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Couverture de Colocataires et compagnie, par Noew
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Colocataires et compagnie — Chapitre 6

21 minutes
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Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

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Noew
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Colocataires et compagnie

Chapitre 6

Ce matin-là, quand je descends enfin dans la cuisine, j'ai déjà dix minutes de retard sur mon planning habituel. Ça rigole fort autour de la table. Sami, qui boit son café accoudé au plan de travail, me repère tout de suite.
— Tiens, voilà la dormeuse sans culotte…
Je fronce les sourcils.
— Quoi ?
Il agite un bout de tissu entre deux doigts. Ma culotte.
— Retrouvée ce matin, sur le canapé. Bien en évidence.
Nora explose de rire en recrachant son jus d'orange et murmure un « Oh merde, ça c'est collector. ». Je lève les yeux au ciel et me sers un café, impassible.
— Blâme Elias pour ça.
Silence. Tous les regards se tournent vers lui. Elias, déjà rouge jusqu'aux oreilles, lève les mains en signe d'innocence.
— Quoi ? Je n'ai rien demandé moi…
— Ben voyons, ricane Nora. Elle t'a forcé peut-être ? Ne joue pas les innocents et raconte-nous. Vous avez fait quoi exactement sur ce canapé ?
Elias ouvre la bouche, hésite, puis lâche avec une franchise désarmante :
— Bah… ce que t'imagines.
— Putain, Eli ! Je ne pensais pas que t'étais du genre à le faire ailleurs que dans la chambre, répond Sami en tapant sur la table.
Je bois une gorgée de café, imperturbable, mais je tente de changer rapidement de sujet.
— Et vous deux, hier soir, vous n'étiez pas là. J'imagine que vous n'avez pas passé la soirée à tricoter non plus.
— Touchée, dit Sami en riant.
— Alors ferme-la, charmeur.
L'ambiance est taquine, ça fuse dans tous les sens. Les sous-entendus s'entrecroisent comme des balles de ping-pong. On se pique, on rit, on s'accuse, mais personne ne se vexe. C'est notre langage habituel. Je termine mon café et annonce :
— Bref, ce soir, j'ai invité Lucas. Il reste dîner avec nous… et il passera la nuit ici. C'est juste pour vous en informer et éviter les surprises.
— Lucas ? répète Nora en souriant comme une gosse. Le fameux client mystère ?
— Lui-même.
— Tu veux qu'on soit sages devant lui ? rétorque Sami avec son air faussement sérieux.
— Exactement. Pas de vannes déplacées, pas de sous-entendus lourds, pas de provoc. Vous me la jouez colocataires modèles.
— Oh, ça c'est mort, commente Nora en haussant les épaules.
— Ouais… tu sais qu'on ne tiendra pas, ajoute Elias avec un sourire timide.
— Vous n'êtes pas croyables, vous trois. Mais je vous préviens : si vous me foutez la honte, vous dormez tous dehors.
Sur ces paroles, je pars pour le boulot. J'y suis depuis une petite heure quand mon téléphone vibre discrètement dans ma poche. Je profite d'un moment calme pour jeter un œil. C'est un message de Lucas.
Pas de café pour moi aujourd'hui. Mais je pense à toi. Vivement ce soir.
Dommage, votre absence se fera remarquer… mais je garde un café spécial au chaud pour toi ce soir. Et je ne parle pas que de boisson...
Je vais finir par avoir du mal à attendre ce soir si vous continuez sur ce ton. Vous aimez me provoquer, n'est-ce pas ?
Peut-être bien. Mais j'aime aussi quand on me fait attendre… la tension est tellement plus savoureuse.
Alors je vais vous faire languir, mais croyez-moi, ce soir je ne serai pas sage.
Je relis son dernier message une seconde fois, incapable de retenir le sourire qui étire mes lèvres. Je m'apprête à lui répondre lorsque la clochette de la porte retentit. Bien obligé de quitter ma place derrière le bar, je m'approche de la cliente qui s'est installée près de la fenêtre. Je prépare sa commande, dépose la tasse sur une soucoupe et la lui apporte avec un petit biscuit. À peine ai-je repris mon chiffon qu'Émilie, ma collègue, apparaît à côté de moi.
— Dis donc, tu as l'air particulièrement heureuse aujourd'hui.
