Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Colocataires et compagnie — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Colocataires et compagnie
Chapitre 2
Je souffle encore, le corps moite, la peau collée à mes draps. Le bruit derrière le mur s'est calmé, remplacé par des murmures et des rires étouffés. Un sourire me vient naturellement. Quelle matinée !
Je me lève, attrape une culotte et un long tee-shirt que j'enfile rapidement. Mes cheveux encore en bataille, je descends les marches qui grincent doucement, laissant mon cocon bien chaud derrière moi.
Dans la cuisine, la lumière du matin traverse les grandes fenêtres. Nora est déjà installée, perchée sur une chaise haute, un bol entre les mains. Elle rit à gorge déployée, comme toujours, solaire, bruyante, incapable de commencer la journée autrement qu'en dynamisant tout le monde. Élias, lui, prépare du café, concentré, calme comme à son habitude.
— Salut la marmotte, lance Nora avec son éternel sourire. T'as eu le droit à la berceuse de Sami ?
Dans la cuisine, la lumière du matin traverse les grandes fenêtres. Nora est déjà installée, perchée sur une chaise haute, un bol entre les mains. Elle rit à gorge déployée, comme toujours, solaire, bruyante, incapable de commencer la journée autrement qu'en dynamisant tout le monde. Élias, lui, prépare du café, concentré, calme comme à son habitude.
— Salut la marmotte, lance Nora avec son éternel sourire. T'as eu le droit à la berceuse de Sami ?
Je roule des yeux, un sourire en coin.
— A ton avis ?
— A ton avis ?
Élias me tend une tasse. Ses gestes sont doux et attentifs.
— Tiens, ça va t'aider à émerger. Bien dormi, Léna ?
— Très bien, merci... disons que ma nuit s'est terminée de façon plutôt agréable, répondis-je, un brin énigmatique.
— Tiens, ça va t'aider à émerger. Bien dormi, Léna ?
— Très bien, merci... disons que ma nuit s'est terminée de façon plutôt agréable, répondis-je, un brin énigmatique.
Nora éclate de rire, secouant sa tignasse rousse.
— Oh, je parie que tu as imité les cris de ta voisine, hein ?
— Oh, je parie que tu as imité les cris de ta voisine, hein ?
Je hausse les épaules, faussement innocente, mes lèvres étirées en un sourire taquin.
— C'est pas ma faute si les murs ont des oreilles.
— C'est pas ma faute si les murs ont des oreilles.
La porte s'ouvre derrière moi, et Sami entre dans la cuisine. Torse nu, les cheveux en bataille, un large sourire satisfait collé aux lèvres. Il dégage cette assurance naturelle, ce charme arrogant qui lui colle à la peau.
— Bonjour tout le monde, lance-t-il d'une voix encore grave.
— Bonjour tout le monde, lance-t-il d'une voix encore grave.
Je me retourne, le fixe un instant avec un sourire malicieux.
— Dis donc, t'es matinal, toi. Enfin... pour quelqu'un qui a vidé ses batteries à peine levé...
— Dis donc, t'es matinal, toi. Enfin... pour quelqu'un qui a vidé ses batteries à peine levé...
Ses yeux noisette brillent, amusés, et il s'approche en prenant une tasse.
— Vider mes batteries, tu crois ? dit-t-il en plantant son regard dans le mien. T'as oublié que j'ai toujours assez d'énergie pour toi aussi.
— Vider mes batteries, tu crois ? dit-t-il en plantant son regard dans le mien. T'as oublié que j'ai toujours assez d'énergie pour toi aussi.
Et sans prévenir, il passe derrière moi et me donne une tape sur les fesses, laissant sa main taquine une seconde de trop. Je sursaute légèrement, mais garde mon sourire, le défi dans les yeux.
— Pff, n'importe quoi. T'étais trop occupé à faire crier ton plan cul pour penser à mes besoins à moi.
— Ah non, ça je sais que tu t'en es très bien occupée toute seule, répond-il avec un sourire arrogant accroché aux lèvres.
— Pff, n'importe quoi. T'étais trop occupé à faire crier ton plan cul pour penser à mes besoins à moi.
— Ah non, ça je sais que tu t'en es très bien occupée toute seule, répond-il avec un sourire arrogant accroché aux lèvres.
Nora manque de s'étouffer avec son café en riant.
— Oh putain, vous êtes intenables tous les deux ce matin !
— Oh putain, vous êtes intenables tous les deux ce matin !
Élias, lui, lève à peine les yeux, mais je vois bien le sourire discret qui se dessine sur son visage.
— Léna, rappelle doucement Élias, tu devrais aller te préparer si tu veux pas être en retard.
— Léna, rappelle doucement Élias, tu devrais aller te préparer si tu veux pas être en retard.
Je relève la tête, amusée.
— Oh, ça va... j'ai encore le temps.
— Oh, ça va... j'ai encore le temps.
Nora ricane ; ses yeux verts pétillent de malice.
— Mouais, et comme d'habitude tu vas courir dans la rue avec ta chemise de travers.
