Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Colocataires et compagnie — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Colocataires et compagnie
Chapitre 1
J’habite un grand duplex au cœur d’une petite ville. Un vieux bâtiment réaménagé, avec des murs en briques apparentes, des fenêtres immenses et une cuisine qui sent toujours le café frais. Nous sommes quatre ici, quatre âmes qui se croisent, se mélangent, se défient parfois du regard. Une colocation qui dure depuis cinq ans, et que rien ni personne ne semble pouvoir fissurer.
Je suis allongée sur mon lit, dans ma chambre à l'étage, ma pièce favorite. C’est mon cocon : des draps froissés, des miroirs trop grands de chaque côté de mon lit, et une penderie débordante de robes et de lingerie que j’adore enfiler... ou laisser tomber au sol.
Avant de parler de moi, il faut que je parle d’eux, mes colocataires.
Il y a Sami, 32 ans. D’apparence, il n’a rien d’extraordinaire : un peu de ventre, des épaules qui ne crient pas le sport... mais ses yeux noisette brillent comme du miel au soleil. Et puis ce sourire. Une arme de séduction massive, douce, dévastatrice. Quand il entre dans une pièce, il n’a pas besoin d’en faire des tonnes. On le regarde. On a envie de s’approcher.
Ensuite, Élias, 29 ans. Blond, yeux verts profonds, peau mate comme un éternel retour de vacances. Il est athlétique, bien sûr, mais ce n’est pas ça qui frappe d’abord. Non. C’est sa pudeur. Sa timidité presque maladroite qui contraste avec son physique taillé au scalpel. Et cette contradiction... ça fait naître un vertige délicieux.
La troisième, c’est Nora, 30 ans. Ma rousse flamboyante. Taille moyenne, silhouette menue, poitrine discrète, mais un cul... un cul qui fait tourner les têtes dans la rue. Et elle le sait. Elle danse parfois dans le salon, musique à fond, et moi, je reste fascinée par sa façon d’habiter son corps.
Parce que oui, j’ai un appétit... pour la vie... pour les plaisirs. Mon corps n’est pas un frein, c’est un atout. Je le sais, je le sens dans les regards, dans les mains qui s’attardent, dans les mots chuchotés à mon oreille. Et j’en profite. Je ne me cache pas. Ici, dans ce duplex, personne ne juge. Ni mes envies ni celles des autres. On parle librement de sexe comme d’un film ou d’une recette de cuisine. Et parfois, nos libertés se croisent.
C’est ça, notre force : l’absence de tabous. Une intimité qui dépasse les murs de nos chambres. Peut-être est-ce pour ça qu’on est toujours ensemble, après tant d’années.
Alors que je m’étire sur mon lit, les draps glissant contre ma peau nue, j’entends des pas résonner dans l’escalier. Une voix masculine rit en bas, suivie d’un éclat de voix féminine. Un frisson parcourt ma nuque. Oui. J’habite ici avec eux, et chaque jour me rappelle combien cette maison n’est pas qu’un simple duplex. C’est un terrain de jeu.
Quelques minutes plus tard, des bruits sourds me parviennent depuis la chambre de droite. Celle de Sami. Des éclats de rire étouffés, une voix féminine plus haute, comme coupée par une inspiration trop brusque. J’entends le froissement des draps, un choc sourd contre le sommier, puis la première plainte de sa conquête. Une plainte nette, aiguë, suivie d’un rire étranglé.
Je ferme les yeux et laisse mes oreilles s’emplir de tout ça.
Je ferme les yeux et laisse mes oreilles s’emplir de tout ça.
— Oh oui... continue...
Sa voix à elle, à la fois suppliante et avide. Sami, lui, ne parle pas beaucoup, mais ses grognements suffisent. Profonds, rauques, presque animaux. Je souris. Évidemment. Sami ne s’embarrasse jamais de discrétion. Et pourquoi le ferait-il ? Ici, personne ne joue les hypocrites.
C’est typiquement lui : charmant, dominateur quand il le veut, brut parfois, mais toujours avec ce respect instinctif qui fait qu’on se sent en sécurité avec lui. Sami adore donner du plaisir, il en vit presque. Et il sait comment s’y prendre.
