Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les trois visages de Johanna — Chapitre 1 · Prise de conscience
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les trois visages de Johanna
Chapitre 1 · Prise de conscience
Au travail, il y a les collègues qu'on aime bien, ceux qu'on n'aime pas et ceux qui nous indiffèrent. Johanna appartenait à la dernière catégorie. C'était une blonde aux yeux océan, petite, large et potelée, avec une démarche pataude. Gros seins, grosses fesses, grosses cuisses mais lèvres fines et un petit nez en pointe. Elle n'était ni bête ni intelligente, ni jolie ni laide, ni vraiment drôle ni gênante, pas vraiment discrète mais pas bruyante non plus, pas méchante mais pas serviable pour autant. Bref, elle n'avait pas d'autre signe particulier que les prénoms de ses deux enfants tatoués sur son avant-bras et l'attrape-rêve qui ornait le bas de sa nuque.
J'avais remarqué que Johanna prenait très régulièrement sa pause café en même temps que moi. Devant la machine, elle essayait maladroitement de me faire la conversation et j'en tirai la conclusion qu'elle devait se sentir seule. D'autres auraient sans doute supposé qu'il y avait une forme de béguin mais comme elle parlait de temps à autres de son compagnon, l'idée ne me traversa pas. D'autant plus que je flirtais avec une autre collègue.
Hélène était en quelque sorte l'opposée de Johanna : une grande tige de plus d'un mètre soixante-quinze, rousse aux yeux émeraude. Petits seins, petites fesses, jambes fines mais lèvres charnues et nez large. Elle était d'un naturel réservé mais à force de discussions j'avais découvert qu'elle était cultivée et spirituelle, foncièrement gentille et farouchement indépendante.
Au bureau, il y avait deux grands événements annuels. Le repas de Noël bien entendu mais aussi la soirée de juin, la dernière où nous serions tous ensemble avant les vacances des uns et des autres.
Cette année nous avions fait les choses en grand : bon restaurant, table pour quinze, même le patron était de la partie. Tout le monde était sur son trente-et-un, Hélène avait revêtu une magnifique robe de soirée couleur jade qui faisait superbement ressortir sa chevelure flamboyante. Bien que je n'eus d'yeux que pour elle, il m'était aussi difficile de ne pas lorgner le décolleté plongeant de Johanna assise juste à côté ; le grain de beauté qui ornait son sein droit attirait le regard comme un aimant attire la limaille de fer.
Cette année nous avions fait les choses en grand : bon restaurant, table pour quinze, même le patron était de la partie. Tout le monde était sur son trente-et-un, Hélène avait revêtu une magnifique robe de soirée couleur jade qui faisait superbement ressortir sa chevelure flamboyante. Bien que je n'eus d'yeux que pour elle, il m'était aussi difficile de ne pas lorgner le décolleté plongeant de Johanna assise juste à côté ; le grain de beauté qui ornait son sein droit attirait le regard comme un aimant attire la limaille de fer.
Les plats venaient d'être servis, l'ambiance était bonne, la gaieté et la bonne humeur au rendez-vous, sans doute aidées par l'alcool qui avait été consommé un peu plus que de raison. Soudain, je sentis des orteils caresser mon tibia. Je levai la tête, accrochai le regard d'Hélène qui me sourit et me fit un petit clin d'œil.
Je passai le reste du repas sur un petit nuage, écoutant seulement à moitié les conversations, tout occupé que j'étais à faire du pied à ma jolie collègue. C'est donc tout naturellement que je me proposai de la raccompagner à la fin de la soirée, après que tout le monde se soit chaudement remercié et congratulé pour cet excellent moment.
Au pied de son immeuble, je me penchai pour l'embrasser mais elle esquiva, me laissant stupéfait et pantois.
— Je suis désolée Marc, me dit-elle. Je sais pas ce que tu imaginais mais… C'est pas ça.
— Je ne comprends pas, répondis-je sincèrement. Je pensais que… Enfin qu'on se plaisait.
— Je ne comprends pas, répondis-je sincèrement. Je pensais que… Enfin qu'on se plaisait.
Hélène m'adressa un sourire contrit qui me fendit le cœur.
— Je t'adore, t'es bel homme, vraiment gentil et sympa et si j'étais hétéro je pense que tu aurais été carrément mon type.
— Oh… Je ne savais pas que tu étais lesbienne…
— J'en parle pas, tu sais comment sont les gens parfois… Surtout dans un milieu très masculin.
— Oh… Je ne savais pas que tu étais lesbienne…
— J'en parle pas, tu sais comment sont les gens parfois… Surtout dans un milieu très masculin.