— Ah bon ?
— Oui. Tu souris toute seule depuis tout à l'heure. Soit tu as gagné au loto, soit il y a un homme là-dessous.
Je manque de lâcher mon chiffon.
— N'importe quoi !
Elle croise les bras, visiblement ravie de m'avoir démasquée.
— Je n'ai même pas besoin de savoir qui c'est. Ton visage parle pour toi.
— Occupe-toi plutôt des tables du fond.
Elle part en riant et s'éloigne, me laissant seule avec mes joues un peu trop chaudes. Je reprends mon travail en espérant que personne d'autre ne remarquera quoi que ce soit, mais dès que je me retrouve seule derrière le comptoir, ma résolution vacille. Je saisis mon téléphone et continue ma conversation.
Je dois vous prévenir d'une chose : mes colocataires sont… particuliers. Très à l'aise, un peu trop parfois. Ils risquent de vous charrier. Désolée d'avance s'ils sont lourds.
Ça ne me dérange pas. J'aime quand les choses sont simples, honnêtes. Et puis, j'ai hâte de voir l'endroit où vous vivez. J'imagine déjà l'ambiance…
Je range mon téléphone lorsque de nouveaux clients entrent. La salle est animée, la machine à café ne s'arrête presque jamais et Thomas réclame de l'aide en cuisine. Je passe d'une table à l'autre, note les commandes, rapporte les assiettes et réponds aux demandes des habitués. Malgré ça, mes pensées tournent à pleins régimes et je ne peux m'empêcher de pianoter sur mon téléphone dès que l'occasion se présente. Je sens ma culotte s'humidifier un peu plus à chaque nouvel échange de messages. Toute la journée, nos messages alternent entre petits apartés légers, descriptions rapides de mes clients, et sous-entendus brûlants.
Vous avez hâte de goûter mon gratin maison… ou de me goûter, tout court ?
Les deux. Mais si je dois choisir, je préfère vos cuisses à celles des poulets.
Vous allez me rendre folle. Et je ne vous cache pas que je suis déjà mouillée rien qu'en imaginant votre bouche sur moi.
Gardez cette chaleur pour moi. Je vous promets que demain matin, vous ne serez pas la première levée
Je relis son message une fois, puis une deuxième, avant de laisser échapper un petit rire nerveux. Il sait exactement quoi dire pour me faire perdre mes moyens. Je m'efforce de reprendre le rythme du travail. Il reste encore des tables à débarrasser, la machine à café à nettoyer et les réserves à vérifier avant de pouvoir partir. Je m'occupe de tout avec une efficacité presque mécanique, même si je consulte l'horloge dès que j'en ai l'occasion, encore plus impatiente que d'habitude de terminer ma journée.
Dans le bus du retour, je reste debout, une main agrippée à la barre, et je fixe le bitume qui défile sans le voir vraiment. La chaleur accumulée depuis ce matin tourne encore quelque part sous la surface. Je pense à sa voix dans mes messages. À ce soir. Je descends deux arrêts trop tôt et je marche vite, comme si le mouvement allait m'aider à tenir.
Quelques heures plus tard, ma chambre est sens dessus dessous : vêtements jetés partout, tiroirs ouverts, miroirs tachés par le parfum que je viens de vaporiser. Au milieu de ce chaos, je me trouve debout devant la glace, à hésiter entre plusieurs ensembles.
Finalement, je choisis mon arme fatale : un body noir, semi-transparent, qui épouse mes courbes sans cacher grand-chose. Il moule ma poitrine généreuse, galbe mes hanches, et m'offre cette sensation d'assurance que j'adore. Mon reflet dans le miroir me renvoie l'image d'une femme féminine et sûre d'elle. Je fixe un instant le reflet de mon ventre. Certaines fois, je l'assume mal. Mais là, quand je lisse la dentelle contre ma peau, je me sens belle, désirable, puissante.
Je passe une robe fluide d'un rouge profond par-dessus, qui me colle à la peau juste ce qu'il faut. Pas trop moulante, mais impossible de louper mes formes. Une touche de maquillage, quelques boucles lâchées dans mes cheveux, un soupçon de rouge sur mes lèvres. Je me contemple, je souris. Oui. Ce soir, je vais lui faire perdre la tête. Mais avant ça, j'ai intérêt à tout ranger afin de pouvoir l'accueillir correctement ici. Ce serait dommage qu'il trébuche avant d'arriver au lit.
