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✦ Kartpostal Le jus des clémentines XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Le jus des clémentines — Chapitre 2 · Chez elle.

7 minutes
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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Kartpostal
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Le jus des clémentines

Chapitre 2 · Chez elle.

II Chez elle
Cageot bien en main, je la suis dans le couloir d'entrée, le regard fixé sur le balancement de ses hanches, sur la rondeur ferme de ses fesses qui se dessinent à chaque pas. Arrivée au seuil de la cuisine, elle s'arrête net et reste plantée dans l'encadrement sans s'écarter vraiment. Je manque de la heurter mais comme elle m'invite à entrer dans la cuisine, je n'ai pas d'autre choix que de frôler son corps pour passer. Elle me sourit, consciente de l'effet produit.
Elle me demande de poser le cageot sur le plan de travail et une fois fait, me faisant face, elle attrape une chaise, la tire vers elle et y pose nonchalamment un pied. L'air de rien, elle se penche pour dénouer le lacet de son espadrille. J'ai une très jolie vue sur son décolleté qui happe mes deux rétines. Sa main glisse lentement le long de sa jambe nue, la caressant plus que nécessaire. Le nœud, pourtant simple, résiste longtemps. Elle laisse tomber son espadrille au sol dans un petit bruit mat, puis change de jambe et recommence le même manège. Ses doigts descendent et remontent le long de sa peau, avec, ça ne fait aucun doute, une lenteur calculée.
— Vous avez l'air bien sage, dit-elle enfin d'une voix presque amusée, sans lever les yeux. A croire que ce cageot vous a fatigué ? Ou alors… ajouta-t-elle, c'est autre chose qui vous pèse, peut-être ? Car depuis le temps que vous m'épiez, vous devez être ravi de partager ma compagnie, non ?
Je reste coi et ne trouve rien à dire. Enfin, elle se redresse, pose les deux pieds au sol, s'approche de moi et me propose un café pour me remercier de mon aide. Sans attendre de réponse elle me demande si je prends du sucre et se dirige vers sa cafetière. Elle met en route le percolateur et pendant que les cafés coulent, elle dispose des clémentines dans une coupelle…
— On va quand même les gouter me dit-elle…
Les cafés passés, elle me laisse le soin de prendre les deux tasses, elle la coupelle de fruit et m'invite à la suivre dans un petit salon juste meublé d'un canapé deux places et d'une table basse. Nous nous asseyons côte à côte presque corps contre corps pour mon plus grand bonheur.
Elle me demande si l'on peut se tutoyer, et sans attendre de réponse, elle prend une clémentine dans la coupelle posée sur la table, la fait d'abord rouler dans sa main puis elle enfonce l'ongle dans la peau. Une fine brume d'agrumes s'élève…
— Tu sais, murmure-t-elle, en détachant un quartier avec délicatesse, ce que j'aime avec les clémentines, c'est qu'elles ont une peau fine... facile à percer... Comme toi, peut-être ?
Je déglutis prêt à répondre mais je n'en ai pas le temps. La clémentine épluchée, elle approche un quartier de ses lèvres, l'effleure de la langue, puis ajoute doucement sans me regarder cette fois.
— Dis-moi... comment aimerais-tu que je m'occupe de tes testicules ?
Je ris un peu nerveusement.
— Tu as des idées précises, on dirait.
— Oh, très. Mais je suis une femme polie : je demande d'abord. Tu préfères qu'on les épluche doucement ? Qu'on les presse pour voir si elles sont juteuses ?
Elle approche un autre quartier de sa bouche.
— Ou qu'on les suce... juste un peu. Pour goûter.
Silence.
Elle mange le quartier, les yeux dans les miens.
— Tu veux une clémentine ? demande-t-elle innocemment.
Elle choisit un autre quartier de clémentine, plus pulpeux, presque gonflé de jus.
— Celui-là, regarde... on dirait qu'il va éclater rien qu'en le regardant.
Elle le porte à sa bouche, le presse doucement entre ses lèvres entrouvertes. Le jus s'échappe lentement, en une fine traînée qui coule le long de son menton.
Elle ne s'essuie pas.
— Tu sais, dit-elle dans un souffle, le jus... c'est ce qu'il y a de plus précieux.
