Réel
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mon Premier Déclic : Quand Tout a Basculé avec C — Chapitre 7
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Mon Premier Déclic : Quand Tout a Basculé avec C
Chapitre 7
Depuis notre retour de Venise, une ombre s’était glissée entre C et moi. L’odeur saline des canaux semblait s’accrocher aux silences qui s’étiraient, son regard fuyant, ses messages rares creusant un vide. Je me sentais seul, et dans cette solitude, je réalisais que j’avais des sentiments profonds pour lui – un amour qui me bouleversait, mais que je redoutais d’assumer pleinement.
Cette peur de m’engager, de me perdre dans quelque chose d’aussi intense, me paralysait. Je me demandais si c’était cette hésitation qui le repoussait, ou si ce qui s’était passé sous la douche avec D et F – cette nuit humiliante où j’avais cédé à leur domination – avait laissé une marque en lui. Peut-être avait-il perçu un changement en moi, une tache que je ne pouvais effacer. Ou peut-être me trompais-je, et cette distance venait d’un autre de ses tourments.
Un mois s’était écoulé, un mois de doutes, quand j’ai décidé de sortir pour fuir ce tourbillon intérieur. Avec des amis et amies, je me suis retrouvé en boîte de nuit, la musique électro pulsant dans l’air lourd de sueur, d’alcool et de parfums entremêlés. Les lumières stroboscopiques découpaient les corps dansants, et j’ai croisé E, ses cheveux bruns ondulant, ses yeux sombres lançant des regards complices. Elle me plaisait, et son sourire en coin, ses doigts frôlant mon bras avec un verre, me le confirmaient. Mais cette nuit prendrait une autre tournure.
Près du bar, un mec a capté mon attention. Grand, brun, une barbe naissante soulignant un sourire désinvolte, il fumait une clope, adossé au mur, ses doigts tatoués serrant le filtre. On a discuté, d’abord de la musique assourdissante, puis on a partagé une cigarette, le goût âcre de la fumée se mêlant à son parfum boisé. Il se tenait proche, son corps chaud frôlant le mien, et je me sentais étrangement attiré par son assurance.
— T’as l’air cool, mec, qu’il a dit, sa voix rauque perçant le bruit. Viens, on va chercher des affaires dans ma voiture, sur le parking.
J’ai hésité, un nœud dans l’estomac, la peur d’être jugé me traversant. Mais j’ai hoché la tête, poussé par une curiosité trouble. On a traversé le parking, les néons de la boîte projetant des reflets colorés sur les voitures, et on s’est installés dans sa voiture, sombre, aux vitres teintées, garée près d’un bosquet masquant partiellement la vue. L’odeur de cuir et de tabac froid m’a enveloppé, les sièges craquant sous notre poids alors qu’il fermait les portières.
— T’es mignon, tu sais, qu’il a murmuré, se penchant vers moi, son regard intense. Et j’ai vu comment tu matais ma bosse tout à l’heure.
J’ai rougi, réalisant que mes yeux avaient traîné sur son jean moulant, la forme de sa bite dessinée sous le tissu, sans que je m’en rende compte. Mon cœur s’est emballé, une vague de honte me submergeant. Je n’étais pas chaud, pas au début.
— Euh, j’sais pas... j’ai marmonné, reculant contre la portière, la poignée froide dans mon dos.
— Allez, détends-toi, qu’il a insisté, sa main glissant sur ma cuisse, son ton devenant plus autoritaire. T’en as envie, je le vois.
— Allez, détends-toi, qu’il a insisté, sa main glissant sur ma cuisse, son ton devenant plus autoritaire. T’en as envie, je le vois.
Une part de moi voulait dire non, partir retrouver E ou rentrer, mais cette voix intérieure – celle qui m’avait fait céder à D et F – prenait le dessus. L’excitation montait, amplifiée par les silhouettes passant sur le parking, leurs rires et leurs pas résonnant à travers les vitres. J’ai cédé, mes mains tremblantes défaisant sa braguette, libérant sa bite dure, épaisse.
Il a sorti une capote, l’enfilant avec un geste rapide – le froissement du plastique résonnant – avant de me guider. Je me suis penché, mes lèvres s’étirant autour de lui, le latex ajoutant une texture étrange, son goût musqué filtré. Il a grogné, sa main dans mes cheveux, guidant mes mouvements, et ce n’était pas une fellation douce – il me baisait la bouche, ses hanches poussant avec une force brutale, ma gorge se contractant sous l’effort.
— Putain, t’assures, qu’il a lâché, sa voix rauque, ses doigts serrant mes cheveux.
Puis, il m’a fait basculer sur le siège arrière, mes vêtements baissés à la hâte, le cuir froid contre ma peau. Sans lubrifiant, il m’a pénétré, la douleur aiguë me faisant grimacer, un contraste brutal avec la capote qui protégeait autre chose. La sodomie a été longue, interminable, ses coups de reins profonds et réguliers, chaque mouvement frottant sans douceur, ma chair brûlant sous la friction.
Les vitres s’embuaient, les ombres des passants défilant dehors, leurs voix étouffées ajoutant une tension érotique à l’agonie. Mon corps tremblait, partagé entre la douleur et une excitation perverse, mon souffle court se mêlant à ses grognements.
— T’aimes ça, hein, petite pute ? qu’il a grogné, sa main claquant ma cuisse, la brûlure irradiant ma peau.
— Ouais... continue, j’ai murmuré, ma voix cassée, me perdant dans cette soumission malgré la gêne.
— Ouais... continue, j’ai murmuré, ma voix cassée, me perdant dans cette soumission malgré la gêne.
Il a joui enfin, le préservatif capturant son sperme, son corps convulsant contre le mien avant de se retirer. Mais le pire était à venir : il s’est rhabillé, un sourire satisfait aux lèvres, me laissant là, sur le siège, avec une érection horrible, pulsante, abandonnée.
La frustration m’a envahi, un mélange de désir inassouvi et de honte, alors qu’il ouvrait la portière sans un regard en arrière. Je ne connaissais même pas son prénom, et je ne l’ai jamais revu – un coup rapide, brut, qui m’a laissé pantelant.
Je suis retourné en boîte, la musique m’enveloppant à nouveau, cherchant mes amis pour reprendre une apparence normale, le corps encore tendu par cette érection qui refusait de s’estomper. On est sortis sur le parking après un moment, riant autour d’une bière, les néons projetant des ombres sur nos visages. E était là, me lançant un sourire, et cette fois, quelque chose a basculé.
Nos regards se sont croisés plus longtemps, son rire doux m’attirant comme un aimant. On a parlé, ses doigts frôlant les miens, et avant la fin de la nuit, elle m’a proposé de rentrer chez elle. J’ai accepté, laissant derrière moi la frustration de la voiture, prêt à explorer une nouvelle facette de cette nuit.
Mais ça, c’est une autre histoire.
Je te raconterai la suite un jour, sur x-story, parce que ces moments, aussi troublants soient-ils, façonnent qui tu es.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()