J'opinai du chef. Elle avait raison naturellement.
Après l'avoir rassurée quant au fait que notre relation ne changerait pas, je pris congé en lui souhaitant une bonne soirée. Ce n'est qu'une fois dans la solitude de mon appartement que l'évidence me frappa.
Si je n'avais pas fait du pied à Hélène toute la soirée, alors à qui ? Elle était assise entre Johanna et le vide, il n'y avait donc qu'une seule option. Lentement, l'information pénétra mon cerveau et ma conscience.
Johanna craquait pour moi.
Après l'avoir rassurée quant au fait que notre relation ne changerait pas, je pris congé en lui souhaitant une bonne soirée. Ce n'est qu'une fois dans la solitude de mon appartement que l'évidence me frappa.
Si je n'avais pas fait du pied à Hélène toute la soirée, alors à qui ? Elle était assise entre Johanna et le vide, il n'y avait donc qu'une seule option. Lentement, l'information pénétra mon cerveau et ma conscience.
Johanna craquait pour moi.
Je dormis mal cette nuit-là. En plus de la déception amoureuse dont je savais que je me remettrai un jour, je ne parvenais pas à donner du sens à ces pédestres caresses. Johanna avait un compagnon, deux enfants. Etait-elle malheureuse ? Cherchait-elle à s'enfuir ? A s'amuser ? Pourquoi moi alors que nous ne parlions pas tellement ?
J'arrivai de bonne heure au bureau, bien décidé à tirer tout cela au clair. J'étais à peine installé, seul dans l'open space, que mon collègue et voisin de travail Nicolas arrivait la bouche en cœur.
J'arrivai de bonne heure au bureau, bien décidé à tirer tout cela au clair. J'étais à peine installé, seul dans l'open space, que mon collègue et voisin de travail Nicolas arrivait la bouche en cœur.
— Salut Marc, ça boome ?
— Mal dormi mais ça va. Et toi ?
— Au top.
— Mal dormi mais ça va. Et toi ?
— Au top.
Son regard balaya l'open space et il se pencha vers moi avec un air de conspirateur.
— Tu devineras jamais quoi ?
— Quoi ?
— J'ai raccompagné Johanna hier, comme elle habite loin. Et alors assied-toi bien, à peine arrivés elle saute à genoux sur son siège et me taille une pipe d'enfer.
— Tu déconnes ?
— Pas du tout ! Mais ça reste entre nous hein, j'veux pas que ça lui fasse des soucis.
— Oui oui, t'inquiètes.
— Quoi ?
— J'ai raccompagné Johanna hier, comme elle habite loin. Et alors assied-toi bien, à peine arrivés elle saute à genoux sur son siège et me taille une pipe d'enfer.
— Tu déconnes ?
— Pas du tout ! Mais ça reste entre nous hein, j'veux pas que ça lui fasse des soucis.
— Oui oui, t'inquiètes.
Étrangement, je pris mal la nouvelle. Mon défaut de clairvoyance m'avait coûté ce moment et après une nuit à retourner la situation dans tous les sens, je me sentais spolié, jaloux. Je n'en laissai néanmoins rien paraître mais me jurai que je n'avais pas encore perdu la partie.
La matinée se déroula normalement et comme souvent Johanna me rejoignit lorsque j'allai chercher mon café à la machine.
La matinée se déroula normalement et comme souvent Johanna me rejoignit lorsque j'allai chercher mon café à la machine.
— Franchement, t'as raté quelque chose hier, attaqua-t-elle sans détour.
— J'ai cru comprendre…
— C'est quoi ton putain de problème ? On se fait du pied toute la soirée et tu te barres avec la rouquine, sérieux ?
— J'avais pas compris que c'était toi et sérieux d'où tu me fais du pied alors que t'es en couple ?
— C'est pas ton problème. J'étais chaude comme la braise et j'avais qu'une envie c'était de te sucer la bite mais t'as préféré la rousse. J'espère que tu l'as bien baisée au moins.
— Même pas…
— Bah c'est bien fait pour ta gueule.
— Je pensais que c'était Hélène qui me faisait du pied, c'est tout…
— Ouais et t'étais prêt à niquer n'importe qui en fait…
— Ouais bah toi aussi alors on est à égalité.
— Va te faire, j'ai juste passé ma frustration. Toi par contre tu vas finir sur la béquille quelques jours crois-moi.
— Dis-moi au moins à quoi tu joues… T'as un mec bordel.
— Ok… Alors dis-toi que mon mec ça l'excite que je me fasse sauter, il adore savoir que je me prends de grands coups de bite. Hier soir quand je suis rentrée et que je lui ai raconté comment j'ai sucé la bite de Nico, il m'a enculée comme la dernière des salopes. Il m'a faite jouir par le cul tellement il était chaud. T'es content ?
