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✦ tounet777 La rédemption XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

La rédemption — Chapitre 4

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4
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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La rédemption

Chapitre 4

Chapitre 4
Le trajet jusqu'au studio se fait dans un silence dense, presque lourd de conséquences. Dans l'habitacle étroit de la voiture, chaque changement de vitesse, chaque mouvement de mon bras à proximité du sien semble amplifier l'écho du baiser que nous venons d'échanger sur le parking. L'appréhension est là, palpable, une présence invisible assise entre nous deux. Je gare le véhicule au pied de mon immeuble gris, un bloc de béton anonyme où je me suis terré depuis ma sortie de cellule.
Nous montons les escaliers sans un mot. Chaque marche que gravit Alix, avec ce rythme irrégulier que mes propres mains ont gravé dans sa démarche, me donne envie de hurler ma honte. J'ouvre la porte de mon studio. C'est un espace exigu, monacal, où l'odeur de la lessive bon marché lutte contre celle du fer des haltères rangées dans un coin. Il n'y a pas de décoration, pas de photos, juste l'essentiel pour survivre. Alix entre, et soudain, ce lieu qui me semblait être une cellule protectrice me paraît d'une pauvreté désolante.
Alix ne s'assoit pas tout de suite. Il commence à marcher lentement, faisant le tour de la pièce, ses yeux scrutant les étagères vides, mon petit coin cuisine, le lit étroit recouvert d'une couverture sombre. Il semble chercher à comprendre comment je respire ici. Il s'arrête devant la fenêtre qui donne sur une cour sombre, puis se retourne vers moi.
— Est-ce que tu regrettes, François ? demande-t-il.
Sa voix brise le silence avec une douceur qui me fait mal. Je reste planté près de la porte, les mains enfoncées dans les poches de mon blouson que je n'ai pas encore retiré.
— Je ne regrette pas la sensation, Alix. Mais je regrette de n'être que moi pour te l'offrir. Je regrette que ce soit mes lèvres, celles-là mêmes qui t'ont hurlé des horreurs, qui aient touché les tiennes.
Il s'approche de moi, s'arrêtant à une distance où je peux sentir la chaleur de son souffle.
— Dis-moi... est-ce que tu as déjà eu une relation avec un homme ? Est-ce que tu avais déjà embrassé un homme avant ce soir ?
Je baisse la tête, fixant mes pieds, le cœur battant à une cadence de métronome affolé. La vérité est un poids que je dois enfin lâcher.
— Non, je murmure, la voix étranglée. Jamais. La dernière fois que j'ai eu une relation intime avec quelqu'un, que j'ai embrassé quelqu'un... c'était avant. Avant cette nuit-là. Avant que je ne te brise. J'étais en couple avec une fille de mon groupe, à l'époque. Une fille qui partageait ces idées immondes. Mais je ne voulais rien de tout ça, Alix. C'était une façade, un mensonge permanent pour cacher ce que je ressentais au fond de moi. Je m'obligeais à être ce que les autres attendaient, à être cette brute pour étouffer le désir qui me terrifiait. Tu as été le premier homme que j'ai vraiment regardé, et j'ai répondu par la violence parce que c'était la seule langue que je m'autorisais à parler.
Alix reste silencieux un long moment, absorbant l'ampleur de mon aveu. Il reprend sa déambulation dans le studio, touchant du bout des doigts le dossier de mon unique chaise, puis il revient vers moi. Ses pas résonnent sur le lino usé. Il s'arrête juste devant moi, si près que je pourrais compter les battements de son cœur. Avec une lenteur infinie, il prend mes mains dans les siennes. Ses doigts sont frais, les miens sont brûlants.
— François, regarde-moi.
Je lève les yeux, le visage déformé par une douleur sourde.
— Je te pardonne, François. Je te pardonne tout. Chaque coup, chaque insulte, chaque nuit de cauchemar. Je te pardonne.
C'est le mot de trop. Le mot qui fait exploser la digue. Je sens les larmes monter, violentes, incontrôlables. Je tente de retirer mes mains, mais il les serre plus fort.
— Non ! Ne dis pas ça ! Je ne veux pas de ton pardon ! Je ne le mérite pas, Alix, tu m'entends ? Je m'en veux de chaque seconde de ta vie que j'ai gâchée. Je m'en suis toujours voulu, chaque jour en prison, chaque matin depuis ma sortie. Ton pardon est une grâce que je ne peux pas accepter parce que je ne sais pas comment vivre avec.
