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✦ tounet777 La rédemption XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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La rédemption — Chapitre 5

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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La rédemption

Chapitre 5

Chapitre 5
Après avoir partagé ces croissants et ce café qui avaient le goût d'un premier repas sacré, il a fallu envisager la suite. La prochaine séance de groupe approchait, et avec elle, la nécessité d'affronter le regard des autres. Alix portait encore mon t-shirt trop grand pour lui, une vision qui me serrait le cœur d'une manière indéfinissable.
— Il faut que je repasse chez moi, François, a-t-il dit doucement en posant sa tasse vide sur le rebord du lit. Je ne peux pas arriver à l'association avec les vêtements d'hier. Et... j'ai besoin de me changer pour me sentir prêt à les affronter.
— Je t'emmène, j'ai répondu sans une seconde d'hésitation.
Le trajet vers sa petite maison de plein-pied s'est fait dans une atmosphère étrange, un mélange de légèreté post-natale et d'appréhension sourde qui pesait sur mes épaules. Je ne savais pas ce qui nous attendait là-bas, au centre de justice restaurative. Je ne savais pas si les médiateurs nous accueilleraient avec bienveillance ou avec la froideur de la loi. En garant la voiture devant sa haie protectrice, je me suis rappelé l'homme tremblant que j'étais quelques jours plus tôt, n'osant pas franchir le seuil de sa porte. Aujourd'hui, j'entrais chez lui avec une clé qu'il tenait déjà fermement à la main.
Une fois à l'intérieur de son sanctuaire, l'odeur familière de son foyer m'a enveloppé. Alix s'est dirigé vers sa chambre pour prendre des vêtements propres, mais avant qu'il ne disparaisse dans l'ombre du couloir, je l'ai rattrapé par le poignet, sans force, juste pour le retenir. Il s'est retourné, et sans un mot, je l'ai attiré contre moi.
Nous nous sommes enlacés longuement, là, au milieu de son salon baigné par un soleil printanier. C'était une étreinte différente de celle de la nuit. Elle était plus consciente, plus lourde de tout ce que nous nous apprêtions à affronter ensemble. Ses bras se sont noués autour de mon cou, ses doigts s'enfonçant dans mes cheveux courts. Je sentais la finesse de son dos sous mes paumes massives, et cette fragilité me donnait envie de pleurer à nouveau. Nous sommes restés ainsi plusieurs minutes, à écouter nos souffles se mêler, cherchant dans le corps de l'autre la force nécessaire pour supporter le jugement des "experts".
— On va y arriver ? j'ai murmuré contre son oreille.
— On n'a pas le choix, François. On a ouvert une porte qu'on ne peut plus refermer.
Il a relevé la tête et nous nous sommes embrassés. C'était un baiser lent, presque solennel, un pacte charnel scellé dans le silence de sa maison. Nos langues se cherchaient avec une tendresse désespérée, comme pour se donner la force de subir les regards à venir. Je sentais son corps se presser contre le mien, et je savais qu'il ressentait la même peur que moi : celle que le système n'essaie de briser ce que nous avions si péniblement construit.
Quand nous sommes arrivés au centre, nous n'avons pas cherché à tricher ou à arriver séparément. Nous sommes entrés ensemble, côte à côte, nos épaules se frôlant parfois.
L'air dans la salle de réunion était devenu irrespirable, chargé d'un reproche muet qui semblait suinter des murs. Mme Verdier, Marc et Sarah étaient déjà là, assis derrière une table qui semblait être devenue un tribunal de fortune. Leurs visages étaient des masques de gravité, totalement dépourvus de la chaleur humaine habituelle. Marc ne me regardait même pas ; ses yeux restaient fixés sur son stylo à bille, comme s'il s'apprêtait à signer un arrêt d'expulsion définitif.
— Asseyez-vous, je vous en prie, a dit Mme Verdier d'une voix qui se voulait neutre, mais qui trahissait une profonde inquiétude.
Nous nous sommes assis côte à côte, les deux seuls condamnés au milieu de ce silence. Instinctivement, j'ai cherché la main d'Alix sous la table, et il s'y est accroché comme à une bouée dans une tempête en pleine mer.
— Nous avons été informés de ce qui se passe entre vous, a commencé Marc, sa voix tranchante comme une lame de rasoir. François, Alix... vous vous rendez compte de la situation ? Nous sommes dans un cadre de justice restaurative. Il y a des règles, une éthique stricte. Ce que vous faites met en péril l'intégrité même de ce programme et de l'association.
Je sentais la colère monter en moi, cette vieille amie que j'essayais de dompter depuis des années de thérapie et de silence.
