Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Julie, maman et moi — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Julie, maman et moi
Chapitre 1
Ce soir-là, nous étions tous les deux à table, maman et moi, quand Julie a débarqué avec deux grands sacs de voyage.
Maman a soupiré.
‒ Oh, toi, tu t'es encore disputée avec Richard.
‒ Oui. Enfin, non ! Cette fois, c'est fini. Et bien fini.
‒ Tu es sûre que…
‒ Ah, oui, oui ! C'est plus possible. On n'arrête pas de se prendre la tête. Dix fois par jour. Ça peut plus durer comme ça. Non. Faut tirer les conclusions qui s'imposent. Chacun sa route. Et basta !
Maman a haussé les épaules.
‒ C'était couru. Je te l'avais dit. Dès le départ. Je te l'avais pas dit ?
Elle l'a bien volontiers reconnu.
‒ Bon, mais en attendant, je vais me rapatrier ici, moi ! Dans ma chambre de jeune fille. Pour une durée indéterminée. Si ça pose pas de problème, bien sûr !
‒ Tu sais bien que non !
Elle est montée presque aussitôt se coucher.
‒ Ça m'a épuisée, cette journée ! Quel con, l'autre ! Non, mais quel con !
Maman a soupiré.
‒ Oh, toi, tu t'es encore disputée avec Richard.
‒ Oui. Enfin, non ! Cette fois, c'est fini. Et bien fini.
‒ Tu es sûre que…
‒ Ah, oui, oui ! C'est plus possible. On n'arrête pas de se prendre la tête. Dix fois par jour. Ça peut plus durer comme ça. Non. Faut tirer les conclusions qui s'imposent. Chacun sa route. Et basta !
Maman a haussé les épaules.
‒ C'était couru. Je te l'avais dit. Dès le départ. Je te l'avais pas dit ?
Elle l'a bien volontiers reconnu.
‒ Bon, mais en attendant, je vais me rapatrier ici, moi ! Dans ma chambre de jeune fille. Pour une durée indéterminée. Si ça pose pas de problème, bien sûr !
‒ Tu sais bien que non !
Elle est montée presque aussitôt se coucher.
‒ Ça m'a épuisée, cette journée ! Quel con, l'autre ! Non, mais quel con !
***
Le lendemain matin, quand je suis entré dans la salle de bains, je l'ai trouvée affalée dans la baignoire.
‒ Tu me rejoins ?
Alors c'était qu'elle avait à parler. À me parler. Ça avait toujours été comme ça entre nous. Chaque fois qu'on avait éprouvé le besoin de se confier l'un à l'autre, on s'était retrouvés dans la baignoire familiale. Frère et sœur. Sans la moindre ambiguïté. Notre mère nous avait élevés dans cette conviction que la nudité était quelque chose de parfaitement naturel. Et elle prêchait d'exemple. Si bien que nous avions pris l'habitude, Julie et moi, de nous attarder ensemble dans notre bain. C'est là que nous nous étions toujours confié nos projets, nos espoirs, nos peines, nos histoires de cœur. Que nous nous étions demandé conseil lorsque nous en avions ressenti le besoin. Que nous nous étions consolés chaque fois que nécessaire. Ça avait toujours été notre moment complice.
‒ Tu me rejoins ?
Alors c'était qu'elle avait à parler. À me parler. Ça avait toujours été comme ça entre nous. Chaque fois qu'on avait éprouvé le besoin de se confier l'un à l'autre, on s'était retrouvés dans la baignoire familiale. Frère et sœur. Sans la moindre ambiguïté. Notre mère nous avait élevés dans cette conviction que la nudité était quelque chose de parfaitement naturel. Et elle prêchait d'exemple. Si bien que nous avions pris l'habitude, Julie et moi, de nous attarder ensemble dans notre bain. C'est là que nous nous étions toujours confié nos projets, nos espoirs, nos peines, nos histoires de cœur. Que nous nous étions demandé conseil lorsque nous en avions ressenti le besoin. Que nous nous étions consolés chaque fois que nécessaire. Ça avait toujours été notre moment complice.
J'ai quitté mon pyjama, me suis glissé dans l'eau, face à elle.
‒ Il y avait longtemps…
‒ Deux ans.
‒ Deux ans, oui. Depuis que j'étais avec Richard. De tout ce qui n'était pas lui, il m'a privée, cet idiot-là.
Elle a fermé les yeux, fait lentement des vagues avec ses doigts. Soupiré.
‒ Qu'est-ce que j'ai pu être conne ! Elle a raison, la mère. Dès le début, il était clair que ça pourrait pas le faire. Dès le début. J'ai pas voulu le voir. Je me suis obstinée. Dans l'espoir de je ne sais trop quel miracle.
‒ T'étais amoureuse.