— Très drôle ! rétorqué-je en lui tirant la langue.
— Mouais, et comme d'habitude tu vas courir dans la rue avec ta chemise de travers.
— Très drôle ! rétorqué-je en lui tirant la langue.
Je finis mon café, je jette un dernier regard appuyé à Sami qui me sourit comme si tout était déjà écrit, puis je monte à l'étage. Dans ma chambre, je prépare vite mes vêtements pour le boulot : jean noir moulant, chemise blanche légère, baskets. Je prends tout ça sous le bras et file dans la salle de bain. Je me déshabille rapidement, sentant le carrelage frais sous mes pieds nus ; quand la porte s'ouvre d'un coup.
— Sérieusement ?! lancé-je en couvrant mes seins de mes bras, par réflexe.
— Sérieusement ?! lancé-je en couvrant mes seins de mes bras, par réflexe.
Sami entre, le sourire en coin, totalement décontracté.
— Oh allez, Léna, ne fais pas ta prude... J'en ai déjà vu bien plus de toi.
— Oh allez, Léna, ne fais pas ta prude... J'en ai déjà vu bien plus de toi.
Je soupire, l'air faussement exaspéré.
— T'es lourd. Je vais être en retard, j'ai besoin de prendre ma douche.
— T'es lourd. Je vais être en retard, j'ai besoin de prendre ma douche.
Il s'appuie contre la porte, me dévorant du regard.
— J'espère au moins que je t'ai pas réveillée ce matin..
— Non, c'était l'heure, dis-je en ricanant.
— J'espère au moins que je t'ai pas réveillée ce matin..
— Non, c'était l'heure, dis-je en ricanant.
Son sourire s'élargit, avec un éclat d'arrogance dans ses yeux noisette.
— Pourtant... je t'ai entendue.
— Pourtant... je t'ai entendue.
Mon corps se tend, mais je ne baisse pas les yeux. Je garde mon assurance, bien campée sur ma position.
— Et alors ? J'assume. Je me suis fait du bien, Sami. Tu croyais quoi ?
— Et alors ? J'assume. Je me suis fait du bien, Sami. Tu croyais quoi ?
Il s'avance, la voix plus grave.
— Dis-moi... le spectacle t'a plu ?
— Dis-moi... le spectacle t'a plu ?
Je penche la tête, un sourire sensuel sur les lèvres.
— Oh oui. Tu sais très bien que ça m'excite de t'entendre.
— Oh oui. Tu sais très bien que ça m'excite de t'entendre.
Il ricane, effleurant déjà ma hanche de sa main.
— Alors peut-être que je devrais me faire pardonner de t'avoir laissée frustrée.
— Alors peut-être que je devrais me faire pardonner de t'avoir laissée frustrée.
Je mords ma lèvre, volontairement provocatrice.
— Peut-être, oui. Mais tu penses pouvoir gérer ?
— Peut-être, oui. Mais tu penses pouvoir gérer ?
Sami se redresse, sûr de lui, et de son charme insolent.
— Assurément, mais je pense surtout que tu meurs d'envie que je te goûte.
— Assurément, mais je pense surtout que tu meurs d'envie que je te goûte.
Il m'attire contre lui, serrant mes fesses de ses doigts, et me hisse sur la machine à laver. Le métal froid me surprend, contraste délicieux avec la chaleur qui monte en moi. Sami se place entre mes jambes, plante son regard arrogant et brûlant dans le mien. Ses mains s'attardent sur mes cuisses, qu’il caresse comme s'il prenait possession de chaque centimètre carré.
— Tu sais quoi ? murmure-t-il, effleurant le pli de mon sexe du bout des doigts. Je le savais. Tu es encore trempée de ta session matinale.
— Tu sais quoi ? murmure-t-il, effleurant le pli de mon sexe du bout des doigts. Je le savais. Tu es encore trempée de ta session matinale.
Un souffle s'échappe de mes lèvres. Je ferme les yeux, incapable de cacher l'effet qu'il me fait. Ses doigts ne m'effleurent qu'à peine, mais c'est suffisant pour déclencher des vagues de chaleur qui montent dans mon ventre.
— Regarde-toi... soupire-t-il en jouant avec moi. Rien qu'à t'entendre ce matin, j'ai su que tu ne pensais qu'à ça.
— Regarde-toi... soupire-t-il en jouant avec moi. Rien qu'à t'entendre ce matin, j'ai su que tu ne pensais qu'à ça.
Je gémis faiblement, ma tête bascule en arrière. Chacun de ses mots est une étincelle. Et lui, il le sait. Il joue de sa voix, de ses phrases crues, de sa manière d'affirmer ce qu'il voit. Il se baisse lentement, embrasse l'intérieur de ma cuisse, puis la mordille. Je retiens mon souffle, tendue, impatiente. Mais il prend son temps. Il alterne baisers et morsures, me faisant languir. Plus il traîne, plus je mouille, plus j'en ai besoin.
— Tu sens ça ? souffle-t-il contre ma peau. Comme ton corps réclame...
— Tu sens ça ? souffle-t-il contre ma peau. Comme ton corps réclame...