Quand je descends à la cuisine, l'odeur du dîner flotte déjà. Nora dresse la table avec Elias, tandis que Sami goûte dans les casseroles. Ils se retournent tous vers moi.
— Ah bah voilà la reine de la soirée, commente Sami. T'as prévu de l'épouser ou de le bouffer vivant ?
— Plutôt l'un que l'autre, je réponds en riant.
Quelques minutes plus tard, on sonne. Mon cœur accélère. J'ouvre la porte et Lucas est là. Il porte une chemise simple mais qui lui va parfaitement, sourire confiant aux lèvres. Ses yeux glissent sur moi et je sais que ma tenue fait son effet.
— Vous êtes… sublime.
— Je sais.
— Et modeste…
Je ris et attrape son bras pour le tirer à l'intérieur. Ma main effleure discrètement son flanc, comme un premier avertissement.
— Lucas, je te présente mes colocs, dis-je avec un sourire en coin. Voici Nora, Sami et Elias.
Nora s'avance la première, sourire carnassier.
— Alors c'est toi qui fais briller les yeux de Léna ces derniers temps ?
— Ça doit être réciproque, je crois, rétorque Lucas d'un air amusé en lui serrant la main.
Sami, accoudé au plan de travail, ajoute sans filtre :
— Et donc, tu baises bien ?
— Sami ! Sérieux ?
— Bah quoi ? Faut qu'on sache s'il est à la hauteur, non ?
Lucas part d'un rire franc, et répond avec calme :
— Je vous dirai ça après le dessert.
Silence d'une demi-seconde, puis tout le monde part en fou rire. Nora le tape sur l'épaule.
— Lui, je l'aime bien.
Elias, plus posé, sourit et demande :
— Tu viens souvent dans le coin ?
— Assez, oui. Mais je crois que j'ai trouvé une bonne raison de rester plus longtemps, dit Lucas en me jetant un regard appuyé.
Je crois que je rougis immédiatement à sa remarque bien que ce ne soit pas dans mes habitudes. Pour faire diversion, je leur propose de s'installer à table. Mais pour ne rien arranger à la situation, Nora et Sami décident de se lancer dans une série d'anecdotes embarrassantes à propos de moi.
— Tu savais que Léna chante sous la douche ? demande Nora.
— Elle ne fait pas que chanter, ajoute Sami. Elle se chauffe toute seule aussi. On l'entend jusqu'au couloir.
— Ta gueule, Sami ! dis-je en riant, rouge jusqu'aux oreilles.
— C'est mignon, répond Lucas, imperturbable. L'important c'est qu'elle profite.
Sous la table, ma main glisse discrètement sur sa cuisse. Il sursaute à peine, me jette un coup d'œil rapide mais garde son air détendu. Nora remarque de suite le petit jeu.
— Alors Lucas… dis-nous, tu préfères les blondes aux gros seins ou les rousses au gros cul ?
— Vous ne manquez pas de franchise dans cet appart, répond-il en riant. Je dirais que… j'aime quand une femme sait qu'elle me plaît et en joue, peu importe les détails.
Je serre un peu plus sa cuisse sous la table, mes doigts s'approchant lentement de son entrejambe. Il croise mon regard et je lis cette flamme qui ne demande qu'à s'embraser. Sami en profite pour renchérir.
— Fais gaffe, elle est vicieuse sous ses airs d'ange. Moi j'ai des preuves.
— Des preuves ?! m'indigné-je. Tu mens !
— Tu veux que je raconte la fois où…
— Non !
Un rire général fuse. Lucas, lui, se penche légèrement vers moi et murmure :
— Je crois que je vais adorer passer ce genre de moment avec vous.
Sa voix basse me fait frissonner. Je garde mon air innocent, mais ma main, elle, presse doucement sur sa braguette. Je le sens durcir, et je sais qu'il lutte pour ne rien laisser paraître devant les autres. Nora, qui nous observe, lance malicieusement :
— Vous êtes sûrs qu'on doit rester pour le dessert ?
Les rires repartent de plus belle, sauf Lucas qui serre à son tour discrètement ma cuisse sous la table en réprimant un grognement. Ma main continue son petit manège, glissant sur sa cuisse, parfois un peu plus haut sur sa queue bien tendue juste pour le frustrer. On garde nos airs innocents, mais la tension est brûlante.