— Donc en gros tu veux qu'on baise pour que ça excite ton mec ?
— Pauvre con. Je voulais qu'on baise parce que tu me plais et comme mon mec adore l'idée j'ai pas à culpabiliser, c'est tout. Tout ce que t'as gagné à te barrer avec la rouquine, c'est que je suce un autre gars.
— J'ai cru comprendre…
— C'est quoi ton putain de problème ? On se fait du pied toute la soirée et tu te barres avec la rouquine, sérieux ?
— J'avais pas compris que c'était toi et sérieux d'où tu me fais du pied alors que t'es en couple ?
— C'est pas ton problème. J'étais chaude comme la braise et j'avais qu'une envie c'était de te sucer la bite mais t'as préféré la rousse. J'espère que tu l'as bien baisée au moins.
— Même pas…
— Bah c'est bien fait pour ta gueule.
— Je pensais que c'était Hélène qui me faisait du pied, c'est tout…
— Ouais et t'étais prêt à niquer n'importe qui en fait…
— Ouais bah toi aussi alors on est à égalité.
— Va te faire, j'ai juste passé ma frustration. Toi par contre tu vas finir sur la béquille quelques jours crois-moi.
— Dis-moi au moins à quoi tu joues… T'as un mec bordel.
— Ok… Alors dis-toi que mon mec ça l'excite que je me fasse sauter, il adore savoir que je me prends de grands coups de bite. Hier soir quand je suis rentrée et que je lui ai raconté comment j'ai sucé la bite de Nico, il m'a enculée comme la dernière des salopes. Il m'a faite jouir par le cul tellement il était chaud. T'es content ?
— Donc en gros tu veux qu'on baise pour que ça excite ton mec ?
— Pauvre con. Je voulais qu'on baise parce que tu me plais et comme mon mec adore l'idée j'ai pas à culpabiliser, c'est tout. Tout ce que t'as gagné à te barrer avec la rouquine, c'est que je suce un autre gars.
Sur ces mots, Johanna tourna les talons et me laissa comme le con que j'étais.
Le déjeuner passa et en début d'après-midi je reçus un message de Johanna par la messagerie interne. Un émoji gourmand et un autre aubergine, accompagné d'un laconique « Réserve 2 à 16h. Dernière chance ».
Sans surprise, je me rendis au rendez-vous. Johanna me rejoignit deux ou trois minutes plus tard et, sans cérémonie, s'agenouilla devant moi. Avant que je puisse réaliser ou agir, elle avait baissé mon pantalon. Après trois ans de célibat, elle n'eut besoin que de quelques caresses pour me mettre au garde-à-vous. Me regardant droit dans les yeux, elle déposa sur mon gland des baisers de plus en plus voluptueux, si bien que je ne pus dire quand elle passa des embrassades à la mise en bouche. Sa fellation était suave, lente, de plus en plus profonde, le plaisir montait et son regard coquin ne quittait pas le mien. Je me mis à gémir, je sentis des contractions agiter mon sexe. Johanna accéléra le mouvement de ses lèvres, sa main entra dans la danse et soudain je me trouvai cramponné à ses cheveux, poussant des grognements erratiques et jouissant sans retenue dans sa bouche.
Johanna ne lâcha mes yeux qu'une fois la rivière tarie, elle tira son portable de la poche arrière de son jean et prit un selfie, bec grand ouvert pour montrer l'énorme quantité de semence qui s'y trouvait. Puis elle raccrocha mon regard, déglutit bruyamment et tira la langue pour prouver qu'elle avait bien tout avalé.
Quant à moi, les jambes tremblantes après cet énorme orgasme, je me tenais à une étagère, incapable de réfléchir, tout juste apte à bredouiller un « merci » bien plat. La blonde que je trouvais soudain incroyablement jolie se releva et posa délicatement la main sur la mienne.
— De rien, j'adore ton goût.
Elle se rapprocha encore un peu, je sentis son parfum floral mêlé de la sueur d'une journée de travail ainsi que son haleine chargée de mon sperme.
— Je vais souvent te sucer, continua-t-elle d'une voix suave. Mais prévois des capotes, j'ai hâte de te sentir jouir en moi.
Elle colla son énorme poitrine contre moi, son corps chaud au mien. Je passai un bras autour de sa taille, elle glissa les mains derrière ma nuque et se hissa sur la pointe des pieds. Un instant plus tard, nos lèvres s'unissaient et quelques secondes après nos langues se mélangeaient. Un long baiser, doux et passionné, avant de retourner travailler.
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