— Quelle règle, Marc ? j'ai demandé, la voix basse, rauque et vibrante. Celle qui dit qu'un coupable ne doit jamais être pardonné ? Ou celle qui dit qu'une victime n'a pas le droit de choisir son propre chemin vers la paix, même si ce chemin passe par moi ?
— On parle de déontologie ! a-t-il rétorqué en se levant brusquement de sa chaise. Alix, vous êtes dans une position de vulnérabilité extrême. François a une dette immense envers vous. Cette relation est déséquilibrée par nature. C'est... c'est presque pathologique d'un point de vue clinique.
Alix s'est alors redressé sur son siège, lâchant volontairement ma main pour s'appuyer fermement des deux paumes sur la table. Sa voix était claire, sans le moindre tremblement, habitée par une force que je ne lui connaissais pas encore.
— Ma vulnérabilité, Marc, c'était quand je n'osais plus sortir de chez moi après 18 heures par peur de l'ombre. Ma vulnérabilité, c'était quand je vous voyais tous me regarder avec cette pitié insupportable, comme si j'étais un vase brisé qu'on ne peut plus jamais recoller. Aujourd'hui, pour la première fois en onze ans, je ne me sens plus vulnérable. Je me sens puissant parce que j'ai choisi de regarder François dans les yeux et de voir l'homme, pas le monstre. Si vous appelez ça une pathologie, alors vous n'avez absolument rien compris à ce que vous faites ici depuis le début.
Sarah a alors pris la parole, plus douce dans le ton, mais tout aussi inquiète dans son propos de fond.
— Alix, nous ne jugeons pas vos sentiments personnels. Mais comprenez que pour les autres victimes du groupe, c'est une gifle monumentale. Ils voient en François l'homme qui a été "récompensé" pour son crime par l'amour de celui qu'il a brisé. Cela crée une tension insupportable pour le processus collectif et pour les autres condamnés qui cherchent leur voie.
— Le processus collectif ne m'a pas aidé à dormir sans faire de cauchemars, a répondu Alix du tac au tac. François, si.
Mme Verdier nous observait en silence, scrutant nos moindres battements de cils, nos micro-mouvements. Elle voyait nos corps qui penchaient irrésistiblement l'un vers l'autre, cette attraction magnétique qui défiait toutes leurs théories psychologiques apprises dans les livres.
— François, a-t-elle dit en se tournant enfin vers moi avec un regard pénétrant. Qu'avez-vous à dire pour votre défense ?
Je l'ai regardée droit dans les yeux, sans ciller, sans baisser le front.
— Je n'ai aucune défense à présenter. Je suis coupable de l'avoir détruit, et je serai coupable de l'aimer jusqu'à mon dernier souffle si c'est ce qu'il décide. Vous pouvez m'exclure, vous pouvez tenter de me renvoyer en cellule si vous en trouvez le motif légal, mais vous ne m'empêcherez pas d'être là pour lui. Ma rédemption, elle n'est pas consignée dans vos rapports de suivi. Elle est dans le fait qu'il n'a plus peur de la nuit quand je suis là pour lui tenir la main.
Le silence est retombé, lourd, étouffant et définitif, seulement troublé par le tic-tac monotone de l'horloge murale. Marc a secoué la tête, dépité, en fixant ses dossiers. Mme Verdier a soupiré longuement, rangeant ses lunettes dans leur étui d'un geste lent et fatigué.
— Nous allons devoir en référer à la direction nationale et au comité d'éthique de la justice restaurative. Pour l'instant, nous suspendons votre participation au groupe de parole. C'est trop risqué pour l'équilibre des autres membres. Vous ne pouvez plus assister aux séances.
Nous nous sommes levés d'un même mouvement, sans nous consulter. La sentence était tombée : nous étions désormais des parias, exclus même par ceux qui prônaient officiellement le pardon et la réconciliation. En sortant du bureau, je sentais le poids des regards des autres participants qui attendaient dans le couloir. Mais Alix a glissé son bras sous le mien, solidement, et nous avons traversé le hall la tête haute.
Dehors, sur le parking, là où tout avait basculé quelques jours plus tôt, nous nous sommes arrêtés sous le soleil de midi. La lumière du jour était crue, impitoyable, révélant chaque fissure du bitume vieilli.
— Ils ne comprennent pas, a-t-il dit en regardant le bâtiment. Ils pensent que la guérison doit être quelque chose de propre, de bien rangé dans des cases administratives.
— Ils ne peuvent pas comprendre, Alix. Personne ne peut comprendre la lumière qui naît dans les cendres encore chaudes d'un incendie.
Je l'ai attiré à nouveau contre moi, l'enlassant de toutes mes forces au beau milieu de l'espace public, me moquant éperdument de qui pouvait nous voir, nous photographier ou nous juger. Le baiser qui a suivi était chargé de tous nos remords passés et de toute notre passion présente, une réponse sauvage et magnifique à la froideur bureaucratique des médiateurs.