— Tu sais, Lucas, dit Sami avec son éternel sourire provocateur, Léna a une spécialité : chauffer les mecs… enfin pas que les mecs. Du coup, tout le monde en profite, hein Elias ?
— Mais ferme-la ! protesté-je en riant.
Elias, les joues rouges, lève les mains en signe d'innocence.
— C'est pas ma faute, je suis vulnérable.
— Et puis, faut pas trop lui en vouloir. Elle adore être regardée, notre Léna. Pas vrai ?
— Nora !
— Bah quoi ? Combien de fois tu nous as dit que t'aimes sentir les yeux sur toi ?
Lucas ricane et se tourne vers moi.
— Ça, je veux bien le croire.
Je lui jette un regard noir… qui finit en sourire parce que je suis grillée. Sous la table, je serre un peu plus son entrejambe. Sami se penche vers Lucas, faussement sérieux :
— Bon, on veut savoir. T'aimes quoi, toi, au lit ? Les trucs doux, ou bien… plus sales ?
Lucas ne perd pas son calme, il prend une gorgée de vin et répond :
— J'aime quand une femme assume ce qu'elle veut. Quand elle prend du plaisir sans se retenir.
Il me fixe. Je détourne les yeux, un peu trop vite, et mes colocs s'esclaffent.
— Ouuuuh, il t'a bien cernée, souffle Nora.
Je les insulte gentiment et les rires repartent, mais la tension entre Lucas et moi devient insoutenable. Je me lève alors pour débarrasser, mais Lucas attrape discrètement ma main et la garde contre lui quelques secondes. Mes colocs ne ratent pas le geste.
— Oh oh… vous allez où comme ça ? lance Sami.
— Se coucher tôt, bien sûr, je réplique en tirant Lucas vers ma chambre.
— Oui oui, c'est ça, bonne nuit les tourtereaux !
Je lui balance un coussin en passant devant le canapé avant de monter à l'étage. Dans le couloir, nos pas se calent l'un sur l'autre sans qu'on se parle. Je sens son regard dans mon dos, je ne me retourne pas. L'escalier, puis le palier. Je glisse la clé dans la serrure et à peine la porte refermée nos lèvres se percutent. Nos mains cherchent à combler le manque, à rattraper toutes ces heures de retenue. Mes doigts se perdent déjà dans ses cheveux, tandis qu'il me plaque doucement contre la porte. Nos respirations sont rapides, haletantes. Mais soudain, il ralentit et me prend le visage entre ses mains.
— Attends… pas comme la première fois.
— Quoi ?
— Dans la voiture, c'était… brutal, parce qu'on n'en pouvait plus. Mais là, j'ai toute la nuit. Et je veux prendre mon temps avec toi.
Je frissonne. Sa voix est grave, ferme mais douce. Je hoche la tête.
— Alors montre-moi.
Il m'embrasse encore, plus lentement. Ses mains descendent sur ma robe, la caressent comme s'il découvrait chaque centimètre de mon corps. Il la remonte doucement, dévoilant mes cuisses, mon ventre, mes hanches.
— J'y ai pensé tellement de fois, murmure-t-il. Même quand tu m'ignorais au café… j'imaginais quel goût tu pouvais avoir.
— Et tu vas le savoir, maintenant.
Il sourit, baisse la fermeture éclair de ma robe avec une patience qui me rend folle. Sous le tissu, mon body noir apparaît. Ses yeux s'écarquillent.
— Putain… tu veux m'achever, c'est ça ?
— J'aime être belle pour toi.
Il glisse ses doigts sur la dentelle, les fait descendre le long de mes hanches, puis s'agenouille devant moi. Son regard accroche le mien.
— Tu me laisses faire ?
— Oui…
Il écarte doucement le tissu, ses lèvres se posent d'abord sur ma cuisse. Des baisers lents, chauds, qui remontent vers mon entrejambe. Quand sa langue me frôle enfin, je retiens mon souffle une fraction de seconde — juste le temps de sentir la chaleur se répandre jusqu'au bout de mes doigts. Sa barbe frotte légèrement mes lèvres intimes et je dois poser une main à plat sur le mur pour ne pas chanceler. Je gémis son prénom, incapable de retenir ma voix. Il me tient fermement par les hanches, m'explore comme s'il voulait me dévorer, et je l'entends gronder contre ma peau.