‒ Même pas, non ! Enfin, peut-être. J'en sais rien. Parfois je me dis que oui. D'autres fois je me dis que non. Il était beau parleur, ce qu'il y a de sûr ! Au point d'arriver à me faire croire qu'il savait mieux que moi ce que je ressentais. Faut le faire quand même ! Faut être doué !
Elle a mis la tête sous l'eau, l'a ressortie.
‒ En attendant, je me retrouve au point de départ. À vingt-cinq ans. Mes plus belles années. Parties en fumée.
‒ Pareil pour moi. On a rompu, Jessica et moi. Il y a un mois.
‒ Oui, mais toi, tu n'as que vingt-trois ans. Et vous viviez pas vraiment ensemble.
Elle s'est ébrouée.
‒ Bon, mais allez, je vais pas me laisser abattre. Je passe à autre chose.
‒ Une autre histoire d'amour ?
‒ Sûrement pas, non ! Je vais m'amuser. Rattraper le temps perdu. Me taper des mecs. En pagaille.
Elle m'a lancé un petit regard mutin.
‒ D'ailleurs, à ce propos…
‒ À ce propos ?
‒ Tu le vois toujours, ton copain Ludo ?
‒ De temps à autre. Pourquoi ?
‒ Il est beau mec. Et il a beaucoup de charme.
‒ Je vois. Sans compter qu'il est très bien monté.
‒ Ça, je sais pas.
‒ Mais moi, si ! On a fait du rugby ensemble. Et sous la douche, dans les vestiaires… Bon, mais donc, si je comprends bien, t'aimerais que je joue les entremetteurs.
‒ Ce serait pas mal, oui ! Et puis aussi…
‒ Oui ?
‒ Parmi tes copains, là, il y en a pas un qui serait puceau ?
Il y a ça en magasin, si !
‒ C'est un truc, ça, les puceaux qui, depuis quelque temps, me fait fantasmer à mort. Dépuceler un mec. Être la première. Me dire que toute sa vie il se souviendra de moi. De sa première fois.
‒ Il y aurait bien Tommy.
‒ C'est qui, Tommy ?
‒ Le frère d'un copain du boulot. Un petit jeune. À peine vingt ans. Un type qui se vante de tout un tas de conquêtes. Et dont je suis bien convaincu qu'il n'a encore jamais trempé sa queue.
‒ Eh, ben, allez ! Va pour Ludo et va pour Tommy. Tu m'arranges le coup ?
‒ Ça marche. Mais dis, Julie…
‒ Oui ?
‒ Moi aussi, j'ai des fantasmes. Que je rêverais de réaliser.
‒ Et qui sont ?
‒ Les femmes mariées.
‒ Voyez-vous ça !
‒ Alors si tu pouvais, de ton côté…
Elle a fait la moue.
‒ C'est que… je connais plus grand monde, moi, ici. Il y aurait bien Estelle…
‒ Oh, oui, Estelle, oui ! Elle est sacrément bandante, Estelle.
‒ Mais faudrait que je reprenne contact avec. Ça s'est considérablement distendu toutes les deux. Et puis Estelle, elle a toujours été résolument fidèle.
‒ Elle a pu changer. Ça use, le mariage, à force.
Elle a haussé les épaules.
‒ Je vais voir ce que je peux faire. Mais te berce pas trop d'illusions ! Tu risques de devoir continuer à te branler en pensant à elle.
Elle s'est redressée. Mise debout. L'eau lui a dégoutté tout au long des seins. Sur le ventre. Le long des cuisses.
J'ai constaté.
‒ T'es toujours aussi bien foutue !
‒ Merci.
Elle est sortie de la baignoire. S'est enveloppée dans sa grande serviette blanche, longuement frictionnée. Avant de s'habiller.
‒ Il y avait longtemps…
‒ Deux ans.
‒ Deux ans, oui. Depuis que j'étais avec Richard. De tout ce qui n'était pas lui, il m'a privée, cet idiot-là.
Elle a fermé les yeux, fait lentement des vagues avec ses doigts. Soupiré.
‒ Qu'est-ce que j'ai pu être conne ! Elle a raison, la mère. Dès le début, il était clair que ça pourrait pas le faire. Dès le début. J'ai pas voulu le voir. Je me suis obstinée. Dans l'espoir de je ne sais trop quel miracle.
‒ T'étais amoureuse.
‒ Même pas, non ! Enfin, peut-être. J'en sais rien. Parfois je me dis que oui. D'autres fois je me dis que non. Il était beau parleur, ce qu'il y a de sûr ! Au point d'arriver à me faire croire qu'il savait mieux que moi ce que je ressentais. Faut le faire quand même ! Faut être doué !
Elle a mis la tête sous l'eau, l'a ressortie.
‒ En attendant, je me retrouve au point de départ. À vingt-cinq ans. Mes plus belles années. Parties en fumée.
‒ Pareil pour moi. On a rompu, Jessica et moi. Il y a un mois.
