. 
-    Permettez-moi, Jean-Charles, vous allez me dire que vous, si bien doté par la nature, vous avez fait abstinence pendant tout ce temps.
-    Hélas oui, Annabelle, je n'ai pas touché une femme depuis tout ce temps. 
-    Et comment avez-vous fait pour tenir ?
-    Vous savez, il y a des moyens de se soulager quand la tension est trop forte.
-    Oui, bien sûr, comme la masturbation.
-    Pas seulement, s'amusa-t-il. 
-    Ah, vous voulez dire, le bordel ou une call-girl ?
-    Une ou deux fois, j'ai bien fait appel à une call-girl, mais il y a aussi d'autre moyen que j'ai pu pratiqué récemment, dit-il en se délectant du mystère qu'il insinuait.
-    Une poupée gonflable, interrogea Annabelle qui se soumettait avec plaisir au jeu de devinettes ?
-    Non.
-    Quand même pas avec des animaux ?
-    Non, encore que... 
-    Je ne comprends pas.
-    Pas avec des animaux, mais pas avec de vrais humains.
Qu'est-ce que ça peut-être alors ?
-    Je vous aide un peu : des hommes mais qui n'en sont pas vraiment ?
-    Vous voulez dire des pédés ?
-    Bravo, vous avez trouvé.
-    Jérôme ne vous a sans pas dit que je détestais les pédés. Alors, vous aussi vous avez des tendances ?
-    Certainement pas, je n'aime pas les hommes mais je les utilise. Je voudrais plutôt dire que j'en ai utilisé un quand l'occasion s'est présenté. Se faire faire une fellation par un pédé, c'est un peu plus excitant que de se palucher tout seul. En fermant les yeux, ce n'est pas très différent d'une pute.  Mais bien sûr, cela ne peut pas remplacer une vraie femme.
-    Vous ne voulez pas parler de Jérôme ? Vous avez fait plusieurs allusions en ce sens.
-    Bingo.
-    Jérôme ?
-    Sale menteur, Jean-Charles.
-    Jérôme ! Réponds-moi ! As-tu fait la pute pour Jean-Charles ?
-    Oui, mais ce n'est pas ce que tu crois.
-    Explique-toi alors ?
-    Il m'a forcé.
-    Je t'ai forcé ? Réfléchis-bien à ce que tu dis, Jérôme. Comment aurais-je pu te forcer ? En te faisant chanter ?
Je ne voulais pas aller jusqu'à évoquer mon passé. Je fis machine arrière.
-    Non, ce n'est pas ce que je voulais dire. J'ai eu pitié d'un mec aussi séduisant qui se sent triste parce qu'il ne baise plus. En le voyant déprimer, je me suis senti forcé de l'aider.
-    Quand même, on ne fait pas ça, si on n'a pas quelques inclinations.
-    Qui n'en a pas ?
-    Parle pour toi, rectifia Jean-Charles.
-    Et tu fais ça depuis longtemps ?
-    Je n'ai pas très envie d'en parler ce soir et ici. Tu ne veux pas rentrer à la maison ?
-    Je n'ai pas très envie, quant à moi, de passer la nuit avec une pédale.
-    Ne sois pas méprisante, s'il te plait.
-    Annabelle, j'ai une chambre d'amis, si vous souhaitez rester pour la nuit, intervient Jean-Charles, tel le torero portant l'estocade.
-    Tu n'as qu'à rentrer tout seul. Je passerai la nuit ici, merci Jean-Charles.
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OlivX
28 août 2025 à 16:31
Heureusement que Jean Charles ne devait pas dire à Annabelle qu'il avait sodomisé Jérôme !
J'étais sûr qu'il vendrait la mèche pour le rabaisser et qu'Annabelle le rejette pour lui mieux la conquérir
Soyez respectueux
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legarsdu16
27 août 2025 à 09:49
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