— Tu sais… souffle-t-il en reprenant à peine son souffle. T'as encore meilleur goût que dans mes fantasmes.
— T'es fou…
Mes jambes tremblent, il m'oblige à m'asseoir sur le bord du lit. Il écarte mes cuisses, me lèche à nouveau, plonge plus profondément en moi. Sa langue tourne autour de mon clitoris, descend vers mon entrée. Je le tiens par les cheveux, je guide ses mouvements. Il m'obéit, mais ajoute toujours ce petit plus qui me fait exploser. Je finis par me cambrer et crier son prénom, incapable de me retenir. Un orgasme fulgurant me traverse et il ne s'arrête que lorsque mes derniers frissons cessent. Il se redresse, ses lèvres brillantes, un sourire satisfait au coin.
— Voilà ce que j'attendais depuis que je t'ai vu la première fois.
Je lui attrape le col de sa chemise et l'attire vers moi pour l'embrasser, goûtant mon propre plaisir sur ses lèvres. Je reprends mon souffle, encore secouée par l'orgasme qu'il vient de me donner. Mes doigts glissent sur son torse, défaisant les boutons de sa chemise un à un, puis descendent jusqu'à sa ceinture que je détache d'un geste décidé.
— Maintenant, c'est à moi de te montrer, je souffle en le repoussant doucement pour l'allonger sur le lit.
Je l'observe, le torse nu, le regard brillant de désir. Je descends son pantalon, son boxer, et son sexe jaillit, déjà dur et tendu. Je rigole doucement.
— Toujours aussi impatient…
— C'est ta faute, Léna. Tu me rends dingue.
Je le prends dans ma main, le caresse lentement, le détaille sans gêne.
— Putain, j'aime que tu sois aussi bien monté. J'ai cru que je n'allais jamais réussir à t'avaler la dernière fois, dans la voiture…
Il gémit, passe une main sur mon visage.
— Et t'as réussi comme une reine.
Je me penche, glisse mes lèvres autour de lui, joue avec ma langue sur son gland. Il gémit plus fort, se cambre un peu, sa main dans mes cheveux qui donne le rythme sans me forcer. Mais quand il est au bord de l'orgasme, je le relâche et essuie ma bouche, un sourire sur les lèvres.
— Pas si vite, mon beau.
Je me lève, fouille dans mon tiroir de chevet. Lucas se redresse, intrigué. Quand je sors un petit flacon de lubrifiant et un plug en métal avec une petite pierre brillante, ses yeux s'écarquillent.
— Oh… madame avait tout prévu ?
— Toujours, dis-je avec un sourire espiègle.
Je fais couler un filet de lubrifiant sur mes doigts, puis sur mon sexe avant d'en mettre sur le sien. Je l'enduis lentement, volontairement, en le regardant droit dans les yeux.
— J'adore quand c'est bien glissant… tu sens ?
— Tu vas me tuer…
Je ris, puis me mets à quatre pattes devant lui, les reins creusés. Je guide sa main vers mon cul, déjà humide de lubrifiant.
— Vas-y, Lucas… joue avec moi.
Il passe un doigt sur ma petite rondelle, explore lentement. J'écarte davantage mes cuisses en gémissant à son contact.
— Putain, j'adore ça… encore.
Il insère un doigt en moi, joue avec mon petit trou sans précipitation. Puis, il ajoute du lubrifiant et insère le plug, doucement. Je pousse un cri étouffé quand il s'enfonce en moi.
— Oh putain, oui… J'adore cette sensation.
Je me retourne vers lui, les yeux brillants.
— T'as vu comment je suis ouverte pour toi ?
— J'ai jamais rien vu d'aussi excitant…
Il déchire un préservatif, l'enfile rapidement. Puis il s'installe derrière moi, ses mains serrant mes hanches. Il se frotte à mon entrée, juste assez pour me rendre folle.
— Lucas… arrête de jouer et prends-moi.
— Dis-le mieux.
— Enfonce ta grosse queue dans ma chatte trempée. Maintenant.
Il obéit. Lentement, puissamment, il s'enfonce jusqu'au bout. Je crie son prénom, les reins qui s'arquent davantage. Le plug et sa queue en même temps me rendent folle.