À peine nous étions-nous détachés de notre baiser que l'illusion de paix a volé en éclats. Le bruit d'une portière claquée violemment a résonné contre les murs de béton du gymnase. C'était Julien. Il était là, debout près de sa voiture, le visage déformé par une rage que je n'avais encore jamais vue chez lui. Julien faisait partie du groupe depuis le début ; il avait été agressé sauvagement lors d'un cambriolage trois ans plus tôt, et il portait encore les stigmates psychologiques de cette nuit-là.
Il a marché vers nous, les poings serrés, ses pas martelant le bitume avec une agressivité contenue. Je me suis instinctivement placé devant Alix, un réflexe de protection qui semblait n'avoir fait qu'accentuer la colère de Julien.
— Vous me dégoûtez, a-t-il craché, s'arrêtant à moins d'un mètre de nous.
Ses yeux passaient de moi à Alix avec une incrédulité mêlée d'un mépris viscéral. Sa voix tremblait, chargée d'une amertume qui semblait lui brûler la gorge.
— On est là, dans ce groupe, à essayer de se reconstruire, à essayer de ne pas crever de haine chaque matin en pensant à ceux qui nous ont démolis. Et toi, Alix... toi, tu couches avec l'ennemi ? Tu te laisses tripoter sur un parking par celui qui t'a laissé pour mort ? C'est une insulte. Une insulte à tout ce qu'on endure !
— Julien, calme-toi, a tenté de dire Alix en posant une main sur mon épaule pour me signifier qu'il pouvait parler seul. Tu ne comprends pas...
— Je ne comprends pas ? a hurlé Julien, attirant les regards des passants et des autres membres qui commençaient à sortir du bâtiment. Je comprends que tu trahis toutes les victimes de ce monde. On se bat pour que ces types soient punis, pour qu'ils ressentent un millième de notre souffrance. Et toi, tu lui offres quoi ? Ton pardon ? Ton lit ? Tu le récompenses pour avoir été un monstre ! C'est écœurant. Ça me donne envie de vomir.
Il s'est tourné vers moi, le regard flamboyant de haine pure.
— Et toi, le skinhead repenti... tu te sens fier ? Tu as réussi ton coup, hein ? Tu as trouvé le moyen de ne plus te sentir coupable en séduisant ta victime. C'est la manipulation ultime. Tu l'as brisé physiquement il y a onze ans, et maintenant tu finis le travail en lui bouffant le cerveau. Tu es toujours le même prédateur, tu as juste changé de méthode.
Chaque mot de Julien était comme un coup de poignard dans ma poitrine. La culpabilité, cette vieille ombre que j'essayais de fuir, a refait surface avec une violence inouïe. Avait-il raison ? Étais-je en train de manipuler Alix sans même m'en rendre compte ? Je suis resté muet, incapable de me défendre, car une partie de moi se sentait digne de ses insultes.
Mais Alix n'a pas reculé. Il a fait un pas de côté pour se retrouver face à Julien, le regard d'une froideur absolue.
— Tu n'as aucun droit sur ma vie, Julien. Ni sur mon corps, ni sur mon pardon. Ma souffrance ne t'appartient pas. Si tu as besoin de haïr pour survivre, c'est ton choix, mais ne te sers pas de mon histoire pour nourrir ton amertume. François n'est pas "le monstre" que tu veux voir pour justifier ta propre colère. C'est l'homme qui m'a aidé à traverser la rue hier soir.
— Tu es malade, Alix, a murmuré Julien, dont la voix s'était cassée. Tu es tombé amoureux de ton bourreau. C'est la chose la plus triste et la plus pathétique que j'ai jamais vue. Quand tu te réveilleras et que tu verras ses mains, tu te rappelleras ce qu'elles t'ont fait. Et ce jour-là, ne viens pas pleurer chez nous.
Il a tourné les talons, crachant ostensiblement sur le sol avant de remonter dans sa voiture et de démarrer en trombe, laissant derrière lui une odeur de gomme brûlée et un silence de plomb.
Le parking semblait soudain beaucoup plus vaste, et beaucoup plus froid. Je n'osais pas regarder Alix. Je fixais mes mains, ces mains que Julien venait de pointer du doigt, ces mains qui avaient fait le mal et qui, maintenant, prétendaient donner de la tendresse.
— François... murmura Alix.
— Il a raison sur un point, j'ai répondu, la voix brisée. On est une insulte au bon sens de ce monde.
Alix a pris mon visage entre ses mains, m'obligeant à le regarder.