Elle me regarde à nouveau.
— Faut pas le perdre. Faut le recueillir. Le savourer. Goûter à tout ce qu'il contient. L'acidité. La douceur. L'instant.
Elle en presse un autre entre ses doigts, au-dessus de sa langue, laisse le liquide perler et tomber.
— Certains hommes…dit-elle en tendant paresseusement la main vers mon genou…donnent leur jus trop vite.
Elle se penche légèrement, son visage plus proche du mien.
— D'autres le gardent trop longtemps. Ça tourne, tu sais. Comme un fruit oublié. Et toi ? Tu serais quel genre de fruit ?
J'ouvre la bouche pour répondre, mais elle appuie un doigt sur mes lèvres.
— Chut. Tu n'as pas besoin de parler tout de suite. On va voir ça... à la dégustation.
Elle laisse couler le dernier filet de jus entre ses lèvres, puis s'avance lentement. Ses doigts, encore collants de sucre, glissent sur mon genou, remontent doucement le long du tissu de mon pantalon.
— Tu sens ? Demande t elle, presque à voix basse. Cette odeur sucrée, acide, un peu piquante ?
Elle approche sa bouche de mon oreille, souffle chaud.
— C'est exactement ce que j'imagine entre tes cuisses.
Je frissonne. Elle me regarde, cherche une réaction dans mes yeux. Puis, sans attendre, elle se redresse à moitié, vient s'asseoir à califourchon sur moi. Ses mains glissent sous ma chemise. Le contact de sa peau contre la mienne est froid d'abord, collant de jus, puis je la sens chaude, vibrante, volontaire.
— Tu veux que je te goûte ? dit-elle en embrassant le creux de mon cou, en le mordillant à peine. Que je presse tout doucement pour sentir jusqu'où tu peux t'ouvrir ?
Ses hanches ondulent imperceptiblement, sa langue explore, descend, trace des sillons de chaleur sur ma poitrine, sur mon ventre.
Elle s'arrête au niveau de ma ceinture.
— Tu me laisses t'éplucher ? Ou tu préfères que je la suce d'abord, juste pour goûter si tu es bien mûr ?
Ses doigts commencent à défaire mon bouton de son pantalon. Lentement, elle tire sur la fermeture éclair, le regard fixé sur ce qu'elle dévoile. Elle ne dit plus rien. Ses mains glissent sous le tissu, trouvent la chaleur, la forme, la tension. Elle sort ma queue avec une douceur étrange, presque respectueuse, comme si elle découvrait un objet sacré. Elle se penche…Sa langue est chaude, vive, elle commence par le contour, par la peau fine et tendue. Elle n'est pas pressée. Elle me goûte vraiment. Ses lèvres se referment, doucement, autour de ma colonne de chaire. Elle aspire lentement, puis elle remonte, juste assez pour murmurer :
— Tu as un goût de fin d'été. Un goût de mec qui en a trop gardé, trop longtemps. Je vais tout presser. Jusqu'à la dernière goutte. Tu veux ?
J'hoche à peine la tête. Je ne peux plus parler.
Elle replonge, plus profondément, plus vite cette fois. Sa bouche m'englobe, me travaille avec une précision cruelle. Elle alterne pression et relâchement, utilise sa main pour stimuler ce que sa bouche ne couvre pas. Elle connaît les rythmes, les accélérations, les pauses.
Une de ses mains descend plus bas, prend mes testicules entre ses doigts. Elle les roule, les caresse, les presse à peine. Puis elle chuchote, lèvres humides…
— Encore un peu… laisse-moi tout boire. Tu es prêt ?
J'explose dans sa bouche, en gémissant à peine, contenu, secoué. Elle ne s'arrête pas tout de suite. Elle continue de sucer, d'avaler, jusqu'à sentir qu'il n'a plus rien à donner.
Puis elle se redresse, s'essuie la lèvre d'un doigt, le regarde, les yeux brillants :
— Maintenant tu sais ce que ça fait, quand on presse une clémentine jusqu'à la fin.
Je reste là, haletant, jambes écartées, chemise froissée, la peau encore moite de son souffle.
Elle se redresse lentement, se met debout face à moi. Elle fait glisser son short, sa culotte, enlève sa liquette.
— Tu pensais que c'était terminé ?
Elle se penche, attrape mon menton entre ses doigts.
— C'était juste l'entrée. J'ai pas encore commencé à t'utiliser.
A suivre….
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Neloyrol7
17 octobre 2025 à 23:06
J’adore. Très belle histoire bien écrite.
Soyez respectueux
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