‒ Oui, mais toi, tu n'as que vingt-trois ans. Et vous viviez pas vraiment ensemble.
Elle s'est ébrouée.
‒ Bon, mais allez, je vais pas me laisser abattre. Je passe à autre chose.
‒ Une autre histoire d'amour ?
‒ Sûrement pas, non ! Je vais m'amuser. Rattraper le temps perdu. Me taper des mecs. En pagaille.
Elle m'a lancé un petit regard mutin.
‒ D'ailleurs, à ce propos…
‒ À ce propos ?
‒ Tu le vois toujours, ton copain Ludo ?
‒ De temps à autre. Pourquoi ?
‒ Il est beau mec. Et il a beaucoup de charme.
‒ Je vois. Sans compter qu'il est très bien monté.
‒ Ça, je sais pas.
‒ Mais moi, si ! On a fait du rugby ensemble. Et sous la douche, dans les vestiaires… Bon, mais donc, si je comprends bien, t'aimerais que je joue les entremetteurs.
‒ Ce serait pas mal, oui ! Et puis aussi…
‒ Oui ?
‒ Parmi tes copains, là, il y en a pas un qui serait puceau ?
Il y a ça en magasin, si !
‒ C'est un truc, ça, les puceaux qui, depuis quelque temps, me fait fantasmer à mort. Dépuceler un mec. Être la première. Me dire que toute sa vie il se souviendra de moi. De sa première fois.
‒ Il y aurait bien Tommy.
‒ C'est qui, Tommy ?
‒ Le frère d'un copain du boulot. Un petit jeune. À peine vingt ans. Un type qui se vante de tout un tas de conquêtes. Et dont je suis bien convaincu qu'il n'a encore jamais trempé sa queue.
‒ Eh, ben, allez ! Va pour Ludo et va pour Tommy. Tu m'arranges le coup ?
‒ Ça marche. Mais dis, Julie…
‒ Oui ?
‒ Moi aussi, j'ai des fantasmes. Que je rêverais de réaliser.
‒ Et qui sont ?
‒ Les femmes mariées.
‒ Voyez-vous ça !
‒ Alors si tu pouvais, de ton côté…
Elle a fait la moue.
‒ C'est que… je connais plus grand monde, moi, ici. Il y aurait bien Estelle…
‒ Oh, oui, Estelle, oui ! Elle est sacrément bandante, Estelle.
‒ Mais faudrait que je reprenne contact avec. Ça s'est considérablement distendu toutes les deux. Et puis Estelle, elle a toujours été résolument fidèle.
‒ Elle a pu changer. Ça use, le mariage, à force.
Elle a haussé les épaules.
‒ Je vais voir ce que je peux faire. Mais te berce pas trop d'illusions ! Tu risques de devoir continuer à te branler en pensant à elle.
Elle s'est redressée. Mise debout. L'eau lui a dégoutté tout au long des seins. Sur le ventre. Le long des cuisses.
J'ai constaté.
‒ T'es toujours aussi bien foutue !
‒ Merci.
Elle est sortie de la baignoire. S'est enveloppée dans sa grande serviette blanche, longuement frictionnée. Avant de s'habiller.
***
Je savais bien évidemment où le trouver, Ludo. Au bar « La troisième mi-temps », le rendez-vous des rugbymen.
‒ Salut ! Tu vas ?
‒ Tiens ! Un revenant ? Tu rempiles ?
‒ Oh, là, non ! Je suis trop vieux maintenant pour le rugby.
‒ Ça te ferait du bien pourtant ! Tu t'es empâté. Bon, mais c'est toi qui vois. Et, à part ça, qu'est-ce tu deviens ?
‒ Oh, la routine. Sauf que ma sœur Julie a rompu avec son Xavier. Et qu'elle s'est rapatriée à la maison. Mais passe si tu veux ! J'ai une nouvelle console. On se fera un jeu.
‒ Et pourquoi pas ? Demain, non, je pourrai pas. Mais disons après demain.
‒ Ça marche !
‒ Salut ! Tu vas ?
‒ Tiens ! Un revenant ? Tu rempiles ?
‒ Oh, là, non ! Je suis trop vieux maintenant pour le rugby.
‒ Ça te ferait du bien pourtant ! Tu t'es empâté. Bon, mais c'est toi qui vois. Et, à part ça, qu'est-ce tu deviens ?
‒ Oh, la routine. Sauf que ma sœur Julie a rompu avec son Xavier. Et qu'elle s'est rapatriée à la maison. Mais passe si tu veux ! J'ai une nouvelle console. On se fera un jeu.
‒ Et pourquoi pas ? Demain, non, je pourrai pas. Mais disons après demain.
‒ Ça marche !
J'étais content de moi. C'était super bien manœuvré, non ?
C'était aussi l'avis de Julie.
‒ T'es un amour.
C'était aussi l'avis de Julie.
‒ T'es un amour.
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