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Le stage, Clément et Moi — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le stage, Clément et Moi
Chapitre 2
La suite
La fin de saison et de notre stage arriva presque sans que je m’en rende compte.
Les semaines avaient filé dans un mélange de services à rallonge, de chaleur en cuisine, et de ces soirs où Clément se glissait dans mon lit comme si c’était la chose la plus naturelle du monde.
Les semaines avaient filé dans un mélange de services à rallonge, de chaleur en cuisine, et de ces soirs où Clément se glissait dans mon lit comme si c’était la chose la plus naturelle du monde.
Le chef avait décidé qu’on fêterait la fin du stage « comme une vraie brigade ». Une grande tablée installée derrière le restaurant, des guirlandes de lumière, des bouteilles ouvertes, et cette ambiance particulière qu’on ne retrouve que quand tout le monde sait que demain, ce sera déjà un souvenir.
Je n’avais pas l’habitude de boire. Mais tout le monde riait, trinquait, racontait les pires anecdotes de service. Clément remplissait mon verre à chaque fois que je le finissais.
— Allez Pierre, ce soir on célèbre.
Je riais aussi.
Très vite, ma tête se mit à tourner. Mes joues chauffaient. Les bruits semblaient flotter autour de moi comme dans un rêve.
Très vite, ma tête se mit à tourner. Mes joues chauffaient. Les bruits semblaient flotter autour de moi comme dans un rêve.
À un moment, quand je me levai pour aller chercher de l’eau, je manquai de trébucher. Une main se posa immédiatement sur mon bras.
Clément.
— Wow, on va peut-être ralentir, hein ?
— Ça va... je suis juste un peu pompette.
— Ça va... je suis juste un peu pompette.
Il échangea un regard avec un des serveurs, puis revint vers moi.
— Je te raccompagne.
— Non ! Reste, profite. C’est la dernière soirée...
— Non ! Reste, profite. C’est la dernière soirée...
Il secoua doucement la tête.
— Tu t’es occupé de moi l’autre fois. À mon tour de prendre soin de toi.
Il avait dit ça calmement, sans théâtralité.
Comme une évidence.
Comme une évidence.
Je le laissai me guider à travers la cour sombre, puis l’escalier menant à notre chambre. Je riais encore, mais le monde tanguait.
Dans la chambre, il me fit asseoir sur le bord du lit. Il défit mes boutons, avec des gestes patients, presque appliqués. Pas un geste brusque, pas une hésitation. Juste cette douceur qui me surprenait venant de lui.
— On va te mettre sous l’eau, ça va te faire du bien.
La douche coula.
Il m’aida à me lever, à enlever mes vêtements, comme on aide quelqu’un qu’on ne veut pas voir tomber.
Il m’aida à me lever, à enlever mes vêtements, comme on aide quelqu’un qu’on ne veut pas voir tomber.
Je me sentais vulnérable, un peu ridicule — et pourtant en sécurité.
L’eau me réveilla légèrement. Clément frottait doucement mes épaules, ma nuque.
J’étais nu. Lui était encore habillé, humide par éclaboussures. Et, malgré la fatigue, malgré l’alcool, mon corps réagit. Je sentis la chaleur monter en moi, comme une vague.
Clément souffla un rire discret.
— Celle-là, je sais qu’elle est pour moi... et pas à cause du matin.
Il n’y avait ni moquerie cruelle ni malaise : juste une taquinerie douce, pleine de complicité.
Il termina de me rincer, coupa l’eau, me tendit une serviette. Il prit son temps pour me sécher, m’essuyer les cheveux, le dos, les bras. Par moments, ses doigts glissaient un peu plus bas — puis s’arrêtaient, comme s’il se rappelait quelque chose.
Il termina de me rincer, coupa l’eau, me tendit une serviette. Il prit son temps pour me sécher, m’essuyer les cheveux, le dos, les bras. Par moments, ses doigts glissaient un peu plus bas — puis s’arrêtaient, comme s’il se rappelait quelque chose.
Je sentais parfois sa main m’effleurer, un peu trop insistante — puis repartir aussitôt. Il luttait, je le voyais. Non pas contre le désir, mais contre la tentation d’en profiter.
Et ça, étrangement... me toucha.
Il me guida jusqu’au lit.
— Dors. Le reste, on verra demain.
Il s’allongea près de moi, par-dessus la couette, comme un gardien silencieux. Je sombrai presque aussitôt.
—--
Je me réveillai au milieu de la nuit.
La pièce était silencieuse.
Ma tête était plus claire.
Ma tête était plus claire.
Clément était assis au bord du lit, dans la pénombre... et me regardait. Pas avec insistance. Avec douceur. Comme s’il vérifiait que je respirais bien, que j’allais mieux.
— Désolé... je t’ai gâché la fête.
Il secoua la tête.
— T’inquiète. Tu t’es occupé de moi, l’autre fois. C’était à mon tour.
Ce n’est qu’à cet instant que je réalisai que j’étais entièrement nu. Je me recroquevillai un peu, honteux.
Il posa sa main sur mon épaule.
— Hé... doucement.
Une pause. Puis, plus bas :
— Tu es beau.
Ces trois mots me traversèrent comme un choc.
Personne ne me les avait jamais dits de cette façon — pas comme un compliment forcé, pas comme une blague. Comme une vérité simple.