Je m'effondre littéralement, mes épaules secouées par des pleurs convulsifs que j'ai retenus pendant onze ans. Alix ne recule pas. Au contraire, il lâche mes mains pour porter les siennes à mon visage. Il me caresse la joue avec une tendresse infinie, ses pouces essuyant les larmes qui coulent sur ma peau rugueuse. Il rapproche son visage du mien et, avec une douceur qui me terrifie autant qu'elle me sauve, il vient déposer un baiser sur mes lèvres. Un baiser de paix, cette fois. Je l'accepte, je m'y abandonne, sentant ma résistance s'effriter comme du sable.
Quand il se détache, je reste là, hébété, les yeux rougis.
— Qu'est-ce que... qu'est-ce que tu veux boire ?
— Un thé serait parfait.
Je prépare le thé avec des gestes mécaniques, content d'avoir quelque chose à faire de mes mains. Quand les tasses sont prêtes, nous allons nous asseoir sur le rebord de mon lit, l'un à côté de l'autre, car il n'y a pas d'autre endroit où se poser. Nous restons là, les tasses fumantes entre les mains, les genoux se frôlant. Nous discutons pendant des heures dans la pénombre du studio, seulement éclairés par la lampe de chevet. Nous parlons de nos solitudes respectives, de la difficulté de se reconstruire. On se regarde longuement entre chaque phrase, comme si nous essayions d'apprendre par cœur les traits de l'autre dans ce nouveau contexte de douceur.
— C'est étrange d'être ici. J'ai passé tellement de temps à t'imaginer comme une ombre sans visage, une pure force de destruction. Et te voir ici, dans ce petit endroit, avec tes doutes et ta peine... ça me fait comprendre que nous avons tous les deux été victimes de cette haine.
— Je ne pourrai jamais réparer ce que j'ai fait, Alix. Mais être ici avec toi, maintenant... c'est la première fois que je n'ai pas envie de disparaître sous terre.
Le remords est toujours là, niché dans mon estomac comme une pierre froide, mais la tendresse d'Alix agit comme une couverture chaude. La culpabilité ne s'efface pas, elle se transforme en une volonté féroce de ne plus jamais causer de douleur. On finit par poser nos tasses vides sur le sol. Alix pose sa tête sur mon épaule, et je laisse ma tête reposer contre la sienne. Dans le silence du studio, on entend juste nos deux respirations qui s'accordent enfin.
— Tu sais, François... murmure-t-il alors que le sommeil commence à nous gagner. On a tout le temps. On n'est plus pressés par la haine.
Je ne réponds rien, je me contente de serrer un peu plus sa main.
Nous sommes toujours assis sur le rebord étroit du matelas, nos têtes l'une contre l'autre dans le silence protecteur de la pièce. Je sens le souffle d'Alix ralentir, une détente physique que je n'aurais jamais crue possible il y a encore quelques heures. Je prends une grande inspiration, mon cœur tambourinant avec force contre mes côtes alors que j'ose enfin poser la question qui me brûle les lèvres.
— Alix ? Est-ce que tu veux rester pour la nuit ? Juste... juste pour être près de toi. Je ne veux pas que tu sois seul ce soir.
Alix redresse doucement la tête. Ses yeux plongent dans les miens, y cherchant une trace de doute ou d'hésitation. Il finit par esquisser un sourire d'une douceur infinie qui semble éclairer mon modeste studio.
— Je veux bien, François. Je n'ai pas non plus envie de partir.
Je sens un soulagement immense m'envahir, mais je réalise soudain l'état de mon réfrigérateur. Je me frotte la nuque, un peu embarrassé par la pauvreté de mon accueil.
— Il est encore tôt, mais je n'ai absolument rien à manger ici. Je ne reçois jamais personne... Est-ce que tu accepterais d'aller à la pizzeria au coin de la rue ? Je te promets qu'elles sont très bonnes, c'est le seul luxe que je m'autorise parfois.
— Ça me va parfaitement, répond-il en se levant. J'ai faim, maintenant que la tension est retombée.
Nous sortons du studio et descendons l'escalier. Une fois sur le trottoir, la fraîcheur de la nuit nous saisit. Je surveille Alix du coin de l'œil, guettant le moindre signe de panique face à l'obscurité. Mais ce soir, l'homme qui redoutait tant de marcher seul dans la rue avance d'un pas assuré. Il ne regarde pas par-dessus son épaule, il ne cherche pas d'issue de secours. Il est là, à mes côtés, et je comprends que ma présence agit comme un bouclier contre ses propres fantômes.
La pizzeria est petite, éclairée par une lumière chaude, et l'odeur du feu de bois nous enveloppe dès l'entrée. Nous mangeons presque en silence, mais c'est un silence habité, entrecoupé de rires timides et de confidences sur nos goûts culinaires. C'est tellement normal, tellement banal, que j'en ai presque les larmes aux yeux de pouvoir partager ce moment avec lui.