Je sens un feu monter dans mon ventre, une chaleur que je connais si bien. Je ne peux pas faire semblant de ne pas écouter. Je ne veux pas. Chez nous, le sexe est aussi banal que la vaisselle laissée dans l’évier. Ça fait partie de la maison, et moi, ça m’excite. Ça m’excite beaucoup.
Mes mains se posent doucement sur mon ventre, remontent doucement vers ma poitrine généreuse dont les tétons se dressent fièrement grâce à mon désir. Je joue tendrement avec, les pince, les tire, les titille. Ma peau est encore chaude de sommeil en ce doux matin, sensible à la moindre caresse. J’effleure mes cuisses, je laisse mes doigts s’attarder sur l’arrondi de mes hanches, puis descendre vers mon sexe déjà humide. Rien que le son de ses coups de reins qui claquent contre elle suffit à me faire mouiller.
Mes mains se posent doucement sur mon ventre, remontent doucement vers ma poitrine généreuse dont les tétons se dressent fièrement grâce à mon désir. Je joue tendrement avec, les pince, les tire, les titille. Ma peau est encore chaude de sommeil en ce doux matin, sensible à la moindre caresse. J’effleure mes cuisses, je laisse mes doigts s’attarder sur l’arrondi de mes hanches, puis descendre vers mon sexe déjà humide. Rien que le son de ses coups de reins qui claquent contre elle suffit à me faire mouiller.
J’écarte mes jambes, les draps roulés contre mes mollets, et je me caresse doucement. Je veux que ça dure. Mes doigts tracent des cercles lents, trop lents, sur mon clitoris gonflé. La chaleur monte aussitôt. Je ferme les yeux, et je l’entends plus distinctement encore : elle gémit plus fort, ses cris deviennent presque des ordres. Sami, lui, se contente de grogner, de respirer lourdement, de montrer dans chaque son qu’il est en train de la prendre comme elle le veut.
Et moi, j’imagine. Je l’imagine à ma place, ou plutôt je m’imagine à la sienne. Je le vois me saisir par les hanches, me plaquer contre le matelas, m’imposer son rythme sans me laisser reprendre mon souffle. Ça me rend folle. Plus mes pensées sont crues, plus mes gestes deviennent précis, insistants.
Je passe un doigt entre mes lèvres, le glisse en moi. Je suis trempée. Je soupire à mon tour, incapable de contenir le plaisir qui m’envahit. J’adore ces sons : le bruit de leur peau qui s’entrechoque, le sommier qui grince, ses gémissements à elle qui résonnent comme une invitation. Ce mélange cru, brut, me pousse à accélérer.
Mon autre main serre ma poitrine, mes doigts pincent mon téton, et un gémissement m’échappe. Pas fort, mais pas étouffé non plus. Je ne cherche pas à cacher ce que je fais. Personne ne viendra me juger.
Mon autre main serre ma poitrine, mes doigts pincent mon téton, et un gémissement m’échappe. Pas fort, mais pas étouffé non plus. Je ne cherche pas à cacher ce que je fais. Personne ne viendra me juger.
Mes pensées deviennent plus obscènes encore. Je l’entends rugir presque, et j’imagine sa main sur ma nuque, ses dents sur ma peau. Je m’enfonce un doigt de plus, mon bassin se soulève pour aller chercher plus loin. Je frotte mon clitoris de l’autre main, plus vite, plus fort, mon corps entier tendu vers ce qu’il réclame.
Leurs voix s’élèvent encore, et c’est comme si nous étions synchronisés. Elle crie, je gémis. Sami grogne, et mon ventre se contracte. Mon plaisir monte en flèche, irrépressible.
Et quand ça explose enfin, je n’ai pas la force de me retenir. Un cri m’échappe, rauque, vibrant, suivi de plusieurs gémissements saccadés. Je jouis franchement, mon dos arqué, mes doigts crispés, les draps collés à ma peau. Pas d’exagération, juste la vérité brute de mon orgasme.
De l’autre côté du mur, eux aussi atteignent leur sommet. Leurs voix s’entremêlent aux miennes, comme une symphonie du matin que je savoure sans honte. Ici, tout est assumé.
De l’autre côté du mur, eux aussi atteignent leur sommet. Leurs voix s’entremêlent aux miennes, comme une symphonie du matin que je savoure sans honte. Ici, tout est assumé.
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