Personne ne me les avait jamais dits de cette façon — pas comme un compliment forcé, pas comme une blague. Comme une vérité simple.
Il se pencha. Ses lèvres trouvèrent les miennes.
Un baiser lent, hésitant d’abord, puis plus sûr — comme si chacun de nous testait la profondeur de l’eau avant de plonger.
Un baiser lent, hésitant d’abord, puis plus sûr — comme si chacun de nous testait la profondeur de l’eau avant de plonger.
Mon cœur battait si fort que j’en avais presque le vertige.
Ses lèvres quittèrent ma bouche, glissèrent vers ma joue, ma nuque. Je frissonnai malgré moi. Sa respiration se mêlait à la mienne. Lentement, il descendit vers mon dos, déposant des baisers silencieux, presque respectueux.
Chaque contact me faisait me cambrer légèrement, incapable de retenir un gémissement.
Il me demandait sans parler, avançant progressivement, comme s’il cherchait mon accord à chaque geste. Et moi, je le lui donnais par la façon dont je respirais, dont je me relâchais sous lui.
Quand il s’attarda plus bas, je sentis un mélange de pudeur et d’abandon me traverser.
C’était intime. Trop intime, peut-être. Mais je n’en avais pas peur.
C’était intime. Trop intime, peut-être. Mais je n’en avais pas peur.
Au contraire — je me sentais vu.
Un murmure m’échappa :
— Personne... ne m’a déjà fait ça.
Il releva légèrement la tête.
— Alors on prend notre temps. Rien ne se fera sans toi.
Il dit ça avec un sérieux inattendu.
Et, à cet instant précis, je compris que ce n’était pas un jeu pour lui non plus.
Et, à cet instant précis, je compris que ce n’était pas un jeu pour lui non plus.
Je lui pris la main.
— Je... je veux que ce soit toi.
Les mots flottèrent dans la chambre, lourds de sens.
Il resta immobile quelques secondes, comme pour s’assurer qu’il avait bien entendu. Puis il hocha doucement la tête.
Il se déshabilla enfin. Son corps se dévoila dans la semi-obscurité. Il n’y avait rien de triomphant ou d’exhibé chez lui — juste un garçon que je connaissais depuis trois ans, devenu soudain infiniment proche.
Il se plaça derrière moi, ses mains rassurantes sur mes hanches.
— Si quelque chose ne va pas... tu me le dis. On s’arrête.
Je répondis d’un souffle, la gorge serrée :
— Oui.
Quand il s’approcha, tout en lui exprimait la même chose : retenue, contrôle, attention.
Le moment ne fut pas brutal. Ce fut un mélange étrange de délicatesse et d’intensité, où chaque respiration comptait, chaque pause devenait une question :
Le moment ne fut pas brutal. Ce fut un mélange étrange de délicatesse et d’intensité, où chaque respiration comptait, chaque pause devenait une question :
Ça va ?
Tu es avec moi ?
On continue ?
Tu es avec moi ?
On continue ?
Je sentais son corps contre le mien, sa chaleur, son rythme qui cherchait le mien. Et, très vite, une vague de plaisir et d’émotion se mêla dans ma poitrine. Pas seulement physique. Plus profond. Comme si quelque chose en moi, longtemps fermé, s’ouvrait enfin.
Je ne savais pas quoi faire de tout ce que je ressentais : la peur, l’envie, l’abandon, la confiance.
Alors je laissai mon corps répondre à la place.
Mes mains agrippèrent le drap. Ma respiration se fit plus courte. L’instant devint presque irréel — doux et brûlant à la fois. J’entendais sa voix parfois, basse, inquiète :
— Ça va ?...
— Oui... reste.
— Oui... reste.
Et il resta.
Pas dans la précipitation, pas dans la performance.
Juste là — avec moi.
Pas dans la précipitation, pas dans la performance.
Juste là — avec moi.
Le plaisir monta en moi d’un coup, fulgurant, incontrôlable. Je me sentis basculer, submergé, tremblant. Il m’entoura, me maintint contre lui, comme pour m’empêcher de me perdre.
Je n’avais jamais connu ça.
Quand tout se calma, nous restâmes un moment immobiles, haletants, serrés l’un contre l’autre. Il posa son front entre mes omoplates, son souffle encore fragile. Sa main remonta jusqu’à la mienne, la serra doucement.
Aucun mot n’était nécessaire.
Nous nous retournâmes enfin pour nous faire face.
Il me regardait avec une tendresse désarmante — sans ironie, sans masque.
Il me regardait avec une tendresse désarmante — sans ironie, sans masque.
Je posai ma main sur sa joue.
— Merci.
Il sourit.
— Non. Merci de m’avoir laissé être là.
Nous nous embrassâmes à nouveau, plus calmement. Puis il se glissa contre moi, sa tête dans le creux de mon cou, comme si c’était sa place depuis toujours. Sa respiration se stabilisa, la mienne aussi.
Et, dans cette petite chambre de stage, à la fin d’une saison qui n’avait rien d’extraordinaire en apparence, je compris que quelque chose venait de se nouer — quelque chose de fragile, de précieux.
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Commentaires ()
Ça c'est vraiment un amour de garçon qui aiment les garçons!
Tu m'a bien ému et excité .