— Le bon sens du monde ne m'a jamais sauvé de rien, François. La haine de Julien ne m'apportera jamais la paix. On s'en fiche de ce qu'ils pensent. On s'en fiche s'ils sont écœurés.
Mais je voyais bien, dans le tremblement léger de ses doigts, que les mots de Julien l'avaient touché plus qu'il ne voulait l'admettre.
Le trajet vers la maison d'Alix s'est déroulé dans une atmosphère de plomb, bien loin de la bulle de coton du matin. Je conduisais mécaniquement, les mains crispées sur le volant jusqu'à m'en blanchir les phalanges. Chaque panneau publicitaire, chaque visage croisé sur le trottoir me semblait être un juge potentiel. Les mots de Julien tournaient en boucle dans mon crâne, comme un disque rayé et venimeux : « Manipulation ultime... dégoût... insultes à toutes les victimes. »
Quand nous sommes entrés dans son salon, je n'ai même pas retiré mon blouson. Je suis resté debout au milieu de la pièce, le regard vide fixé sur le parquet. Je me sentais comme un intrus, une tache d'huile sur un tapis blanc.
— François ? murmura Alix en s'approchant.
— Il a raison, Alix, je lâchai enfin, la voix sourde, presque inaudible. Il a raison d'être écœuré. Regarde-nous. On est en train de bafouer toutes les lois de la nature et de la justice. Je suis l'homme qui t'a détruit. Je devrais être loin d'ici, caché dans un trou, à expier jusqu'à la fin de mes jours. Pas ici, à respirer ton air, à toucher ta peau. Est-ce qu'on a vraiment le droit de faire ça ? Est-ce que ce n'est pas une folie égoïste qui va finir par nous anéantir tous les deux ?
Je sentais un vertige m'envahir, une nausée morale. J'avais peur de moi, peur de l'influence que j'avais sur lui, peur que ce que je ressens soit, comme le disait Julien, la forme finale de mon emprise sur toi.
Alix fit un pas décisif vers moi. Sans me laisser le temps de reculer, il leva ses bras et prit ma tête entre ses deux mains. Ses paumes étaient fraîches, contrastant avec la chaleur fiévreuse de mon visage. Il m'obligea à baisser le front pour que nos yeux soient à la même hauteur.
— Regarde-moi, François. Écoute-moi bien.
Je tentai de détourner le regard, mais il maintint sa prise, ferme et douce à la fois.
— Ce que Julien ressent, c'est sa propre douleur qu'il projette sur nous. Mais sa douleur n'est pas la mienne. Tu dois arrêter d'écouter le bruit du monde. Écoute ce que ton cœur te dicte, là, maintenant, dans cette pièce. Pas ce que les médiateurs pensent, pas ce que les autres victimes attendent de moi. Est-ce que tu sens de la haine quand tu me touches ? Est-ce que tu vois de la peur dans mes yeux quand je t'embrasse ?
— Non... j'ai soufflé, le cœur au bord des lèvres.
— Alors c'est ça la vérité. Tout le reste n'est que du bruit social. Je te l'ai déjà dit et je te le répète, parce qu'il faudra peut-être que je le dise mille fois avant que tu ne le croies : je te pardonne. Je te pardonne parce que l'homme que j'ai en face de moi aujourd'hui n'est pas celui qui était sur ce trottoir il y a onze ans. Ce pardon, c'est mon cadeau, mais c'est aussi ma libération. Ne me la retire pas en te sentant coupable d'exister à mes côtés.
À ces mots, quelque chose se brisa définitivement en moi. Ce n'était pas seulement de la tristesse, c'était l'épuisement d'avoir lutté contre moi-même pendant une décennie. Je sentis les premières larmes couler, chaudes, amères, inondant ses pouces qui essayaient de les arrêter. Je me mis à pleurer, de grands sanglots silencieux qui secouaient tout mon torse massif. Je ne me sentais pas bien, je me sentais indigne, sale, et pourtant désespérément accroché à lui.
— Je m'en veux tellement, Alix... je hoquetai entre deux respirations saccadées. Je m'en veux de ce que je ressens pour toi, je m'en veux de cette chance que j'ai et que je ne devrais pas avoir.
Alix ne répondit pas par des mots. Il se haussa légèrement sur la pointe des pieds et vint poser ses lèvres sur les miennes. C'était un baiser lent, mouillé de mes larmes, un baiser qui portait en lui tout son pardon et toute sa volonté. Il m'embrassait pour me prouver qu'il ne me voulait plus de mal, pour étouffer mes doutes sous la réalité de son désir.
Je finis par passer mes bras autour de sa taille, me laissant aller contre lui, cachant mon visage dans son épaule. Nous sommes restés ainsi longtemps dans le salon silencieux, baignés par la lumière déclinante de l'après-midi.
Fin du chapitre 5.
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