Sur le chemin du retour, alors que nous marchons sur le trottoir sombre, Alix fait soudain glisser sa main dans la mienne. Il entrelace ses doigts aux miens pour les cinq minutes de trajet restantes, sa peau contre la mienne.
— Je me sens bien à tes côtés, François. Pour la première fois depuis des années, la nuit ne me semble plus être une ennemie.
Je serre sa main, incapable de parler tellement l'émotion m'étrangle. Arrivés dans l'intimité du studio, je referme la porte et je tourne le verrou. La lumière de la petite lampe de chevet crée une bulle dorée autour du lit. Je me tourne vers lui et, cette fois, c'est moi qui prends l'initiative. Je l'attire doucement par la taille et je pose mes lèvres sur les siennes. C'est un baiser tendre, profond, où nos langues finissent par s'enrouler l'une autour de l'autre dans une danse de découverte mutuelle. C'est une sensation incroyable, un mélange de feu et de soie.
Je me détache doucement, le souffle court, les mains posées sur ses épaules.
— Alix... je ne veux pas aller trop vite. Je veux que tout soit parfait, je ne veux rien gâcher entre nous.
— Je comprends, François. Moi non plus, je n'ai pas envie de précipiter les choses. On a tout le temps.
Nous commençons à nous déshabiller avec une lenteur respectueuse, presque sacrée. Je retire mes vêtements, révélant ce corps massif que j'ai forgé dans la haine et la discipline. Alix retire les siens, dévoilant sa finesse et les marques de son histoire sur sa peau claire. Nous nous glissons sous la couette, restant en sous-vêtements. La proximité de nos peaux est une décharge électrique constante.
— Est-ce que je peux te toucher ? demande Alix dans un souffle.
Je fais oui de la tête, incapable d'aligner deux mots. Sa main, fraîche et légère, commence son voyage sur mon torse. Ses doigts suivent avec une curiosité fascinée le contour de mes tatouages, ces marques sombres que j'ai tant voulu cacher. Il caresse l'aplat noir sur ma poitrine, là où se trouvait la croix celtique.
— C'est ici que tu as voulu effacer le passé ? murmure-t-il.
— Oui. Je voulais que l'encre recouvre la honte.
J'ose enfin, à mon tour, porter ma main vers lui. Je caresse son épaule, la douceur de sa peau me sidère. Je descends vers sa hanche, effleurant du bout des doigts les cicatrices de ses opérations passées. Je ne les regarde pas avec horreur, mais avec une dévotion douloureuse, comme si je pouvais, par mon toucher, aspirer une partie de la souffrance qu'elles représentent.
Nous nous embrassons à nouveau, plus passionnément. Je sens mon corps réagir violemment à sa proximité, une érection franche qui témoigne de mon désir pour lui. Je tente de m'écarter un peu pour ne pas le mettre mal à l'aise, mais Alix me ramène contre lui avec force.
— Serre-moi fort, François. Serre-moi comme si tu ne voulais plus jamais me lâcher.
Je l'entoure de mes bras massifs, le calant contre mon torse musclé. Je sens son cœur battre contre le mien, un rythme synchrone qui m'apaise. Alix finit par poser sa tête dans le creux de mon épaule. Je sens sa respiration devenir régulière, profonde. Il s'endort en quelques minutes, en totale confiance dans les bras de l'homme qui l'avait autrefois brisé.
Je reste éveillé un long moment, le regardant dormir dans la pénombre. Je ne le lâche pas de la nuit, le gardant serré contre moi comme le trésor le plus précieux du monde. Dans ce petit lit, au milieu de ce studio modeste, je réalise que la rédemption n'est pas un concept, c'est ce corps chaud contre le mien, cette confiance retrouvée, et cet amour naissant qui, pour la première fois, éclaire mes ténèbres.
Le soleil n'a pas encore franchi la ligne d'horizon, mais une lueur grise et laiteuse commence déjà à filtrer à travers les stores de mon studio. Je suis réveillé depuis longtemps, les yeux fixés sur le plafond, savourant le poids d'Alix contre mon flanc. Il dort encore profondément, sa respiration est un murmure régulier qui vient battre contre mon cou. C'est le premier matin d'une vie que je n'avais jamais osé imaginer, et la lumière du jour qui approche me fait presque peur. J'ai peur que le jour n'efface la magie de la nuit, que la réalité ne vienne briser ce fragile équilibre que nous avons trouvé entre les draps.
Je bouge avec une lenteur extrême, millimètre par millimètre, pour ne pas réveiller celui qui a enfin trouvé le repos dans mes bras. Je sens mes muscles engourdis par l'immobilité de la nuit, mais c'est une douleur délicieuse. Je finis par m'extraire du lit, laissant un vide que je comble immédiatement en rabattant doucement la couette sur son épaule. Je reste là, debout en sous-vêtements, à le regarder une minute entière. Dans la clarté naissante, son visage est d'une sérénité qui me bouleverse. Les traits de son visage, autrefois crispés par l'angoisse des séances, sont détendus.