— T'es si serrée… putain, Léna… avec le plug… je sens tout.
— Et toi, t'es énorme… je me sens pleine de toi, j'adore ça.
Il commence à bouger, d'abord doucement, puis plus fort. J'entends ses gémissements rauques, ses coups de reins résonnent dans la pièce. Je pousse des cris, des mots crus que je ne retiens plus. Lucas se redresse un peu pour mieux voir, ses yeux dévorent la scène.
— Merde, Léna… tu sais ce que ça me fait de voir ça ?
— Dis-le, soufflé-je, cambrée devant lui.
— Ça me rend dingue. Juste l'idée de sentir ta chatte serrée autour de ma queue pendant que ce plug te remplit derrière… c'est presque trop.
Je change de position, me mets sur le dos, jambes écartées, le plug toujours en place. Il me pénètre à nouveau, en missionnaire, mais en tenant mes poignets au-dessus de ma tête. Chaque poussée enfonce le plug un peu plus, chaque va-et-vient déclenche des vagues de plaisir qui me traversent. Ses lèvres dévorent ma poitrine.
— J'adore tes seins… j'y passerais ma vie.
— Croque-les… fais-moi mal si tu veux, mais lâche-toi…
Il mordille, suce, lèche, mes tétons se durcissent. Je gémis de plus en plus fort. Il s'arrête un instant, se retire presque complètement, joue avec ses doigts sur le plug en même temps qu'il pousse à nouveau. Je bascule la tête en arrière, la bouche ouverte, incapable de retenir mes gémissements.
— Tu sens ? Comme je joue avec ton cul pendant que je te baise ?
— Oui… putain, oui, continue, j'adore ça…
Puis je prends le dessus, le chevauchant, ma poitrine rebondissant contre son torse. Je roule des hanches, joue avec son rythme. Ses mains serrent mes fesses, appuient pour me faire aller plus fort.
— Je te jure, Léna… je crois que j'ai jamais pris mon pied comme ça…
— Et toi tu me rends folle… je veux te sentir partout…
Ses yeux brillent, il reprend le contrôle et me bascule à quatre pattes de nouveau. Ses coups deviennent plus intenses, plus profonds. Chaque fois qu'il change d'angle, je sens le plug appuyer différemment à l'intérieur, et je perds le contrôle. Je crie son prénom, me serre autour de lui. Il me fait jouir deux fois de suite, secouée par des spasmes violents, tremblante, incapable de m'arrêter.
Il ralentit, mais reste en moi. Et quand il sent qu'il est au bord, il sort rapidement de moi, retire le préservatif et se caresse jusqu'à jouir sur mon pubis. Je le regarde, les yeux mi-clos, et je savoure ça — le voir perdre les derniers lambeaux de son contrôle, à cause de moi. Sa chaleur éclabousse ma peau, mon ventre, et je souris. On retombe sur le lit, essoufflés, collés l'un contre l'autre. Nos corps sont moites, encore tremblants de tout ce qu'on vient de faire. Je reste sur le dos, lui s'allonge sur le côté, sa main effleurant ma poitrine.
— T'es… quelque chose, toi, souffle-t-il.
— Toi aussi. J'aurais pas cru… au café… que tu penserais à ça en me regardant.
— Si tu savais. Chaque fois que tu m'as servi mon café, j'imaginais ce goût-là. (Il glisse ses doigts entre mes cuisses, puis les porte à sa bouche avec un sourire.) Et je confirme, je pensais pas que ça serait aussi addictif.
Je ris, me cache le visage.
— Espèce de pervers.
— Assume, Léna. T'adores.
On reste un moment à se parler, à se taquiner. On ne se fait pas de grandes déclarations ni de promesses. Il n'y a que cette complicité simple après le sexe, où tout est clair entre nous : on a passé un putain de bon moment, et on en profitera encore. Il caresse mes cheveux, son souffle chaud contre ma tempe.
— Ça va, toi ? Pas trop fatiguée ?
— Si. Mais bien fatiguée.
Je ferme les yeux, apaisée. On finit par s'endormir enlacés, nos souffles se calant l'un sur l'autre. Pas de romance forcée, juste deux corps qui se reposent ensemble après s'être dévorés.
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