Je soupire plus fort, mes doigts se glissent dans ses cheveux pour l'attirer à moi. Mais il résiste, riant doucement.
— T'es impatiente, hein ?
— Sami... s'il te plaît...
— T'es impatiente, hein ?
— Sami... s'il te plaît...
Il se décide enfin ! Ses lèvres glissent contre moi, sa langue explore, joue, taquine. Je gémis aussitôt, incapable de retenir ma voix. La chaleur explose, irradie partout. Il m'engloutit comme s'il voulait me dévorer, alternant douceur et coups plus insistants, cherchant mes réactions. Il relève à peine la tête, les yeux brillants.
— Tu vois comme tu aimes ça ? Comme tu deviens folle ?
— Oui... oh putain oui...
— Tu vois comme tu aimes ça ? Comme tu deviens folle ?
— Oui... oh putain oui...
Je me cambre, haletante. Chaque mouvement de sa bouche m'électrise. Je sens la vague monter, je suis au bord de l’orgasme... mais il s'arrête. Il sourit contre ma peau, cruel et joueur.
— Pas encore.
— Enfoiré... dis-je en gémissant, mi-énervée, mi-suppliante.
— Pas encore.
— Enfoiré... dis-je en gémissant, mi-énervée, mi-suppliante.
Il reprend, encore plus lentement, explorant chaque recoin. Ses mots continuent de me chauffer, crus, excitants :
— J'adore ton goût... j'adore te sentir couler pour moi... regarde comme tu mouilles, Léna...
— J'adore ton goût... j'adore te sentir couler pour moi... regarde comme tu mouilles, Léna...
Mon corps tout entier tremble, je suis perdue entre frustration et extase. Il me pousse au bord de la jouissance encore, encore, sans jamais me laisser tomber. Mes soupirs deviennent des gémissements, je m’agrippe à ses cheveux comme si ma vie en dépendait. Et quand enfin il décide de me donner ce que j'attends, il ne ménage rien. Sa bouche devient plus insistante, plus rapide, ses doigts participent au jeu, et je ne peux plus me retenir.
— Oh... oui... Sami !
— Oh... oui... Sami !
L'orgasme me prend de plein fouet. Mes cuisses se resserrent contre lui, mes mains tirent ses cheveux. Je crie, pas exagérément, mais assez fort pour qu'il n'y ait aucun doute sur ce que je vis. Mon corps entier se contracte, se libère, s'abandonne. Ma jouissance ne s'arrête pas immédiatement, prolongée par les secousses. Et moi, goûtant chaque frisson qui me traverse, je m'effondre contre le mur, haletante, incapable de penser à autre chose qu'à cette vague qui vient de me submerger.
Quand Sami relève la tête, ses lèvres brillantes et son sourire arrogant me coupent le souffle.
— Tu vois, Léna... Je t'avais dit que j'avais assez d'énergie pour toi aussi.
Quand Sami relève la tête, ses lèvres brillantes et son sourire arrogant me coupent le souffle.
— Tu vois, Léna... Je t'avais dit que j'avais assez d'énergie pour toi aussi.
Il relève la tête, essuie sa bouche du revers de la main, un sourire triomphant accroché aux lèvres. Son regard se radoucit pourtant, presque tendre.
— T'es vraiment belle quand tu lâches prise, Léna.
— T'es vraiment belle quand tu lâches prise, Léna.
J'expire, encore tremblante. Un sourire étire mes lèvres malgré moi.
— Merci... Je suppose.
— Merci... Je suppose.
C'est à ce moment-là que la porte s'ouvre brusquement. Nora apparaît, les yeux écarquillés, avant d'éclater de rire en voyant la scène : moi, nue sur la machine à laver, Sami entre mes jambes, l'air parfaitement satisfait.
— Eh ben, bravo ! Moi je fais la vaisselle et vous, vous transformez la salle de bain en club privé ?
— Eh ben, bravo ! Moi je fais la vaisselle et vous, vous transformez la salle de bain en club privé ?
Je cache mon visage dans mes mains en riant, tandis que Sami ricane, sans aucune gêne.
— Faut bien occuper les matins, non ?
— Faut bien occuper les matins, non ?
Nora secoue la tête, toujours hilare.
— Léna, t'es au courant que tu vas être grave à la bourre, là ?
— Merde...
— Léna, t'es au courant que tu vas être grave à la bourre, là ?
— Merde...
Je saute de la machine à laver, attrape mes affaires, et file sous la douche en vitesse. Derrière moi, Sami, encore amusé, s'étire en baillant.
— Moi aussi, je devrais y aller. La journée ne va pas se faire toute seule.
— Moi aussi, je devrais y aller. La journée ne va pas se faire toute seule.
Je les entends encore rire, Nora et lui, avec leurs voix qui résonnent dans le couloir pendant que je me lave à la hâte ! Quelques minutes plus tard, j'enfile mes vêtements, mets une touche de mascara et claque la porte derrière moi pour filer au bistrot, déjà bien en retard.
Un matin banal, dans notre duplex pas comme les autres !
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