Je m'habille en silence, enfilant mon jean et un sweat-shirt sombre. Je ramasse mes clés, mon portefeuille, et je sors du studio en refermant la porte avec une précaution infinie, ne faisant pas même cliquoter la serrure.
Dehors, l'air matinal est vif, presque piquant. Les rues sont encore désertes, seul le camion-poubelle au loin rompt le silence de l'aube. Je marche d'un pas rapide vers la boulangerie de la rue adjacente, celle qui ouvre la première. L'odeur du pain chaud qui s'échappe du fournil me monte aux narines et, pour la première fois de ma vie, cet effluve n'est pas juste une sensation banale ; c'est le parfum d'un nouveau départ.
— Deux croissants et une baguette bien cuite, s'il vous plaît, je dis à la boulangère qui me regarde avec un sourire ensommeillé.
Je repars avec le sachet en papier kraft qui diffuse sa chaleur contre mon torse. Je presse le pas, pressé de retrouver l'intimité de mon studio, pressé de vérifier qu'il est toujours là, qu'il ne s'est pas volatilisé comme un mirage.
Quand je rentre, l'appartement est baigné dans une lumière plus dorée. Je pose les croissants sur la petite table de la cuisine et je prépare le café. Le bruit de la cafetière semble résonner comme un tambour dans ce silence sacré. Je retire mes chaussures et mon sweat, restant simplement en t-shirt et jean, et je retourne vers le lit.
Alix a bougé. Il est maintenant allongé sur le dos, un bras jeté au-dessus de sa tête. Je me glisse à nouveau sous la couette, sentant la chaleur qu'il a conservée. Le contact de ma peau un peu refroidie par l'extérieur contre la sienne, brûlante de sommeil, le fait frémir. Il papillonne des yeux, émergeant lentement des brumes de la nuit.
— François... murmure-t-il, la voix enrouée. Où étais-tu passé ?
— Je suis allé chercher des croissants, je réponds tout bas en venant me coller contre lui. Je voulais que tu te réveilles avec l'odeur du petit-déjeuner.
Il se tourne vers moi, un sourire ensablé étirant ses lèvres. Il vient nicher sa tête sous mon menton, ses mains cherchant les miennes sous les draps.
— Tu es revenu, dit-il simplement.
— Je reviendrai toujours, Alix. Je ne te laisserai plus jamais seul dans le noir.
Nous restons là, enlacés, alors que la lumière du jour inonde désormais la pièce, révélant chaque détail de mon petit studio. Le soleil souligne les cicatrices sur mon corps, les marques de mon passé, mais il éclaire aussi la peau d'Alix, ses propres marques, et la façon dont nos deux corps, si différents, si marqués par la tragédie, s'emboîtent avec une perfection naturelle. La culpabilité est toujours là, nichée quelque part, mais ce matin, elle est étouffée par la puissance de cet instant.
— J'ai eu peur en me réveillant, confie-t-il en traçant des cercles imaginaires sur mon torse. J'ai cru que j'avais tout inventé. Que la soirée, le baiser, le fait d'être ici... que tout cela n'était qu'un rêve pour m'aider à supporter la douleur.
— C'est réel, Alix. C'est aussi réel que le mal que je t'ai fait, mais c'est plus fort. On est ici, ensemble. Et il y a du café qui attend.
Il lève les yeux vers moi, et je vois une lueur d'espoir que je n'avais jamais perçue auparavant. Ce n'est plus l'espoir d'une guérison médicale ou d'une justice administrative. C'est l'espoir d'être aimé pour ce qu'il est, malgré ce qu'il a traversé.
Je l'embrasse tendrement, un baiser qui goûte le sommeil et la promesse. Je sens ses mains se crisper légèrement sur mon dos, me ramenant vers lui. L'érection de la veille revient, mais elle est plus calme, plus empreinte de tendresse que de besoin brut. Nous prenons le temps de nous découvrir à nouveau sous la lumière du jour, sans l'ombre protectrice de la nuit. Je caresse ses hanches, ses jambes, chaque parcelle de ce corps que j'apprends à chérir au lieu de le détruire.
— On va manger ? demande-t-il après un long moment de silence contemplatif. J'ai faim de tes croissants.
Nous nous levons ensemble. Je lui prête un de mes t-shirts, qui flotte sur lui, lui donnant un air encore plus fragile et précieux. Nous nous installons sur le rebord du lit, nos tasses de café fumantes entre les mains, partageant les croissants dont les miettes tombent sur les draps. On discute de rien, de la lumière, du bruit de la rue, de ce que nous allons faire de notre journée.
Fin du chapitre 4.
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